vendredi, 06 novembre 2009

Mephisto, de István Szabó

Mephisto, c'est l'histoire d'un homme qui aime son métier plus que tout au monde, d'un grand acteur qui ne peut vivre sans son théâtre. Le rôle de sa vie : le Mephisto de Faust.
Cet homme s'appelle Hendrik Höfgen. Il est le plus talentueux acteur du théâtre de Berlin, admiré du public, admiré de ses pairs.
Le théâtre, c'est sa vie.

Seulement Hendrik Höfgen a eu la mauvaise idée de vivre en 1933.

Méphisto est l'adaptation d'un grand classique de la littérature allemande. Un roman de Klaus Mann (un des fils de Thomas Mann (je ne vais pas commencer à vous raconter l'histoire passionnante de Thomas Mann et de ses fils, sinon on n'est pas couchés)), longtemps interdit en Allemagne.
N'ayant jamais lu ce livre (d'un niveau assez difficile), je ne connaissais de l'histoire qu'une vague réminiscence d'un cours de littérature de prépa. D'après ce que j'en avais compris, il s'agissait de l'histoire d'un type des plus abjects. Et voilà que je me retrouve nez à nez avec Klaus Maria Brandauer qui incarne un artiste génial et passionné...

sjff_03_img0972.jpg

Klaus Maria Brandauer,
l'homme le plus beau du monde (si si)

Mais, en effet, le film nous montre l'engrenage machiavélique qui se met en place, en ce temps où refuser de se mêler de politique, c'est pactiser avec le diable. Et Hendrik Höfgen n'est que trop lucide : il assiste à sa propre performance dans ce rôle dont il connaît toutes les répliques, celui d'un Faust du XXème siècle.
(Le roman est fortement inspiré de la vie de Gustaf Gründgens, un illustre acteur allemand, dont le rôle le plus mémorable fut... celui de Méphisto.)

Je vais m'arrêter là, pour vous laisser encore le bonheur de découvrir ce film grandiose. István Szabó est un réalisateur qui vaut le détour, de toutes manières, et puis Klaus Maria Brandauer... Klaus Maria Brandauer... et Klaus Maria Brandauer qui danse... les mots me manquent.

samedi, 24 octobre 2009

Les romans d'école

Alors que j'ai déjà une liste de livre à lire à ralonge, voilà que j'ai une soudaine envie de retrouver un maximum de romans (et si possible des classiques) en lien avec l'école.
J'essaye de constituer une liste de tête, et je serais très contente que vous m'aidiez à la complèter...

L'école en France

L'Emile, Jean-Jacques Rousseau (XVIIIe, utopie)

Le temps des secrets, Marcel Pagnol.
Le temps des amours, Marcel Pagnol.

L'enfant, Jules Vallès (collège de 1839 à 1848).
Le bachelier
, Jules Vallès (lycée de 1846 à 1852 ?).
La guerre des boutons, Louis Pergaud (école de campagne, en 1912)
Les Faux-Monnayeurs, André Gide (lycée parisien, années 20 ?)
Le naif aux quarantes enfants, Paul Guth (collège (classe de 3èmes), vu du point de vue du professeur).

An
téchrista, Amélie Nothomb (Université, années 2000)

L'école à l'étranger

L'étudiant étranger, Philipe Labro (Sud des USA - niveau "college" (18 ans) en 1954).
Le cercle des poètes disparus, Nancy H. Kleinbaum (USA - prep school en 1959).

Crazy, Benjamin Lebert (lycée (16 ans) en 1999).

mardi, 20 octobre 2009

Les 100 livres préférés des francais ?

Je pique encore une fois un truc à Enna (mais elle l'avait déjà piqué à d'autres, alors, hein, d'abord...).

Voilà "les 100 livres préférés des francais". Sauf qu'en fait il s'agirait plutôt des 100 livres les plus lus en France, ce qui n'est pas exactement la même chose, avouons-le...
Je crois que les gens qui ont fait la stat ont fait un lien un peu rapide.
Mais peu importe. Le but, c'est de faire comme tout plein de blogueurs, et de regarder combien c'est-y qu'on en a lu dans le tas...
(Ceux que j'ai lu sont en gras.)

1 La Bible (Pas lu en entier, cela dit, y faudrait quand même un jour - j'ai même un plan de lecture dans ma Bible allemande pour le lire sur une année à raison d'un ou deux chapitres et d'un psaume par jour.)
2 Les Misérables de Victor Hugo (ouais, c'est honteux)
3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry (c'est même le premier livre que j'ai essayé de lire en allemand - j'ai bien dit "essayé")
4 Germinal d’Emile Zola
5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien (enfin presque, j'ai lâché quelque part au milieu du 3ème tome ; je trouvais ca vraiment trop ennuyeux)
6 Le rouge et le noir de Stendhal (oui, la honte, hein...)
7 Le grand Meaulnes d’Alain Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d’Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
17 Sans famille d’Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé (je crois que j'ai jamais lu AUCUN Tintin... ah ces jeunes, la télé et les dessins animés les rendent paresseux, tout ca...)
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L’assommoir d’Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse (pas vraiment lu, hein... Cela dit, faut pas croire, j'ai une prof de fac qui avait LU bel et bien un dictionnaire franco-allemand (mais je sais plus lequel))
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley (lu et relu et...)
27 La peste d’Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert (dans le cadre de Blog-o-trésor - et oui, je sais, j'ai jamais écrit la note dessus...)
29 L’herbe bleue Anonyme
30 L’étranger d’Albert Camus (lu, relu, rerelu, ...)
31 L’écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert (enfin, je crois que je l'ai lu...)
33 L’alchimiste de Paulo Coelho (il y a longtemps, et alors je n'ai plus la moindre idée de ce dont il était question... je crois même qu'en refermant le livre je n'en avait aucune idée)
34 Les fables de Jean de La Fontaine (je pense avoir fait le tour)
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel (mon premier vrai livre au programme à l'école)
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire (ah, ca, pour l'avoir lu et relu celui-là... mais pas vraiment par simple plaisir, malheureusement)
42 Antigone de Jean  Anouilh (en prépa - en je suis tombée amoureuse de Jean Anouilh)
43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet (peut-être pas en intégralité, il faudrait que je vérifie)
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c’est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d’André Malraux (mais il est dans ma PAL)
50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola ("La fortune des Rougon"... et puis j'ai bien dû en lire d'autres, mais je ne me souviens absolument plus. Pourtant j'aimais bien Zola.)
51 Les rois maudits de Maurice Druon (mais par contre j'ai depuis longtemps terriblement envie de lire "Les grande familles")
52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand ( <3 <3 <3 je peux vous réciter par coeur la scène du balcon)
53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck (sur le lit de ma soeur à Paris...)
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne (pourtant j'en ai lu des Jules Verne... mais impossible de me souvenir desquels)
58 La mère de Pearl Buck (et ainsi suis-je tombée en admiration pour Pearl Buck)
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d’Emile Zola (en tout cas je crois vaguement me souvenir)
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe (toute jeunette)
69 L’île mystérieuse de Jules Verne   
70 La chartreuse de Parme de Stendhal (c'était biennnnnnnn)
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c’était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Celine
77 Racines d’Alex Haley
78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola (... hum... je crois...)
80 La terre d’Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre (mais enfin, j'ai essayé !)
82 Fondation d’Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d’Enid Blyton
87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche (mais c'est dans ma PAL)
91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian (mais je veux absolument)
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant (mais mon préféré de tous les temps de Maupassant, c'est "Boule de suif")
93 Un sac de billes de Joseph Joffo (j'en suis à peu près sûre, mais ca ne m'a laissé aucun souvenir)
94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne (il faut, il faut)
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel  
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe (mais je connaissais l'adaptation radiophonique par coeur !)
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard     
100 Le silence de la mer de Vercors

Donc : 45/99 (j'enlève ces Rougon-Macquart qui n'ont aucun sens à être dans la liste ; je ne compte pas comme ayant lu la Bible, puisque je ne l'ai jamais lue de bout en bout, mais je compte les dicos, parce qu'à moins d'être foldingue comme ma prof, franchement, personne n'a jamais lu un dico en entier !)

(nirac niarc niarc, j'ai battu Enna...)
(nan maman, tu joues pas, tu vas encore gagner tout le monde, c'est pas drôle)

lundi, 19 octobre 2009

Bubble Gum, de Lolita Pille

En tournant la dernière page du roman de Lolita Pille, Bubble Gum, je me suis demandé très sincèrement si j'avais aimé ou pas.
Mais vraiment très sincèrement.

En essayant de me faire une idée des critiques exprimées à l'encontre du livre, j'ai trouvé que je n'avais pas eu tellement tord.
Dans le fond, les gens qui ont lu Bubble Gum et qui en parlent ont parfois aimé et parfois détesté le livre.

Dans cette version-là de "être jeune, beau, oisif et très très riche, c'est vraiment trop dur" (qui est le cadre global des romans de ses romans), Lolita Pille présente pas mal de similitudes avec "Les Jolies Choses" de Virginie Despentes, un même univers, des mêmes thèmes, quelques shemas très semblables, des personnalités très proches.
Un vocabulaire très proche également, mais pas la même facon d'écrire.

Lolita Pille vomit.
Son bouquin est un énorme degueuli de tout.
Je pense que c'est là le point qui fait que l'on aime - ou que l'on aime pas le "style Lolita Pille".

Dans le fond, elle fait encore plus fort que dans Hell, son premier bouquin, qui restait une histoire tant soit peu normale éclaboussée de grosses flaques de vomi.
Ici, le processus est assez remarquable. On démarre dans un état à peu près normal ; c'est l'histoire qui suit son cours. Petit à petit, pris dans le flux intérieur de la pensée des narrateurs, les choses commencent à dégénérer dans un gros n'importe quoi sans queue ni tête - il faut dire que les narrateurs sont toujours complètement saouls et drogués, qui dérive dans un gros dégueuli haineux. Le phénomène se répète à chaque nouveau chapitre, mais si on observe bien le mouvement général du livre, c'est aussi le même phénomène qu'on retrouve.
L'histoire est complètement invraissemblable, en fait. Mais tout ce que les personnages racontent est tellement incohérent que ca ne m'a pas même dérangée. C'est intéressant en fait : il n'y a pas de message dans les romans de Lolita Pille, dont tout le monde dit pourtant (à raison, hein) qu'ils "dressent un portrait grincant et décapant de la société". Le seul message serait éventuellement : le monde, c'est de la merde et allez vous faire foutre ; ce qui n'est pas vraiment un message, faut bien le dire.
Non, Lolita Pille c'est le néant.
Alors certains trouvent que, justement, c'est le néant littéraire. Rien à en tirer, quoi. D'autres trouvent que c'est la force prodigieuse de son écriture. Lolita Pille comme l'aboutissement ultime du dadaisme, en quelque sorte.

Je ne pense pas que Lolita Pille figurera jamais au programme d'un cours de littérature.
Mais cela dit, si j'étais sociologue, je regarderais ses bouquins de près.

Moi je ne sais pas.
Je sais que lire ses bouquins, ca me file la nausée. C'est pas évident de regarder pendant des heures quelqu'un vomir devant vous.
Y'avait des moments où je me disais que ce bouquin, c'était vraiment n'importe quoi et nul à chier, et que je ne perdrai plus jamais ainsi mon temps à lire cette pseudo-littérature à la Beigbeder. Je me disais : Lodi, plus jamais tu liras un livre de Lolita Pille.
Bon, en même temps je savais très bien que je ne le ferai pas.

 

lolita_pille.jpg

- Derek, railla-t-elle, pourquoi est-ce que tu ne m'appelles jamais maman ?
- Parce que... tu n'es qu'une Ivana Trump ratée.
- Petit con, je te ferai déshériter !
- Je crois que tu ne saisis pas très bien le concept de "fils unique".
- Et penses-tu que ton père puisse saisir le concept de "fils unique héroinomane" ?
- Je ne me suis jamais piqué et tu le sais très bien.
- L'important, ce n'est pas ce que je sais, l'important, c'est ce que je lui dis... Et puis tu y viendras, Derek, crois-moi, tu y viendras...
- Ah oui, et qu'est-ce qui te fait dire ca ?
- Tu seras camé, mon pauvre enfant, tu seras dépressif et camé, et tu feras bien pire encore, tu verras...
- Ah oui, et pourquoi, pourquoi je ferais tout ca ?
- À cause de l'ennui.

mercredi, 14 octobre 2009

Animémania : Shijou Saikjou no Deshi Kenichi

Je suis sûre que vous vous souvenez de ma merveilleuse série d'articles sur les mangas.
C'était le bon temps, celui où je lisais, où je faisais fonctionner mon cerveau, toussa toussa (et où j'avais une Fnac pas loin, ca aidait aussi). Mais vous savez ce que c'est, les jeunes d'aujourd'hui, la lecture se perd, ils passent leur temps devant la télé. Et bien voilà, c'est exactement ce qui m'est arrivé ces derniers temps, j'ai regardé passivement des japoniaiseries pendant des heures, c'était génial.

Alors je vais vous raconter un peu ce que j'ai vu, et croyez-moi, ca vaut le détour.
Mais je ne peux plus appeler ca "Mangamania", parce que voyez-vous, c'est pas du manga, c'est de l'animé, et c'est trop la honte de confondre les deux, c'est mes amis les geeks qui me l'ont dit.
Donc maintenant, c'est l'animémania, et puis c'est comme ca.

Shijou Saikjou no Deshi Kenichi

 

kenichi.jpg

Oui, ben rassurez-vous, y m'a fallu un moment pour retenir le titre en entier à moi aussi.
Donc pour résumer l'esprit du manga, je te le fais en une scène qu'elle est pas dans l'animé, mais qu'elle pourrait totalement y être.

Alors là, c'est la scène du combat entre Gros-Bourin-Méchant et Super-Fortiche-Gentil. Y'a une musique rock de fou, ca veut dire que le moment est vachement important.
GBM : "Espèce de petit microbe faible et pas à ma hauteur, essaye de parer ce coup si tu le peux : AAAAAAAAAAAH !"
Et GBM fais un super coup dans les côtes à SFG, avec des éclairs et tout, tellement violent que SFG s'envole.
GBM : "Ha ha, tu vois ce qui fais la faiblesse des gens comme toi, Super Fortiche Gentil, c'est que les arts martiaux sont faits pour tuer les autres, et ca tu ne l'a pas compris, ha ha ha."
SFG est toujours en train de voler, puis il s'écrabouille sur le sol. Ca fume tellement qu'il est achevé et tout écrabouillé sur le sol.
GBM : "Pfff. Tu me décois, Super Fortiche Gentil, je te croyais plus fort que ca, mais je t'ai battu en un coup."
Et il tourne le dos à SFG, mais celui-ci se met à rire d'un rire caverneux.
SFG : "Ha ha ha... Mais qui a dit que j'avais perdu ?"
Et SFG fais un super saut quadruple salto dans les airs et retombe debout en position de combat. Il est super furieux, et il bande tous ses muscles, même que son T-shirt craque d'un coup et qu'il se retrouve torse-nu, et du coup on voit encore mieux tous ses muscles. Il s'élance le poing en avant vers GBM qui est complètement tétanisé d'étonnement.
GBM : "Comment ? Mais comment est-ce possible qu'il se relève après avoir 3 côtes cassées et avoir recu mon Super-Coup-De-Poing-Spécial ???"
SFG : "Vouloir sauver les autres, c'est ma force. C'est l'esprit véritable des arts martieux, tels que mon maître, le grand Super-Mega-Barraqué-de-la-mort me l'a apprit. D'ailleurs, maintenant que je me suis battu avec toi, je peux lire en toi, et je ressens que toute ta haine te viens d'une blessure d'enfance !"
Gros plan sur l'oeil de GBM qui s'ouvre tout grand sous l'étonnement d'être si bien percé à jour. On revoit le film en noir et blanc de son enfance.
GBM : "Oui, c'est ma mère, quand j'avais 6 ans j'ai essayé de la sauver avec les arts martiaux, mais tout ce que j'ai réussi à faire, c'est la tuer. Car les arts martieux n'apportent que la mort !"
SFG : "Naaaaaaan, je te prouverai le contraire !"
Et donc, SFG, qui est toujours en train de s'élancer avec son poing en avant (mais si, souvenez-vous), il lui fait un super coup dans la tête, que GBM vole en arrière en crachant du sang. Il s'écroule par terre, ca fume, et tous ses copains autour sont super surpris.
Donc là, c'est SFG qui a gagné. A moins que GBM refasse "Ha ha ha. Tu croyais m'avoir avec un coup aussi minable ?" et que tout recommence, mais on va faire genre que c'était une scène courte.

 

4231.jpg

Bon, mais cela dit, sans rire, Kenichi c'est vraiment super bien.

Comme vous l'aurez relativement compris, ca parle d'arts martiaux. Et je peux même dire que finalement, c'est vraiment super quand on n'y connaît rien en arts martieux (comme moi, quoi). Car il y a toute une pleiade de personnages, chacun spécialiste dans un art particulier : la boxe Thai, le Jujitsu, le Karaté, le Kung-Fu, la boxe, le judo, le Taekwon-do et le sumo. Y'a aussi deux filles qui se battent avec des armes, mais on approfondit moins ce côté-là, leur seul intérêt est de montrer que le top du top c'est de les battre à mains nues.
Le personnage dont je vous ai mis l'image ci-dessus, c'est mon préféré, Kisara, la spécialiste du Taekwon-Do. Parce qu'elle est trop cool.

Le héro, c'est donc Kenichi, et Kenichi, c'est un peu Ippo-kun (Ippo-kun, de "Hajime no Ippo", l'animé sur la boxe super génial).
L'intérêt, c'est donc qu'au fur et à mesure que le héro progresse, on découvre les spécificités des différents arts martiaux. Au bout des 50 épisodes (ben ouais, quand même, hein), je peux vous dire qu'on confond plus du tout.

Et voilà, je ne peux donc que vous conseiller ce manga.
On y retrouve le même humour un peu lourd mais digérable quand même de "Hajime no Ippo", avec en plus une composante filles-à-gros-sein qui peut lasser. Enfin, moi, ca me lasse. (Non, parce que sans dèc', le seul intérêt du personnage de Miu-chan c'est d'avoir de gros seins, non ?)

 

normal_Kenichi_Miu1.jpg

Bref, vous voyez ce que je veux dire.

dimanche, 06 septembre 2009

Qui c'est t-y ?

Les GENES de...

Avertissement :

C'est Génial les Gosses !
Mais c'est aussi Général à tous les Gosses !

Refrain :

Qui c'est t-y ? Mais qui c'est t-y ?
Tous les jours de toute une vie !
Qui c'est t-y ? Mais qui c'est t-y ?
De quoi devenir abruti !!

Couplets :

Qui est-ce celle-là ?
Holélé, Holàlà !
C'est la tia à gosses,
C'est la tantine... du Bogos.

Qui est-ce celui-là ?
Holélé, Holàlà !
C'est le tio à motos,
C'est le tonton... du Loto.

Qui est-ce celle-là ?
Holélé, Holàlà !
C'est l'abuela à bisous,
C'est la mamy... des Sous.

Qu'est-ce que je fais là ?
Holélé, Holàlà !
Avec ces smalas de tatas, de tontons,
Dans cet arbre noueux... à rejetons.

Moralité :
La délivrance à tous ces imbroglios,
C'est dans la résolution les logos,
De toutes ces branches et leurs mélis-mélos.

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Je fouine pas mal chez Enna, une sympathique professeur de collège, boulimique de livres, et actuellement d'ailleurs porteuse d'un gros gros ventre (raison pour laquelle elle ne fait pas sa rentrée des classes cette année).
C'est toujours un plaisir de la lire, de me jeter dans les mêmes défis qu'elle, ou de reprendre des questionnaires faits par elle.

Un jour, elle a écrit un article sur un livre que j'ai tout de suite mis sur ma liste des "livres à se procurer d'urgence".
Il s'agissait du "Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", de Mary Ann Shaffer et d'Annie Barrows.

J'ai avalé le bouquin en une journée, mais j'aime bien faire ma fine bouche, alors je vais faire genre que je suis pas super emballée.
Le livre se dévorre, donc. Mais certains aspects du livre en font un roman "un peu facile. C'est évident qu'un livre qui parle de littérature plaît aux amateurs de littérature (comme moi, Enna, tous les gens qui se procurent des livres en version brochée...). C'est un peu comme les bouquins qui racontent des souvenirs d'école : on est sûr de frapper juste quand on bourre son livre de références à des bouquins.

D'une manière très personnelle, je suis plus rapidement perdue quand on parle de littérature anglaise que si on me parle de romans français. Mais cela dit, ça va,... je connais quand même mon Jane Austen et mes soeurs Brontë...

NB : Je me suis rendu compte par hsard que Enna a également lu un des derniers bouquins que j'ai lu (mais je l'avais oublié), "Un Secret" de Philippe Grimbert.
Je suis beaucoup moins enthousiaste qu'elle. Moi, le livre m'a semblé très plat. Dommage, parce qu'il commençait bien.

mercredi, 19 août 2009

Parlons films (et intelligemment, siouplait, faut dire à personne que j'ai regardé "Showgirls" hier soir)

Un questionnaire piqué chez le Docteur Orlof, que moi j'l'aime bien, le Docteur Orlof (même s'il aime pas Jessica Alba (je lâcherai pas l'affaire)).

Et moi je dis, rien qu'à voir la première question, on sait que le questionnaire va être intéressant...

1) Quel est votre second film favori de Stanley Kubrick ?
Sans hésiter : "Full Metal Jacket".
Celui qui me demande celui que je pose en premier choix est bouté hors de ce blog à l'instant.

2) Quelle est l'innovation la plus significative / importante / intéressante dans le cinéma de la dernière décade (pour le meilleur ou pour le pire) ?
Le développement de masse du support vidéo. Internet, les supports youtube et dailymotion. Toutes ces choses qui font que n'importe qui peut faire du "cinéma" et mettre ses réalisations en visionage libre.
Je pense que le Projet Blair Witch a marqué un tournant. C'était un peu la caméra au poing poussé à l'extrème. (L'utilisation des médias était aussi un point intéressant).

3) Bronco Billy (Clint Eastwood) ou Buffalo Bill Cody (Paul Newman)?
John Wayyyyyyne.

4) Meilleur film de 1949.
Après avoir cherché la liste des films de 1949 sur wikipedia, je suis bien obligée de me rendre à l'évidence : il semble que je ne connaisse que "Jour de fête", de Tati.
Va pour "Jour de fête" alors... (sans grande conviction)

5) Joseph Tura (Jack Benny) ou Oscar Jaffe (John Barrymore)?
hummmmmm

6) Le style de mise en scène caméra au poing et cadre tremblé est-il devenu un cliché visuel ?
Presque. Disons que maintenant, on peut difficilement le reprendre en premier degré. Mais faire du deuxième degré reste possible.
Je ne connais pas de film en caméra au poing qui m'ait vraiment enthousiasmée. (Mais ce n'est pas la question, je sais.)

7) Quel est le premier film en langue étrangère que vous ayez vu ?
Et bien ma foi... Sans doute un Hitchcock, mais je n'y mettrais pas ma main au feu.
Le premier film en langue étrangère que j'aie vu sans sous-titre a été Goodbye Lenin. Le premier film en langue étrangère que j'aie vu sans sous-titre ET COMPRIS a sans doute été Der Bader-Meinhof-Complex. A Clockwork Orange ne compte pas, je le connaissais déjà par coeur, mettre les sous-titre n'avais plus aucun intérêt.

8) Charlie Chan (Warner Oland) ou Mr. Moto (Peter Lorre)?
hummmmmmm et bien heu...

9) Citez votre film traitant de la seconde guerre mondiale préféré (période 1950-1970).
"Les Maudits" m'a laissé un souvenir confus mais bouleversant.
C'est vrai qu'ils s'agit souvent de films vraiment intéressants, non ?
Ma réponse immédiate serait : "Underground" de Kusturica, mais le film s'étend au delà de la prériode. D'ailleurs le visionnage est encore relativement récent, je suis sans doute encore sous le choc.

10) Citez votre animal préféré dans un film.
Je suppose que les Walt Disney ne comptent pas...
J'ai fais la grosse erreur de voir d'abord la réponse du Dr Orlof à cette question et je n'arrive pas à m'ôter le lapin tueur du Sacré Graal de la tête. ^^^
Quand j'étais gosse, il s'agissait sans doute du petit singe de Rémi sans Famille.

11) Qui ou quelque en soit le fautif, citez un moment irresponsable dans le cinéma.
Pourquoi Patrick Bruel pour CE rôle ??? Comment Virginie Despentes a-t-elle pu laisser faire une chose pareille ?
(Je parle bien sûr des "Jolies Choses").

12) Meilleur film de 1969.
Le Cerveau, de Oury.
Ouais, je suis restée une grande enfant.

13) Dernier film vu en salles, et en DVD ou Blu-ray.
Et bien... je crois que c'était "Der Untergang", les derniers jours d'Hitler dans son bunker au milieu de Berlin.
Je préfère sincèrement l'avant-dernier : "Conte d'été" de Rohmer. Une jolie surprise.
Mon dernier film en salle est... "Mubobi", je pense. C'était les Berlinales, ca commence à faire...

14) Quel est votre second film favori de Robert Altman ?
Je crois ne connaître que "Prêt-à-porter" et l'avoir trouvé pas mal, mais je n'ai plus la moindre idée de ce dont il était question...

15) Quelle est votre source indépendante et favorite pour lire sur le cinéma, imprimé ou en ligne ?
Je lis peu sur le cinéma. Et si jamais je lis, alors seulement après avoir vu moi-même le film. Je ne supporte pas de savoir à l'avance à quel genre de film m'attendre. C'est comme pour les bouquins d'ailleurs.
Docteur Orlof est MON blog ciné.

16) Qui gagne ? Angela Mao ou Meiko Kaji ?
Mais qui sont ces gens ?
Physiquement, je dirais Meiko Kaji.

17) Mona Lisa Vito (Marisa Tomei) ou Olive Neal (Jennifer Tilly)?
J'aime pas ces questions.
Je me sens bête.

18) Citez votre film favori incluant une scène ou un décor de fête foraine.
Sans hésitation : La Ronde de Max Ophüls.

19) Quel est à aujourd'hui la meilleure utilisation de la video haute-definition sur grand écran ?
Je ne suis pas sûre de bien comprendre la question.
Si la question est : quelles sont les images les plus bluffantes que j'aies jamais vues, alors je vote pour "Winterstilte" de Sonja Wyss, faute de vraiment trop m'y connaître.

20) Citez votre film favori qui soit à la fois un film de genre et une déconstruction ou un hommage à ce même genre.
Pulp Fiction, de Tarantino ? (ou comment ne pas répéter "Full Metal Jacket" deux fois dans un même questionnaire)

21) Meilleur film de 1979.
Même pas une seconde que j'hésite : "Caligula", de Tinto Brass.
(juste devant "Manhattan", faut l'avouer)

22) Quelle est la plus réaliste / Sincère description de la vie d'une petite ville dans un film ?
L'intéressant "Festin de Babette", de Gabriel Axel.

23) Citez la meilleure créature dans un film d'horreur (à l'exception de monstres géants).
Meilleure ? Celle qui m'a le plus fait peur est incontestablement la petite fille de "The Ring".
Mais mon coeur va au Nosferatu de Murnau, pas de doute.
Et je kiffe le rat de "Sitcom", d'Ozon.

24) Quel est votre second film favori de Francis Ford Coppola ?
J'en ai vu que deux, et je n'ai pas aimé le Parrain.
Donc : "Le Parrain".

25) Citez un film qui aurait pu engendrer une franchise dont vous auriez eu envie de voir les épisodes.
"Bienvenue à Gattaca" ?

26) Votre séquence favorite d'un film de Brian De Palma.
"Les Incorruptibles", la scène avec la poussette dans les escaliers. Oh my god !

27) Citez votre moment préféré en Technicolor.
"Les Trois mousquetaires", le premier combat de Gene Kelly.
Aaaaaaaaaaaaaah.

28) Votre film signé Alan Smithee préféré.
Et bien "American History X"
Quelle question...

29) Crash Davis (Kevin Costner) ou Morris Buttermaker (Walter Matthau)?
C'est marrant ca comme nom, Crash...
D'autres questions ?

30) Quel film post-Crimes et délits de Woody Allen préférez vous ?
"Celebrity".

31) Meilleur film de 1999.
"Fight club"
(Désolée, "Eyes Wide Shut", mais là y'avait "Fight Club", quoi... Même toi tu fais pas le poids...)

32) Réplique préférée.
"Comment vous dites, vous, "faire l'amour" ?
- Oh, nous, on parle pas de ces choses-là."
"La vie est un miracle", Kusturica. (mode romantique on <3)

33) Western de série B préféré.
"L'Homme qui tua Liberty Valance", de John Ford.
Oh, John Wayne, si tu m'entends...

34) Quel est selon vous l'auteur le mieux servi par l'adaptation de son oeuvre au cinéma?
Stephen King ?
Ouais, je me doutais que ma réponse était très originale.

35) Susan Vance (Katharine Hepburn) ou Irene Bullock (Carole Lombard)?
J'irai pas jusqu'à dire que je ne les connais pas, mais enfin...

36) Quel est votre numéro musical préféré dans un film non musical ?
"And if you want to be free, be free ; if you want to be low, be low ; 'cause there's a million ways to goooo".
"Harold and Maud". What else ?
Bon, mais le "tourbillon de la vie" dans Jules et Jim vaut le détour aussi.

37) Bruno (Le personnage si vous n'avez pas vu le film, ou le film si vous l'avez vu) : une satire subversive ou un ou un stéréotype ?
Je ne connais de ce personnage/film que la première minute de "Borat", son film précédent. J'ai hurlé à Stevan de m'arrêter tout de suite ce machin ou j'allais vomir.
Ca ne me prédispose pas vraiment en faveur du nouveau film. Je trouve les affiches du film de très mauvais goût, mais j'aime le "Borat, c'est tellement 2006".
(edit : j'aime la réponse du Dr Orlof)

38) Citez cinq personnes du cinéma, mortes ou vivantes, que vous auriez aimé rencontrer.
Stanley Kubrick
Malcolm McDowell
Karolina Herfurth
Agnès Jaoui
Klaus Maria Brandauer

dimanche, 07 juin 2009

Laaaaala laaaaa

Ma tata qu'elle est trop forte a retrouvé la chanson que je cherche désespérément depuis un mois...

Elle a donc gagné...

...

...

... un post sur mes chansons de Nostalgie préférées !!!

(Adamo, Brel, Balavoine et Claude Francois ne comptent donc pas, puisque je les ai connus dans un autre contexte)

Je crois qu'il n'est pas besoin d'être un fin psychologue pour en déduire que j'aime particulièrment les chansons qui parlent d'un amour passé. Avec une légère coloration 68arde c'est encore mieux.

dimanche, 17 mai 2009

Avis de recherche

Je recherche désespéremment le titre et l'interprète une vieille chanson de variété francaise: c'est un chanteur qui parle d'une ancienne conquête, un amour de jeunesse, voire peut-être de vacances. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas Dave qui chante cette chanson. Toujours est-il que la fille, si mes souvenirs sont bons, est une américaine. Il me semble me souvenir qu'il est fait allusion dans le refrain à des bracelets qu'elle porte aux poignets. Ou peut-être des bracelets et un colliers qui seraient un élément récurent des couplets.

Oui, bon, hein, on donne les indices qu'on peut.

Si vous m'aidez à retrouver, je vous fait cadeau d'un post avec le florilège des chansons de Nostagie qui ont marqué ma jeunesse...

Toutes les notes