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samedi, 03 octobre 2020

Un dur mois d'octobre

La fin est proche. La thèse doit être rendue au 9 octobre, donc dans 6 jours.

Six jours encore donc pendant lesquels je vais devoir jongler entre: terminer la thèse, préparer les documents administratifs pour le rendu de thèse, faire des allers-retours en train ou en voiture entre mon ancien chez-moi et mon nouveau chez-moi, finir les cartons de l'ancien chez-moi, revendre les meubles (les vider, les nettoyer, les démonter, me mettre d'accord sur internet avec les personnes intéressées), régler les questions administratives du déménagement (électricité, enregistrement auprès des autorités, internet, changements d'adresse), régler les questions administratives du nouveau travail (pourquoi diable mon compte enseignant a-t-il été supprimé alors qu'il marchait il y a deux semaines ? comment fonctionne cette saleté de scanner ?), travailler (damn !) et - supplément surprise ! - faire opposition au fisc allemand qui a décidé que j'ai gagné 30000€ à l'étranger en 2019 (non, vraiment pas) et veut que je leur paye des impôts exorbitants dessus là tout de suite maintenant.
Étonnement (non), depuis une semaine, mon cou et mon dos ont décidé de faire grève. Mais je n'ai pas vraiment le choix. La deadline pour le rendu ne bougera pas, ni la date de l'arrivée des déménageurs. Donc tant que j'arrive à sortir du lit le matin (croisons les doigts pour les six prochains jours), il faudra continuer.

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Illustration de PhDcomics

vendredi, 21 août 2020

C'est toujours pas la fin (mais on approche)

À défaut du monde d'après (le corona), la vie d'après (la thèse) commence à réclamer qu'on s'occupe d'elle. Nous nous sommes rendus, Chéri et moi, pour quelques jours à Ciment-City pour y enchaîner les visites d'appartement. Nous avons découvert l'adorable petite ville dans laquelle nous allons passer les trois prochaines années, et dans laquelle il ne semble y avoir que des quartiers entiers remplis de bureaux de l'entreprise Ciment, des cabinets de médecins et de la forêt. Le dépaysement après nos capitales respectives va être total.

J'ai eu un coup de cœur pour un appartement, et tout s'étant bien goupillé, nous avons un accord oral avec la propriétaire. À l'heure où j'écris ceci, le contrat de location est en chemin vers ma boîte aux lettres.

Pour terminer la partie 4 de ma thèse, il me reste à la relire attentivement, combler quelques trous et écrire la conclusion. Mais ça ne sera toujours pas la fin, puisque je n'ai jamais terminé la partie 1 (et qu'il va bien falloir).

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Tout juste rentrée de Ciment-City, j'ai participé à la conférence MVFD (Mon Very Framework qui Déchire) 2020, qui, pandémie oblige, avait lieu en ligne. Encore une fois, les organisateurs s'étaient donné beaucoup de mal pour créer une ambiance conviviale malgré les circonstances. Comme d'habitude, les moments off furent les plus chouettes. Nous avions notre propre online virtual conference room dans laquelle nous pouvions nous déplacer pour discuter avec les uns et les autres. Ça a amusé tout le monde. Cette conférence a donné lieu à de vives discussions sur l'avenir des formats de conférence, sur le changement climatique et sur les meilleures choses à faire.

Évidemment, tout ceci n'a pas vraiment aidé à faire avancer le travail plus vite. Mais je suis épuisée et j'ai besoin de vacances, donc il est grand temps de finir. C'est donc d'un pas décidé que je me lance dans la fin de rédaction...

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Illustration de PhD comics

vendredi, 24 juillet 2020

Il serait temps de finir

On a un été vraiment très moche ici, ce qui tombe bien parce que je ne sors pas de chez moi.

Toujours poursuivant ma thèse du matin au soir.

J'ai terminé hier la 3ème partie, que je dois encore relire. J'ai donc quand même bouclé les deux parties les plus importantes (et les plus longues de loin) de la thèse. Mon manuscrit a dépassé les 300 pages, alors que ni la partie d'introduction, ni la partie de l'analyse formelle ne sont terminées. Cette thèse commence à ressembler à une chimère géante dont la créatrice aurait complètement perdu le contrôle.

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Après avoir prévu un rendu début juillet, puis mi-juillet, puis fin juillet, la remise actuelle est à mi-août.
Mais les enchères ne sont pas terminées, j'ai bon espoir de tenir tout l'été.
J'ai tout de même remis à jour les objectifs de mon graphique, poussé d'un mois la deadline, baissé le total de mots à 125000. Comme je l'ai dit, les 300 pages sont déjà largement dépassées, il faudrait pas non plus abuser.

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Illustration de PhD comics

dimanche, 07 juin 2020

Vraiment très palpitant

Pendant que l'univers entier semble se déconfiner, je suis toujours enfermée chez moi devant mon ordinateur, en faisant semblant de travailler. La fac restera fermée jusqu'à la fin du semestre. L'année universitaire prochaine débutera... en novembre. (en NOVEMBRE ?!?)

Il n'y a pas que des inconvénients à cet état de fait. Je peux par exemple, en plus d'assister aux séminaires (virtuels) de ma fac, assister à des séminaires (virtuels) de la fac française, et même à des séminaires (virtuels) de Geess aux USA. Ce qui est parfait, car toute occasion de procrastiner est bonne à prendre.

Pendant ces sessions, en réglant bien la webcam, je peux tricoter en écoutant des gens parler de trucs intelligents, sans que l'on puisse voir que je tricote.
Je me suis remise ces derniers temps au tricot et à la couture, sujets autrement plus palpitants que mon sujet de thèse.

2020-06-06.jpegDonc vous l'aurez compris, grosse baisse de motivation dans l'écriture de la thèse ces derniers temps.
Sans doute que le fait que ni ma directrice ni mon directeur de thèse ne donnent signe de vie ni ne répondent à mes envois de chapitre n'aide pas énormément. J'ai envoyé en février ma deuxième partie à Konfus, qui n'a pas encore trouvé l'envie le temps de la lire.

Tout de même, et parce que je m'en plaignais (me plaindre est devenu mon activité favorite en écriture de thèse), les parents de mon chéri se sont offerts à relire ma deuxième partie. Sa mère m'a d'ailleurs renvoyé des remarques très pertinentes. Je n'ai pas de nouvelle de son père, je suppose que son cerveau a fondu et qu'il se trouve à présent gisant au sol quelque part dans son bureau.

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Sur ce, je vous quitte, j'ai un pull une thèse qui m'attends.

dimanche, 17 mai 2020

Deadlines

Des nouvelles de la thèse... et bien qui est restée à peu près en standby pendant quelques semaines (deux semaines ? trois semaines ? le temps passe si vite). Voyez plutôt :

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Après des journées complètement folles sur mes expériences, j'ai dû me rendre à l'évidence que les deadlines pour deux articles arrivaient à grand pas et j'ai dû réorienter mes heures de travail dessus au lieu de poursuivre sur la thèse.

Entre temps, suite au décès de la mère de Geess, qui était co-auteur sur l'un des articles, et avec l'accord du journal vu les circonstances bizarres du moment, l'un des articles est reporté à une plus lointaine échéance.

Pour l'autre article, la deadline était avant-hier. On a fini dans les temps, mais je n'ai pas beaucoup pris de temps pour me reposer (ni manger d'ailleurs). J'en suis sortie complètement épuisée.

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Je devrais ajouter que dans les deux cas, le travail fait sur les articles a été vraiment bénéfique. Je préfère mille fois travailler en collaboration que seule devant mon écran. La discussion et les idées, commentaires ou références des autres personnes aident à améliorer drastiquement le résultat final. En peu de temps, j'ai glané plein de nouvelles idées ou corrections à intégrer à la thèse. Il n'empêche que c'est épuisant.

lundi, 27 avril 2020

I need a day off!

Je vous écrit un lundi soir. Et devinez quoi ? Demain je vais me prendre une journée off !

YOUPI !

Dans l'expectative de cette journée off, j'ai passé une excellente journée. A chaque fois que j'allais me mettre à chouiner, je pensais à cette journée off demain et tout semblait plus léger et plus facile !
J'ai déjà un plan merveilleux pour cette journée dans ma tête : Je vais faire une lessive, lire un article scientifique, compiler mes modèles statistiques, répondre à mes mails, assister à ma réunion de 16h... Ah ! Une bonne journée de repos en perspective !

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(Blague à part: j'ai AUSSI prévu de regarder un film et manger des chips)

Voici des nouvelles de l'avancement :

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Vous avez vu ? Comment ça, "quoi ?", mais cette incroyable remontée de la courbe, là, le petit machin qui rebique sur la fin ! J'ai adopté une méthode super géniale pour être plus productive : au lieu de râler et de geindre du lever au coucher, je continue de râler et de geindre MAIS sans dormir ! Ha ha, c'est super efficace !
Sur ces derniers jours, j'ai écrit le plus gros de ma 3ème partie, c'est à dire (presque) toutes mes expériences : description des phrases testées, du déroulement, exposition des résultats (j'ai refait TOUTES mes stats, c'était à la fois merveilleux et attroce). Il me manque à ajouter deux expériences un peu à part et à écrire l'intro, la méthodo, une conclusion, et tout ce qui servira à relier les chapitres entre eux (une pacotille, donc).
Je n'ai pas atteint les 100 000 mots encore, mais j'ai dépassé les 200 pages. Je pense que mon impression de départ que ma thèse devrait faire dans les 300 pages se confirme, je pense donc être en réalité au tiers de la thèse en terme de volume écrit. Mon estimation que 300 pages représentent à peu près 150 000 mots doit être un peu surévaluée, donc je ne suis sans doute pas aussi en retard sur le planning que la courbe le laisse croire. Mais je suis en retard quand même, hein, faut pas rêver. De merveilleuses journées de travail intensif m'attendent.

Pendant ce temps mon directeur de thèse m'a confirmé que, oui oui, il allait bientôt lire la partie que je lui ai envoyée en février.
Mais le problème, ce n'est même pas ça. Non, le problème, ce sont ces deux articles que je dois écrire dans les prochains mois. A côté de la thèse, évidemment. "Oh, de toute façon tu dois traiter ce point dans ta thèse, ça te demande pas beaucoup plus de travail." (dixit ma directrice de thèse)

Mais qui sont ces gens qui s'ennuient en confinement ? Qui ? Dénoncez-les !

lundi, 23 mars 2020

Gotta stay hooooome

Je pense que LA priorité absolue de tout le monde ici, la seule chose que vous avez en tête, est de savoir comment ça se passe dans la thèse depuis la dernière fois ! (non)

Mettons un terme à ce suspens insoutenable :

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Bon, ouais, c'est pas brillantissime. Alors vous attendez des explications. Mais qu'est-ce que c'est donc qui s'est passé pour que cette courbe soit aussi plate sur les derniers temps ?
Ben je sais pas si vous suivez l'actualité, mais un P*** DE VIRUS qui se ballade, et les pays ferment leurs frontières, et on est tous en quarantaine chez nous, et y'a une pénurie de pâtes dans les magasins et AHHHH MON DIEU ON VA TOUS MOURIR !!!!

Mais ne cédons pas à la panique, et reprenons un résumé plus circonstancié. J'ai terminé ma partie 2 (hourra !) et suis tombée pendant une bonne semaine dans une apathie post-chapitre dont je me remettais lentement quand la crise coronavirus a éclaté en France. Je me suis alors retrouvée à regarder en permanence les informations, à regarder toutes les 5mn les messages de ma famille, à écrire à tous mes contacts à droite et à gauche. J'essaye doucement de poser de bonnes pratiques de travail pour pouvoir me concentrer à nouveau, mais ce n'est pas encore ça.
En pleine crise, une superbe conférence, virtualisée à la dernière minute par les organisateurs, a eu lieu. Trois jours là encore où je n'ai par conséquent pas fait grand chose, mais qui ont été une superbe expérience, à la fois par l'ampleur internationale de l'évènement (des universitaires des quatre coins du monde réunis en même temps pour suivre des présentations), par le sentiment d'union (on se sait tous dans la même galère, dans la même incertitude, chacun présentant de chez soi, un peu comme il/elle peut, un peu moins "pro" qu'à l'ordinaire, avec son bocal de poissons rouge en arrière plan), et par l'impression qu'on est peut-être en train d'inventer les conférences universitaires de demain (l'idée de virtualiser les conférences était dans l'air depuis de nombreuses années, la communauté scientifique étant d'une manière générale très sensible aux questions de climat, et aussi d'égalité des chances (toutes les universités n'ont pas les financements nécessaires pour prendre en charge des voyages transatlantiques)). D'une manière générale, je pense que l'impression d'ensemble était très positive, et propice à la créativité de chacun pour palier à l'absence de contact direct. Pour ma part, ma présentation poster se trouve ici, et j'ai moi aussi dû tenter de nouvelles choses.

Sur ce, je vais repartir sur ma journée, et tenter de trouver un équilibre qui me permette d'avancer et de vous montrer une jolie reprise de courbe la prochaine fois.

En attendant, surtout prenez soin de vous ! (et lavez-vous les mains)

mardi, 18 février 2020

Il faut bien penser à l'après-thèse aussi

Beaucoup de choses ces deux dernières semaines.

La grande nouvelle, c'est que non pas un, mais, tenez-vous bien, deux de mes articles ont été acceptés ! De "nos" articles, techniquement, puisque je ne suis pas seule autrice. Accepté, cela veut dire en jargon qu'il vont être publiés. J'étais depuis des mois (même des années pour l'un d'eux) dans une phase de "revise and resubmit", c'est à dire que nous soumettions l'article au journal, qui envoyait notre article sous forme anonyme à des examinateurs anonymes pour qu'ils donnent leurs commentaires, qui étaient donc un "revise and resubmit", à savoir "c'est pas mal, mais c'est pas super non plus, prenez en compte mes commentaires et soumettez à nouveau, peut-être que je serai satisfait la prochaine fois", nous retravaillions l'article pour prendre en compte les commentaires, nous resoumettions au journal, qui réenvoyait notre article sous forme anonyme aux même examinateurs anonymes, qui remettaient comme commentaire "revise and resubmit" et on repartait pour un tour.

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Illustration de PhDcomics

Dans l'espace de deux semaines, deux acceptations donc. Un assez bon timing pour moi, parce que cela veut dire qu'au moment où je terminerai la thèse, j'aurai deux publications de bon niveau et très récentes à afficher sur mon CV, ce qui fait toujours bien.

Un très mauvais timing d'un autre côté, parce que je sais pas si je vous ai dit, mais j'ai une thèse à écrire en fait.

En parlant de la thèse :

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Mais qu'est-ce que c'est que ces plateaux où il se passe pas grand chose, là, ces derniers temps ? Ben vous vous souvenez quand je disais que j'ai deux articles acceptés ? Ben voilà. Ces derniers temps, j'ai perdu pas mal d'heures à corriger des indications de page manquantes dans la bibliographie d'un article, à mettre "pp." au lieu de "pages" et autres choses passionnantes de cet acabit. Visiblement c'est très important. Ah et aussi je suis allée à une conférence.

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L'université de Tübingen, source : Wikipedia.
Autant vous dire que c'était pas dans ce bâtiment que j'étais. Non, j'étais dans le bâtiment années 70 moche à 200m sur la gauche.

C'était une chouette conférence, où Brunehilde m'a présenté à tout le monde et faisait ma pub, n'oubliant pas à chaque fois de préciser que mon doctorat était bientôt terminé et que j'allais chercher une place de PostDoc, wink wink. J'ai donc eu l'impression pendant trois jours de passer un entretient d'embauche géant, mais je suppose qu'il faut ce qu'il faut, et en effet j'aimerais autant mieux ne pas rester au chômage très longtemps. Et puis les présentations orales étaient bien, j'ai rencontré d'autres doctorants très sympa, donc je ne regrette vraiment pas cette conférence, même si elle était épuisante. C'est juste que... ben ça a duré trois jours et je sais pas si je vous ai dit, mais j'ai une thèse à écrire en fait.

lundi, 03 février 2020

On continue !

Deuxièmes nouvelles de l'écriture. Et la question que tout le monde (ou plus probablement absolument personne) se pose :

Alors comment ça se passe ?

Ben en fait ça va disons que ça avance quoi mais en même temps si ça pouvait avancer plus vite je suppose que ça serait pas plus mal non plus mais c'est pas comme si ça reculait et puis d'abord on fait que m'interrompre quand je travaille alors forcément si on me fichait la paix et que les repas apparaissaient miraculeusement dans mon frigo ça avancerait plus vite et non d'abord je chouine même pas c'est pas vrai.

Voilà ce que ça donne en image :

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Et plus précisément: La thèse sera découpée en 4 grosses parties (5 si on inclue la conclusion, mais ce n'est pas une grosse partie). La première partie est un état de l'art, la deuxième une présentation de mes résultats d’analyses de corpus, la troisième une présentation de mes résultats d'expériences, la quatrième une analyse formelle des conclusions que je peux tirer de tout cela. C'est pas palpitant, mais c'est une thèse quoi.

J'ai commencé par l'état de l'art, et comme au bout de plusieurs mois je ne m'en étais toujours pas sortie et que j'avais besoin d'avoir l'impression que les choses avancent, j'ai commencé à décrire mes résultats de corpus. Dans cette partie, j'ai bouclé depuis l'introduction et les deux premiers chapitres, un chapitre est bien engagé mais il me reste encore 6 chapitres en comptant la conclusion. Et pendant ce temps l'état de l'art n'avance pas. Et ce n'est que la deuxième partie, la troisième partie est encore pire. Oui c'est le désespoir.

Ha ha, mais je reste positive bien sûr ! Ben oui, parce que vous savez, comme on dit, le plus important c'est pas l'arrivée, c'est le chemin plein d'enseignements qu'on traverse pour y arriver, hein ? Ha ha ! Quel plaisir d'être confronté chaque jour à heu... un écran d'ordinateur et heu... de re-raconter des trucs qu'on a déjà raconté ailleurs, et heu... de.. heu... boire du thé ! Voilà, le thé, c'est très chouette ça, le thé. Oui, oui, vraiment un grand bonheur de se réveiller tous les matins.

Bon ben sur ce, je vous laisse, j'ai une après-midi pleine de défis passionnants à relever !

lundi, 20 janvier 2020

La rédaction pour de vrai

Cher tous,

Oui, c'est exact, je donne très peu de nouvelles. C'est en partie parce que je suis une flemmasse, en partie parce que ma copine Zaza m'a donné accès à son compte Netflix (damnation !), en encore plus grande partie parce que je n'ai pas grand chose à raconter.

Vous savez, il n'y a rien qui ressemble plus à une journée de travail en doctorat que la journée précédente de travail en doctorat. Et tout ça ressemble quand même pas mal à une journée de travail en master (sauf qu'on est payée, et ça c'est bien).

Mais depuis septembre, rien ne va plus. Je me suis inscrite officiellement en 4ème année, qu'il m'a fallut supplier pour obtenir en promettant mes grands dieux que je serai prête d'ici l'an prochain, croix de bois croix de fer, en décembre mon contrat est arrivé à sa fin (plus d'argent, et ça c'est pas bien). Un autre signe ne trompe pas : pendant les fêtes de Noël, ma prof Aie a lancé les pourparlers avec les autres membres du jury pour se mettre d'accord sur une date de soutenance. Catastrophe. Nous y sommes, il va falloir terminer cette thèse pour de bon.

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Illustration: Le bureau 14 de la Sorbonne

Tentant de ne pas succomber à la panique, je me suis enfermée chez moi en pleurant pleine de détermination pour me plonger dans la rédaction. A nous deux, livre sans aucun intérêt et que personne ne lira, tu ne perds rien pour attendre !

Voici donc un premier post sur l'avancement de la rédaction, et d'abord, un joli graphique :

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D'abord la ligne en pointillets. Il s'agit du déroulé idéal des événements, une lente mais implacable progression vers le succès. Elle démarre au 19 octobre, jour où j'ai créé le fichier de la dissertation. Il n'y pas de règle ferme, mais à vue de nez, il me semble que le résultat final fera dans les 300 pages, ce qui correspond si mes estimations sont bonnes à 150 000 mots. J'ai fixé la date finale au 15 juillet, date optimiste pour un envoi de la thèse aux membre du jury.
(Sans vouloir céder à la panique, ma copine Zaza avait posé une date optimiste en août dernier et se bat encore à l'heure qu'il est avec son dernier chapitre...)

En dessous (oui, bon hein...) de la ligne en pointillets, vous voyez l'avancée RÉELLE de la dissertation. C'est elle qui est importante, vous l'aurez compris. J'ai vraiment commencé l'écriture en octobre, mais le pic début décembre indique la date à laquelle j'ai commencé à mettre à jour l'avancée sur le site d'où est tiré le graphique. Après cela, vous pouvez voir le long plateau de la désolation correspondant aux vacances de Noël et du Jour de l'An (pour lesquelles j'étais, bien entendu, partie avec la ferme intention d'écrire tous les jours). Depuis janvier, une remontée que je qualifierais de méritoire est distinctement perceptible.

Voilà. Je termine ici ce billet, parce que je me suis fermement interdit d'y passer plus de 45mn (j'ai une thèse à écrire, moi, bonnes gens !).

Sur ce portez-vous bien et préparez-vous à sabrer le champagne (mais m'attendez pas pour boire, hein, sinon il va se perdre, ça serait dommage).