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mardi, 21 janvier 2014

Soirée filles

Samedi, ma copine Maleke m'a invitée à une "soirée fille". J'ai eu le choc de ma vie en arrivant chez elle, parce que je l'ai vue pour la première fois sans foulard. Ben oui : on était entre filles.

Verdict : elle est encore plus belle - si cela est seulement possible - avec ses beaux cheveux lâchés.

Elle s'était toute pomponnée pour l'occasion. Du coup, depuis, je rêve jour et nuit de rouge à lèvre marron (qu'est-ce que c'est joli!) même si je me doute que c'est fortement plus approprié à sa jolie peau bronzée qu'à ma peau à moi (d'autant plus que je renoue depuis quelques mois avec les joies de l'adolescence, youpi!).

Pendant qu'elle nous préparait un repas digne du Shah d'Iran, on a regardé la vidéo de son mariage (une vidéo professionnelle, d'un kitch que vous ne pouvez même pas imaginer). Elle nous expliquait toutes les traditions étranges du mariage en Iran (enfin pour les kurdes d'Iran, ce qui n'est sans doute pas exactement la même chose). J'ai donné la réplique francaise grâce à ma grande expérience des mariages familiaux, et j'ai ressorti toutes mes connaissances acquises en Serbie sur les coutumes de là-bas. Une deuxième copine enchaînait sur les traditions turques, et une troisième racontait en conclusion le mariage d'un gars francais de leur groupe d'amis avec sa copine chinoise, mariage qu'ils avaient fêté à Berlin avec leurs amis qui leur avaient fait subir les coutumes allemandes. Heureusement, on n'était que 4 à cette soirée filles et on s'en est donc tenues là.

- Le mariage musulman a lieu à la maison et c'est le molla qui vient faire la cérémonie à domicile.
- Je ne comprends absolument rien aux lois vestimentaires iraniennes. Un coup une fille se fait arrêter parce que ces chaussettes sont trop couleur chair et que ca peut perturber les gens, un coup une mariée se ballade en robe blanche presque transparente et sans foulard dans un parc et ca ne dérange personne...
- Avant la cérémonie du mariage iranien, comme la jeune fille va quitter sa famille pour rentrer dans celle de son mari, elle commence par faire tout le tour de la ville pour revoir une dernière fois les lieux où elle a grandi.
- En Iran, le mari vient chercher sa femme chez elle pour l'emmener chez lui.
- En Serbie, la famille du futur marié se présente à la porte de la future mariée et le futur marié envoie son témoin négocier avec le père le prix qu'il réclame pour donner sa fille (Stivi s'en était sorti avec une bouteille de champagne).
- En Allemagne, la famille enlève la future mariée et va la cacher. Le futur marié doit partir à sa recherche dans la ville, s'arrêter dans tous les bars et payer une tournée générale à chaque fois. (Et devrais-je ajouter : ca ne m'étonne pas des allemands.)
- Maleke était tellement émue que le molla a dû s'y reprendre à trois fois avant qu'elle arrive à sortir un "oui". Son futur mari commencait à sérieusement flipper.
- Le marié iranien doit offrir à sa femme à peu près 2000€ de bijoux en or. QUE de l'or. Par contre, les hommes ne peuvent pas porter de l'or. Alors les anneaux de mariage sont en or pour la femme et en argent pour l'homme.
- En Turquie, c'est la famille du marié qui rembourse à la famille de la mariée le lait de vache qui a servi depuis sa naissance à la nourrir.
- Une fois les alliances échangées, le couple doit couper le gâteau. En Iran, une jeune fille de la famille vient danser devant les mariés avec le couteau qui servira à acheter le gâteau. Elle négocie avec le marié le prix du couteau. Si elle s'en sort bien, elle se mariera bientôt.
- Après la cérémonie, on fait la fête. En Iran, les femmes dansent ensemble dans une salle, et les hommes dansent ensemble dans une autre salle ("Mais c'est trop NUL ce truc !"). Mais ca, c'est visiblement seulement parce que la famille de Maleke est très religieuse.
- Par contre, le marié a  le droit de venir dans la salle des femmes voir sa femme. Mais dans ce cas, on prévient à l'avance de l'arrivée du marié pour que les autres femmes puissent se couvrir.
- Les tissus des robes des invitées sont trop beaux. Le jour où je vais en Iran, je ramène une valise de tissus.

On a mangé par terre, comme en Iran. C'était pas la première fois pour moi, j'avais déjà mangé par terre dans un restaurant coréen. Mais au restaurant, on avait une petite table et pas une nappe à même le sol. Donc c'était un peu une première quand même. Et c'était très bon.

Après ca, on a terminé la soirée en regardant pendant des heures toutes les videos de youtube possibles de toutes les danses possibles. J'ai découvert à cette occasion que la nouvelle danse super à la mode, c'est le "zouk", mais que ca n'a pas grand chose à voir avec ce que j'appelle du zouk... Ce sont toutes les trois des grandes fans de danses de couple (tango, salsa, etc). Moi je préfère de beaucoup les claquettes (surtout si c'est Gene Kelly). Par contre la danse du ventre a fait l'unanimité.

Je vous laisse donc sur cette vidéo de Solmaz, une vraie légende en Iran, paraît-il (cela dit, ce qu'elle fait c'est plutôt de la danse arabe que de la danse iranienne...).

J'adore. Mais alors vraiment super mega beaucoup.

lundi, 20 janvier 2014

La la la la la


Anne Sylvestre - Les hormones Simone von bisonravi1987

lundi, 13 janvier 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 5 dernières semaines ?

Kamui Den - Tome 1, Sanpei Shirato
Un énorme premier tome pour nous parler du Japon de la période Edo. Une immersion palpitante dans cet univers, abordé dans ses moindres détails : des vêtements à la culture des vers à soie en passant par le financement des dépenses du palais d'Edo, tout y passe. On apprend bien sûr énormement.

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Lui, c'est Kamui, un jeune paria (une des classes les plus basses de la société japonaise de cette époque). Nous sommes tout au début du premier tome et le jeune Kamui va grandir. Des dizaines (peut-être même des centaines ? ce manga est tellement long !) de destins croisés d'hommes et de femmes issus de toutes les couches de la société nous sont présentés sans cesse. Mais les trois principaux sont le jeune paria Kamui, le jeune fils de domestique Shôsuke et le jeune guerrier Ryûnoshin.

Avouons le, le manga est très violent. Le sang coule beaucoup, la torture semble monnaie courante et les guerrier semblent n'avoir envie que de s'entretuer à longueur de journée. Peut-être pas à mettre entre toutes les mains, donc, mais palpitant.

Autobiographie intellectuelle, Paul Ricoeur

Tout ce que je connaissais de Paul Ricoeur me le rendait sympathique. Je me suis dit qu'une biographie intellectuelle serait moins difficile à comprendre qu'un texte de philo pur. Mais il était tellement question de Husserl et de concepts qui me sont parfaitement étranger que je dois avouer que je n'ai pas compris grand chose. J'ai lu bravement du début à la fin et je me suis dépêchée d'aller lire autre chose.

L'enfant de sable, Tahar Ben Jelloun

Difficile de dire de quoi il est question dans ce roman. C'est un conte raconté par différentes personnes, les récits se contredisent, n'ont parfois pas grand chose à voir les uns avec les autres. Je suppose qu'il faut juste avoir envie de se laisser porter par les mots sans trop chercher à comprendre, ou alors s'imaginer sa propre version du conte.

En bref, il s'agit d'Ahmed. Ahmed est le huitième enfant d'une famille comportant déjà sept filles. Le père décide que ce dernier enfant sera un garcon. Ahmed vient au monde sans sexe masculin, ce qui ne change rien à l'affaire. Ahmed sera circoncit, et élevé pour reprendre les affaires de son père. Puis les choses se compliquent.

On devrait prévoir à la sortie de chaque ville un étang assez profond qui recevrait le corps de ces bébés de l'erreur. On l'appellerait l'étang de la délivrance. Les mères y viendraient la nuit de préférence, ligoteraient leur progéniture autour d'une pierre qu'une main bienfaisante leur offrirait, et, dans un dernier sanglot, déposeraient l'enfant que des mains cachées, peut-être sous l'eau, tireraient vers le fond jusqu'à la noyade. Tout cela serait fait au vu et au su de tout le monde, mais il serait indécent, il serait interdit d'en parler, voire d'évoquer le sujet, même par des allusions.
La violence de mon paxs est aussi dans ces yeux fermés, dans ces regards détournés, dans ces silences faits plus de résignation que d'indifférence. Aujourd'hui je suis une femme seule. Une vieille femme seule. Avec mes vingt-cinq ans révolus, je considère que ma vieillesse a au moins un demi-siècle.

Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber

Qu'est-ce que j'ai adoré Bernard Werber quand j'étais ado ! Le temps passant, je lui trouve des défauts, un manque de nuance, une écriture un peu plate, des obsessions personnelles qu'il ressasse de livre en livre, une sorte de naiveté. Mais ce sont vraiment des romans pour ados, et même de très bons romans pour ados, peut-être les meilleurs. Je dirais même qu'il est urgent que tous les ados de France lisent Bernard Werber. Très urgent.

En général, Bernard Werber prend pour chacun de ses romans une thématique très large qu'il développe le plus à fond possible et dans toutes ses facettes. La fiction lui permet d'habitude de faire ressortir UNE vérité, une sorte de message du roman. On est dans une fiction et on n'est pas obligé d'y croire. En tous cas, Bernard Werber a vraiment l'air d'y croire sincèrement, c'est une chose qu'on ne peut pas lui retirer.
Mon préféré personnel a été le Cycle des Anges, dont la thématique était la mort.

Pour le Miroir de Cassandre, la thématique principale est le Futur sous toutes ses formes. Bernard Werber aborde en thématique secondaire le traitement des déchets et la condition des SDF, qui sont d'ailleurs intimement liés à la représentation qu'il se fait du futur. Quand à ses grandes idées, je pense que le petit passage qui suit les résume sans autre commentaire.

L'homme en robe noire se lève.
- Merci monsieur le président. Je voudrais attirer l'attention des jurés sur l'importance de ce procès. À travers cette personne issue du passé, c'est toute une génération que nous jugeons aujourd'hui. La génération des années 2000, celle qu'on a appelée par la suite la "génération des égoistes". Ils ont dilapidé toutes les richesses de la Terre pour leurs plaisirs immédiats, sans réfléchir aux conséquences de leurs actes, sans se préoccuper de l'état de la planète qu'ils allaient laisser à leurs enfants.
Des huées montent de la salle. Le juge frappe du maillet pour obtenir le silence. Parmi les jurés, quelques bébés se mettent à pleurer, d'autres sucent bruyamment leur tétine en signe de préoccupation extrême.
- Je ne savais pas, murmure Cassandre.
- La bonne excuse ! Si, bien sûr, vous saviez. Vous saviez même parfaitement. Vos radios, vos télés, les magazines vendus dans vos supermarchés vous tenaient en permanence informée de ce que vous faisiez et de ce que vous pouviez accomplir. J'accuse mademoiselle Katzenberg d'avoir pu changer le monde, d'avoir compris qu'il fallait le changer et de n'avoir rien fait dans une période où tout était encore possible.
[...]
L'avocate se lève.
- Je réclame la clémence pour ma cliente. Elle n'est pas responsable des erreurs commises par les dirigeants de sa génération. Elle n'a fait que vivre parmi des gens inconscients. Ils ne se rendaient pas compte qu'ils assassinaient leur planète.
- Et pourquoi donc, je vous le demande, maître ? réplique le procureur.
- Je ne sais pas, peut-être parce qu'ils étaient obsédés par la recherche des plaisirs à court terme.
- Objection, Votre Honneur. Ce que l'avocate de la défense appelle des plaisirs à court terme, ce sont des satisfactions égoistes qui se sont révélées, nous le savons, destructrices sur le long terme. Et je vais les citer, ces plaisirs à court terme : générer de la pollution avec leurs voitures, ce qui a causé d'empoisonnement de l'air, accumuler des objets inutiles qu'ils jetaient ensuite n'importe où, ce qui a causé l'empoisonnement de l'eau, engendrer des enfants sans limitation des naissances, ce qui a causé la surpopulation, les épidémies et les famines. Ils n'ont pas stoppé les idéologies intégristes alors qu'ils le pouvaient, ce qui a entraîné les grandes guerres destructrices et toutes les atrocités qui se sont ensuivies. Ils ont exterminé sans la moindre pitié toutes les espèces sauvages. Ils ont souillé tout ce qu'ils touchaient au nom du tourisme, de la société de consommation, de ce qu'ils appelaient la croissance économique. Arggh, ces mots m'écoeurent. J'en ai la nausée !
La salle est parcourue d'une rumeur agressive.

Enfance, Nathalie Sarraute

J'ai été emportée par ce récit d'enfance de Nathalie Sarraute. L'écriture m'a comblée, je l'ai trouvée d'une grande beauté, d'une grande pudeur et d'une grande vérité. Pas facile pourtant de faire un récit sincère des milles et un riens de l'enfance après Proust...
J'ai été vraiment très surprise par ce livre dont je n'attendais pas grand chose. J'ai trouvé la trame narrative merveilleusement bien dissimulée sous l'égrenage des souvenirs qui en sont le prétexte.
J'ai dévoré.

Kamui Den - Tome 2, Sanpei Shirato

Ce deuxième tome pourrait être intitulé "la naissance du premier village communiste sous l'aire Edo". Après vérification, "Kamui Den" est né juste après les évènements de Mai 68 (au Japon aussi, oui oui), ce qui explique beaucoup de choses. Notamment ce parfum un peu anachronique d'égalité et de prise de conscience sociale qui souffle dans tout le manga.

Après un premier tome de 1500 pages, on pourrait croire qu'un deuxième tome de 1500 pages commencerait à faire tourner un peu à l'indigestion, mais pas du tout...

Au contraire, l'intrigue un peu naive du premier tome s'affine avec des considérations plus politiques et économiques. Quelques personnages grisés commencent à pointer le bout de leur nez au milieu des gentils très gentils et des méchants horriblement méchants. Les personnages principaux commencent à se poser des questions sur leurs agissements.

J'ai dévoré les 1500 pages suivantes comme j'avais dévoré les 1500 premières et je commence à me dire que je n'ai pas trop envie d'attendre des mois avant de connaître les 1500 suivantes.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Bhakti - Der Wandel im Herzen ("Bhakti - Le changement à l'intérieur du coeur"), His Divine Grace A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda

Je n'en suis pas parfaitement sûre, mais il me semble avoir compris que ce livre essaye d'expliquer la doctrine du Bhakti-Yoga...

Le livre s'adresse à un public déjà largement au courant des choses dont il est question. Sa Grace Divine A.C.B.S.P. se réfère aux diverses aventures du cousin de Krishna sans les rappeler, et par conséquent je suis un peu perdue dans les principaux termes techniques. Qu'est-ce qui différencie le bhakta-yoga du sânkhya-yoga, par exemple ? aucune idée...

Ces détails mis à part, le livre se lit comme un livre de sermons d'un prêtre un peu mystique sur les bords. Cela n'a d'ailleurs fait que me conforter dans l'impression que j'avais déjà depuis quelques temps que l'inddouhisme, qui est censé être un polythéisme, est en fait plutôt une forme de monothéisme qui ne dit pas son nom. Dans tout ce que je connais, il n'est question sans cesse QUE de Krishna, cet espèce de Jésus avec des pouvoirs surnaturels un peu plus visibles.

Dans ce livre-là, si je coupe les mots techniques et que je remplace "Krishna" par "Dieu", on dirait quasiment du Saint Augustin.

Bref, c'est assez sympa à lire. Il y a beaucoup de jolies métaphores qu'on a envie de retenir. J'attends de voir les derniers chapitres qui ont l'air un peu plus pratique ("Le yoga pour les temps modernes" me donne envie). En attendant, comme c'est quand même un peu répétitif à la longue, je lis par petites doses entre deux tomes de manga...

Japon, peuple et civilisation, sous la direction de Jean-Francois Sabouret

Ouvrage qui me semblait tomber à pic après le deuxième tome de Kamui Den, histoire de rester dans l'ambiance tout en changeant de registre.

Qu'est-ce que j'ai vu ces 5 dernières semaines ?

Une grande journée prostrée devant mon écran la veille de mon départ en vacances. Il était temps de se reposer...

Indigènes (Rachid Bouchareb, 2006)

Je sortait de toute une chronique radio sur la première guerre mondiale dans laquelle il avait été longuement question des soldats des colonies.

J'ai eu l'impression pendant tout le film d'avoir déjà vu tout ces trucs. Finalement j'ai dû voir le film il y a longtemps et l'oublier complètement.

Adieu Berthe (Bruno Podalydes, 2012)

Sous les Pavés la plage (Jean-Luc Moreau, 2001)

Stupeur et Tremblements (Alain Corneau, 2003)

dimanche, 12 janvier 2014

La la la la

mercredi, 01 janvier 2014

Et comme tous les ans : les bonnes résolutions

L'année 2013 a été un peu étrange, une super année sur le plan personnel, où j'ai fait des tas de rencontres, où j'ai découvert des tas de choses, été dans des tas de situations nouvelles. J'ai été globalement vraiment très heureuse cette année, avec quelques coups de stress pas bien méchants, d'ailleurs j'étais tout le temps de bonne humeur, bref je garderai un bon souvenir de cette année 2013. La seule ombre au tableau, c'est que je n'ai pas du tout l'impression d'avoir été productive ni constructive cette année. J'essaye de me dire qu'il me faut du temps pour mûrir les choses, mais j'avoue que ca me gâche un peu la joie de ne pas être satisfaite du travail effectué.

Donc j'espère sincèrement que l'année prochaine va être fructueuse. Je suppose que ca tiendra beaucoup à moi, à ma capacité à serrer les dents et avancer sans me disperser maintenant que les (bonnes) bases sont posées.

Premier Objectif 2013 : Avoir écrit au moins 50 pages de la thèse

Objectif manqué. Mais alors vraiment, quoi.

Deuxième objectif 2013 : Réussir un test de casse en yop-chagi

Mon objectif réussi de l'année

Troisième objectif 2013 : Intégrale "À la recherche du temps perdu" et intégrale "Comédie humaine"

J'ai vite laissé tomber l'idée de remplir la deuxième partie de l'objectif. Ma la première partie a été un plaisir immense, je pense que je n'ai pas besoin de le répéter.


ET POUR 2014

Cette année, je laisse tomber l'objectif sport habituel. Ce n'est pas vraiment ma priorité, je n'ai pas envie de concentrer mes efforts là-dessus cette année. Je me contenrai d'un vague "ne pas laisser tomber".

Premier objectif 2014 : Objectif trimestriel du doctorat

Je vais me poser tous les débuts de trimestre un objectif de travail, et peut-être découper cela en sous-objectifs mensuels... L'idée étant de vraiment être productive cette année. Sans trop regarder à droite et à gauche, ce qui est un peu mon défaut.

Deuxième objectif 2014 : Avoir fini les derniers aménagements dans l'appart

Histoire de ne pas perdre tout mon temps avec ca. Je prévois de toutes facons depuis longtemps une crémaillère pour mon anniversaire, l'idéal serait donc que tout soit réglé d'ici la fin du premier trimestre.
Les gros chantiers sont:
- la peinture de la chambre
- un gros ordi
- mettre au point un rangement acceptable

Troisième objectif 2014 : Lire 6 livres de la PAL et 1 liste de la Liste d'envie par trimestre

Ce qui contredit un peu mon idée de ne pas m'éparpiller...

samedi, 21 décembre 2013

On est le 21 Décembre et je vous parle depuis Belin


podcast

lundi, 09 décembre 2013

C'est lundi...

Horreur, malheur ! Je suis retombée dans la lecture et je n'arrive plus à m'arrêter !

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

Saint Augustin raconté à ma fille et aux Kabyles sceptiques, Moh-Christophe Bilek
Je vais complètement me contredire par rapport à ce que je disais il y a une semaine dans mon commentaire sur Camus. Je suis désolée.

Je ne conaissais rien de Saint Augustin. Même pas ses Confessions, c'est dire que j'ai du retard. Par conséquent, toute information sur saint Augustin était bonne à prendre, et la vision d'un kabyle converti ne pouvait qu'être intéressante.

Il y a pas mal de petites choses formelles qui m'ont déconcertée dans ce livre. Je m'attendais à une lecture personelle de saint Augustin, et je suis tombée sur un ouvrage d'historien, pour sa fille (c'est-à-dire vulgarisé), mais suivant certains codes universitaires. Soit. Pourquoi pas. D'autre part, beaucoup de choses me paraissaient justement très non-universitaires, à commencer par la typographie un peu étrange, le plan que j'avais du mal à suivre, et alors surtout les annexes qui sont un rassemblage pas très clair de plein de choses disparates. Hum.

Donc voilà : ce n'est pas mal fait, mais c'est fouilli. Et je n'ai pas vraiment l'habitude dans un ouvrage scientifique que l'auteur me parle de "notre Rédempteur". Je trouve qu'il y a là un mélange des genres un peu perturbant. mais c'est peut-être comme cela que ca se passe en théologie, c'est possible, c'est un domaine que je ne connais pas du tout.

J'ai donc appris beaucoup de choses, et notamment pas mal de choses qui sont le fruit de recherches scientifiques poussées, et donc pas des évidences. C'est ce qui fait l'intérêt du livre. Le centre de gravité du livre se situe par contre vraiment sur des polémiques quasiment kabylo-kabyles. Pas que ce ne soit pas intéressant de lire tout un chapitre sur l'africanité ou la non-africanité du donatisme ou des démonstrations savantes pour nous expliquer que saint Augustin parlait kabyle, mais ca ne fait pas du livre une introduction très générale à saint Augustin. Ce que le titre annonce déjà, d'ailleurs.

J'ai pas mal aimé la distinction qui suit sur les hérésies combattues par saint Augustin. Voilà un thème que j'aimerais bien approfondir. En dépit des apparances, je n'ai donc pas du tout choisi le texte parce qu'on y parle de l'Iran et du zoroastrisme (ce n'est pas de ma faute si l'Iran est complétement onmiprésent en ce moment), mais parce que le manichéisme et le pélagianisme mettent le doigt sur une chose qui m'a toujours dérangée chez les nouvelles églises très à la mode en ce moment.

Nous l'avons dit plus haut il y eut bien des erreurs et bien des hérésies dès le 1er siècle du Christianisme, dès que la Vérité parut en la personne de notre Rédempteur. Augustin en recense déjà 88, et saint Jean Damascène 100, et il y en eut d'autres.

Nous allons survoler celles, parmi les plus connues, que combattit l'enfant retrouvé de Thagaste.

* Le manichéisme : il s'agit d'une hérésie que connait bien Augustin, puisqu'il avait adhéré à cette doctrine qui prétendait que l'homme avait deux âmes, en gros. L'une étant de substance divine, et l'autre procédant des ténèbres, donc mauvaise. Tu remarqueras que c'est une manière de nier le péché originel, ou d'interpréter l'origine du mal. Et de fait cette conception aboutit à admettre qu'il y a deux dieux : l'un bon et l'autre mauvais, qui se livrent une lutte de toute éternité.

- D'où la formule "c'est manichéen"?

Tout à fait, quand on veut dire quelque chose de nettement séparé, de tranché, par exemple le bien d'un côté et le mal de l'autre. L'auteur de cette foi religieuse est issu d'un milieu chrétien, un chrétien perse du 3ème siècle, portant le nom de Mani, influencé, entre autres, par le mazdéisme, qui est la religion propre à la Perse, dans laquelle on retrouve cette dualité entre la lumière et les ténèbres. Lequel mazdéisme a été réformé, antérieurement par le célèbre Zoroastre. Le zoroastrisme existe encore à l'est de l'Iran ; il aurait influencé l'islam shiite d'Iran, tandis que le manichéisme, bien que tout à fait disparu en tant que système religieux, aurait laissé des traces, si bien que d'aucuns disent que la doctrine des cathares en serait issue.

* Le pélagianisme : ce mot vient du nom d'un moine breton du 4/5ème siècle, Pélage, qui minimisait l'oeuvre de la grâce, au profit d'un effort personnel permettant à l'homme d'accéder aux vertus, par son libre arbitre, en évitant le péché ; de fait il niait le péché originel. Ce moine fut finalement excommunié en 426, en grande partie grâce à saint Augustin.

Le moine et le philosophe, Jean-Francois Revel et Matthieu Ricard

Tant que j'en étais dans des réflexions religieuses, j'ai continué sur ma lancée, et j'ai emprunté à la bibliothèque francaise un livre qui me fait envie depuis des années...

M. - Choisir la vie monastique ou érémitique est signe que notre esprit tout entier est tourné vers la pratique spirituelle. Lorsque j'ai pris les voeux monastiques, j'ai ressenti un immense sentiment de liberté : je pouvais enfin consacrer chaque moment de l'existence à faire ce que je souhaitais. Mais il y a toutes les gradations possibles entre une vie de renoncement et une vie ordinaire d'Occidental. Les idées du bouddhisme peuvent fort bien imprégner notre esprit et nous apporter de grands bienfaits sans que nous renoncions à nos activités. La vie monacale était très développée au Tibet, puisqu'avant l'invasion chinoise jusqu'à vingt pour cent de la population était dans les ordres. Je suis d'accord qu'on ne peut guère s'attendre à quoi que ce soit de ce genre en Occident ! Toutefois, je ne pense pas que cet aspect constitue une barrière à la compréhension du bouddhisme dans nos pays. On peut très bien avoir une vie spirituelle très riche, tout en ne consacrant que quelques minutes ou une heure par jour à une pratique contemplative.

J.F. - Comment concilier cela avec les activités de tous les jours ?

M. - On distingue la "méditation" et l'"après-méditation". La méditation, ce n'est pas simplement s'asseoir quelques instants afin d'acquérir un calme béat. C'est une démarche analytique et contemplative permettant de comprendre le fonctionnement et la nature de l'esprit, de saisir le mode d'être des choses. Ce qu'on appelle l'après-méditation consiste à éviter de reprendre ses habitudes exactement comme avant. Elle consiste à savoir utiliser dans la vie quotidienne la compréhension acquise durant la méditation, pour acquérir une plus grande ouverture d'esprit, davantage de bonté et de patience ; bref, pour devenir un meilleur être humain. C'est bien aussi ce qui se passe dans la communauté laique tibétaine, qui vit en symbiose avec la communauté monastique et les maîtres spirituels. Elle se nourrit de cette inspiration pour vivre mieux la vie de tous les jours.

J.F. - Mais les philosophes et les religions occidentales, en principe, offrent aussi une possibilité de vivre selon sa philosophie ou religion d'élection tout en étant engagé dans l'action, dans le siècle. Nombre de religieux ont été des hommes d'Etat, des écrivains, des artistes, des philosophes, des chercheurs, hors même leur religion. Le rêve de Platon était le roi-philosophe, garantie selon lui du bon gouvernement de la cité. Si, comme l'affirme le bouddhisme, le monde n'est qu'une illusion, un défilé d'images qui n'ont pas de réalité, et le moi de même, à quoi bon être chef d'entreprise, dirigeant politique, chercheur scientifique ? Ca ne sert à rien ! C'est se rendre complice d'une illusion mensongère.

M. - Pour un ermite, à vrai dire, les activités mondaines n'ont guère de sens. Toutefois, je voudrais préciser ici le sens du mot "illusion" dans le bouddhisme, qui semble difficile à comprendre en Occident. Pour nous qui vivons cette illusion, le monde est aussi réel qu'il peut l'être. Mais de même que la glace n'est que de l'eau solidifiée, la solidité que nous accordons au monde n'est pas sa réalité ultime. Cette nature illusoire du monde n'empêche pas que les lois de causes à effets soient inéluctables. Les physiciens diront aussi que les électrons ne sont pas des petits boulets de canon mais des concentrations d'énergie. Cette affirmation ne diminue en rien la nécessité de développer la médecine, de soulager les souffrances et de résoudre les difficultés de tous les jours ! Même si le moi n'est qu'une imposture et même si le monde extérieur n'est pas fait d'entités douées d'existence propre, il est parfaitement légitime de remédier par tous les moyens possibles à la souffrance et d'employer tous les moyens possibles pour augmenter le bien-être ! De même que le savant qui comprend que nous ne sommes faits que de particules qui se réduisent à de l'énergie ne sera pas pour autant indifférent au bonheur et à la souffrance.

J.F. - Une fois de plus, je suis frappé par l'analogie de cette théorie avec le kantisme : le phénomène n'est pas la chose en soi, c'est pourtant notre réalité.

Désolée pour le pavé, mais je pense que j'aurais à peu près pu vous citer les 405 pages du livre en entier, donc estimez-vous heureux !

Comme vous l'aurez peut-être compris, ce livre consitait en un regard croisé sur le bouddhisme, un vrai dialogue (on est loin des dialogues très rhétoriques du livre précédent dans lesquels la "fille" n'est là que pour faire semblant de donner la réplique et se laisser convaincre) entre Jean-Francois Revel et Matthieu Ricard sur lesquels il faut dire deux mots. Jean-Francois Revel est philosophe, je suppose à la fois professeur et chercheur. Matthieu Ricard est son fils, ancien chercheur en biologie moléculaire, qui est parti se faire moine bouddhiste auprès de maîtres tibétains et maintenant accompagne le Dalai-Lama en Francophonie. C'est éviemment ce qui fait le dialogue passionnant, mais alors VRAIMENT passionnant.

J'ai beaucoup aimé l'extrème honnêteté de la démarche de la part de chacun des deux. Et il suffit de lire le dialogue pour bien se rendre compte que c'était honnête et sincèrement honnête. Aucun des deux ne ressortira d'ailleurs "converti" de la discussion, et ce n'est pas le but de "convertir" d'une manière ou d'une autre. J.F. Revel est un scientifique, non-croyant, et exprime sans détour ses doutes quand il en a. Il n'hésite pas à poser des questions très précises, et toutes les questions qu'il peut avoir. C'est pour ca que le livre est un peu bavard, mais c'est ce qui en fait tout l'intérêt. M. Ricard est très ouvert et n'essaye jamais d'éluder une question. Il présente très clairement le bouddhisme de manière concrète et compréhensible, et rend un peu palpables ce qu'est la méditation, le nirvana, etc.

Ce n'est pourtant pas un livre de présentation du bouddhisme (même s'il faut bien présenter pour pouvoir en parler), mais plutôt une recherche de la part du philosophe de replacer le bouddhisme à travers l'histoire de la philosophie, et surtout de la philosophie occidentale. La question de départ est de savoir pourquoi le bouddhisme gagne du terrain en Occident. Ce n'est pas vraiment la question centrale d'ailleurs, mais plutôt le fil rouge. Que dit le bouddhisme sur la condition humaine, sur la mort, sur la politique ? Le bouddhisme est-il une religion ou pas ? J.F. Revel remet toujours des repères occidentaux dans le débat : Aristote, Spinoza, Kant, Marx, Cioran (il FAUT que je lise Cioran). Rien de nouveau sous le soleil en sorte, le bouddhisme est pour ainsi dire déjà en Occident, mais il montre aussi qu'à son avis l'attrais du bouddhisme résulte de l'impasse dans laquelle se trouve la philosophie.

La lecture m'a beaucoup apporté. Le bouddhisme est une forme de religion très intéressante, son dialogue avec le christianisme est très enrichissant et il en est assez souvent question dans le dialogue. L'analyse du philosophe me paraît très juste. L'impasse philosophique est en grande partie celle qui m'a plutôt donné envie de partir dans d'autres études, et l'idée que la religion est une forme de réponse à cette impasse me semble également exacte même si je suis tout à fait aussi sceptique que J.F. Revel sur la capacité de changer de cours de l'Histoire en méditant très fort. Pour autant, je donne raison à M. Ricard que notre esprit est à peu près la seule arme que nous possédons.

Il y a tellement de choses qui nous parlent directement dans ces échanges que je ne peux pas imaginer qu'on n'aime pas le livre. Il est vrai que les premiers chapitres qui mettent en place les éléments de la discussion sont un peu moins passionants, puisque la discussion ne fait encore que commencer.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

J'ai un mémoire à noter, je crois que ca va me prendre un bout de temps...
 
Qu'est-ce que j'ai vu cette semaine ?

Week-end assez actif, en visite chez un ami, on a passé une soirée canapé-télé complètement non-philosophique (je vous épargne les jeux télévisés idiots).
 
Real Steel (Shawn Levy, 2011)
Une histoire de robots géants qui font... de la boxe (gné ?). Mon Dieu ! Que suis-je venue faire dans cette galère ?
(Enfin, c'était ca ou Moby Dick version le-grand-dragon-blanc-pourchassé-par-un-noir-fou-dans-un-univers-speudo-Tolkien-avec-une-top-model-chasseuse-de-dragon. NO WAY.)
 
Nader und Simin - Eine Trennung (Une séparation) (Asghar Farhadi, 2011)
aka la version syncronisée en allemand du film iranien qui a gagné l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2012.
Et non, je ne fait pas exprès, je ne peux pas me retourner sans tomber nez à nez avec un truc qui vient de Téhéran, c'est pas ma faute...
Ce film était super angoissant. SUPER angoissant. J'étais mal dans ma peau du début à la fin, je suppose que le metteur en scène a réussi un peu à faire passer quelque chose de la société iranienne. (Du moins je suppose que c'était le but.) 
 
Et après ?
Quand je me serait sortie du mémoire à noter, je crois qu'on va poursuivre dans le bouddhisme (NON je n'ai pas décidé de partir vivre dans un monastère bouddhiste en Iran).

lundi, 02 décembre 2013

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les 4 dernières semaines ?

Albert Camus, fils d'Alger, Alain Vircondelet
Je suis un peu partagée sur cette biographie. D'un côté, c'était très intéressant puisque je n'avais pas vraiment de vue d'ensemble de Camus, ni de ses oeuvres, ni de sa vie, ni de sa pensée, plutôt des petits trucs attrappés par-ci par-là. J'étais d'autre part un peu au courant qu'il s'était crêpé le chignon avec Sartre sur la question algérienne, mais ca en restait là. De ce point de vue, j'ai beaucoup appris, et j'en suis ravie.
D'un autre côté, je crois que le "style Vircondelet" m'a parfois un peu agacée dans la lecture. D'une part parce qu'il a un peu tendance à projeter ses fantasmes dans Camus et à partir dans des envolées lyriques. Après tout, c'est un parti-pris acceptable. On n'est pas obligé de faire de l'écriture scientifique objective tout le temps, Vircondelet écrit un livre, et il fait ce qu'il veut de ce livre, cela me plaît en une certaine manière. Mais j'avais du mal à m'enthousiasmer autant que l'auteur, et ca résultait sur un effet de distanciation pas forcémment très heureux...
Autre effet perturbant: celui de m'être sans arrêt heurtée à des problèmes de coquilles, d'un accord oublié ici, d'un mot confondu là. À certains endroit, c'était tout un paragraphe qui n'avait visiblement rien à faire là. Ce sont évidemment des choses qui arrivent, sans doute un problème de relecture, peut-être des modifications de dernière minute qui ont été faites un peu vites et sans avoir le temps de réviser l'ensemble. Ce n'est pas grave en soit, mais c'est encore une chose qui fait tout d'un coup décrocher de l'imaginaire du livre. 
J'ai adoré par contre le centre de gravité du roman. C'était vraiment comme dans ces romans qui réussissent à rendre palpable la ville dans laquelle se déroule l'action. J'avais l'impression de passer dans les rues d'Alger, de bien identifier les quartiers, les jardins, les bâtiments. Maintenant que j'ai lu ce livre, je peux vraiment me représenter Alger comme une ville dans laquelle on vit, et pas seulement comme une jolie carte postale exotique.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Saint Augustin raconté à ma fille et aux Kabyles sceptiques, Moh-Christophe Bilek
C'était de toutes facons le prochain sur la liste, et l'arrivée de l'Avent a un peu avancé le début de la lecture que je comptais reléguer aux vacances de Noel. Je suis en effet le calendrier de l'Avent "L'Avent avec saint Augustin", et je pense que le timing est donc plus qu'idéal.

Qu'est-ce que j'ai vu ces 4 dernières semaines ?

A part un épisode de Monster High qui m'a parfaitement désespérée, rien du tout.

Et après ?

J'ai préparé ma pile de livres pour les vacances. J'ai hâte, j'ai hâte !

samedi, 23 novembre 2013

On est le 23 novembre et je vous parle depuis Belin


podcast

jeudi, 21 novembre 2013

Cher Papa Noel,

J'ai demandé à ma maman, et il parait que j'ai toujours le droit d'avoir une liste pour le Père Noel. Je n'ai pas encore bien saisi ou* se trouve la limite entre les père-noelables et les non-père-noelables. Une histoire foyer fiscal ? Ou de foyer fiscal imposable ?

 

Toujours est-il que j'ai longuement cherché des choses à demander au Père Noel. Je suppose qu'il n'aura pas la gentillesse de m'apporter un certificat de C1 d'anglais ni encore moins un doctorat déjà bouclé (quel dommage). J'aimerais bien aussi lui demander un nouveau dos qui ne tombe pas en panne tout le temps en hiver, mais j'ai peur que, ca aussi, ca soit en dehors de ses compétences.

 

Rapport au dos, je suppose que je vais devoir me débrouiller toute seule. Je me suis enfin décidée à attaquer le problème à la base et à prendre RDV chez ce qu'on appelle ici un "Heilpraktiker", terme pour lequel mon dictionnaire me donne des traductions un peu étranges dont celle de "naturopathe" qui est peut-etre encore la moins pire... J'attends donc de voir si ce Monsieur me dit quelque chose d'intéressant ou si je me tourne plutot vers un osthéopathe. En tous cas, dans l'un ou l'autre cas, tout ceci n'est pas pris en charge, et je dois donc payer avec mes petits sous. Qui devraient etre en nombre suffisant, sinon je ne m'amuserais pas à le faire, mais c'est sur que si le Père Noel avait la gentillesse de m'apporter un petit cochon avec des sous dedans, ca serait bien gentil de sa part. (le cochon est facultatif, des fois que ca serait pas clair)

 

Comme ca ne se fait pas de demander des sous au Père Noel, je préciserai qu'on peut faire quelque chose pour mon dos en lui offrant des pulls bien chauds pour ne pas que je prenne froid au cou et que je me réveille avec un torticoli. 

 

Pour le reste, je suis assez contente de ce que j'ai. Tout ce que j'aimerais changer dans mon appart, c'est la couleur des murs et installer un gros poste fixe d'ordinateur, mais ca n'aurait pas grand sens de me trimballer un pot de peinture ou un moniteur de 4kg dans l'avion de retour, donc j'ai abandonné l'idée.

Je ne vois qu'une chose qui me serait très utile pour le travail: c'est "Statistics for the Behavioral Sciences" de Frederick J Gravetter et Larry B. Wallnau (n'importe quelle édition).

 

Du coup, il ne me reste qu'à rappeler au Père Noel qu'il y a une liste de livres géante dans la colonne de gauche de ce blog et que je viens de faire le ménage dedans. Les asterisques, c'est quand le livre est disponible à la librairie francaise de Belin (qui est à deux pas de chez moi).

 

Voilà voilà.

Sur ce, Papa Noel, prends soin de toi et de ton porte-monnaie et passe un bon temps de l'Avent. J'espère que t'as un calendrier-thé de l'Avent, parce que c'est super cool.

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* Je tenais à dire à cet endroit que je sais fort bien qu'il faut un accent sur le u. Mais mon clavier de la fac refuse pour le moment de faire des accents, ce dont je suis fort marrie. Seuls ceux que veut bien me mettre mon correcteur orthographique ont le droit de cité dans ce post...