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lundi, 24 mars 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces trois dernières semaines ?

Bhakti - Der Wandel im Herzen ("Bhakti - Le changement à l'intérieur du coeur"), His Divine Grace A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda

En fait, je ne suis pas arrivée au bout, mais quand sa Divine Grace Machin a commencé à m'expliquer que les êtres humains vivaient autrefois mille ans et que notre temps est dépravé et que c'est pour cela qu'on ne vit plus que cent ans, je me suis dit qu'il était peut-être temps d'en finir. Y'avait des choses bien, mais c'était assez répétitif.

Iran (Guide de voyage Lonely Planet)

Là encore, je ne l'ai pas vraiment lu en entier, puisque je n'ai lu que les villes qui m'intéressaient (Téhéran et Ispahan) en plus des informations générales.

Les Pintades à Téhéran, Delphine Minoui

Celui-là par contre, je l'ai dévoré. Les iraniennes s'amusaient bien en regardant les images. "Ha ha, regarde, les filles avec leur scotch sur le nez ! Comme c'est drôle !"

NB sur les "scotch" sur le nez : les iranieennes (et les iraniens) sont obsédés par deux choses, à savoir leurs sourcils et leur nez. Le nombre de gens que l'on croise dans la rue affublés d'un scotch sur le nez, marque du passage récent sur le billard, est impressionnant. Et les chirurgiens du nez iraniens sont très réputés, paraît-il...

Un petit détour par le GRand Bazar, dans le Sud populaire, permet de vite remettre les pendules à l'heure.Dans ses galeries sous arcade, on y croise des Iraniennes drapées de noir [c'est à dire en tchador], le cabas rempli de légumes sous un bras et de l'autre main libre en train de tâter, tels des melons frais, des soutiens-gorge roses en nylon disposés sur l'étal d'un vendeur de sous-vêtements bon marché. Tout comme la papeterie, les orfèvres et les tapis, la lingerie dispose d'une section à part. Le visage à moitié caché par son voile sombre, Hamideh vient de plonger la tête la première dans un bac rempli de lambada [strings]. Cette femme au foyer, mère de trois enfants et originaire d'un milieu religieux et ouvrier, est en pleine mission d'exploration.
Tout à coup, la voilà qui se redresse, triomphante, brandissant sa fructueuse découverte : un string rose pétant à froufrous ! Avec, en prime, un message imprimé sur le devant : "sens Interdit !" Le tout pour l'équivalent de 5 euros. Hamideh laisse exploser sa joie. "Mon mari va dorer !" lâche-t-elle, sous le regard sévère de l'ayatollah Khamenei dont le portrait est placardé sur le mur au-dessus du bac à porte-jarretelles (le guide suprême de la République islamique a droit à son effigie dans tous les magasins iraniens, et les boutiques de dessous frivoles ne dérogent pas à la règle).
Ces petits objets de libertinage, qui rappellent les gadgets racoleurs de Pigalle, sont-ils donc licites en République islamique ? "je porte un tchador pour me protéger du regard des hommes dans l'espace public. Mais le soir, je me maquille, je mets des bijoux et je sors mes plus beaux sous-vêtements pour mon mari. En tant que bonne musulmane, c'est mon devoir d'être sensuelle pour mon époux" commente sans tabou Hamideh. [...] Sous le voile, la coquetterie - autorisée et encouragée par la nomenklatura religieuse - n'a pas de limites. Quitte à frôler la vulgarité.

Le déclin de l'Empire Whithing, Richard Russo

Pour passer deux semaines de vacances sans me charger de 50 livres, j'ai pris le plus gros des romans de ma PAL. Finalement, je ne l'aurai lu que dans l'avion aller. Trop occupée à Téhéran et trop épuisée dans l'avion retour. Je pense qu'il me fera mes deux semaines à Bruxelles !

Quatre-vingt-treize, Victor Hugo

Commencé dans l'avion-retour. Il y a ce style Victor Hugo, ces dialogues trop parfaits, ces scènes trop bien arrangées pour qu'on y croie une seconde. Romantisme, romantisme, romantisme... Mais cela dit, un texte sur la Terreur, c'est rare et nécessaire. Victor Hugo, sans cacher une certaine préférence pour les Bleus (les républicains), dépeint les Blancs (les Royalistes) avec autant de bienveillance. On s'attache aux personnages, ces personnages qui s'affrontent. On s'attache aux deux ennemis, en sachant bien que l'un des deux va perdre. Je pense que c'était l'idée centrale du livre, une manière comme une autre de montrer d'absurdité de la guerre civile, une guerre fratricide au propre et au figuré.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Moby Dick, Herman Melville

J'ai continué sur ma lancée des livres anglais lus en VO. "Moby Dick" est le deuxième livre que je découvre directement en VO. Comme pour "Vanity Fair", la lecture est difficile. Il me faut me raccrocher au texte écrit pour être sûre de comprendre certains passages. Mais contrairemnt au précédent, je ne trouve pas le livre aussi passionnant.
J'ai même beaucoup de mal à m'intéresser à ces personnages et à ces disgressions sans fin sur tout et n'importe quoi. Un chapitre entier pour décrire les différents type de baleine - c'est un peu trop pour moi.

Qu'est-ce que j'ai vu ces trois dernières semaines ?

J'ai vu un film en Iran, dont je ne connais pas le titre mais qui est visiblement assez connu, et qui heureusement pour moi avait des sous-titres en anglais. C'était un film "officiel", l'histoire d'une fille impie qui porte beaucoup de maquillage et dit des choses méchantes sur Dieu. En voulant échapper à la police, elle se réfugie par hasard chez un molla très pieux qui l'accueille. Elle essaye désespéremment de le prendre en défaut, mais lorsque son frère est gravement blessé et que les prières du molla le sauvent, elle finit par retourner à Dieu. Elle s'habille en blanc et ne porte plus de maquillage (parait-il).

Ca n'était pas extraordinairement bien joué, et les ficelles de l'histoire était assz grossières, mais ca n'était au final pas mal du tout. Au final, ce que le molla disait de Dieu était vraiment beau, c'était au moins une partie du film qui avait l'air sincère...

lundi, 03 mars 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces deux dernières semaines ?

Tuer le père, Amélie Nothomb

Je fais court : pas le meilleur Amélie Nothomb...

L'éternel mari, Dostoievski

Barbe bleue, Amélie Nothomb

Enfin un TRÈS TRÈS BON Amélie Nothomb ! Je suis ravie !
Barbe bleue est une sorte d'achèvement de plein de choses nées dans les autres derniers romans. Il y a notamment beaucoup d'échos du Fait du prince. L'imaginaire d'Amélie Nothomb se transforme : c'est toujours le froid, toujours le sucré, et le trop-plein s'installe de plus en plus. Très très aboutit, et un sujet parfait (parce que Barbe Bleue, c'est quand même un des meilleurs contes qui existe au monde), même s'il est transparent (ce qui est peut-être même un avantage).

- N'exagérons rien. J'apprécie votre gâteau, voilá tout. Voulez-vous sécher vos larmes, je vous prie.
- Non. J'aime pleurer devant une belle jeune femme à qui j'offre de la volupté.
- Vous êtes insortable.
- Vous voyez, j'ai raison de ne pas sortir.
Elle rit.
- Quand je pense à toutes ces femmes qui rêvent de vous rencontrer ! Si elles savaient que vous sanglotez à la moindre occasion et qu'il n'y a pas de champagne chez vous !
- Je corrigerai ce dernier point. Vous m'avez converti. D'où vous vient cette habitude ?
- Cette habitude ? Vous plaisantez. Je n'ai pas bu beaucoup de champagne dans ma vie, mais dès la première fois, j'ai su qu'il n'y avait rien de meilleur. Comment avez-vous évité de vous en apercevoir, vous ?
- J'imagine que le champagne m'a été gâché par les mondanités. Je n'y avais plus touché depuis vingt ans.

Le Visiteur, Eric-Emmanuel Schmitt

Pour moi un chef d'oeuvre absolu de Eric-Emmanuel Schmitt. Nous sommes à Vienne, juste après l'Anschluss, et Freud, grâce à ses appuis aux Etats-Unis, est en train de se préparer à fuir. Un Inconnu rentre dans son bureau, et petit à petit, il s'avère que ce serait... peut-être... Dieu. Ou juste un fou.
En tous cas, le dialogue va partir très loin : le sens de la vie, l'incompatibilité de Dieu et de la haine (incarnée par le nazisme), la crise de la foi (individuelle et historique) auquel contribue la psychanalyse...

FREUD (véhément). Allez ! Intervenez ! Arrêtez ce cauchemar, vite !

L'INCONNU. Je ne peux pas. Je ne peux plus !
L'Inconnu se dégage, rassemble ses forces pour aller fermer la fenêtre. Au moins, le bruit des bottes a disparu... Il s'appuie contre la vitre, épuisé.

FREUD. Tu es tout-puissant !

L'INCONNU. Faux. Le moment où j'ai fait les hommes libres, j'ai perdu la toute-puissance et l'omniscience. J'aurais pu tout contrôler et tout connaître d'avance si j'avais simplement construit des automates.

FREUD. Alors pourquoi l'avoir fait, ce monde ?

L'INCONNU. Pour la raison qui fait faire toutes les bêtises, pour la raison qui fait tout faire, sans quoi rien ne serait... par amour.

La nuit de Valognes, Eric-Emmanuel Schmitt

MADEMOISELLE DE LA TRINGLE (voulant comprendre). Votre paon est en train de mourir ?

LA DUCHESSE. Voilà.

MADAME CASSIN. Vous y étiez très attachée ?

LA DUCHESSE. Nous nous connaissons depuis l'enfance.

LA RELIGIEUSE (naivement). Je ne savais pas que les paons vivaient aussi longtemps.

LA DUCHESSE (faussement vexée). Je vous remercie. (Changeant de ton sans transition.) Dans ma famille, il est d'usage que tout enfant naisse en même temps qu'un paon. C'est une tradition. Nous sommes nés ici, mon paon et moi, enfin, lui dans le parc et moi dans la chambre de l'aile droite. (Changeant de ton) Oui, je l'avoue, j'ai négligé mon paon pendant ma vie de femme. Et puis, presque par hasard, je suis revenue ici il y a quinze ans. J'ai vu mon paon dans un si pauvre état, grossi, boiteux, déplumé, rhumatisant, sa queue ne déployant qu'un éventail édenté, que ce jour-là, je me suis apitoyée sur nous-même. Oui, nous avions vieilli. Il était bien passé, le temps de nos splendeurs. Car je dois dire sans fausse modestie que c'était un très beau paon. De l'avis général. Alors je l'ai emmené avec moi, à Paris, où il vécut dans mon jardin. Mais cette dernière semaine fut terrible pour lui, son état s'est aggravé : il respire avec peine et trahit des signes de grave lassitude. Il ne peut plus ni bouger ni chanter.

LA RELIGIEUSE. Cel chante, un paon ?

LA DUCHESSE (joyeuse). La première fois que je me suis trouvée à l'Opéra, j'ai cru qu'il s'était caché dans la fosse.

LA RELIGIEUSE (sans rapport). La pauvre bête.

LA DUCHESSE. N'est-ce pas ?

La Duchesse a rassemblé 4 amies chez elle. Pourquoi ? Parce que son paon est en train de mourir. Et qu'il est donc grand temps de régler son compte à Don Juan. Toutes les quatre, elles ont été les victimes de Don Juan. Elles lui tendent un piège dans lequel Don Juan semble se jeter tête baissé. Mais on comprendra que Don Juan a bien changé. Que s'est-il passé ?
Une bonne pièce qui réfléchis sur la vieillesse, tout en gardant une forme d'humour agréable. Mais pas non plus extraordinaire.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Iran (Guide de voyage Lonely Planet)

Les Pintades à Téhéran, Delphine Minoui

Vous l'aurez compris, je me prépare. Si tout se passe comme prévu, à l'heure où se billet est publié, j'atterris à Téhéran !

Qu'est-ce que j'ai vu ces deux dernières semaines ?

Lourdes (Jessica Hausner, 2009)

Entre les murs (Laurent Cantet, 2008)

Un film magnifique, que je regarde bien trop tard. Le travail avec les acteurs est palpitant, je suis conquise !

La femme infidèle (Chabrol, 1969)

Mon premier Chabrol. Enfin, mon premier Chabrol conscient. Sans doute qu'en y regardant de plus près, je trouverais bien quelques films de lui que j'ai dû voir sans le savoir.
Je ne peux pas dire que j'aie complétement adopté Chabrol. Je trouve son cinéma un peu froid. La caméra peut-être trop objective ? Je ne sais pas. Mais j'ai clairement identifié une touche Chabrol : la musique, les cadrages et les mouvements de caméra géniaux. Et puis un certain type d'acteurs aussi. Dans La femme infidèle, c'était Michel Bouquet. Pas croyable comme il peut ressembler à Michel Duchaussoy à certains moment ! Et soudain, qui voilà tout jeunot dans un petit rôle ? Michel en personne. Je comprends maintenant pourquoi le titre me disait quelque chose, j'avais dû le voir passer dans sa filmographie.

Le boucher (Chabrol, 1970)

Dans Le boucher, j'ai retrouvé... du Chabrol. Même musique (presque exactement), mêmes genres d'acteurs (et la même actrice principale), mêmes géniales idées de cadrage. Et cette fois, l'acteur Chabrol, c'était Jean Yanne. L'histoire était plus forte, m'a plus touchée.

L'ivresse du pouvoir (Chabrol, 2006)

J'avais déjà vu le film. Il n'y pas même pas si longtemps. Et depuis le temps que je veux le voir, je pense que je n'ai pas dû savoir qu'il s'agissait du même...
C'était d'ailleurs agréable de le revoir. Le film est plus ou moins inspiré de l'affaire elf, ce que je n'avais pas su à la première visison (et découvert dans le making of à la deuxième).
Cette fois-ci, par contre, j'avais une petite idée de la marque "Chabrol". La musique d'une part, cette musique étrange qui passe bien chez Chabrol, et qui passerai sûrement mal partout ailleurs. Le mouvement de caméra m'a moins marqué que dans les deux films précédents. Et sinon, il y a les acteurs. J'ai adoré l'acteur de Felix. J'ai pensé : c'est vraiment un acteur typiquement "Chabrol". Et vous savez qui joue le rôle de Felix ? Thomas Chabrol.

Les invasions barbares (Denys Arcand, 2003)

Je manque de temps pour dire tout le bien que j'ai pensé de ce film, très drôle et très intelligemment composé. Pas un chef-d'oeuvre artistique, mais un film sincère, avec des personnages attachants. (Je manque de temps..)

La traversée de Paris (Claude Autant-Lara, 1956)

Un film merveilleusement bien ficelé. L'histoire est simple (en pleine Occupation, deux hommes qui transportent des malles pleines de viande destinée au marché noir), deux acteurs géniaux (Jean Gabin et Bourvil, on peut difficilement faire mieux...) et des dialogues succulent (scénario signé Marcel Aymé, c'était prévisible), une esthétique très particulière (mi-scène de théâtre, mi-kitsch). Pourquoi n'ai-je jamais vu ce film, moi qui ai été abreuvée de classiques depuis le biberon ?

La cité des enfants perdus (Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, 1995)

J'avais déjà vu ce film, il y a longtemps. Et je savais très bien qu'il était génial. Mais j'avais oublié à quel point il était génial. Jeunet est un des plus grands parmi les plus grands, indiscutable. Le DVD offrait en prime une version commentée du film par le réalisateur (j'adore) où il s'accusait de beaucoup de "fautes" dans le film. Entre autre, que certaines choses sont difficiles à comprendre. C'est ce que moi j'aime dans le film, que l'histoire soit si étrange et tarabiscotée qu'on peut regarder deux ou trois fois avant d'en saisir tous les détails. Peut-être que Jeunet a voulu mettre trop de choses dans ce film : trops d'idées, trop d'imagination, trop de personnages, trop de nouveautés techniques, trop de Jeunet. Mais bon, c'est merveilleux quand même (rien à voir avec Amélie Poulain, il faut bien le dire).

lundi, 17 février 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces trois dernières semaines ?

Tokyo Sisters. Dans l'intimité des femmes japonaises, Raphaelle Choel et Julie Rovéro-Carrez

Le Voyage d'hiver, Amélie Nothomb

Je pensais vraiment ne pas avoir lus les derniers Nothomb. Mais en fait, Le fait du princeLe voyage d'hiver et Une forme de vie, je les ai déjà lus, c'est indéniable. Je n'ai pas été mécontente de relire Le voyage d'hiver, qui est vraiment pas mal du tout. Disons qu'on y retrouve des échos de Antéchrista et de Les Catilinaires, qui comptent parmi les meilleurs qu'elle ait jamais faits. On y retrouve surtout l'obsession du froid d'Amélie Nothomb qui rend son imaginaire si... bizarre.

Le passage que je vous propose ne le montre pas bien. Mais il était tellement Antéchrista que j'en ai été ravie.

Par ailleurs, j'étais comme les autres : j'aimais les personnalités charismatiques. Quand Fred Warnus ou Steve Caravan parlaient, j'étais sous le charme. J'aurais été incapable d'expliquer leur séduction, mais je la subissais avec enthousiasme. Je savais que ce mystère me dépassait.
En Europe occidentale, nous n'avons pas vécu de guerre depuis longtemps. Les générations en temps de paix prolongée ont d'autres manières d'accuser les moissons de la Grande Faucheuse. Chaque année, on ajoute d'innombrables noms à la stèle des victimes que la médiocrité a eues. Il convient de leur laisser le bénéfice du doute : elles ne se sont pas dérobées au combat, ce ne sont pas des déserteurs, certaines même, à quinze ans, étaient des dieux vivants. Le terme ne dépasse pas ma pensée : quand un adolescent monte au front, il offre le plus éblouissant des spectacles. Warnus et Caravan crépitaient d'une sorte de feu sacré.
À dix-huit ans, Warnus a été fauché : il est entré à l'université et, du jour au lendemain, le brillant esprit a rabâché les slogans éculés de tel ou tel professeur. Caravan a tenu plus longtemps : parti à La Nouvelle-Orléans pour se former auprès des meilleurs musiciens de blues, il promettait. je l'avais entendu jouer, j'en avais eu la chair de poule. Vers l'âge de trente ans, je l'ai croisé au supermarché ; son caddy regorgeait de bières. Il m'a dit sans honte que le blues, il en avait jusque-là, et qu'il n'était pas mécontent d'avoir été "rattrapé par le principe de réalité". Je n'ai pas osé lui demander si c'était ainsi qu'il appelait les packs de bière.

Une forme de vie, Amélie Nothomb

C'était bien mieux que dans mes souvenirs. De toutes facons, je n'aime jamais tant Amélie Nothomb que quand elle parle de TAC.

- N'importe qui peut faire la grève de la faim, a répondu cette âme simple.
- Déjà, je ne pense pas que n'importe qui peut le faire. Mais surtout pas nous. Tu ne vois en nous que des hommes aux réserves énormes. La vérité, c'est que nous sommes les pires junkies de la terre. La bouffe à haute dose, c'est une drogue plus dure que l'héroine. Bâfrer, c'est le shoot assuré, on a des sensations pas croyables, des pensées indescriptibles. Une grêve de la faim équivaut pour nous à une désintoxication gravissime, comme ces camés à l'heroine qu'il faut enfermer. Nous, le cachot n'y suffirait pas. Il n'y aurait qu'un seul moyen de nous empêcher de manger : la camisole de force. Mais je ne pense pas qu'il en existe de notre taille.
- Gandhi, lui..., a commencé le cuistot.
- Arrête. Les probabilités que Bozo devienne Gandhi, tu sais combien il y en a ? Zéro. Et mes potes et moi, pareil. Exiger de nous que nous soyons des saints, c'est dégueulasse. Tu ne risques pas non plus d'en devenir un, alors pourquoi l'attendre de nous ?

Vanity Fair (La foire aux vanités), William Makepeace

Le Journal de Pavlik Dolski, Alexeï Apoukhtine

L'Enfant-étoile, Oscar Wilde

Le Portrait, Nicolas Gogol

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Bhakti - Der Wandel im Herzen ("Bhakti - Le changement à l'intérieur du coeur"), His Divine Grace A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda

Moby Dick, Melville

Qu'est-ce que j'ai vu ces trois dernières semaines ?

Berlinale, Berlinale...
Mon verdict personnel des trois meilleurs films (parmi ceux que j'ai vus, ca va sans dire):
- The Midnight After
- Asabâni nistam
- Na kethese ke na kitas
Et aussi une mention de super surprise pour Iranien !

The Midnight After (Fruit Chan, 2014)

La bande annonce du film (qu'on peut regarder sans problème, rien d'horrible à l'écran) qui est pas mal réussie, même si on ne devine rien de l'humour du film.


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Un de mes TOP FILMS BERLINALE 2014 !

Un réalisateur à suivre absolument.

Gui Ri Zi (Shadow Days) (Zhao Dayong, 2014)
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Asabâni nistam (Reza Dormishian, 2014)

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Un de mes TOP FILMS BERLINALE 2014 !

Et une victoire personnelle en faisant la queue. Je me suis trouvée première de la queue (parce que mon film précédent se terminait au même endroit) et un couple qui parlait persan est arrivé un peu paumé. J'ai réussi à leur dire que Asabâni nistam c'était bien ici, et qu'ils devaient se mettre dans la queue par là-bas. Très très fière de moi :)
(Sauf qu'ils parlaient en fait parfaitement allemand, donc ça ne servait à rien de me casser la tête à leur parler perse, mais enfin...)

Yves Saint Laurent (Jalil Lespert,2014)


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Je pense que j'ai passé mon temps à parler de choses "innovatives". On dit pas "innovatif". Mais j'avais oublié.

Der Anständige (The Decent One) (Vanessa Lapa, 2014)
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Yoru no henrin (The Shape of Night) (Noboru Nakamura, 1964)
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Une seule image trouvable de ce film sur internet (que fait la police ?), issue du générique :

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20,000 Days on Earth (Iain Forsyth et Jane Pollard, 2014)
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Nick Cave and the Bad Seeds se sont donc créé dans les années 80. Super bien préparée que je suis, ça se voit, non ?

Et à la place de la bande-annonce qui est très ennuyante, à l'intention de ceux qui ne connaissent pas Nick Cave (ohhhhhhh !), la seule chanson dont vous avez peut-être pu entendre parler...

Iranien (Mehran Tamadon, 2014)
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CHAPEAU AU RÉALISATEUR !

Bon, il y avait bien 4 mollâs... mais y'en a un qui parle tellement peu que je l'avais oublié (et un qui monopolise la parole aussi, celui-là je suis pas prête de l'oublier...)
Vous avez un mini-micro extrait du film ici.
Le réalisateur étant français, y'a une petite chance d'arriver à se le procurer un jour.

Is the man who is tall happy ? (Michel Gondry, 2014)
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Pierrot Lunaire (Bruce LaBruce, 2014)

Bruuuuuuuuuuuce !!!!
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Et petite victoire, Pierrot Lunaire a gagné le TEDDY AWARD 2014 !
(le Teddy Award étant une sorte de prix indépendant du meilleur film homosexuel-et-assimilés de la Berlinale)
Bruuuuuuuce, t'es le meilleur !

L'actrice s'appelle Susanne Sachsse.

(Je vous épargne des images du film, mais si vous voulez écouter cette musique heu... magnifique... vous pouvez ici par exemple. Et si vous voulez voir un mini-passage du spectacle sur lequel est basé le film, c'est ici, mais faites pas genre que je vous avais pas prévenus...)

Nagima (Zhanna Issabayeva, 2014)
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Fucking Different XXY (Collectif, 2014)
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Je peux pas vous passer d'image du film, mais à la place, une chanson de Prinzessin Hans :

Na kathese ke na kitas (Standing aside, watching) (Yorgos Servetas, 2014)


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Un de mes TOP FILMS BERLINALE 2014 !

Difret (Zeresenay Berhabe Mehari, 2014)
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"Abduction" est donc un enlèvement, tout simplement. (on aura au moins appris un mot anglais aujourd'hui)
Et pour la langue, il s'agit de amharique, la langue de l'Etiopie, donc. (on aura aussi appris un mot français par la même occasion)

Kuzu (Kutlug Ataman, 2014)
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mercredi, 05 février 2014

Le progrès technique est un acteur extraordinaire, ne serait-ce que les économies d'énergie qui vont être un acteur extraordianire de l'environnement. [...] [Le progrès technique] est plus la solution que le problème. Nettement plus la solution que le ...

Jacques Attali :

Le progrès technique est un acteur extraordinaire, ne serait-ce que les économies d'énergie qui vont être un acteur extraordianire de l'environnement.
[...] [Le progrès technique] est plus la solution que le problème. Nettement plus la solution que le problème puisqu'il s'oriente dans la bonne direction. Mais le vrai changement, il sera dans le comportement humain. Si demain matin, de facon volontaire (parce que je crainds qu'un jour ca n'arriva de facon totalitaire) l'Humanité était toute entière végétarienne, ce qui a mon avis sera vraiment le grand changement de comportement, eh bien une grande partie des problèmes du climat serait réglée, parce qu'on consommerait infiniment moins d'eau, que les émissions de méthane par les animaux auraient disparu. Et il vaut mieux chercher la solution dans le végétarianisme qui est un mode de vie extrèmement serein, paisible et positif que par des taxes diverses qui n'ont d'impact qu'à très court terme. Donc je pense qu'il faut regarder le problème dans cette dimension-là.

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mardi, 28 janvier 2014

Quand vous regardez la production agricole du monde...

Hervé Le Bras :

Quand vous regardez la production agricole du monde, elle a crû en volume plus rapidement que la population depuis 50 ans. On a actuellement en part de production agricole pratiquement 40% de plus de nourriture potentielle qu'on avait il y a 50 ans.
Simplement, tout dépend du mode de consommation, de l'utilisation de la production agricole. Si vous êtes végétarien, on peut actuellement nourrir 11 milliards d'habitants avec la production agricole. Mais on n'est pas végétariens, on mange des animaux. [Et de plus en plus !] Mais maintenant, il n'y a plus de près. Tous les animaux supplémentaires qu'on élève sont nourris avec la production agricole. Et dans ce cas-là il y a une perte très importante, selon le type d'animal. Disons en moyenne : quand vous donnez 8 calories à un animal, vous n'en récupérez en nourriture que une calorie en viande ou en produits animaux. Ce qui veut dire que si on ne mangeait que de la nourriture animale, on pourrait nourrir actuellement seulement 3 milliards d'habitants. Et si on mangeait tous comme les Francais à l'échelle du monde, on nourrirait seulement 4,5 milliards d'habitants. Donc tout dépend non pas de l'importance de la population comparée à l'importance de la production agricole, mais du mode d'utilisation de cette production agricole.
J'ajoute que viennent en concurrence actuellement les biocarburants dont la part dans la production agricole croît très rapidement. Donc on entre dans une aire où la nourriture n'est plus quelque chose de spécialisé, mais un produit généraliste qui va entrer sur tous les marchés : le marché de l'énergie, le marché des matières plastiques (on pense qu'à peu près la moitié des matières plastiques seront produites à partir de riz et de produits qui résultent de l'agriculture).

Source

lundi, 27 janvier 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces deux dernières semaines ?

Japon, peuple et civilisation, sous la direction de Jean-Francois Sabouret

Une intéressante vue d'ensemble sur le Japon. La partie sur les arts est un peu restreinte et parle peu de l'influence du Japon sur l'extérieur. Une petite phrase qui évoque les manga, à peine. Ca me semble un peu peu (je veux bien que la littérature japonaise ne se limite pas au manga, mais quand même, ce n'est pas comme si c'était un épiphénomène...).

Un article très intéressant sur les Burakumin m'a permi de bien mieux comprendre l'enjeu de Kamui Den. J'avais trouvé un peu anachronique ce communisme transporté en période Edo. J'ai compris qu'en fait, la survivance du système de caste est encore très présent au Japon, et qu'il s'agissait d'un enjeu majeur des communistes dans les années 70. C'était donc anachronique en tant que reconstitution historique, mais d'actualité...

En 1871, les descendants des parias obtiennent leur liberté et sont "catégorisés" sur les registres d'état civil comme "nouveaux citoyens". Paradoxalement, la libération a un effet négatif sur leur sort : ils perdent le monopole des métiers du cuir, s'appauvrissent très rapidement, subissant de surcroît la haine des Japonais "ordinaires". Pourtant, rien ne distingue les gens issus des buraku des Japonais "ordinaires" : l'apparence physique, les noms, les moeurs, les croyances, la langue sont les mêmes. C'est pourquoi on a pu parler à leur propos de "race invisible du Japon".
[...] Dans les années 70, des annuaires (
chimei sokan) circulaient qui renseignaient les employeurs sur l'évolution de la toponymie des guettos. Officiellement, les annuaires sont interdits, mais qui peut en interdire la circulation sous le manteau, ou mieux, celle des répertoires électroniques ? Bien des carrières ont été brisées, des mariages rompus, des familles déchirées par une telle révélation. Souvent les Burakumin sont les victimes désignées de la vindicte.

Le fait du Prince, Amélie Nothomb

En fait, comme la moitié des romans d'amèlie Nothomb se passent au Japon, j'avais une chance de rester dans ma thématique. Mais en fait non. D'ailleurs, j'avais déjà lu Le fait du Prince, même si je ne m'en rappelais pas du tout. Pas son meilleurs d'ailleurs.

On a beaucoup beaucoup parlé à la sortie du livre des beuveries au champagne du livre. On aurait pu croire que le livre n'était qu'un long dialogue de deux personnes qui boivent du champagne jusqu'à en mourir. Ce n'est pas du tout le cas. Plutôt un espèce de policier sans enquête policière (Amélie Nothomb est géniale, même quand son livre est mauvais). Et une réflexion sur... le luxe... ou quelque chose dans le style

Ici, les visites au musée de Baptiste, le narrateur.

Si ma mère n'était que convulsions face à ces vieilleries, mon père, d'après moi, simulait. Il regardait ce fatras avec une politesse absente sauf quand il lisait à voix haute le commentaire muséal. J'en eus la preuve à l'âge de dix ans, comme nous parcourions une exposition d'art primitif. Dans un coin, il y avait d'ignobles bâtons incrustés de couleurs moches. Papa s'approcha de cette laideur, peut-être intrigué qu'on puisse l'exposer. Il lut tout haut l'explication : "Îles Samoa, étais sculptés. Julie, Baptiste, venez voir." Et il ajouta, sans ironie ni second degré : "Remarquables, ces étais sculptés."
Je me rappelle avoir échangé avec ma soeur un regard consterné. Il avait parlé comme le professeur Mortimer de la bande dessinée d'Edgard Pierre Jacobs quand il visite le musée du Caire. Il récitait un rôle.
En vérité, dans les musées, mon unique centre d'intérêt était le comportement de mes parents. Et leur commentaire, invariable, au retour, en voiture : "Ca fatigue, ces expositions, mais on est contents que les enfants l'aient vue. Baptiste l'a trouvée magnifique." La culture repose sur un malentendu.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Tokyo Sisters. Dans l'intimité des femmes japonaises, Raphaelle Choel et Julie Rovéro-Carrez

Pas besoin de vous préciser que je continue dans ma thématiqu Japon. Il s'agit ici si j'ai bien compris de chroniques écrites par ces deux journalistes autour de la vie au Japon (surtout à Tokyo, et surtout des femmes).

C'est fou comme le Japon a des côté extrèmements attirants et des côtés extrèmement repoussants. Je ne sais pas si il y a plus grand comme choc de cultures...

Comme je suis obnubilée par les mariages en ce moment, une description de mariage japonais (ca tombe bien, je suis déguisée en japonaise pour un mariage cet été...)

19 heures : Michiko-san arrive, vêtue d'un superbe kimono, d'une perruque à coiffe dure, le port altier et le regard franc. Dans l'assemblée, on applaudit poliment. Une douce musique d'ascenseur accompagne son entrée.
Conformément aux indications de l'invitation, la soirée est minutée. Le dîner commence à l'heure dite, les discours se font selon la règle : John, le supérieur hiérarchique de la mariée, sera le premier, avant même le père de cette dernière. S'il était besoin de rappeler qu'ici le travail passe avant la famille, c'est chose faite.
[...]19h45 pétantes, c'est l'heure du dessert et surtout le moment tant attendu de la découpe du gâteau. Une mise en scène digne d'un épisode des Feux de l'amour. Les mariés font leur entrée triomphale alors que les rideaux s'ouvrent. La musique wagnérienne bat son plein... sans couvrir pour autant les "hooooooo, haaaaaaaa" de l'assemblée.
Il est 20h15, la fin approche, soro, soro (c'est bientôt l'heure. Comprenez : il faut y aller !). Une ribambelle de petits sacs déferle alors dans la salle. Le nôtre est déposé à côté de notre chaise. À l'intérieur, douceurs et encens, mais, plus surprenant, un superbe catalogue en carton broché de 300 pages photos d'objets en tous genres : vaisselle, réveil, montres, jouets... Tout ce qui est proposé dans la brochure a une valeur identique et représente la moitié de la valeur de notre enveloppe. Il nous faudra donc choisir un cadeau qui sera livré directement par coursier. Je rétorque que, par discrétion, je juge préférable de ne rien commander. Non, surtout pas, ce serait juger que le jeune couple n'a pas les moyens et douter de sa bonne éducation. Encore un faux pas évité !

Bhakti - Der Wandel im Herzen ("Bhakti - Le changement à l'intérieur du coeur"), His Divine Grace A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda

Lorsque l'on aime son enfant, et que l'enfant n'est pas là, alors il suffit de voir ses chaussures pour penser à l'enfant.On se dit : "Ce sont les chaussures de mon enfant bien aimé." Il est bien entendu que l'on n'aime pas les chaussures - ce que l'on aime, c'est l'enfant - mais les chaussures éveillent des sentiments de l'amour qu'on a pour son enfant. C'est une démarche semblable qui opère lorsque nous voyons un être vivant. À partir du moment où nous voyons l'énergie de Krishna manifestée dans un être vivant, nous aimons cet être vivant, parce que nous aimons Krishna.
(ma traduction)

Vanity Fair (La foire aux vanités), William Makepeace
Comme j'avais complètement perdu le fil, j'ai repris le livre audio du début. Je comprends plein de choses qui m'avaient échappé la première fois et pour le moment je n'ai pas encore rejoins là où j'en étais. Un très très bon livre, et un anglais pas très évident (mais pas impossibe non plus).

Qu'est-ce que j'ai vu ces deux dernières semaines ?

Porco Rosso (Ghibli: Hayao Miyazaki, 1992)

En apprenant que le prochain Miyazaki allait sortir d'ici quelques jours en France, j'ai eu une terrible envie de combler quelques manques... Porco Rosso en faisait partie. Une histoire super bizarre (le fascisme italien vu par Miyazaki... ca vaut le détour), avec des personnages féminins secondaires (encore que...) très réussis, beaucoup de poésie comme toujours chez Miyazaki (ah la voie lactée !!!), certainement une grande affinitée avec Saint Exupéry.

Ce n'est pas mon Miyazaki préféré, mais encore un chef d'oeuvre du genre...

Sag' kein Wort (Pas un mot...) (Gary Fleder, 2001)

Breackfast with Tiffany (Blake Edwards, 1961)

Dans la série des manques impardonnables à combler, un charmant petit film, qui mérite certainement son status de classique. Je comprends le mythe Audrey Hepburn en la regardant. Adorable, charmante...

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(Je ne suis pas très sûre d'être le moins du monde d'accord avec la morale de l'histoire et la tournure des évènements, mais bon...)

Girls - season 1 (Lena Dunham, 2012)

Je n'avais entendu que du bien de cette série écrite par Lena Dunham, qui y joue également le premier rôle. Je n'ai pas été décue. En faisant référence très explicitement à Sex and the city, mais avec des jeunes vingtenaires bien moins glamour et succesfull et avec un regard un peu moins naif sur la vie... (mais toujours un peu naif - on est aux USA, faut pas exagérer).

De toutes facons, au bout de deux minutes, j'étais folle amoureuse du copain chelou de Hannah. Bref, la première saison est passée en un clin d'oeil !

La rafle (Rose Bosch, 2010)

Il paraît que c'est un des premiers films francais qui met directement l'accent sur le rôle de Vichy dans la Shoa, ou disons son zèle dans la collaboration sur la question juive.

Sans être complètement passionnée par le film, je dois donc lui accorder cette première qualité ainsi qu'un très grand effort dans la reconstitution historique (le Vélodrome est un tour de force). Les acteurs sont également vraiment vraiment tous très bons chacun dans leur rôle. Gad Elmaleh est super, Raphaelle Agogué, et évidemment Sylvie Testud (j'ai eu une crise d'angoisse au moment où le personnage de Sylvie Testud se fait "rafler", je suppose qu'elle a fait quelque chose de bien).

(J'ai "découvert" Sylvie Testud il y a relativement peu et je l'aime excessivement.)

Platoon (Oliver Stone, 1986)

Encore un gros manque à combler. Un très bon film certainement, mais après avoir vu Full Metal Jacket, comment voir un autre film sur la guerre du Vietnam ?

Ridicule (Patrice Leconte, 1996)

J'avais un bon souvenir de ce film, vu certainement il y a une bonne dizaine d'année... L'idée du film est certainement très bien trouvée, et j'aime assez Fanny Ardant (c'est un peu comme Fabrice Luccini, elle joue tout le temps seulement son propre rôle, mais j'aime bien ce rôle). Judith Godrèche m'ennuie par contre infiniment, et je n'arrive pas à avoir envie que les deux tourtereaux finissent ensemble (en plus je trouve le vieux monsieur riche qui veut l'acheter très gentil et sympathique).

Nikita (Luc Besson, 1990)

Bienvenue chez les Ch'tis (Dany Boon, 2008)

Je me suis enfin décidée à voir ce film. Ne serait-ce que pour pouvoir dire "J'étais sûre que je n'allais pas aimer. J'ai regardé quand même, et effectivement, je n'aime pas."

Le film n'a pas un grand intérêt cinématographique et les dialogues sont désespérément plats. J'ai juste beaucoup aimé les trois minutes pendant lesquelles Galbru parle (et ca m'a fait rire). MAIS il faut quand même avouer que le film est fait avec beaucoup d'amour. Franchement, Dany Boon y a mis ses tripes, ca se sent. C'est ce qui rend le film sympathique au final.

Enfin, je savais très bien à l'avance que je n'allais pas aimer. J'ai essayé quand même, hein. Mais effectivement, je n'aime pas.

mardi, 21 janvier 2014

Soirée filles

Samedi, ma copine Maleke m'a invitée à une "soirée fille". J'ai eu le choc de ma vie en arrivant chez elle, parce que je l'ai vue pour la première fois sans foulard. Ben oui : on était entre filles.

Verdict : elle est encore plus belle - si cela est seulement possible - avec ses beaux cheveux lâchés.

Elle s'était toute pomponnée pour l'occasion. Du coup, depuis, je rêve jour et nuit de rouge à lèvre marron (qu'est-ce que c'est joli!) même si je me doute que c'est fortement plus approprié à sa jolie peau bronzée qu'à ma peau à moi (d'autant plus que je renoue depuis quelques mois avec les joies de l'adolescence, youpi!).

Pendant qu'elle nous préparait un repas digne du Shah d'Iran, on a regardé la vidéo de son mariage (une vidéo professionnelle, d'un kitch que vous ne pouvez même pas imaginer). Elle nous expliquait toutes les traditions étranges du mariage en Iran (enfin pour les kurdes d'Iran, ce qui n'est sans doute pas exactement la même chose). J'ai donné la réplique francaise grâce à ma grande expérience des mariages familiaux, et j'ai ressorti toutes mes connaissances acquises en Serbie sur les coutumes de là-bas. Une deuxième copine enchaînait sur les traditions turques, et une troisième racontait en conclusion le mariage d'un gars francais de leur groupe d'amis avec sa copine chinoise, mariage qu'ils avaient fêté à Berlin avec leurs amis qui leur avaient fait subir les coutumes allemandes. Heureusement, on n'était que 4 à cette soirée filles et on s'en est donc tenues là.

- Le mariage musulman a lieu à la maison et c'est le molla qui vient faire la cérémonie à domicile.
- Je ne comprends absolument rien aux lois vestimentaires iraniennes. Un coup une fille se fait arrêter parce que ces chaussettes sont trop couleur chair et que ca peut perturber les gens, un coup une mariée se ballade en robe blanche presque transparente et sans foulard dans un parc et ca ne dérange personne...
- Avant la cérémonie du mariage iranien, comme la jeune fille va quitter sa famille pour rentrer dans celle de son mari, elle commence par faire tout le tour de la ville pour revoir une dernière fois les lieux où elle a grandi.
- En Iran, le mari vient chercher sa femme chez elle pour l'emmener chez lui.
- En Serbie, la famille du futur marié se présente à la porte de la future mariée et le futur marié envoie son témoin négocier avec le père le prix qu'il réclame pour donner sa fille (Stivi s'en était sorti avec une bouteille de champagne).
- En Allemagne, la famille enlève la future mariée et va la cacher. Le futur marié doit partir à sa recherche dans la ville, s'arrêter dans tous les bars et payer une tournée générale à chaque fois. (Et devrais-je ajouter : ca ne m'étonne pas des allemands.)
- Maleke était tellement émue que le molla a dû s'y reprendre à trois fois avant qu'elle arrive à sortir un "oui". Son futur mari commencait à sérieusement flipper.
- Le marié iranien doit offrir à sa femme à peu près 2000€ de bijoux en or. QUE de l'or. Par contre, les hommes ne peuvent pas porter de l'or. Alors les anneaux de mariage sont en or pour la femme et en argent pour l'homme.
- En Turquie, c'est la famille du marié qui rembourse à la famille de la mariée le lait de vache qui a servi depuis sa naissance à la nourrir.
- Une fois les alliances échangées, le couple doit couper le gâteau. En Iran, une jeune fille de la famille vient danser devant les mariés avec le couteau qui servira à acheter le gâteau. Elle négocie avec le marié le prix du couteau. Si elle s'en sort bien, elle se mariera bientôt.
- Après la cérémonie, on fait la fête. En Iran, les femmes dansent ensemble dans une salle, et les hommes dansent ensemble dans une autre salle ("Mais c'est trop NUL ce truc !"). Mais ca, c'est visiblement seulement parce que la famille de Maleke est très religieuse.
- Par contre, le marié a  le droit de venir dans la salle des femmes voir sa femme. Mais dans ce cas, on prévient à l'avance de l'arrivée du marié pour que les autres femmes puissent se couvrir.
- Les tissus des robes des invitées sont trop beaux. Le jour où je vais en Iran, je ramène une valise de tissus.

On a mangé par terre, comme en Iran. C'était pas la première fois pour moi, j'avais déjà mangé par terre dans un restaurant coréen. Mais au restaurant, on avait une petite table et pas une nappe à même le sol. Donc c'était un peu une première quand même. Et c'était très bon.

Après ca, on a terminé la soirée en regardant pendant des heures toutes les videos de youtube possibles de toutes les danses possibles. J'ai découvert à cette occasion que la nouvelle danse super à la mode, c'est le "zouk", mais que ca n'a pas grand chose à voir avec ce que j'appelle du zouk... Ce sont toutes les trois des grandes fans de danses de couple (tango, salsa, etc). Moi je préfère de beaucoup les claquettes (surtout si c'est Gene Kelly). Par contre la danse du ventre a fait l'unanimité.

Je vous laisse donc sur cette vidéo de Solmaz, une vraie légende en Iran, paraît-il (cela dit, ce qu'elle fait c'est plutôt de la danse arabe que de la danse iranienne...).

J'adore. Mais alors vraiment super mega beaucoup.

lundi, 20 janvier 2014

La la la la la


Anne Sylvestre - Les hormones Simone von bisonravi1987

lundi, 13 janvier 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 5 dernières semaines ?

Kamui Den - Tome 1, Sanpei Shirato
Un énorme premier tome pour nous parler du Japon de la période Edo. Une immersion palpitante dans cet univers, abordé dans ses moindres détails : des vêtements à la culture des vers à soie en passant par le financement des dépenses du palais d'Edo, tout y passe. On apprend bien sûr énormement.

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Lui, c'est Kamui, un jeune paria (une des classes les plus basses de la société japonaise de cette époque). Nous sommes tout au début du premier tome et le jeune Kamui va grandir. Des dizaines (peut-être même des centaines ? ce manga est tellement long !) de destins croisés d'hommes et de femmes issus de toutes les couches de la société nous sont présentés sans cesse. Mais les trois principaux sont le jeune paria Kamui, le jeune fils de domestique Shôsuke et le jeune guerrier Ryûnoshin.

Avouons le, le manga est très violent. Le sang coule beaucoup, la torture semble monnaie courante et les guerrier semblent n'avoir envie que de s'entretuer à longueur de journée. Peut-être pas à mettre entre toutes les mains, donc, mais palpitant.

Autobiographie intellectuelle, Paul Ricoeur

Tout ce que je connaissais de Paul Ricoeur me le rendait sympathique. Je me suis dit qu'une biographie intellectuelle serait moins difficile à comprendre qu'un texte de philo pur. Mais il était tellement question de Husserl et de concepts qui me sont parfaitement étranger que je dois avouer que je n'ai pas compris grand chose. J'ai lu bravement du début à la fin et je me suis dépêchée d'aller lire autre chose.

L'enfant de sable, Tahar Ben Jelloun

Difficile de dire de quoi il est question dans ce roman. C'est un conte raconté par différentes personnes, les récits se contredisent, n'ont parfois pas grand chose à voir les uns avec les autres. Je suppose qu'il faut juste avoir envie de se laisser porter par les mots sans trop chercher à comprendre, ou alors s'imaginer sa propre version du conte.

En bref, il s'agit d'Ahmed. Ahmed est le huitième enfant d'une famille comportant déjà sept filles. Le père décide que ce dernier enfant sera un garcon. Ahmed vient au monde sans sexe masculin, ce qui ne change rien à l'affaire. Ahmed sera circoncit, et élevé pour reprendre les affaires de son père. Puis les choses se compliquent.

On devrait prévoir à la sortie de chaque ville un étang assez profond qui recevrait le corps de ces bébés de l'erreur. On l'appellerait l'étang de la délivrance. Les mères y viendraient la nuit de préférence, ligoteraient leur progéniture autour d'une pierre qu'une main bienfaisante leur offrirait, et, dans un dernier sanglot, déposeraient l'enfant que des mains cachées, peut-être sous l'eau, tireraient vers le fond jusqu'à la noyade. Tout cela serait fait au vu et au su de tout le monde, mais il serait indécent, il serait interdit d'en parler, voire d'évoquer le sujet, même par des allusions.
La violence de mon paxs est aussi dans ces yeux fermés, dans ces regards détournés, dans ces silences faits plus de résignation que d'indifférence. Aujourd'hui je suis une femme seule. Une vieille femme seule. Avec mes vingt-cinq ans révolus, je considère que ma vieillesse a au moins un demi-siècle.

Le Miroir de Cassandre, Bernard Werber

Qu'est-ce que j'ai adoré Bernard Werber quand j'étais ado ! Le temps passant, je lui trouve des défauts, un manque de nuance, une écriture un peu plate, des obsessions personnelles qu'il ressasse de livre en livre, une sorte de naiveté. Mais ce sont vraiment des romans pour ados, et même de très bons romans pour ados, peut-être les meilleurs. Je dirais même qu'il est urgent que tous les ados de France lisent Bernard Werber. Très urgent.

En général, Bernard Werber prend pour chacun de ses romans une thématique très large qu'il développe le plus à fond possible et dans toutes ses facettes. La fiction lui permet d'habitude de faire ressortir UNE vérité, une sorte de message du roman. On est dans une fiction et on n'est pas obligé d'y croire. En tous cas, Bernard Werber a vraiment l'air d'y croire sincèrement, c'est une chose qu'on ne peut pas lui retirer.
Mon préféré personnel a été le Cycle des Anges, dont la thématique était la mort.

Pour le Miroir de Cassandre, la thématique principale est le Futur sous toutes ses formes. Bernard Werber aborde en thématique secondaire le traitement des déchets et la condition des SDF, qui sont d'ailleurs intimement liés à la représentation qu'il se fait du futur. Quand à ses grandes idées, je pense que le petit passage qui suit les résume sans autre commentaire.

L'homme en robe noire se lève.
- Merci monsieur le président. Je voudrais attirer l'attention des jurés sur l'importance de ce procès. À travers cette personne issue du passé, c'est toute une génération que nous jugeons aujourd'hui. La génération des années 2000, celle qu'on a appelée par la suite la "génération des égoistes". Ils ont dilapidé toutes les richesses de la Terre pour leurs plaisirs immédiats, sans réfléchir aux conséquences de leurs actes, sans se préoccuper de l'état de la planète qu'ils allaient laisser à leurs enfants.
Des huées montent de la salle. Le juge frappe du maillet pour obtenir le silence. Parmi les jurés, quelques bébés se mettent à pleurer, d'autres sucent bruyamment leur tétine en signe de préoccupation extrême.
- Je ne savais pas, murmure Cassandre.
- La bonne excuse ! Si, bien sûr, vous saviez. Vous saviez même parfaitement. Vos radios, vos télés, les magazines vendus dans vos supermarchés vous tenaient en permanence informée de ce que vous faisiez et de ce que vous pouviez accomplir. J'accuse mademoiselle Katzenberg d'avoir pu changer le monde, d'avoir compris qu'il fallait le changer et de n'avoir rien fait dans une période où tout était encore possible.
[...]
L'avocate se lève.
- Je réclame la clémence pour ma cliente. Elle n'est pas responsable des erreurs commises par les dirigeants de sa génération. Elle n'a fait que vivre parmi des gens inconscients. Ils ne se rendaient pas compte qu'ils assassinaient leur planète.
- Et pourquoi donc, je vous le demande, maître ? réplique le procureur.
- Je ne sais pas, peut-être parce qu'ils étaient obsédés par la recherche des plaisirs à court terme.
- Objection, Votre Honneur. Ce que l'avocate de la défense appelle des plaisirs à court terme, ce sont des satisfactions égoistes qui se sont révélées, nous le savons, destructrices sur le long terme. Et je vais les citer, ces plaisirs à court terme : générer de la pollution avec leurs voitures, ce qui a causé d'empoisonnement de l'air, accumuler des objets inutiles qu'ils jetaient ensuite n'importe où, ce qui a causé l'empoisonnement de l'eau, engendrer des enfants sans limitation des naissances, ce qui a causé la surpopulation, les épidémies et les famines. Ils n'ont pas stoppé les idéologies intégristes alors qu'ils le pouvaient, ce qui a entraîné les grandes guerres destructrices et toutes les atrocités qui se sont ensuivies. Ils ont exterminé sans la moindre pitié toutes les espèces sauvages. Ils ont souillé tout ce qu'ils touchaient au nom du tourisme, de la société de consommation, de ce qu'ils appelaient la croissance économique. Arggh, ces mots m'écoeurent. J'en ai la nausée !
La salle est parcourue d'une rumeur agressive.

Enfance, Nathalie Sarraute

J'ai été emportée par ce récit d'enfance de Nathalie Sarraute. L'écriture m'a comblée, je l'ai trouvée d'une grande beauté, d'une grande pudeur et d'une grande vérité. Pas facile pourtant de faire un récit sincère des milles et un riens de l'enfance après Proust...
J'ai été vraiment très surprise par ce livre dont je n'attendais pas grand chose. J'ai trouvé la trame narrative merveilleusement bien dissimulée sous l'égrenage des souvenirs qui en sont le prétexte.
J'ai dévoré.

Kamui Den - Tome 2, Sanpei Shirato

Ce deuxième tome pourrait être intitulé "la naissance du premier village communiste sous l'aire Edo". Après vérification, "Kamui Den" est né juste après les évènements de Mai 68 (au Japon aussi, oui oui), ce qui explique beaucoup de choses. Notamment ce parfum un peu anachronique d'égalité et de prise de conscience sociale qui souffle dans tout le manga.

Après un premier tome de 1500 pages, on pourrait croire qu'un deuxième tome de 1500 pages commencerait à faire tourner un peu à l'indigestion, mais pas du tout...

Au contraire, l'intrigue un peu naive du premier tome s'affine avec des considérations plus politiques et économiques. Quelques personnages grisés commencent à pointer le bout de leur nez au milieu des gentils très gentils et des méchants horriblement méchants. Les personnages principaux commencent à se poser des questions sur leurs agissements.

J'ai dévoré les 1500 pages suivantes comme j'avais dévoré les 1500 premières et je commence à me dire que je n'ai pas trop envie d'attendre des mois avant de connaître les 1500 suivantes.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Bhakti - Der Wandel im Herzen ("Bhakti - Le changement à l'intérieur du coeur"), His Divine Grace A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda

Je n'en suis pas parfaitement sûre, mais il me semble avoir compris que ce livre essaye d'expliquer la doctrine du Bhakti-Yoga...

Le livre s'adresse à un public déjà largement au courant des choses dont il est question. Sa Grace Divine A.C.B.S.P. se réfère aux diverses aventures du cousin de Krishna sans les rappeler, et par conséquent je suis un peu perdue dans les principaux termes techniques. Qu'est-ce qui différencie le bhakta-yoga du sânkhya-yoga, par exemple ? aucune idée...

Ces détails mis à part, le livre se lit comme un livre de sermons d'un prêtre un peu mystique sur les bords. Cela n'a d'ailleurs fait que me conforter dans l'impression que j'avais déjà depuis quelques temps que l'inddouhisme, qui est censé être un polythéisme, est en fait plutôt une forme de monothéisme qui ne dit pas son nom. Dans tout ce que je connais, il n'est question sans cesse QUE de Krishna, cet espèce de Jésus avec des pouvoirs surnaturels un peu plus visibles.

Dans ce livre-là, si je coupe les mots techniques et que je remplace "Krishna" par "Dieu", on dirait quasiment du Saint Augustin.

Bref, c'est assez sympa à lire. Il y a beaucoup de jolies métaphores qu'on a envie de retenir. J'attends de voir les derniers chapitres qui ont l'air un peu plus pratique ("Le yoga pour les temps modernes" me donne envie). En attendant, comme c'est quand même un peu répétitif à la longue, je lis par petites doses entre deux tomes de manga...

Japon, peuple et civilisation, sous la direction de Jean-Francois Sabouret

Ouvrage qui me semblait tomber à pic après le deuxième tome de Kamui Den, histoire de rester dans l'ambiance tout en changeant de registre.

Qu'est-ce que j'ai vu ces 5 dernières semaines ?

Une grande journée prostrée devant mon écran la veille de mon départ en vacances. Il était temps de se reposer...

Indigènes (Rachid Bouchareb, 2006)

Je sortait de toute une chronique radio sur la première guerre mondiale dans laquelle il avait été longuement question des soldats des colonies.

J'ai eu l'impression pendant tout le film d'avoir déjà vu tout ces trucs. Finalement j'ai dû voir le film il y a longtemps et l'oublier complètement.

Adieu Berthe (Bruno Podalydes, 2012)

Sous les Pavés la plage (Jean-Luc Moreau, 2001)

Stupeur et Tremblements (Alain Corneau, 2003)

dimanche, 12 janvier 2014

La la la la