mercredi, 18 février 2009

Krach

Si j'ai pu aller au Berlinales ce week-end, c'est parce que le week-end scout initialement prévu a été annulé.

Explication :
Ce week-end était organisé par le "diocèse" de Berlin (qui correspond à nos "territoires" en language scout, et en language des gens normaux aux "régions") pour la tranche d'âge 13-16 ans. Or, il faut bien le dire, la tranche d'âge traîne un peu de l'aile en ce moment. Les différentes unités font des trucs intéressants, mais dès qu'il s'agit de faire un truc ensemble, c'est fini, plus personne n'est motivé.
Chtef-Chtef le premier n'a pas l'air plein d'entrain. D'ailleurs, nous sommes partis en Israël en plantant un peu les atres groupes tous seul, vu que "normalement", on devait faire un camp tous ensemble.

Les réunions chefs sont en général assez peu suivies, c'est un miracle si on arrive à rassembler un chef par unité pour quatre unités. La plupart du temps, on se retrouve à cinq ou six. Bref, l'idée de ce week-end était justement d'apprendre à se connaître, renforcer les liens, tout ça. Sauf que personne n'a vraiment suivi, nous nous sommes retrouvé la veille du départ avec 9 gamins (5 venant de mon groupe), et nous avons annulé.Dans ceux qui s'occupent du diocèse de Berlin, il y a le Bursch. Il n'a aucun statu officiel, mais il s'ocupe de tout.
Or, le Bursch, lundi soir, il était bien remonté. J'étais la seule cheftaine présente, parce que nous avons réunion le lundi, et je m'y suis collée, parce que je sais que les deux autres n'aiment pas les réunions chefs. C'est un peu un cercle vicieux. Personne n'est motivé, donc c'est ennuyeux, donc ça confirme les gens dans leur non-motivation.
Bursch a creuvé un peu l'abscès en pointant ce problème du doigt. Dans le fond, tout le monde était bien au courant, mais personne n'ose trop dire "oh, non, ça m'ennuie de faire des choses avec vous".

Pour la première fois depuis des mois, deux chefs du groupe St Paul étaient là, y'a eu quelques règlements de compte, on a rejetté la faute sur les ordinateurs (ah, la technologie, hein, c'est fou...), mais je pense qu'on est sortis plus avancés qu'on était arrivé.

A la fin de la réunion, Bursch t le reste du staff a proposé d'aller boire une bière. Tous les chefs ont dit non non, faut rentrer à la maison, au revoir. Décidémment, cette joie d'être ensemble, ça fait plaisir. A vrai dire, j'ai hésité aussi à rentrer chez moi, mais j'ai pris mon parti : c'est pas en rentrant chacun chez soi qu'on fera avancer les choses. J'ai donc fini avec le staff, Bursch, l'aumônier bizarre, et deux filles, dont j'ai pas très bien compris quel est le rôle.

Ca a parlé scout. Je pense avoir fait une assez bonne impression, parce que je me suis référée souvent à l'ordre de la DPSG (l'Organisation scoute allemande, le pendan de nos Scouts et Guides de France, quoi), et que je savais très bien de quoi je parlais et quels étaient les directives officielles. Je me doute bien que c'est pas tous les jours qu'ils rencontrent des chefs qui se sont penchés sur les textes officiels.

Bursch m'a aussi recrutée pour un week-end national. Mon seul week-end de libre de mes pseudo-vacances ^^

J'ai aussi appris que Bursch serait mon formateur pour la formation qui aura lieu en avril. Il y aura également deux autres chefs de Berlin, et le reste sera du land de Essen. J'ai cru comprendre qu'on sera pas des masses de filles dans le tas...

Finalement, je suis ravie de cette réunion. Ca a fait un peu de Krach (de bruit, mais de bruit violent, commele tonnerre), mais ça a bougé les choses, et puis j'aime bien Bursch, y'a moyen d'organiser des trucs bien à l'avenir avec lui. Reste plus qu'à motiver un peu autour de soi.

mardi, 17 février 2009

Dimanche de Berlinales

C'était le dernier jour, et il ne fallait pas le laisser perdre.
Pour une fois, c'est Bob qui était chargé d'aller chercher les places le matin. Moi j'ai dormi.

Nous sommes allés voir encore un film en compétition.
Un film français, "Eden à l'Ouest". Nous étions même dans la salle du Berlinale Palast. Là où y'a toutes les stars et tout...

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Bob et moi, sous la neige, mais avec des places !

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Et oui, je suis une star, je sais...

Le film était très... français.
Une Odysée à travers l'Europe (avec pour but le centre du monde : Paris) à la sauce sans-papier. Très beau, très horrible, pas vraiment politique. Plutôt un long récit qui ne cherche pas vraiment la vraissemblance. Juste montrer ce qu'est l'Europe, et surtout la France.
Je pense que ce film sera un témoignage précieux pour les générations futures. Elles auront une idée juste de la coloration de ces premières années 2000.
"Eden à l'Ouest", donc, de Costa-Gavras.

Puis j'ai entraîné Bob et sa famille (pour faire vite ^^) à un film japonais.
Muobobi de Ichii Masahide.
C'était... différent. Bob a été assez emblallé, moi moins. Un chouilla trop pathos à mon goût. Nous sommes au courant que les deux actrices savent pleurer avec beaucoup de naturel. Mais enfin, j'attendais un peu plus. L'idée en elle-même est bonne : une rencontre entre une jeune feme enceinte et une femme plus âgée qui a eu une fausse couche quelques années auparavant. Mais pitié, faites-les cesser de pleurer...

Pendant ce temps, Chtef-Chtef avait amené Myrtille, Michi et deux autres amis à lui dans un autre film. Nous nous sommes tous retrouvés pour prendre une bière.
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(le formatage des photos sur hautetfort est tout pourri, mais normalement, on peut cliquer)

Balkan Beats !

En regardant "La vie est un miracle" le jeudi soir, Myrtille nous a parlé des soirées Balkan Beats d'une boîte à Berlin, et nous a donné envie d'y aller. C'est une fois par mois, et justement, ça tombait samedi dernier.

Le Balkan Beat, c'est génial. Un mélange de musique balkanique, tsigane et de techno.
Les DJ étaient serbes. Ou en tous cas, parlaient en serbo-croate, ça c'est sûr. C'était très marrant de comprendre les paroles des chansons.

C'était là encore une joyeux n'importe quoi.
Nous étions d'abord seuls avec Bob, son frère et sa copine, puis j'ai vu la copine australienne de Myrtille, puis d'autre gens de la soirée de la veille, puis des gens que je ne connaissais pas mais qui dansaient avec nous quand même, puis le brésilien, et enfin, alors que Bob était déjà parti, Myrtille est arrivée, puis Michi. C'était un gros foutoir, j'ai jamais fait autant la débile. Je me suis super bien entendue avec une danoise, mais c'était malheureusement sa dernière soirée sur Berlin. L'éternelle frustration de traîner avec trop d'Erasmus à Berlin... Alors j'ai dansé langoureusement avec Myrtille... et moins langoureusement aussi... bref, on a fait les idiotes.
Myrtille est incroyable. Elle connaît tout Berlin, elle a des miliers d'amis et elle fait des dizaines de soirées bizarres par mois (par exemple, des soirées métro-party à 300 dans le métro berlinois). A côté de ça, elle a l'air de rien, toute sage et tout, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, et le pire, c'est qu'on aurait raison.
Mais Myrtille s'en va dans moins d'un mois. Elle rentre en France, et c'est trop triste.

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On est rentrés au petit matin.
Heureusmement, dimanche matin, j'ai pu dormir.

Samedi de Berlinale

Samedi, j'ai quand même réussi à me lever tôt pour aller acheter des places pour les Berlinales.
Mais je suis en train de devenir une légende. La fille qui ne dort jamais. ^^

Il fallait se lever particulièrement tôt, parce que Myrtille voulait aller voir un des films en compétition.
Je ne l'avais encore jamais fait. Je préfère aller voir les films bizarres des catégories annexes qu'on ne verra sans ça jamais au cinéma.
Mais j'ai quand même tenté le coup, et j'ai réussi à obtenir 6 places en tarif étudiant. En passant dans deux queues différentes avec les trois cates étudiantes (Myrtille, Bob et la mienne).

J'ai passé le reste de la matinée à faire la fille. Occupation très amusante, même si j'avais déjà un peu mal au pied.
Les SOLDES !!!
J'ai acheté une jupe, un haut et un pull. Trop jolis, trop pas chers, trop contente ^^

Puis nous avons été voir ce fameux film. "Deutschland 09", une série de court métrages de très bon réalisateurs allemands (parmis lesquels Fatih Akin, et Wolfang Becker ("Goodbye Lenin")). Des jolies choses, qui devraient être disponible en DVD d'ici quelques mois.
L'idée était de dresser un portrait de l'Allemagne d'aujourd'hui. Avec des histoires sérieuses ou moins sérieuses, des histoires vraies et des allégories de l'allemagne. Et des thèmes qui sentent la France, comme cette histoire sur les banques de données de la police qui fleurent bon le fichier Hedwidge, ou les hôpitaux glauques où on entasse les personnes âgées...

Le frère de Bob est arrivé à Berlin, avec sa copine. Ils sont venus voir le film, ainsi que Myrtille et que le brésilien de la bibliothèque. Mes six places étaient déjà écoulées donc. Dommage, parce que les gens se battaient pour me les racheter. C'est peut-être pour ça que je ne vais jamais voir les films en compétition.
Nous étions au Friedrichspalast, qui est gigantesque. C'était très impressionnant.

Jeudi soir

Après ça, j'ai rejoins Myrtille le soir à une fête.
C'était assez marrant, parce que j'allais à la fête sans connaître personne, mais j'y ai quand même retrouvé des gens que je connaissais.

Une australienne d'origine indonésienne que j'avais rencontrée à une fête deux semaines auparavant.
Une française qui avait essayé d'aller dans un cours de russe en même temps que moi.
Un brésilien qui passe sa vie à la bibliothèque. Il se met aussi tout le temps au premier étage. Alors en fait, on se connaît de vue depuis cet été.

En fait, il n'y avait qu'une allemande à cette fête, Grätchen (qui n'est même pas un surnom, elle s'appelle VRAIMENT comme ça), la nouvelle colloc de Myrtille.
La fête avait lieu chez un italien.
Et j'y ai rencontré une slovaque qui étudie en République tchèque, et qui connaît Liptowsky Mikulas comme sa poche. Elle m'a aussi raconté comment elle avait été au festival Exit à Novi Sad. Elle veut absolument y retourner cet été. J'aimerais trop l'accompagner (mais ça risque de tomber pendant les examens).

Et surtout ! j'ai appris à faire des Mojitos.
Et c'est une idée géniale (c'est super bon, super facile, super pas cher, et on peut doser l'alcool comme on veut).

Paysagisme

Parce que le titre "Exposition des projets des étudiants en paysagisme de la TU", ça faisait un peu trop long.
Mais non, mais non, partez pas tout de suite !

Vous savez maintenant que Bob fait médecine.
Normalement, si vous avez suivi, vous savez que Chtef-Chtef fait du droit.
Et ceux qui se sont pas perdus complètement auront compris que moi, je fais de la linguistique.
Mais vous ignorez encore ce que fait Michi (j'entends, dans sa vraie vie, quand il est pas chef scout ou en train de boire de la bière). Et bien Michi fait du paysagisme.

En gros, ça fait un mois qu'on n'arrive pas à le voir, et une semaine qu'il enchaîne des nuits blanches sans discontinuer parce qu'il travaille sur sa "présentation". En fait, la présentation de son projet, une maquette que son groupe devait présenter pour la fin du semestre.
Donc, quand il nous a invité à l'exposition des fameux projets, on était curieux, on a dit oui. Sauf Chtef-Chtef qui est reparti pour deux semaines de stress intense de préparation des mini-mémoires.

C'était donc ma première arrivée à la TU.
Mais on en reparlera parce que je vais y suivre des cours d'italien et de croate (mais ceci est une autre histoire).

 

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Un Michi fatigué qui nous présente son projet.

 

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Myrtille et moi dubitatives ^^

 

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La fameuse maquette.
(avec des arbres pas verts, parce que "les arbres verts, c'est n'importe quoi !" (remarque de Michi par rapport à une maquette des étudiants de première année) et des bonhommes oranges qui se baladent dans un espace illustrant les contastes... à ce qu'il paraît...)

Mercredi et Jeudi, pas de Berlinale

Après mardi, il a bien fallu faire une pause Berlinales quand même.
Pour aller en cours, et finir de réviser l'examen de jeudi. Pouvoir me faire peur avec Lukas et son danois (je sais pas pourquoi il faisait une fixation sur le danois... perso, j'avais plus peur de l'islandais).

J'ai appliqué ma technique révision-dans-un-café, mais cette fois dans la cantine.
C'était carrément moins cher. Mais je me suis gavée de frites et de muffins ("allez, c'est les exams, on a le droit"...). C'est pas bien.

Jeudi soir enfin, mon examen bouclé, et après mon cours de français, direction le bar à cocktails de la place Walter.
Il faut peut-être refaire un rapide retour en arrière sur la première réunion chef de septembre. Nous étions bien conscient que nous n'avions pas assez de chefs pour finir l'année, faire le camp de cet été, et encore moins assurer la relève l'an prochain. Baloo et Frtitz commencent à fatiguer, Julie arrête pour reprendre ses études tout en s'occupant du bébé, et Myrtille et Bob seront de retour en France. Nous avons donc fait des affiches à accrocher dans les différentes facs.

J'étais chargée de la HU et de la FU, puisque j'y avait mes cours.
Toutes les semaines, l'affiche disparaissait.
Et toutes les semaines, bravement, j'en remettais une neuve.

La semaine dernière, enfin, après des mois de silence complet, nous avons reçu deux mails coup sur coup.
Une roumaine qui fait des études de littérature allemande à Berlin. A la FU.
Une française en Erasmus qui fait du droit. A la FU
MES affiches ! Trop bien ! Je suis super contente.

Bref, nous leur avons donné rdv le jeudi soir pour boire un verre et faire connaissance.
Nous, c'est à dire Chtef-Chtef et Michi (plus ou moins les chefs de groupe), et Bob et moi. Demandez pas ce que Bob et moi on faisait là, on s'incruste partout. :)
J'avais prévu de faire la fête avec Bob et Myrtille pour fêter la fin des examens. Mais la discussion traînait en longueur, la cheftaine française, Line, était trop adorable, alors j'ai appelé Myrtille pour qu'elle nous rejoingne avec une de nos amies de la Drina-Via-Volga (la seule non-scoute de l'assemblée ^^).
On a bu et papoté jusqu'à pas d'heure. Puis Myrtille et Bob sont venus chez moi et on a regardé "La vie est un miracle".

C'était cool.
J'étais en vacances !

Mardi de Berlinale

Mardi, forte de mon expérience de révision dans les cafés de la veille, je suis retournée tôt le matin acheter des places pour les Berlinales, puis j'ai travaillé entre deux films.

Premier film : "Polar" de M. Koch, un court-métrage d'un tout jeune réalisateur allemand, tout droit sorti de son école de cinéma.
A la fois très... j'allais dire allemand, mais un français aurait fait pareil. Une thématique sans grande surprise, des histoires de famille recomposées, pas très gaies, pas très déprimantes non plus.
Une scène extrèmement drôle. Le jeune homme se retrouve seul avec le bébé, qui se met à pleurer. Jeu d'acteur extraordinaire du jeune qui attrappe le bébé n'importe comment et fini au bout d'efforts laborieux à le poser sur le sol, où le bébé continue d'agiter les jambes dans tous les sens.
La discussion à la fin avec le réalisateur était très désagréable. Surinterprétation au maximum (et pourquoi le gars fait ça, et qu'est-ce qu'il pense en faisant ça ?) et éloges un peu condescendants (genre, c'est très bien petit, continue comme ça).

Deuxième film : Yang Yang de Cheng Yu-Chieh
Un film taiwanais, parce que j'ai eu de très bonnes impressions des films asiatiques que j'ai pu voir. Pour le coup, c'est différent, encore que ce film là était un peu plus conventionnel que d'autres que j'ai pu voir. Des histoires d'adolescentes, dans une école d'athlétisme, qui s'adorent, qui se détestent, qui se piquent leur mecs, qui partent de l'école pour devenir manequin.
Un très bon film, finalement.
Pas de discussion à la fin, mais un discours introductif du producteur, qui lançait un peu un SOS pour le cinéma taiwanais.

Troisième film : Winterstilte de Sonja Wyss.
Extrèmement bizarre, mais extrèmement beau.
L'histoire se passe dans les montagnes suisses, en hiver. Une famille, avec la mère et les quatre filles. Deux heures de film, et à peu près pas un mot. Enfin, si, elles font leurs prières. Des scènes de la vie quotidienne.
Ce sont les images qui portaient toute l'histoire, des images magnifiques, une mise en scène très minutieuse, avec les montagnes et la neige. C'était boooo...
Il y avait aussi des gens à capuches avec des bois de cerfs sur la tête, et un harlequin qui se tenait dans la neige... Donc, oui, hein, c'était bizarre, c'est sûr. Mais j'ai beaucoup aimé.
Tiens, je vous ai trouvé la bande-annonce. (Ils vont ont rassemblé tous les dialogues d'un coup, dit donc !)

Discussion interminable avec la réalistatrice et deux actrices, qui devaient raconter les moindres anecdotes du tournage au lieu d'expliquer le film. La réalisatrice est chouette comme tout, marrante, et bavarde. Paradoxalement.

Lundi de Berlinale

Le lundi, j'avais certe un examen de hongrois, mais je me suis dit que ça ne m'empêchais pas d'entraîner Bob avec moi pour une séance le soir.

Je me suis donc levée tôt pour aller en ville prendre des places, puis j'ai révisé dans un café de la Potsdamer Platz.
Ce n'est finalement pas la plus mauvaise solution. Assise dans un café avec un bruit de fond moins ennuyeux que la bibliothèque, sans ordinateur, sans rien d'autre sous la main que ma grammaire et mon vocabulaire. A refaire.
Un américain assis à la table voisine, son laisser-passer des Berlinales autour du cou, ne comprenait vraiment pas pourquoi des gens pouvaient bien apprendre le hongrois. Quelle drôle d'idée. Inutile de préciser qu'il m'a dit ça en anglais, parce qu'il ne savait pas parler allemand.

L'après-midi, j'ai révisé dans la bibliothèque.
Alors que je commençais à fumer de surchauffe, une fille complètement affolée est arrivée. Elle m'a demandé si, par hasard, je ne faisais pas du français.
Ca m'a bien fait rigoler. "Ouais, je peux te filer un coup de main, je crois."
C'était une étudiante en antropologie, spécialisée dans la réalisation de films documentaires. Elle passait un entretient pour obtenir un stage dans une équipe qui va partir en Afrique, mais avait besoin d'un CV en français et venait juste de l'apprendre. On a donc traduit son CV ensemble.
Parmi les cent mille choses qu'elle a faites dans sa vie, un Master d'Atropologie à l'Université du Mirail... le monde est petit.
On a gardé contact, on se fera une soirée toulousaine un de ces jours.

Après mon examen, réunion scoute avec mangeage de crêpes (organisé par Bob et moi) et longue discussion avec les rovers à propos du camp (idem).
Puis j'ai traîné Bob à ce fameux film. C'était un film hongrois des années 80, et c'était très très très bizarre.

Sur cet extrait, vous voyez une des composantes du film, des bouts de concerts punk, des interviews. Pas vraiment besoin de sous-titres, de toutes façons, c'est un joyeux n'importe quoi, personne n'écoute le journaliste, ils font juste les zouaves entre eux. Punks quoi.
L'histoire - parce qu'il y avait une histoire - c'était un curé qui arrive dans un village qui devient ami avec un gars en fauteuil roulant qui essaye de se suicider, lui-même l'oncle du gamin qui a une caméra qu'on sait pas trop d'où elle sort, son père est un militaire alcoolique et sa mère quitte le père pour partir jouer dans un groupe de punk, qui se produit justement en même temps que celui (interviewé au-dessus) dont fait partie l'astrophysicien avec qui le gosse traîne toute la journée et qui lui emprunte sa caméra... enfin, bref, c'est un peu embrouillé comme histoire.
Il y a aussi une fille qui court en criant "Attila, Attila !" avec une voix métallique, mais elle, j'ai pas suivi d'où elle sortait.

Bob était plus que sceptique sur ce film.
Mais depuis, il crie "Attila, Attila !" tout le temps, donc c'est que ça l'a marqué. ^^

Examens

Le lundi suivant mon anniversaire, j'ai eu mon examen final de hongrois.
J'étais plutôt satisfaite, et le vendredi j'ai eu les résultats. J'ai eu 2.3, donc ni génialissime, ni très mauvais.

Il ne me reste maintenant plus qu'à m'entraîner avec Rivière, ma nouvelle copine hongroise, pour ne pas perdre mon hongrois.
Elle est dans mon master, et a choisi comme langue étrangère le français. Autant dire qu'on peut assez s'aider mutuellement.

Le reste de la semaine a été assez absordé par la préparation de mon examen du jeudi.
Comme j'avais abandonné le vélo (neige oblige), je rencontrais tous les jours Lukas, le polonais-linguiste fou. Il m'a fait sacrément peur à flipper parce qu'il ne savait pas comment on exprimait le possesseur externe en danois ("ben... heu... moi non plus en fait...") et à faire indéfiniement la liste de tous les sujets qui risquaient de tomber.

Plus tard, Chtef-Chtef m'a demandé pourquoi je faisais pas une super fête pour inviter mes amis de la fac aussi. C'est vrai que je pourrai toujours inviter Rivière, et la française avec qui j'ai révisé l'examen de jeudi. Mais je rigolais bien à m'imaginer inviter Lukas au milieu des chefs scouts. En fait, je ne suis pas sûr qu'il soit capable de parler d'autre chose que de la futuricité dans les langues scandinaves, parce qu'avec lui, j'ai jamais parlé d'autre chose.
Mais bon, c'était une parenthèse.

Jeudi, en fait, ça s'est très bien passé.
J'étais toute surprise de me rendre compte que je ne séchais presque sur aucune question.
Je dis presque, parce que je ne connaissais pas les trois variétés de la langue frisonne, mais c'était vache quand même comme question, avouez-le. Je me suis même souvenu qui était Ivar Aasen, ce qui était pourtant une autre question très méchante.
Bon, et la balance syllabique en suédois, j'avoue que je maîtrisais pas à fond non plus, et là c'était ma faute (mais bon, la phono, c'est tout pourri, et j'aime pas).