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vendredi, 05 juin 2015

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Le cours sur les origines du language, c'est ici : https://www.edcast.org/learn/origins-of-human-language-bi...

lundi, 25 mai 2015

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 11 dernières semaines ? (11 semaines ?!? tu m'étonnes que la liste st longue !)

Les trois soeurcières, Terry Pratchett
Emouvant : j'ai commencé ce livre peu avant que Terry Pratchett ne décède. Lorsque je l'ai refermé, moins d'une semaine plus tard, j'ai appris sa mort.
Terry Pratchett réinvente Shakespeare d'une amnière inédite et fun...
 
L'homme qui rit, Victor Hugo
Dès les premiers chapitres du livre, en comprenant où Victor Hugo allait me mener et pourquoi cet homme "riait", j'en ai eu la chair de poule. A chaque nouveau roman de Victor Hugo que je découvre, je me demande "mais comment ce personnage tellement extraordinaire n'a-t-l pas été repris et décliné sous toutes ses formes par des centaines d'auteurs à sa suite?"* Après Han d'Islande, voilà donc Gwynplaine...

* y'a le Joker, qui est assez extraordinairement facsinant dans son genre, soit...

Mrs Dalloway, Virgina Woolf

Croiriez-vous que je n'avais encore jamais lu ce texte ? Le flot de conscience par excellence ? Ne le dites surtout pas à mes anciens profs de prépa, ils pourraient me foutre une khôle pour me punir...

L’amour détruit tout. Tout ce qui est beau, tout ce qui est vrai. Voyez, par exemple, Peter Walsh. Si vous vouliez savoir quelque chose de Pope, d’Addison par exemple, ou simplement dire des bêtises, à quoi les gens ressemblent, ce que les choses signifient, il n’y avait pas mieux que Peter. C’est Peter qui l’avait aidée, Peter qui lui avait prêté des livres. Mais les femmes qu’il aimait ! vulgaires, triviales, communes ! Voyez Peter amoureux ! Il était venu la voir après tant d’années, et de quoi avait-il parlé ? De lui-même. Horrible passion ! pensa-t-elle. Passion avilissante, pensa-t-elle en songeant à Kilman et à son Élisabeth qui allaient aux Navy Stores.
Big Ben frappa la demi-heure.
Quelle chose extraordinaire, étrange, touchante même, de voir la vieille dame (elles étaient voisines depuis tant d’années) s’éloigner de la fenêtre, comme si elle était attachée à ce son, à cette corde ! Si gigantesque que fût ce son, il avait cependant un peu à faire avec elle. Très bas, très bas, parmi les choses ordinaires, le battant de la cloche tombait, et le moment devenait solennel. Elle était forcée – imaginait Clarissa, – par ce coup de l’heure, de s’en aller, de partir, mais où ? Clarissa la suivit des yeux et elle la vit se retourner et disparaître et elle aperçut juste son bonnet blanc qui bougeait au fond de la chambre à coucher. Et elle était encore à l’autre bout de la pièce et elle bougeait. À quoi bon des dogmes, des prières, des mackintosh ? pensa Clarissa, quand c’est là le miracle, quand c’est là le mystère : cette vieille dame, pensait-elle, qu’elle pouvait voir aller depuis la commode jusqu’à la coiffeuse. Elle la voyait encore. Et le mystère suprême que Kilman dirait avoir résolu, que Peter dirait avoir résolu – mais Clarissa était sûre qu’ils n’avaient même pas essayé, – était celui-ci simplement : là il y a une chambre, là il y en a une autre. Est-ce que la religion explique cela ? Est-ce que l’amour…
 
La Calèche, Nicolas Gogol
Conte du coq d'or, Alexandre Pouchkine
Conte du pècheur et du petit poisson, Alexandre Pouchkine
Conte du pope et de son serviteur Balda, Alexandre Pouchkine
Eugene Oneguine, Alexandre Pouchkine
 
Ainsi vont les enfants de Zarathoustra - Parsis de l'Inde et Zartushtis d'Iran, Monique Zetlaoui
C'est mon frère qui m'a offert ce livre. Je lui avais demandé s'il connaissait des détails sur les mariages incestueux des Zoroastriens et il m'a offert dans la foulée deux livres, un consacré au Zoroastrisme et l'autre consacré aux mariages incestueux.
Ce livre m'a surtout appris pas mal de choses sur les Parsis d'Inde, qui forment le coeur actuel du zoroastrisme, presque complètement disparu en Iran. J'ai aussi appris pas mal de choses que j'ignorais sur les rites. Je regrette juste que presque rien ne nous soit dit de la vue religieuse à proprement parler et que l'Avesta est à peine évoquée. Mais ce sont justement les sujets sur lesquels j'étais le plus au courant, de sorte que ce livre venait combler les manques.
Quant à l'inceste, ce livre semble mettre en doute la pratique et l'attribuerait à une propagande des grecs. Mais je vais entamer le deuxième livre qui m'en dira plus sur ce sujet.

Extrait où il est question de Nowruz, le nouvel an (21 Mars):
Ce jour-là, tous les produits, posés sur la table recouverte d'un blanc immaculé, sont riches de significations. On y trouve un vase contenant une pièce d'argent surmontée d'une grenade et cinq ou six roses. [...] Plusieurs plateaux prennent place sur cette table dans un ordre précis ; Le premier doit contenir sept produits spécifiques qui commencent par la lettre sh en persan. [...] Un second plateau est garni de sept aliments commencant par le s persan. [...]
La table contient tous les symboles de renouveau, d'abondance et de douceur pour l'année qui débute. On y place les oeufs peints (cette tradition qui remonte à l'ancienne Perse est sans doute à l'origine de la jolie coutume chrétienne des oeufs de Pâques), des graines de différentes céréales, des légumes et des fruits frais ainsi que des fruits secs. Un carré de blé nouvellement germé qui symbolise la nouvelle récolte à venir est au centre de la table. L'encens et le bois de santal diffusent leurs parfums tandis qu'une lampe ou une bougie illumine la table. [...]
A Yazd et à Kermân, en Iran, les zoroastriens ont coutume de mettre sur la table un dessert tout à fait particulier, le cangal ; il est à base de dattes dénoyautées trempées dans un peu d'eau chaude, puis mélangé avec de l'eau de rose, du sucre candi et une pâte de graines de sésame. Le dessert est recouvert de pétales de roses séchées et de canelle et n'est consommée qu'après avoir refroidi entre deux assiettes.
Les juifs invités à cette table trouveront des similitudes avec la table des seder de Pâque et celle de Roch ha chana. Le plateau du seder de Pessah contient lui aussi sept produits, dont le vinaigre, les herbes et l'oeuf, symbole universel de fertilité. Un des éléments importants de ce plateau, les haroset, semble très proche du cangal. [...] Les haroset symbolisent le mortier que les juifs utilisaient lorsqu'ils étaient esclaves de Pharaon en Egypte. On peut se demander si, des siècles après leur long séjour en Perse, les juifs n'ont pas conservé certaines traditions de leurs hôtes zoroastriens, la similitude des deux préparations est troublante.

Quand j'ai entendu parler pour la première fois du Zoroastrisme, ce qui m'a le plus choquée était la similitude que je trouvais avec le christianisme. Jean Kellens, un des grands philologues de l'Avesta et professeur au collège de France, s'est attelé à la traduction de l'Avesta. Certains passages sont troublants. De plus, pour lui, le Yasna est un texte liturgique dans lequel il devine un sacrifice symbolique du prètre sur l'autel (le Zoroastrisme est considéré comme la première religion sans sacrifices humains ou animaux).
Bien entendu, les textes avestiques et gathiques sont très compliqués, et demandent une bonne dose d'interprêtation. On a souvent reproché aux philologues "occidentaux" d'y transposer leur propre religion. Un de mes profs en iranologie disaient que les francais était justement très doués pour comprendre l'Avesta parce qu'ils l'abordaient avec leur religion catholique très ritualisée, comprenant des choses que les allemands protestant étaient incapables de voir dans le texte. Est-ce que Jean Kellens est trop catholique en traduisant l'Avesta ? Toujours est-il que cette religion me trouble beaucoup.
 
Doubrovski, Alexandre Pouchkine
La dame de Pique, Alexandre Pouchkine
La fille du capitaine, Alexandre Pouchkine
Ce roman vient clore mon "cycle Pouchkine", c'est à dire que j'ai lu à peu près tout ce que j'ai trouvé à portée de main. Même si la plupart étaient des relectures, j'avais trop de mal à identifier cet auteur au milieu des autres auteurs russes. Alors un tour d'horizon s'imposait pour savoir quel auteur était exactement ce Pouchkine.
 
Vie et opinions philosophiques d'un chat, Hippolyte Taine
Les Amants, Octave Mirbeau

Les trois Mousquetaires, Alexandre Dumas
Avant d'entamer Vingt ans après, je me suis dit qu'il serait plus de nécessaire de reprendre les trois mousquetaires en entier. J'ai beau l'impression de le connaître par coeur cette histoire, à y regarder de plus près, je connais surtout les ferrets et puis... le reste se perd dans le brouillard. Je me souviens de Milady chantant "Dieu comptera les maux que j'ai soufferts" et je me souvenais du bourreau. Mais pourquoi exactement ? Et quelle est cette histoire de femme avec Aramis ?

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(Y'a-t-il un couple plus super-cool que Lana Turner et Gene Kelly ? Franchement ?)
Alors c'est parti pour une séance de rattrappage avec Milady, la plus badass de toutes les méchantes de la littérature du monde entier.

Le premier homme, Albert Camus
Berlinoise, Wilfried N'Sondé
Pyramides,
Terry Pratchett
Septième volet de la série, et mon préféré, je pense. J'ai adoré la facon qu'a eu Terry Pratchett de reprendre à sa sauce la civilisation égyptienne antique. Dans cette histoire, on suit le fils de Teppicymon XCXVII, qui, après un passage à Ankh-Morpork dans la Guilde des Assassins, va devenir roi à la mort de son père. Son travail consistera principalement à faire se lever le soleil tous les matins, ainsi qu'à organiser les obsèques de son père.

"Bien, bien, dit-il. Vous êtes dans les pyramides depuis longtemps ?"
Ptaclusp, architecte et bâtisseur de pyramides à la tâche, s'inclina très bas.
"Depuis toujours, ô lumière de midi.
- Ce doit être passionnant", fit Teppic. Ptaclusp jeta un regard en coin au grand prêtre qui hocha la tête.
"C'a ses bons côtés, ô source des eaux", hasarda-t-il. Il n'avait pas l'habitude que des rois s'adressent à lui comme à un être humain. Il sentait confusément que ca ne se faisait pas.
Teppic agita une main en direction de la maquette sur son podium.
"Oui, fit-il d'un ton hésitant. Bon. Bien. Quatre murs et un sommet pointu. Très, très bien. Superbe. Rien à dire, vraiment." Le silence lui répondit, de plus en plus lourd. Il se jeta à l'eau.
"Au poil, reprit-il. je veux dire, il n'y a pas à se tromper. C'est... une... pyramide. Et quelle pyramide ! Ca oui."
Ce n'était pas encore assez, apparemment. Il chercha autre chose. "On l'admirera dans les siècles à venir et on dire... on dira... ca, c'est de la pyramide. Hum."
Il toussa. "Les flancs ont une belle pente", coassa-t-il.
"Mais..." ajouta-t-il.
Deux paires d'yeux pivotèrent vers les siens.
"Hum", fit-il.
Dios leva un sourcil.
"Sire ?
- Je crois me rappeler qu'une fois, mon père a dit... vous savez... qu'à sa mort il aimerait bien... enfin, pour ses obsèques... il préférait la mer."

Vingt ans après, Alexandre Dumas

Venon Subutex, Virginie Despentes


Le dernier de Virgine Despentes est sorti, le premier tome d'une trilogie à venir, et j'ai posé illico presto une réservation à la bibliothèque.
Ce roman est dans la lignée de Bye Bye Blondie, avec peut-être un peu moins de musique (mais le personnage principal reste un discaire, les titres et les groupes fusent quand même). C'est bavard, bavard. bavard. Virginie Despentes tire dans tous les sens, sur tout le monde, elle s'énerve, elle enchaîne. Et tout de même, il y a un de ces amour profond pour les humains là-dedans, ca m'attire vers elle. J'aimerais pas vivre dans sa tête, mais j'applaudis à tous ses livres.

Et Daniel, au lieu de rester vendeur et de toucher le SMIC, était devenu responsable du développement des points de vente sur Paris. Un job en or, en réalité. Ca rend Pamela à moitié folle : jamais ca ne se serait passé comme ca sans la transition. Déjà, Déborah, en tant qu'ancienne du X, n'aurait pas pu devenir vendeuse. Ou alors elle se serait fait virer dès qu'on l'aurait appris et va aux prud'hommes pour te plaindre que ton employeur te discrimine parce qu'on peut te voir sur Internet sucer trois connards d'affilée ! Et en admettant que Déborah ait changé de tête, qu'elle se soit fait refaire le nez, qu'elle ait changé de coupe, qu'elle ait pris vingt kilo - qu'on ne puisse pas la reconnaître... on ne confie pas le projet de déveloipper des points de vente d'un bizness florissant à une meuf.
[...]
On peut tout se permettre avec les gros. Leur faire la morale à la cantine, les insulter s'ils grignotent dans la rue, leur donner des surnoms atroces, se foutre d'eux s'ils font du vélo, les tenir à l'écart, leur donner des conseils de régime, leur dire de se taire s'ils prennent la parole, éclater de rire s'ils avouent qu'ils aimeraient plaire à quelqu'un, les regarder en faisant la grimace quand ils arrivent quelque part. On peut les bousculer, leur pincer le bide ou leur mettre des coups de pied : personne n'interviendra. C'est peut-être à cette époque [que Déborah] a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur inflige, au fond tout le monde pense la même chose : mange moins, gros sac, tu pourras t'intégrer. Deb était dans le sucre comme elle serait dans la coke quelques années plus tard : à fond. Ne pensant qu'à ca.

Au guet ! Terry Pratchett
Je suis sûre d'avoir lu ce tome il y a très longtemps. Certains passages m'étaient vraiment familiers. Une histoire sympathique, comme d'habitude.

Qu'est-ce que j'au vu ces 11 dernières semaines ?
 
Le discours d'un roi (Tom Hooper, 2010)
Grand Budapest Hotel (Wes Anderson, 2014)
The Monuments Men (George Clooney, 2014)
Chevalier (Brian Helgeland, 2001)
Aimer. boire et chanter (Alain Resnais, 2014)

Gone Girl (David Fincher, 2014)
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. Quelqu'un qui a fait Fight Club ne PEUT PAS ne pas être un génie et finira bien par pondre un autre chef d'oeuvre un jour (pas que j'ai pas aimé ses autres films, mais c'était pas à sauter au plafond non plus). David Fincher, je croyais en toi, et hourra, j'ai pu voir avec Gone Girl un film qui me lâchera plus jamais, un chef d'oeuvre. Voui voui.
Mise en scène impeccable, acteurs du feu de Dieu (oui, je suis bien en train de dire que Ben Affleck est un acteur du feu de Dieu), suspens juste comme il faut, jeu d'echec qui te fait ju-bi-ler devant ton écran, le film a vraiment tout pour plaire et dresse un tableau de société au carsher (surtout de la société américaine, mais on y viendra nous aussi, pas l'ombre d'un doute). Cerise sur le gâteau : c'est un film 100% 2014 et c'est pas tous les jours que ca arrive (filmer la modernité, c'est pas facile).


Letters of Iwo Jima (Clint Eastwood, 2006)
Lucy (Luc Besson, 2014)

La pirogue (Moussa Touré, 2012)
Des clandestins sénégalais, embarqués sur une Pirogue, en direction de l'Espagne. On peut se dire que ca sent le sujet d'actualité, mais on a tellement l'impression d'avoir vécu pendant deux heures cette traversée avec eux, qu'on a mal partout une fois le film terminé.


Tonnerre (Guillaume Brac, 2013)
Je me suis ennuyée ferme pendant le film, même s'il a un certrain charme, au final. Et Solène Rigot est super méga jolie.

dimanche, 24 mai 2015

Des nouvelles

Une superbe video au son pourri (préparez-vous à ce qu'un piaf vous arrache les oreilles):

 

On va améliorer la qualité des vidéos au fur et à mesure, promis...

dimanche, 10 mai 2015

C'est fatiguant de travailler

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Copyright: jorge cham


On a bien cru qu'on allait en mourir, mais on est toujours vivants.

Ces cinq dernières semaines, Tonio et moi étions coincés entre deux deadlines. À la mi-avril, on devait rendre un papier pour une conférence, et vendredi dernier, on devait présenter un poster à une autre conférence. Le plan de départ était de présenter, pour le papier comme pour le poster, une analyse des adjectifs en espagnol et en francais.

La conférence internationale de MVFD (Mon Very Framework qui Déchire) a lieu tous les ans en août. Cette année, elle a lieu en Asie. J'en ai déjà laissé passé deux sans sourciller depuis que je travaille avec Konfus, et il était donc indispensable cette année d'au moins soumettre quelque chose. D'autant qu'une communication à cette conférence annuelle débouche sur une publication, et que dans le monde scientifique actuel, si tu ne publies pas, tu n'existes pas (je me fiche un peu de ne pas exister, mais pas complètement quand même). Mais la vraie motivation, pour être honnête, c'est que les conférences sont super boostantes, mais qu'on peut toujours rêver pour obtenir les financements si on ne présente pas quelque chose. La fac te paye l'avion uniquement si tu vas afficher son logo sur un écran ou au haut d'un poster, pas pour que tu ailles apprendre des trucs.

On a donc décidé de présenter une analyse à deux, en se disant que deux cerveaux valent mieux qu'un. C'était la première fois que je travaillais en collaboration sur une analyse, ça nous a pris un peu de temps pour réussir à se coordonner, mais au final, on était très soulagés d'avoir fait cause commune. Après une nuit blanche, on a soumis nos 5 pages d'analyse un peu bancale. On nous signifiera d'ici fin mai si notre papier est accepté pour faire l'objet d'une communication (avec publication à la clé), pour faire l'objet d'un poster (sans publication) ou s'il est refusé. Il paraît qu'il y a eu peu de soumissions cette année, ça nous sauvera peut-être. Nous serions tous les deux parfaitement satisfaits de n'obtenir que le poster. C'est moins de stress, moins de travail, et ça suffit pour obtenir un financement.

À peine remis de notre papier, il a fallu enchaîner sur la préparation du poster. Cette fois, il s'agissait de présenter quelque chose à la conférence de clôture du projet collaboratif dans lequel travaillent Konfus Junior et Melinda. Le projet se termine en juin, raison pour laquelle ces deux collègues ont dû chercher un travail ailleurs et vont quitter la fac dans un mois. Et c'est parce qu'ils ont trouvé tous les deux un travail à mi-temps dans une autre fac qu'une partie du temps qui leur était imparti sur le projet s'est trouvé vacant, et que Tonio, puis moi, avons récupéré ce temps (et les sous qui vont avec). C'était aussi dans ce projet que j'avais eu une bourse pendant six mois avant d'obtenir mon poste à mi-temps à la fac. Mais maintenant que nous faisions partie du projet (depuis à peine un mois en ce qui me concerne), il nous fallait présenter un poster ensemble.

On voulait implémenter quelque chose d'assez simple en partant de nos travaux sur le papier pour la conférence MVFD et le présenter dans ses grandes lignes. Mais il n'existait aucune analyse MVFD des adjectifs espagnols, l'analyse MVFD des adjectifs français existante n'avait aucune analyse sémantique et plus nous nous penchions dessus, plus l'analyse sémantique nous semblait un fatras sans nom. En désespoir de cause, on a juste expliqué vaguement comment marchait une implémentation. Comme ça consistait principalement à résumer les dix dernières années de travail de Konfus, il a été décidé de le rajouter comme co-auteur sur le poster. La conférence de clôture a eu lieu ce week-end, la présentation des posters s'est bien passée et on a tous pu rentrer chez soi souffler.

L'idéal serait donc de continuer à ce rythme sans discontinuer. Y'aurait même moyen comme ça que je termine vraiment mon doctorat en trois ans. But I'd probably be dead.

mardi, 14 avril 2015

Sur le carnet de recherche

Un nouveau post publié qui m'aidera peut-être à répondre à la fameuse question: mais sur quoi est-ce que tu écris ta thèse ?

ici

Bien que représentant des heures de travail, j'ai conscience que c'est loin d'être parfait, et je collecte volontiers vos remarques diverses (surtout concernant la forme, même si la discussion sur le fond m'intéresse aussi).

mercredi, 25 mars 2015

Des nouvelles... en video

Faites attention a vos oreilles quand je passe sur les vidéos, parce que... on va dire que ca rend moins bien que je ne l'espérais. Ca sera mieux la prochaine fois.

lundi, 09 mars 2015

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces six dernières semaines ?

Das kurze wundersame Leben des Oscar Wao (La Brève et Merveilleuse Vie d'Oscar Wao), Junot Díaz

Un bouquin qui trainait dans ma liste depuis des années... Je ne sais plus pourquoi, mais bien m'a pris. Grace à Oscar Wao, j'ai découvert la Républiqie Dominicaine et pu approcher au plus près du dictateur psychopathe qu'était Trullijo (et dire que je n'avais jamais entendu parler de de lui avant !). Le tout dans une bonne humeur contagieuse et saupoudrée d'un zeste de geekitude (et les geeks des années 70, ça envoyait du lourd ! (vous savez que vous fréquentez trop de geeks le jours où vous lisez dans un bouquin le nom de Zardoz et que vous savez de quoi il est question (si vous ne savez pas ce qu'est Zardoz, tapez immédiatement "Zardoz Connery" dans Google Image (ne me remerciez pas)))).

Bref, c'était génial.

Sourcellerie, Terry Pratchett

L'écrivain national, Serge Joncour

La fille de mon meilleur ami, Yves Ravey

Vous vous en souvenez peut-être que j'qvqis eu un coup de coeur pour le livre d'Yves Ravey précédent, Un notaire peu ordinaire. C'est pour ça que je me suis précipitée sur La fille de mon meilleur ami lorsque la bibliothèque francaise s'est procuré celui-ci. J'y retrouve le style d'écriture qui m'avait tellement plu, cette manière qu'a l'auteur de nous donner au compte-gouttes les informations qui nous obligent sans cesse à revenir en arrière pour corriger ce que l'on pensait savoir des personnages principaux. Malgré cela, ce livre m'a paru un peu moins fort, l'histoire m'ayant moins emballé. Mais Yves Ravey est un auteur que je vais continuer à suivre avec grand grand intérêt.

Je, d'un accident ou d'amour, Loïc Demey

Ce qui apparaît au premier coup d'oeil dans Je, d'un accident ou d'amour est la forme très particulière de l'écriture : le narrateur raconte son histoire en n'utilisant aucun verbe. Lorsque que le livre a été présenté à la radio, c'est aussi cette caractéristique qui a attiré mon attention, mais c'est surtout suite à un cours donnés par un prof de neurolinguistique de ma fac aux élèves de première année sur l'aphasie qui m'a vraiment donné très envie de le lire.
L'aphasie est une maladie neurologique qui empêche les gens de pouvoir s'exprimer correctement. Souvent, cela se traduit par le fait que la personne aphasique
- n'arrive pas à utiliser de mots fonctionnels (les mots fonctionnels, à l'opposé des mots à contenu, sont les mots qui n'ont pas de contenu précis et servent juste à la syntaxe d'une phrase : "à" "que", etc sont des mots fonctionnels)
- n'arrive pas à combiner les mots à contenu de nature différentes, par exemple : un substantif avec un verbe
Ce qui m'a justement beaucoup intriguée dans cette narration c'est que tout commence par un accident de voiture. Évidemment, et comme le titre le laisse deviner, l'auteur laisse un doute planer sur la cause réelle du problème qui atteint le narrateur : est-ce l'accident de voiture ou est-ce le choc sentimental survenu juste avant cet accident ? Dans le livre, cela reste en suspens, mais le fait que les aphasies sont très souvent causées par des accidents de voiture ne faisait que piquer encore plus ma curiosité.
J'ai beaucoup apprécié la manière que l'auteur a de détourner les substantifs en verbes. Il use et abuse des substantifs réflexifs, et pourtant le texte est très naturel à la lecture. On ne butte jamais sur les phrases, et une certaine part d'interprétatiuon est laissée au lecteur. Sur la forme, ce livre est vraiment une prouesse, même si l'histoire qu'il raconte est elle peu innovante (ce qui est sans doute fait exprès).

Ce n'est pas toi que j'attendais, Fabien Toulmé

Le bouche à oreille semble avoir bien fonctionné pour cette BD (ou roman graphique) autobiographique et qui parle de l'expérience d'un père d'enfant trisomique. On a beaucoup loué le récit très honnête que fait l'auteur de ses peurs et de son rejet face à cette maladie à la fois bien et peu connue. J'ai beaucoup apprécié la lecture, le dessin simple, et j'ai fermé le livre avec l'impression d'en savoir plus.

Das frühe Persien (la Perse ancienne), Josef Wiesehöfer 

Après une tentative voici plusieurs mois qui ne m'avait menée que jusqu'à la page 2, j'ai repris le livre et ai réussi à le terminer au bout d'un effort sans nom. Que dire de ce livre ? L'écriture n'est pas agréable du tout, et à aucun moment l'auteur ne semble essayer de raconter quelque chose. C'est donc plutôt un mémo pour étudiants, mais qui n'invite pas à une deuxième lecture. Tout de même, j'ai fini par comprendre qui étaient les Parthes, je suppose que c'est déjà pas mal. 

Qu'est-ce que j'ai vu des six dernières semaines ?


Paddington (Paul Kingm 2014)

12 years a slave (Steve McQueen, 2013)
The Wolf of Wall Street (Le loup de Wall Street) (Martin Scorsese, 2013)

Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann (Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire) (Felix Herngren, 2013)
Un film à la hauteur de sa réputation. C'est superbement drôle et chaleureux.

Extrasystole (Alice Douard, 2013)

Artificial Intelligence: AI (Steven Spielberg, 2001)
14 ans après la bataille, je découvre enfin le film que Stanley Kubrick a légué à Steven Spielberg. L'histoire aurait pu paraître très convenue, mais j'ai beaucoup aimé, mis à part la tout fin qui m'a laissée très sceptique (soit je n'ai rien compris, soit le scénariste ne savais pas comment finir son film).
Evidemment que ca aurait été cent fois mieux si Kubrick l'avait fait. Evidemment.

Paridan az Ertefa Kam (
A Minor Leap Down) (Hamed Rajabi, 2015)

Härte (Rosa von Praunheim, 2015)
Un de mes gros coups de coeur de la Berlinale.

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À gauche, Andreas Marquardt, Berlinois, entraîneur et ex-champion de karaté, ancien maquereau aussi, ancien petit criminel du Berlin des années 70. À droite, Hanno Koffler, qui interprète le rôle d'Andreas Marquardt jeune.
Le film se base sur le livre écrit par Andreas Marquart suite à ses années de prison et suite surtout à sa thérapie faite en prison. Une thérapie grâce à laquelle il a réussi à régler ses compte avec son enfance : maltraité par son père et abusé sexuellement par sa mère, Andreas est devenu un jeune homme violent, meprisant envers les femmes et incapable de contrôler ses accès de colère.
Le film fait sans cesse des allers-retours entre une reconstitution assez stylisée des évènements marquants de la vie d'Andreas Marquardt et des interviews d'Andreas et de sa compagne  commentant les évènements. Ce va-etr-vient est assez déroutant, mais une très bonne idée, ne serait-ce que pour voir et entendre Andreas Marquardt, très honnête face à la caméra, très vrai, très non-acteur. Le film centrait son propos sur la maltraitance sexuelle et les relations d'Andreas avec sa mère et avec les femmes. Très cru, très honnête et, vraiment, j'avais du mal à respirer à certains moments.
Le highlight du film a été pour moi le Q&A final, où Andreas et son thérapeute sont venu répondre aux questions du public. C'était très fort. Actuellement, Andreas est très engagé auprès des enfants et soutient des associations d'aide aux enfants ayant subi des sévices sexuels.
Le film est arrivé en troisième place du prix Panorama, preuve que le public l'a beaucoup apprécié. Il a été financé par Arte, donc il y a une petite chance qu'on puisse le voir un jour en France mais j'ignore sous quel titre.

Tell Spring Not to Come This Year (Saeed Taji Farouky, Michael McEvoy, 2014)
Après Härte, j'ai vu Tell spring not to come this year, qui a fait grande impression sur son public puisque le film a remporté le prix Panorama du fim documentaire.
On s'y retrouve plongé dans une division de l'armée afghane, peu après le départ des troupes américaines. On assiste aux échanges houleux avec les populations tiraillées entre l'armée et les talibans, on se retrouve encerclés avec eux par les talibans et on tremble de peur en s'enfuyant jusqu'au camion blindé d'être attrappé par une des balles qu'on entend siffler de partout. C'est ca qui m'a personnellement le plus impressionnée. Michael McEvoy, à l'origine du projet, est lui-même un soldat et avait déjà eu l'occasion de combattre avec ces soldats de l'armée afghane. Il a pris des risques insensés en tournant ce film, loin du reportage de guerre (qui est déjà loin d'être une petite ballade de tourisme).

Queen of Earth (Alex Ross Perry, 2014)
Beaucoup aimé l'actrice Katherine Waterston et le ton très agressif des dialogues. Pour ce qui est de l'histoire, je ne voyais pas du tout où elle allait et je me suis un peu ennuyée...

Nasty Baby (Sebastián Silva, 2015)
Il n'existe malheureusement pas (encore ?) de trailer pour ce très très bon film, mon deuxième coup de coeur de la Berlinale.

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Un couple homosexuel essaye d'avoir un bébé avec leur meilleure amie, pendant que l'un d'eux est en train de se lancer dans un projet artistique... étrange et que le quartier entier s'énerve contre un vieil homme à moitié fou... L'intrigue est bien menée, les dialogues sont vifs, drôles et naturels et les acteurs sont tous au top.
Sebastián Silva joue presque son propre rôle dans ce film qui, selon lui, parle de la gentrificaction hypster (thème hautement à la mode à Berlin). Je trouve que ca parle de beaucoup plus que ca, et j'ai adoré.

Danieluv Svet (Veronika Lisková, 2014)
A peine remise de Nasty Baby, j'ai été voir ce documentaire superbe qui est mon troisième et dernier coup de coeur de la Berlinale.

La bande-annonce vous résume assez bien le propos. La caméra suit Daniel, pédophile attiré principalement par les enfants de cinq ans, dans son quotidien. Daniel a fait son coming out de pédophile auprès de sa famille, de ses amis, et même auprès des parents du garcon dont il est amoureux. Aucun des autres garcons de la communauté pédophile n'a eu ce courage et seul un deuxième accèpte de montrer son visage à la caméra.
"Vous allez pouvoir mettre votre tolérance à l'épreuve." est le slogan mis en avant dans la bande-annonce. Je trouve ca un peu racoleur, mais il est exact que c'est ce dont il est question dans le documentaire. L'idée du documentaire est née de chiffres : parmis les personnes jugées coupables d'actes pédophiles, 90% ne sont pas des pédophiles. Pourtant, le concept de "pédophilie" est lié pour la plupart d'entre nous à un crime. Alors comment faire lorsque l'on est né ainsi ? Comme le dit Daniel : comment vivre les 40 prochaines années de ma vie ?
Dans le Q&A qui a suivi la provection du film, on a souligné la "bienveillance" avec laquelle la caméra suit Daniel dans sa vie. Effectivement, il n'y aura pas de débat dans le film, à peine quelques réactions, bienveillantes elles aussi mais d'incompréhension, de la part de ses amis. Reste la réaction du spectateur face à la pédophilie. Personellement, j'étais tiraillée entre une sympathie pour Daniel et le fait que - décidemment - le regard sexualisé porté sur un enfant me met mal à l'aise. Sans doute, cela est lié à ce fameux mythe de l'enfant-ange. Malgré qu'objectivement, la chose ne me dérange pas, il y a toujours quelque chose qui passe mal.
Le grand combat de Daniel, c'est la parole. C'est qu'on ose enfin parler de la pédophilie. De quelque manière que ce soit. Et le film est déjà un très bon début.

Madare ghalb atomi (Ali Ahmadzadeh, 2014)

Le même jour que Nasty Baby et Danieluv Svet (c'était une bonne journée), j'ai pu voir l'autre film iranien de la Berlinale (il y en avait trois en tout avec celui qui a gagné l'ours d'or et que je n'ai pas pu voir).
C'était drôle, les dialogues étaient superbes, l'histoire complètement folle. On y suivait deux amies dans leur voiture roulant à travers Téhéran. J'ai hésité à le mettre dans mes coups de coeur, mais il manquait un petit quelque chose pour que le film soit vraiment un film que j'aie envie de voir et revoir. Ce film restra tout de même dans les annales des Berlinales comme le Q&A le plus épique au monde (visiblement, le traducteur faisait très mal son boulot) et on a bien rigolé.
Ma copine Maleke est allé le voir quelques jours plus tard aussi et a réussi à faire une photographie avec je-ne-sais-qui-qui-est-super-connu-et-ressemble-à-Georges-Clooney-maquillé-en-iranien. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé les deux actrices principales, qui n'étaient malheureusement pas au Q&A. Comme d'habitude avec les films iraniens, la moitié du staff n'a pas obtenu l'autorisation de sortir du pays, mais la mère d'une actrice nous a fait un super petit discours.

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Les garçons et Guillaume, à table! (Guillaume Gallienne, 2013)
Oui, en pleine Berlinale, j'ai trouvé le moyen de regarder un DVD chez moi. Mais il faut dire qu'en semaine, j'ai pas pu aller vraiment à la Berlinale à cause des cours, et que je devais rendre le DVD assez urgamment à la bibliothèque.
J'avais réussi à en apprendre assez peu sur le film, malgré tout ce que tout le monde a pu dire dessus et j'ai donc réussi à avoir pas mal de surprises. Du coup, quoi dire qui n'a pas été déjà dit sur ce film ?
J'ai beaucoup aimé, Guillaume Gallienne est super dans le rôle et très honnête, et j'ai même assez aimé la fin.

Koza (Ivan Ostrochovsky, 2014)

Abaabi ba boda boda (Yes! That's Us, 2014)
Film ougandais qui reprend la trame du film italien Le voleur de bicyclette de 1948.

Rien que pour la musique, ca valait le coup. Rien que pour voir Kampala, ca valait le coup.

Suenan los androides (Ion de Sosa, 2014)

Dari Marusan (Izumi Takahashi, 2014)

The Great Gatsby (Baz Luhrmann, 2013)

Insipide. Encore que le travail sur la musique était vraiment chouette.

A Long Way Down (Pascal Chaumeil, 2014)

Avec A long way down, je suis restée dans la thématique Berlinale, étant donné que ce film avait été présenté lors de la Berlinale 2014. Je suis une grande fan de Nick Hornby et j'ai assez apprécié certaines des adaptations cinématographiques qui ont été faites de ces oeuvres. Comme d'autre part j'ai beaucoup aimé le livre A long way down, j'étais très intriguée, j'avais hâte de voir le film. Grosse déception pour ce film qui m'a fait l'effet d'un feel good movie sans grand intérêt (le livre est loin d'être seulement un feel good book). Restent quelques parti-pris intéressants sur les personnages (le rôle de Maureen est bien trouvé ; Jesse est l'exact opposé de ce que j'avais imaginé, mais intéressante) mais au final le film ne m'a vraiment rien apporté.

mercredi, 04 mars 2015

Sorti d'un tiroir

Il va falloir faire marcher votre mémoire car je vais vous parler maintenant d'une vieille histoire... un projet... sur des phénomènes d'îles...

Ce vieux projet qui traîne depuis deux bonnes années dans les placards de l'organisme qui distribue les financements pour la recherche a enfin reçu le feu vert... et surtout les sous qui vont avec.

Je ne sais pas encore exactement quand tout va demarrer, mais j'ai bon espoir que tout soit lancé d'ici cet été. Cela signifie concrètement pour moi :

- que je vais bosser à plein temps

- que je vais être payée à plein temps

En ce qui concerne le 3/4 temps dont je vous parlais dernièrement, il va se faire aussi. À partir d'avril, je suis donc au moins à 3/4 temps. Comme au même moment mes 1 an d'ancienneté me font passer en catégorie 2, ça veut dire que je vais être SUPER RICHE ! Enfin un peu. Je vais être super un peu riche.

 

 

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Je profite de cette bonne nouvelle pour lâcher 5 mn le petit bouddha qui ne quitte plus mes bras depuis hier et vous envoyer de cordiales salutations perigordines...

Autre bonne nouvelle : cette photo de toute beauté à été prise depuis mon nouveau téléphone supra intelligent qui est tellement intelligent qu'il sait tout ce que je veux avant moi (au secours !). Et d'ici que je récupère une micro-sim, je pourrai même m'en servir pour téléphoner.

Bref, ma reconnaissance éternelle à Nono !

 

samedi, 31 janvier 2015

Des nouvelles

Enfin un nouveau post vidéo... toujours sans vidéo.


podcast


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lundi, 19 janvier 2015

C'est lundi

Douze semaines... Douze semaines sans donner signe de vie, et forcément, la liste des lectures est devenue longue entre temps. Accrochez-vous, on est partis.

Qu'est-ce que j'ai lu ces 12 dernières semaines ?

Peter Pan, James Matthew Barrie
Et bien non... je n'avais jamais lu Peter Pan. Par conséquent, à part la version Disney, je ne savais pas exactement de quoi il en retournait vraiment dans ce personnage qui m'a toujours mise mal à l'aise. Et je ne savais pas pourquoi j'étais mal à l'aise.
J'ai écouté le conte de Jame Matthew Barrie en VO, et tout au long, le sentiment de malaise que je ressens face au personnage ne s'est pas dissipé. J'ai beaucoup apprécié la lecture, là n'est pas la question. Je n'éprouve juste aucune sympathie pour le personnage, il me met mal à l'aise.
J'ai cru avoir identifié dans les premiers chapitres une raison à cela, lorsque l'on commence à découvrir le Neverland et ses habitants. Pour moi, tout le Neverland évoque la mort, et tous ces enfants "disparus" me donnent l'impression d'enfants morts et atterris dans ces espèces de limbes dans lesquels ils oublient d'ailleurs excessivement rapidement les personnes du monde réel.
J'ignore si je projette des choses dans ce conte, qui j'en suis sûre a dû être psychanalysé déjà sous toutes les coutures (mais je ne me suis jamais renseignée sur la question). Mais en tout cas, je ne m'étonne absolument pas que le conte ait pu donner lieu à cette fameuse BD aux visuels très noirs, qu'il faudra aussi que je lise à l'occasion.

De la mode,
Théophile Gautier

Dracula,
Bram Stoker
Dracula était encore un livre écouté en anglais, après un énorme échec il y a quelques années à dépasser la deuxième page du livre. Je n'y comprenais rien (à cause de l'anglais, hein).
Je pense que ma lecture a été un peu gâchée d'abord par mon amour absolu pour le film de Murnau. Tout le début de l'histoire ne m'a pas vraiment emballée, je trouvais que l'auteur n'arrivait pas à exploiter à fond la description du château de Dracula. C'est dès que l'histoire du livre commence à différer fortement du synopsis de Nosferatu que j'ai enfin vraiment été plongée dans l'histoire jusqu'aux sourcils. L'histoire prend beaucoup de temps à s'installer et nous donne l'occasion par là de faire pleinement connaissance avec les personnages. En tant que lecteur, on entre en parfaite empathie avec tous les personnages (et même un peu avec Dracula - la fin est de ce point de vue très réussie) et le suspens reste haletant jusqu'à la fin.

La Guerre du feu,
Rosny aîné
La Première Émotion, Octave
Mirbeau
L'Octogénaire, Octave Mirbeau

Charlotte,
David Foenkinos
Qui a eu tellement de prix cette année et qui a est tellement... plat.
Ca se lit, hein, mais c'est pas palpitant.

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu

J'avais déjà lu ce roman et j'avais oublié à quel point il était beau. L'histoire commence alors que la mère de Mathias Malzieu vient de mourir et est un entremélage d'autobiographie, de poésie et d'un récit fantastique qui met en scène une espèce de géant en bois raccommodeur d'âmes. On a envie en lisant ce petit bijou d'apprendre par cœur à peu près toutes les phrases, parce qu'elles sonnent tellement juste.

Pas pleurer, Lydie Salvayre

J'ai trouvé l'histoire du livre, qui joue sur l
'ambiguïté des personnages, bien menée. Elle va quelque part, c'est clair et simple, sans être simpliste. Certaines choses dans le rythme m'ont laissée un peu perplexe, mais c'était une sympathique expérience de lecture.

La huitième couleur, Terry Pratchett
Le huitième sortilège
, Terry Pratchett
La huitième femme
, Terry Pratchett
Pour les vacances de Noel, j'avais pour objectif d'au moins commencer la pharaonique saga du Disque-Monde, plus pour pouvoir dire "bon ca y est, je sais ce que c'est" que pour autre chose. Ni les références culturelles, ni l'esthétique de ce genre de roman n'est vraiment ma tasse de thé. Je m'ennuie quand je lis Tolkien, je ne joue pas aux jeux de rôle, je ne fantasme pas sur les dragons.
Par conséquent, il est évident que je ne suis pas le public cible de la saga, d'autant que je ne saisis sans doute pas la moitié des allusions. Et par conséquent, il n'est pas très étonnant que j'aie apprécié sans plus les premiers tomes de la saga.
Le registre WTF est sans doute encore le meilleur angle d'approche du fantastique pour une lectrice aussi peu impliquée dans le genre que moi, et du coup, les histoires passent très bien. J'aurais certainement eu beaucoup plus de mal avec une écriture qui prend au sérieux ce qu'elle raconte.

Das Wochenende (Le Week-end), Bernhard Schlink
Je pense avoir été claire et si je ne l'ai pas été, je me répète : BERNHARD SCHLINK EST UN GÉNIE. Voilà, c'est dit.
Das Wochenende est un roman assez court qui relate un week-end passé entre anciens camarades d'université, un groupe d'anciens amis qui ont vécu leur jeunesse dans les années 70 et avaient des sympathies RAF (la bande à Baader). L'un d'eux, Jörg, vient de passer 20 années en prison pour ses activités terroristes, et c'est à sa sortie de prison que sa sœur décide de rassembler les anciens amis.
Les bases sont ainsi posées pour un huis-clos étouffant, dans lequel Bernhard Schlink instaure une réflexion sur l'héritage dans la société allemande de cet épisode bien précis de son Histoire. Lesquels ont trahi ? Ceux qui sont passés aux armes pour lutter contre le capitalisme, quitte à tuer ? Ceux qui font mine de ne pas se souvenir avoir brandi des banderoles aux messages agressifs dans les démonstrations ? Ceux qui veulent aider Jörg à se ranger ?
J'adore tout ce que fait Bernhard Schlink d'une manière générale et son obsession à rechercher le passé dans le présent. Pour une fois, l'Histoire est moins intriquée, seule la dérive terroriste marxiste est abordée, sans doute un des épisodes de l'Histoire les plus oubliées dans l'Allemagne actuelle. Bernhard Schlink m'aide à en déceler les cicatrices bien visibles dans la mentalité allemande et c'est un pur plaisir.

Mortimer
, Terry Pratchett
J'attendais un peu plus que ca de Mortimer, étant donné que, comme à peu près TOUT LE MONDE, Mort est mon personnage préféré dans la saga pour le moment (mon deuxième nom est Originalité) et qu'en plus le bouquin m'avait été loué comme étant un des meilleurs de Terry Pratchett.

L'homme qui savait la langue des serpents,
Andrus Kivirähk
Je remercie beaucoup Winnie pour ce cadeau de Noel, que je me suis hâtée de lire (à cet endroit, une pensée attendrie pour tous les formidables livres qui prennent la poussière sur une étagère de ma chambre s'impose - un jour, je vous sortirai de là !!!).
L'expérience était très dépaysante, le roman se situant dans une espèce d'Estonie mythique. La civilisation apportée par les envahisseurs germaniques se répand en Estonie et les hommes quittent la forêt (où ils passent leurs journées à boire le lait des louves et manger des élans) pour se rendre dans des villages (où l'on travaille toute la journée pour récolter du blé et manger un machin dégeulasse : le pain). Le héros fait partie des derniers humains qui refusent les nouvelles modes et technologies modernes et qui connaît encore les anciens mythes et la langue des serpents.
Evidemment, tout l'humour du livre repose sur le décalage entre la perception "décadence moderne" des villageois qui vivent un style de vie que nous percevons en tant que lecteur comme très primitif. Je n'ai compris qu'une infime partie des enjeux du roman, comme j'ai pu m'en assurer en lisant l'excellente postface qui tente d'expliquer les allusions à la politique de l'Estonie.
L'histoire est dans le roman assez secondaire, en tout cas c'est ainsi que je l'ai
perçue. Ce que j'ai surtout apprécié, c'est l'univers installé par l'auteur, ce monde d'humains qui vivent dans la forêt et communiquent avec les animaux, toute l'ambiance créée était accueillante, elle donnait envie de s'y installer pour un moment. Le ton était aussi très bien maitrisé, mélangeant l'humour, l'épique, le carrément sanguinolent. D'une manière générale, l'ambiance du livre est plutôt sombre, mais elle ne s'installe jamais dans un registre unique, changeant tout le temps subtilement le registre.
Une très belle découverte que cet auteur, ca donne envie de le suivre.

Qu'attendent les singes, Yasmina Khadra
Comme j'avais beaucoup aimé Ce que le jour doit à la nuit, j'étais impatiente de jeter un coup d'œil au nouveau Yasmina Khadra. Et vraiment, quelle déception ! Je n'ai pas réussi à un seul moment à être impliqué à quelque niveau que ce soit dans cette histoire, je me fichais de ce qui pouvait arriver à tous ces personnages, je me fichais même de savoir qui était le coupable du meurtre et comment les différents retournements de situation allaient être résolus à la fin. Je m'en fichais cordialement et je voulais juste arriver à la fin du livre pour pouvoir enfin passer à autre chose.
A aucun moment je n'ai senti un message intéressant dans le roman, même si je pense que Yasmina Khadra a vraiment essayé de dire quelque chose sur l'Algérie. Mais justement, elle essayait tant de dire quelque chose que l'intrigue entière ne semblait qu'une excuse pour dire que les gros bonnets en Algérie sont des pourris, mais que quand même, le peuple d'Algérie est généreux et l'avenir sera sans doute meilleur. Et qu'une excuse pour enchaîner punch-line sur punch-line.
Ca m'a terriblement ennuyé.