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lundi, 14 octobre 2013

Ca ne peut pas faire 6 ans

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Ce matin, c'est la rentree universitaire.

Depuis deux semaines déjà, la fac se remplit d'étudiants consciencieux. Ce matin, le métro était plein à craquer. Tout à l'heure pour manger, il y aura a n'en pas douter une queue de dix minutes pour passer à la caisse. Et puis au fil des semaines, insensiblement, la fac se videra de ses etudiants, le trafic redeviendra normal. Comme tous les ans.

Il y a 6 ans exactement, j'étais étudiante Erasmus et je faisais ma rentrée à la fac.

Et m'y voilà encore ce matin. La donne a changé, aujourd'hui j'ai un bureau, je fais partie des étudiants qui t'expliquent gentillement où se trouve la salle JK241, comment recharger ta carte de photocopie et où tu peux trouver des sachets pour emballer ton sandwish à la cantine. Et surtout, vendredi prochain, j'ai mon premier cours de l'autre côté du mirroir.

J'ai calculé que les plus vieux de mes anciens scouts devraient être en âge de rentrer à la fac cette annee. Je suis curieuse de savoir si je vais les croiser dans un couloir. Je pense que je prendrai un sacré coup de vieux (d'un autre côté, mes anciens scouts de France ont depuis longtemps terminé leur prepa, donc je suis un peu rodée maintenant). Je n'arrive vraiment pas à croire que cela fait déjà 6 ans. 6 ans... 

D'un autre côté, il n'y a aucun endroit au monde ou j'aimerais plutôt être qu'ici, rien au monde que j'aimerais mieux faire que ce que je fais.
Enfin, je crois.

 

lundi, 07 octobre 2013

France Culture

Ce week-end, ayant envie d'écouter la radio en faisant à manger et en ayant franchement marre du blabla de la radio allemande, j'ai allumé France Culture sur internet et je suis tombée en plein dans le week-end "spécial Proust" (les 100 ans de la publication de Du côté de chez Swan).

Ce soir, en rentrant, je réallume France Culture et je tombe en plein dans la semaine "spéciale Stanley Kubrick".

Décidemment ! Je vais écouter France Culture plus souvent !

vendredi, 04 octobre 2013

Fotos de conf

En allant ici, vous trouverez les photos rises lors de ma première conférence de l'été. J'ai même eu droit à ma photo, au moment où j'ai posé une question à un intervenant hongrois (qui disait tout l'inverse de ce que j'avais dit dans mon mémoire, le vilain).

jeudi, 03 octobre 2013

On est le 3 Octobre et je vous parle depuis Belin


podcast

mardi, 01 octobre 2013

Trop ouf, ces confs !

 

L'été, la saison des conférences.
(l'été universitaire pouvant commencer très tôt et finir très tard)

Fin juillet, conférence de ma théorie à Belin. Une semaine de repos puis conférence de recherche formelle à la Périphérie. Une semaine de repos, puis conférence de syntics-semantax au céneres, où j'étais jusqu'à samedi dernier.

J'ai découvert que j'adorais les conférences. Les conférences, c'est un peu comme TZ. Sauf qu'au lieu de Dieu, on parle de pseudo-gapping, de coréen et d'expériences marrantes qu'on a fait sur des gamins de deux ans (les linguistes n'ont aucune pitié). Bref, les conférences, c'est vraiment fun.

En plus de cela, il faut rajouter que le monde linguistique étant tout petit, on rencontre très facilement des personnes qu'on a lues, qu'on adore, ou des potes de gens qu'on connais déjà et qui devienne tes potes en l'espace de trois secondes (ou pas).

J'ai d'abord eu la chance d'avoir tout le monde à domicile.

Lorsque j'étais venue sur Paris au printemps, l'idée première avait été de rencontrer Cia qui me semblait être plus ou moins à la tête d'un projet d'implémentation proche de celui que m'a confié Konfus. Finalement, Cia n'était pas sur Paris à ce moment et d'ailleurs la personne vraiment en charge du projet était Tn, avec qui j'ai d'ailleurs bu un café et discuté assez longuement (le projet étant „mort“, ca n'a pas servi à grand chose, mais j'ai parlé avec un professeur intelligent, ce qui n'est jamais une perte de temps).

À la conférence de ma théorie, Tn faisait partie du commité d'organisation ET Cia présentait un papier. Rien que pour cela, ca valait la peine de faire le déplacement. Lorsque la présentation de Cia a commencé, qu'il s'est levé et a commencé à faire jaillir ses cheveux en harpentant la salle de long en large, j'ai su que ce mec était un génie et que je l'adorais.

Dans la suite de la conférence, j'ai eu l'extrème bonheur d'être à chaque fois à la même tablée que lui le soir, et de discuter avec lui. Ou plutôt de rester plantée sur ma chaise à l'écouter monologuer sur tout et n'importe quoi. Cia n'arrête jamais de parler et se passionne pour tout, ce qui est assez ennuyeux quand un irlandais est dans les parages et qu'ils commencent à parler des meilleures équipes de soccer ou de hockey sur gazon. Heureusement, cela reste une minorité du temps et en grande partie sa conversation monologuée m'a laissé un merveilleux souvenir (un souvenir fatigué le dernier soir à minuit quand je n'arrivais plus à m'en débarasser pour aller – enfin - me coucher).

Le troisième professeur dont j'ai fait la connaissance cette semaine-là était Ml, dont j'ignorais absolument tout, mais qui a fait une présentation très remarquée. En tous cas très remarquée par moi.

Cette présentation était géniale. Elle abordait une problèmatique sur laquelle je ne m'étais encore jamais penchée mais qui venait englober les petites déconvenues de mon étude pilote. En laissant tout cela se ballader dans ma tête, j'ai fini par me rendre compte qu'il s'agissait d'une problèmatique possible de ma thèse, d'une très intéressante en tous cas, et en tous cas encore peu ou pas explorée dans ma théorie. Donc PEUT-ÊTRE que je tiens quelque chose.

Parce que bon, dans le fond, rencontrer des gens, c'est super, les pauses café avec plein de gâteaux, c'est cool, mais le vrai enrichissement des conférences, ca reste les présentations elles-mêmes. Samedi dernier, en clôturant la conférence céneressienne, Tn a constaté que j'avais été „très assidue“. Tn est un asiatique et rempli le cliché numéro un de l'asiatique en ce qu'il est très modéré dans ce qu'il fait et dit. Je crois en effet que personne d'autre que moi (organisateurs y compris) n'a eu le courage d'assister à 100% des présentations sur ces trois jours. Cia m'aurait certainement dit que j'étais complétement tarée et que je n'allais jamais survivre 3 ans de thèse à ce rythme. Je suppose que ca me passera. Il y aura un moment où je choisirai les présentations en fonction de leur sujet (ou du présentateur), mais pour le moment, je ne suis pas à l'abri de découvrir au cours d'une présentation sur les scopes chinois une idée lumineuse pour mes préoccupations actuelles (true story). J'engrange, j'engrange, et une présentation est toujours une manière de parcourir en moins d'une heure le contenu d'un article. Il me faut en temps normal à peu près une journée pour venir à bout d'un article. À raison de 8 présentations par jour sur 3 conférences de 3 jours chacunes, vous voyez que j'ai abattu une somme de travail colossale à mon échelle. Même si lire l'article qui sera publié sera dans bien des cas indispensables (parce que je ne suis pas vraiment capable de comprendre une présentation, à quelques exceptions près), je saurai à peu près où chercher quoi. Qui plus est, cela me permet de savoir où en est la recherche sur les principaux axes de recherche, et de savoir aussi ce qui est à la mode et ce qui ne l'est pas.

En parlant d'être à la mode, je suis très à la mode. Enfin plutôt, mon sujet est très à la mode. C'est ce que Aie, la dame de fer du Céneres, m'a fait comprendre. Cette femme est connue comme le loup blanc, et visiblement pas mal redoutée pour son caractère bien trempé. J'étais à la fois impatiente et angoissée de la rencontrer, voulant bien entendu faire bonne impression à cette femme qui est à la tête de la moitié des projets de recherche (si ce n'est plus). Et le courant est finalement bien passé. Elle s'est montrée tout de suite très intéressée par le sujet et m'a donné quelques indications utiles. Elle m'a notamment fait rencontrer et discuter avec une autre professeur qui dirige le laboratoire de recherche formelle. Le laboratoire va bientôt lancer un appel à candidature pour une bourse de mobilité. La bourse en elle-même m'intéresse presque moins (même si je ne crache sur aucun euro en ce moment) que d'avoir pu nouer contact avec une spécialiste de recherche formelle comme elle, étant donné mes médiocres connaissances en la matière (dont a témoigné mon étude pilote... peu réussie (je crois que vous l'aurez compris, à force)).

„Il était temps que quelqu'un prenne le taureau par les cornes !“ Visiblement, tout le monde a hâte que je règle leur compte aux phénomènes d'îles. Ca me fout un peu les jetons, en fait. Mais c'est aussi très enthousiasmant (j'ai presque l'impression de chercher un remède contre le cancer, c'est très gratifiant).

À vrai dire, je commence à penser très très fort à me prendre un deuxième directeur de thèse. Genre francais et qui s'y connais en analyse formelle. Mais chaque chose en son temps. (L'argent d'abord.)

J'étais toute contente en allant au Céneres de me dire que j'allais revoir tous ces gens : Tn, Cia et Ml. En fait, Ml n'est arrivé que le dernier jour, Cia organisait toute l'intendance et courait partout pour gérer les macarons et Tn s'est dépéché de me présenter à Aie pour ne pas avoir à me faire la conversation (Tn rempli le cliché numéro deux de l'Asiatique en ce qu'il n'est pas très bavard). Un dernier à qui je me suis présentée toute seule a été Ba. Ba et Be sont les grands spécialistes de la conjugaison des verbes francais. Surtout Ba. En fait, j'ai passé mes vancances en France à lire tout ce qu'avait pu écrire Ba. À la fin de l'été, je m'étais transformée en vraie groupie.

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J'ai pris conscience après coup que lui avoir dit que j'avais lu toute sa bibliographie sur la plage cet été n'était pas la meilleure manière qu'il ne me prenne pas pour une folle furieuse. (Non, en fait, ça l'a juste fait rire. Il m'a dit que c'était une saine lecture qu'il ne pouvait qu'approuver.) Il connait très très bien Konfus (vraiment trèèès très bien) pour avoir beaucoup travaillé avec lui (beaucoup). Il a été très intéressé par ce que je fais (pas vraiment la partie sur les îles, plutôt celle où je dois écrire du code... oui, celle que je n'ai jamais le temps de faire, exactement celle-là) et va m'envoyer quelques données qui me simplifieront la tâche. On reste en contact. Dacodac.

La dernière personne que j'avais très envie de rencontrer était Sle. Elle aussi, elle a énormément travaillé avec Konfus. Et dans un domaine qui m'intéresse fort et qu'elle est une des uniques personnes au monde à maîtriser. Malheureusement, elle n'est arrivée que le dernier jour et n'était pas d'un abord très facile. Elle était tellement sans cesse accaparée que je n'ai pu que lui serrer la main. Je n'ai pas eu le temps de lui expliquer que j'étais une élève de Konfus qu'une étudiante lui tombait dessus et je n'ai pas insisté. Il me semble improbable qu'on ne se re-rencontre pas un jour ou l'autre. J'ai par contre sympathisé par hasard avec sa doctorante, une fille drôle et chaleureuse que j'ai immédiatement adorée.

J'ai rencontré bien d'autres doctorants. Principalement, un Teuton avec qui j'ai passé la plus grande partie de mon temps et qui s'est révélé être un ami de Man, que j'avais rencontré dans ma toute première conférence, il y a deux ans. Parmi les conférenciers se trouvait aussi une presque-vieille connaissance, Dte, une française (de la ville rose !) exilée aux USA qui travaille sur quelque chose d'assez proche des îles. Elle était venue donner une conférence dans la fac de la périphérie et nous avions discuté.

Une conférence, c'est donc une question de rencontre, je pense l'avoir assez bien fait comprendre. L'émulation intellectuelle qui naît de ces rencontres est difficile à décrire, mais elle m'a rendue pour le moins hyperactive dans le temps laissé entre les conférences. J'ai rarement été aussi motivée qu'en ce moment, ce qui est sans doute la raison pour laquelle vous m'avez peu entendue depuis un mois. Je suis survoltée et je travaille du matin au soir. Pas que j'avance beaucoup, mais je fais de mon mieux. Mon carnet de recherche est presque prêt à voir le jour, et vous en aurez des nouvelles d'ici peu, je l'espère.

Je n'ai pas dit grand chose sur la deuxième conférence. Elle touchait en effet un domaine complètement différent de celui dans lequel j'évolue normalement. Des gens comme Soe et Gs sont à des années lumières des préoccupations de Konfus. Mais je commence à entrevoir l'univers immense du domaine dans lequel ils travaillent et je le trouve palpitant. À vrai dire, j'aimerais en quelque sorte unifier les deux domaines (ou plutôt commencer à intégrer un aspect de l'une dans l'autre – une révolution mondiale à la fois, s'il vous plaît).

Dire que je n'ai rien compris à cette conférence serait un peu exagéré. Mais je n'ai aucune notion de statistiques, et il m'était absolument impossible de lire leurs graphes étranges. J'ai l'impression que je n'arriverai jamais à me mettre à niveau pour pouvoir discuter avec ces gens. La psycho-linguistique sera donc le grand challenge des mois (années ?) à venir.

Konfus va me tordre le cou.

Après cette deuxième conférence avait lieu le PhD-Day, où je devais présenter „mon travail". Comme je n'avais pas grand chose à part cette étude pas bien dégrossie, je l'ai présentée très très rapidement. Après avoir vu l'ampleur du travail statistique de Soe et Compagnie, autant vous dire que je mourrais de honte de présenter mes camemberts. Et qui voilà dans la salle, resté quelques jours en Europe pour profiter de son jet lag ? Gs en personne. Gs tout droit débarqué de la Mecque MIT. Gs, aka le méga spécialiste de la psycholinguistique. Lorsque j'ai fini ma présentation, Gs a levé la main et posé une question. Gs a été la première personne à qui j'aie jamais répondu pour un Q&A. (Vous croyez que je peux mettre ça sur mon CV ?)

Man, ich liebe mein Leben!

 

 

mardi, 24 septembre 2013

Mais qu'est-ce que tu fais en ce moment ?

Ce que je fais ? *
- Je prépare mon cours pour la rentrée.
- Je prépare une description de  mon cours pour la rentrée et une liste de livres à lire pour les élèves (à quoi cela sert-il ? Mais à rien, bien sûr ! (non mais sincèrement, QUI lit les livres mis sur la liste par le prof ???))
- Je termine le compte-rendu de mon étude pilote (oui, celle où je vous ai tous interrogés avec mes petits papiers pleins de fautes de frappppppe) ("terminer" consiste en fait à essayer de comprendre pourquoi LaTeX refuse de me faire des colonnes...)
- J'essaye de m'initier à l'analyse statistique (parce que j'ai complètement honte des résultats de mon étude pilote présentés sous forme de... gloups... camemberts graphiques circulaires (non, pitiééé, ne me frappez pas !!!!))
- J'ouvre un carnet de recherche pour être une chercheuse 2.0 et "publier" mes résultats (entre autre le compte rendu de mon étude pilote)
- Je lis des articles sur les phénomènes d'îles (pour avoir l'impression que "j'avance" sur ma thèse)
- J'essaye de me persuader que je vais très bientôt me remettre à programmer la flexions des verbes (pour le moment, ca marche pour le verbe "aimer" (et tous les verbes du genre qui n'ont qu'un radical de conjugaison) au présent de l'indicatif... mouais...), alias tu-sais-le-truc-que-Konfus-veut-que-je-fasse-depuis-6-mois-et-qui-devait-me-prendre-une-semaine-grand-max.
- Je me prépare pour mon prochain examen d'anglais (because I failed to get the C1 level... :( sad but true)
- Je prépare avec Tonio le premier numéro de la Gazette HPSG (lancement début octobre).
- Je harcèle Pataka (la post-doc d'Indiana et peut-être future collègue dans le projet sur les phénomènes d'îles) pour qu'elle harcèle Indiana pour qu'on dépose enfin une demande pour ce projet sur les phénomènes d'îles
- Je prospecte pour un plan B (et C, et D, et E, et F, et G) si jamais ce fameux projet sur les phénoménes d'îles devait ne pas aboutir. Ce qui implique principalement que j'écrive un résumé de mon idée de thèse 10 pages pour D, 20 pages pour F, 2 pages pour C, que je change de thèse et de ville pour E, et que je sois inscrite en PhD pour B et G (c'est pas gagné).
- J'assiste à une conférence la semaine prochaine pour laquelle je suis évidemment super bien préparée (= j'ai lu le titre des trois premières et des trois dernières conférences)

(- à vrai dire, je file aussi un coup de main à une copine pour son mémoire de Master, mais ca, je suis pas censée le faire)

Obsession12.gif

phdcomics.com

*liste théorique sur ce que je suis censée faire là-tout-de-suite-en-ce-moment-au-lieu-de-poster-une-énième-liste

samedi, 21 septembre 2013

Demain, les élections

À l'heure où vous lisez ces lignes, je suis probablement en train d'agoniser de courbatures à mon camp d'entraînement (je ne me suis pas encore remaise de ma pause pendant l'été (en même temps, je n'ai fait que sauter des séances d'entraînement à cause des 15 conférences auxquelles j'ai assisté (15 étant le nombre ressenti... en fait j'en ai fait 2 seulements...))).

Mais enfin, demain est un grand jour pour l'Allemagne ! Les élections présidentielles (ah non, c'est vrai) chancelières (ah non, c'est vrai) parlementaires ont lieu. C'est le jour où le destin de l'Allemagne va peut-être changer !

...

...

Hum...

Non, en fait, le destin ne va rien changer du tout. Merkel va être élue et... oups, pardon, spoiler...

Enfin, si tant est que tout ceci puisse avoir le moindre intérêt, je vous recommande cet article, parce que (i) c'est en francais, (ii) c'est très court (et c'est pas que, mais on a pas que ca à faire de nos journées), (iii) c'est relativement marrant (et quitte à ce que ca serve à rien, autant qu'on se marre un peu).

NB: Je suis parfaitement en désaccord avec l'article sur la traduction du slogan du PS SPD, mais bon, ce n'est pas crucial non plus.

mercredi, 18 septembre 2013

Quand le réveil ne t'interromps même plus...

Et donc en lui disant que bonjour, que je veux postuler... non, que j'ai entendu parler avec beaucoup d'intérêt de cette proposition de bourses de doctorat sur Kologne, mais que j'aimerais auparavant savoir... non, que je souhaite savoir de lui si il serait d'accord pour... cette tournure de phrase ne va pas... si mon sujet de doctorat lui convient...

DRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIING

Gnhumgrrhammm

... si il pourrait envisager d'encadrer mon doctorat. Puis paragraphe suivant, j'expose mon plan très très résumé. Genre : Mon idée est d'observer les phénomènes d'île en francais en ayant recours à des questionnaires formels et des analyses de corpus lorsque cela est possible, mon hypothèse étant que...

lundi, 16 septembre 2013

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 8 dernières semaines ?
Le volume de lecture est au plus bas. Mais cela dit, je le fais exprès.

La Divine comédie : Le Paradis, Dante
J'ai bien aimé cette première partie de la Divine Comédie, je la trouve à la fois très osée, politique, historiquement marquée aussi.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

La Divine comédie : Le purgatoire
J'ai plus de mal avec cette deuxième partie, dans laquelle il n'est question que du bonheur de voir le paradis, c'est un peu ennuyeux.

Qu'est-ce que j'ai vu ces 8 dernières semaines ?

Training Day (Antoine Fuqua, 2001)
J'ai un peu du mal à savoir si ce film est un chef d'oeuvre ou... Non, non, non. Rectification : ce film EST un chef d'oeuvre. Je pense sincèrement qu'il passera à la postérité, contrairement à bieeeeeen des films dont les critiques ont pu applaudir la sortie. Je ne sais pas si le film a été applaudis à sa sortie. Pour ma part je n'en avais jamais entendu parler. Mais depuis que je l'ai vu, je l'ai déjà entendu citer comme référence par des critiques us influents.
Mais tout de même, il y a quelque chose qui me déplaît terriblement dans ce film, même si je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je crois que c'est juste une question d'esthétique, peut-être de rythme, je ne sais pas. Mais superbe intrigue, incroyablement orchestré, au détail prêt. Si vous avez les nerfs accrochés et que vous n'êtes pas trop du genre choquable, je ne peux que vous le recommander.

Aladdin und der König der Diebe ("Aladdin et le roi des voleurs") (Wald Disney :  Tad Stones, 1996)
Moi je dis que faire une chose pareille d'Aladdin - nan mais ALADDIN, quoi !!! -, ca devrait être puni par la loi. De la prison à vie, au minimum.

Sie sind jung und brauchen das Geld ("Zack et Miri font un porno") (Kevin Smith, 2008)
CE film m'avait déjà fait de l'oeil à sa sortie en salle. En Allemagne venait de sortir aussi "Pornorama", dont l'idée était assez proche. "Pornorama", j'étais même allée le voir (seule... c'est bizarre). C'était un très très bon film. Et pas seulement parce que je suis in love avec Karolina Herfurth (même si c'est l'unique raison pour laquelle je suis allée le voir). "Pornorama" fourmillait de bonnes idées, de références cinématographiques, et maintenait un certain niveau intellectuel.
Zack et Miri... c'est autre chose. Le principe de l'intrigue reste le même : le tournage d'un film pornographique. Mais à part la parodie de Star Wars, qui m'a d'ailleurs vraiment beaucoup fait rire, le niveau artistique du film est vraiment... disons... plus bas (je ne veux pas dire "nul", c'est pas poli). C'est une comédie romantique américaine, avec sa structure complètement prévisible, ses clichés romantiques à se fracasser la tête contre un mur (franchement, on aurait pu espérer un chouilla plus d'un film qui oh ! scandale ! ose aborder un sujet sexuel (shocking !)). Mais c'est drôle. Si, si, franchement, c'est drôle. Je ne regrette pas.

Pacific Rim (Guillermo del Toro, 2013)
Il était question d'aller au cinéma. La condition était d'aller voir un film en 3D. Ca commencait déjà mal, ca voulait dire qu'on devait aller au gros cinéma de blockbusters (Oh, regardez, dans le petit ciné indépendant en face, y'a "France Ha", ca vous dit pas ?) et qu'on avait le choix entre les Schtroupfs et deux films d'actions débiles (Hum, vous êtes vraiment sûrs que vous voulez pas aller voir "France Ha" ?).
Du coup, quand j'ai vu "Guillermo del Torro" comme réalisateur de l'un des deux films, je me suis dit qu'il y avait une toute petite chance que ce soit un faux mauvais film, et qu'on se trouve en fait avec un truc au scénario un peu élaboré.
Et bien au final... ben non. Guillermo del Torro a fait un film de merde. C'est bien triste mais c'est comme ca. (Vous voulez pas qu'on se regarde "Le Labyrinthe de Pan" la prochaine fois, au lieu d'aller au cinéma ?)

Trance (Danny Boyle, 2013)
C'est... hum... disons "ok".

Pain and Gain (Michael Bay, 2013)
Il y a franchement des trucs qui m'ont beaucoup plu dans l'histoire. Mais, helas helas, Hollywood est un buldozer implacable...

Doit-on le dire ? Labiche et Duru (Comédie Francaise, 1978)
La station Champbaudet, de Labiche et Marc-Michel (Comédie Francaise, 1972)
Que dire ? J'ai un nouveau lecteur DVD, j'en profite.

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

The Devil Wears Prada (David Frankel, 2006)
Ma drogue habituelle, je ne me lasse JAMAIS de ce film. (Et comme je connais par coeur, l'avantage c'est que je peux faire autre chose en même temps.)

Hotel Rwanda (Terry George, 2004)
Ce film figurait depuis longtemps sur ma liste des films à voir absolument, parce que je me disais que j'allais adorer. Et je ne me suis pas trompée, ce qui n'est pas étonnant vu que ce film ne peut que plaire. En plus c'est une histoire vraie (et j'aime les histoires vraies), ca permet à quelqu'un d'aussi ignorant que moi de comprendre les tenants et les aboutissants du génocide au Rwanda, et ca se passe en Afrique (et j'ai un faible pour les langues d'Afrique, pidgin ou non). Je savais que j'aurais droit à une Liste de Schindler version Afrique, mais en fait c'est bien plus que cela. L'hommage rendu aux prètres, aux soeurs et aux engagés de la Croix Rouge est touchant (et sans doute mérité).



Nan mais quel film MER-VEIL-LEUX !

Et si on vivait tous ensemble (Stephane Robelin, 2012)
Une coopération franco-allemande comme ca, c'était dur d'y résister. Déjà à sa sortie je me tâtais.
Je ne suis pas une fan de Guy Bedos, ni de Claude Rich, ni même de Jane Fonda... mais bon, DANIEL BRÜHL quoi, comment y résister ? Et Daniel Brühl qui parle francais ! Nan, pas possible, il fallait voir ca.
Enfin un film très francais, avec une réflexion sur ce que c'est que la vieillesse. On peut critiquer le cinéma francais, trouver que les sujets de réflexion sont un peu répétitifs, tout ca, mais HEY ! ca veut dire qu'il y a une "réflexion", c'est déjà plus que 90% de la production étrangère, reconnaissons au moins ce point !
Ce n'est pas un film inoubliable, mais la fin est très très réussie (c'est rare). Rien que pour la fin, le film vaut le détour. Et c'est sympa, on ne se sent pas agressé à chaque image (sauf si on n'aime pas Guy Bedos, là oui, c'est un peu agressant...).
Daniel Brühl, en étudiant allemand qui fait sa thèse à la Sorbonne, est criant de vérité. Pour la bonne raison qu'il joue à peu prêt son propre rôle, et que ca lui réussit bien. Il a l'air de ne pas vraiment maîtriser ce qui se passe autour de lui, sans doute qu'il était exactement autant perdu au milieu de la team francaise qu'un Erasmus qui débarque à la fac.

Daniel+Bruhl+Guy+Bedos+Et+Si+Vivait+Tous+Ensemble+rzOMQaBJjcfl.jpg

Carnage (Roman Polanski, 2011)
La sortie du film en Allemagne a fait un tolé pas possible. Tout le monde criait au génie, et comme c'était drôle, et comme c'était original. Oui, que je pensais, c'est une pièce de théâtre francaise, on sait faire ce genre de choses. Je ne connaissais pas la pièce, mais je dois dire que le "passage" en américain m'a un peu gêné. C'est tout à fait personnel, c'est juste que je passais mon temps à retraduire dans ma tête de l'anglais au francais, en me disant à quel point ca sonnait mieux en version originale. Les deux couples décris sont aussi très francais, et américanisés un peu artificiellement. La post-68arde version américain... non c'est pas pareil, quoi ! Le cynique post-nietzschéen aussi, ca colle pas vraiment. Bref, j'avais un peu du mal à croire à Kate Winslet, même si elle s'est donné beaucoup de mal.
Le format "pièce de théâtre" est vraiment dur à effacer. C'est un genre très codé et artificiel (que J'ADORE, j'adore le théâtre, je pense qu'il n'y a aucun doute là-dessus), et finalement, ca passe assez bien au style de Roman Polanski, qui n'est de toutes facons pas très mainstream.
Je suis très curieuse maintenant que je l'ai vu de savoir comment le public dans la salle de ciné a bien pu réagir. Est-ce que toute la salle s'est mise à rigoler ? Parce que c'est terriblement drôle, mais c'est tellement grincant que... je n'arrive pas vraiment à imaginer. J'ai l'habitude du public allemand qui se bidonne allègrement en groupe, mais on ne peut pas se "bidonner" sur du Yasmina Reza. Je suis vraiment perplexe.

lundi, 02 septembre 2013

Faites une bonne action, donnez des sous aux linguistes !

LinguistList est une des adresses indispensable du bon petit linguiste. C'est par la plateforme de LinguistList que transitent la majorité des appels à candidature pour les postes de doctorants ou post doc, les très attendus "Call for papers", et les infos concernant les conférences partout dans le monde.

Bref : LinguistList, C'EST LE BIEN.

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Or, je viens de découvrir que vous pouvez donner des sous à LinguistList. Et même que c'est gratuit.

(gné ???)

Enfin, c'est presque gratuit. Disons que vous ne verrez pas la différence. Allez sur cette page, cliquez sur votre boutique amazon de prédilection dans la liste 1. (a priori ca sera "France", mais bon, vous faites comme vous voulez) et enregistrez la page dans vos favoris à la place de l'ancienne sans la terminaison bizarre. Normalement, la prochaine fois que vous ferez vos courses sur amazon, vous donnerez des sous au passage à LinguistList.

C'est-y pas génial, dis ?

(si toute ma famille s'y met, LinguistList va rentrer au CAC40)