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samedi, 18 février 2017

Berlinale, jour 2 (3) : Motza el hayam

Berlinale, jour 2 (2) : El Pacto de Adriana

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Berlinale, jour 2 (1) : Karera go Honki de Amu Toki wa

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Si vous voulez voir des images, à défaut de comprendre quoi que ce soit, voilà le trailer du film, malheureusement sans sous-titres :

 Il y a aussi une interview de la réalisatrice, Naoko Ogigami, faite par les Teddy Awards.

Berlinale, jour 1 : Ri Chang Dui Hua

Vous pouvez voir ici une interview de la réalisatrice, Hui-chen Huang, faite par les Teddy Awards.

vendredi, 10 février 2017

La vidéo du mois de Février

Comment ca j'ai oublié la vidéo de Janvier ? Mais non, mais non, vous avez mal vu.

 

mercredi, 08 février 2017

Quoi de neuf en 2017 ?

lundi, 12 décembre 2016

C'est lundi...

Livres lus depuis la dernière fois

Un motif récurent se cache dans la liste de livres suivante, sauras-tu le repérer ?

Le Trône de Fer, Tome 3: La bataille des rois, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 4: L'ombre maléfique, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 5: L'invincible forteresse, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 6: Intrigues à Port-Réal, George R.R. Martin

Communardes ! Nous ne dirons rien de leurs femelles, Wilfrid Lupano

Le Trône de Fer, Tome 7: L'épée de feu, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 8: Les noces pourpres, George R.R. Martin

Le quai de Ouistreham, Florence Aubenas

Florence Aubenas (journaliste) s'est glissée dans le peau d'une femme sans diplôme en recherche de travail dans le Nord sinistré par la crise économique et le chômage. Elle va principalement évoluer au Pole Emploi et enchaîner les petits emplois de femme de ménage.

C'est donc une sorte de reportage, et en tant que document très intéressant, dans lequel la journaliste ne décrit pas seulement des faits, mais explique un peu son état d'esprit et ses réflexions sur les situations qu'elle vit. J'oscillais pendant ma lecture entre des moments où je m'étonnais de l'étonnement de la journaliste (mais dans quel monde vivait-elle avant ?) et les moments où j'étais sous le choc de me dire que le quotidien pour tout un tas de gens puisse en effet se résumer à courir de boulot du matin en boulot du soir, se faire insulter et humilier à longueur de journée, et économiser la moindre épluchure de pomme de terre (et pas parce que "c'est la crise" mais parce qu'ils n'ont jamais rien connu et ne connaitront jamais rien d'autre de leur vie) (mais dans quel monde vivent-ils ?).

Plus que la description des conditions de travail exécrables et du néant de Pole Emploi, c'est ce choc de culture inter-francais qui m'a marquée le plus dans ce livre (et qui m'a beaucoup rappelé ma lecture de "Pour en finir avec Eddie Bellegueule"). L'idée qu'il y a une telle incompréhension entre des personnes qui vivent si proches les unes des autres et pensent faire partie d'un même pays, et qui sont incapables de communiquer parce que les réalités qu'elles vivent sont bien trop différentes. (Ne parlons même pas des élites politiques... cela est un autre débat.)

Le Trône de Fer, Tome 9: La loi du régicide, George R.R. Martin

Le théorème du perroquet, Denis Guedj

Le Trône de Fer, Tome 10: Le chaos, George R.R. Martin

Le long voyage de Lena, Pierre Christin

Le Trône de Fer, Tome 11: Les sables de Dorne, George R.R. Martin

Lena et les trois femmes, Pierre Christin

Le Trône de Fer, Tome 12: Un festin pour les corbeaux, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 13: Le bûcher d'un roi, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 14: Les dragons de Meereen, George R.R. Martin
Le Trône de Fer, Tome 15: Une danse avec les dragons, George R.R. Martin

Voici les 15 tomes du Trône de Fer terminés. J'en retiens :
- une intrigue politique palpitante (pas toujours très crédible, mais palpitante)
- un rythme parfaitement bien équilibré dans les évènements (Le risque sur ce genre de grande saga, c'est que se succèdent les grandes batailles décisives, les retournements de situation, de sorte que l'on ait au final l'impression que tout est également important. Or, dans notre Histoire, les évènements vraiment révolutionnaires sont rares, lents à se mettre en place et impactants. Je trouve que Martin réussit bien à maintenir les lecteurs en haleine sans accumuler pour autant sans fin des événements majeurs. Dans le fond, les batailles vraiment décisives, il y en a peu, de sorte que la bataille sur la Néra est un moment très fort qui impacte tous les tomes suivants et reste en mémoire comme une aventure de lecteur marquante. De même, l'épisode des "noces sanglantes" est un climax sans comparaison, qui donne du coup un point de repère dans l'Histoire qui est racontée et contribue pour moi à l'extrème réalisme de la saga (malgré les dragons, les prophéties et tout l'attirail fantasy qui l'accompagne).
- un discours sur le rôle sociéto-politique des religions que je trouve intéressant (Il est finalement assez rarement question du sentiment religieux lui-même, les hommes bons sont bons quelle que soit leur lien à la religion, et c'est par exemple parce qu'un homme est profondémment bon qu'il va devenir moine, pas l'inverse. Et ce alors qu'un certain surnaturel mystique a l'air de jouer un rôle concret dans les évènements : prophétie qui se réalise, résurections miraculeuses, dons de divination, etc. Je ne trouve pas ca gênant du tout, seulement assez surprenant.)
- une certaine complaisance dans des scènes de sadisme et/ou de sexe (Je suppose que c'est quelque chose qui peut être reprochée à ce type d'écriture et considéré un peu raccoleur. Je me demande d'ailleurs à quel point la chaîne HBO, qui a adapté la série et est connue pour ce côté très adulte/raccoleur, est pour quelque chose dans l'accent mis dans cette veine. Pour ma part, je trouve ces scènes complaisantes mais rarement parfaitement gratuites. Je trouve que, comme dans Elfen Lied, mettre en lumière la fascination sadique du lecteur est une expérience intéressante pour le lecteur, que ce soit ou non le but premier du créateur. En un mot : chez Martin, je suis bon public pour ce genre de trucs, pas de soucis.)
- des personnages attachants (beaucoup)
- une vision manichéiste de l'homme que je regrette un peu (On va avoir au maximum des gentils qui ont d'abord l'air méchants et des méchants qui ont d'abord l'air gentils, quasiment aucun personnage mitigé. Il y a parfois par contre des gentils qui sont ennemis entre eux, ce qui est d'ailleurs le sessort dramatique principal.)
- quelques scènes un peu trop over-the-top que je n'ai pas aimées (La marche de la honte, notamment, que je trouve parfaitement irréaliste par rapport au reste des évènements. Ce n'est pas seulement que je ne comprends pas pourquoi George Martin a fait le choix d'écrire cette scène, mais je la trouve particulièrement désagréable à lire.)

J'attends donc la suite de la saga avec impatience et j'interdis aux gens qui regardent la série HBO de me divulgâcher le scénario.

Va-t-en guerre, Terry Pratchett

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

La lecture de ce roman fabuleux m'a mise dans un état de torpeur dont je ne suis pas encore tout à fait ressortie. Je suis conquise. Quand c'est qu'on lui donne le prix Nobel, au fait ?

La douleur, André De Richaud

Drama City, George P. Pelecanos

Le roman policier n'est vraiment pas mon genre de prédilection, c'est pourquoi je n'ai pas eu une passion pour ce livre sur Washington DC (DC --> Drama City), qui m'a pourtant bien plu dans son genre. J'ai beaucoup aimé le propos de l'auteur, même s'il n'est pas extrèmement subtil et que je ne suis pas une grande fan non plus en temps normal des romans à message. Ici, l'idée qui soutend le roman est bien précise : oui, c'est vrai que Washington DC est le royaume du trafic de drogue, mais c'est aussi le royaume des anciens drogués et anciens dealers qui essayent de reprendre le contrôle de leur vie et de devenir des gens bien, le royaume des amoureux des animaux, des gens biens et moins biens qui vivent leur vie comme il le peuvent, eux qui ont rarement tiré le gros lot à la tombola de la vie, c'est là où se nouent des amitiés, des amours, des drames.
Ce qui fait le charme du roman, c'est justement qu'on prend beaucoup plus de plaisir à suivre Lorenzo qui va promener son chien tôt le matin qu'à suivre les dealers qui se croient dans un film d'Al Pacino et qui nous semblent finalement bien puérils et pathétiques (mais jamais antipathiques non plus).

Films vus depuis la dernière fois

Café Society (Woody Allen, 2016)

Love and Friendship (whit Stillman, 2016)

Colonia (Florian Gallenberger, 2015)

Cyrano de Bergerac (Claude Barma, 1960)

C'est la meilleure adaptation de Cyrano qui existe. Point.

Star Wars: Episode IV - A New Hope (George Lucas, 1977)

Non, j'avais déjà vu les vieux épisodes de Star Wars. Et même le premier nouvel épisode. J'en avais gardé un souvenir à peu près proche de zéro, d'une histoire à laquelle je n'avais rien capté, d'une grosse limace assez sympa. Et bien sûr, comme je ne vis pas dans une grotte, je savais qui était Darth Vador et je connaissais "Je suis ton père.". J'aurais pas trop été capable de dire le père de qui, mais je me doutais que c'était d'un des deux personnages principaux.

J'ai trouvé ce premier (je veux dire quatrième) épisode absolument exécrable. Le personnage de Luke est fadasse, le scénario cousu de fil blanc, on ne pige absolument rien aux scènes d'action (comme quoi ma mémoire ne m'avait pas trompée) et la grosse limace est un méchant (inadmissible, cette grosse limace est pourtant trop cool).

La seule chose intéressante de tout le film, c'est Han Solo, parce que le personnage est vaguement intéressant et que l'acteur sait jouer (et a l'air de s'éclater).

Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back (Irvin Kershner, 1980)

Heureusement décidée à ne pas abandonner après ce premier (heu, je veux dire quatrième) épisode tout pourri (parce que j'avais un anniversaire Star Wars qui approchait), j'ai pu me rendre compte avec plaisir qu'avoir un peu d'argent à mettre dans son film avait du bon et que le deuxième (je veux dire cinquième) épisode valait vraiment le coup.
On est évidemment loin du genre de films que j'adore, mais au moins je n'éprouve aucune douleur psychique à voir ce film. L'action est correcte, les effets spéciaux sont corrects, le film nous explique un petit peu ce qui se passe et Irvin Kershner semble à peu près compétent à diriger des acteurs.

Star Wars: Episode VI - Return of the Jedi (Richard Marquand, 1983)

Entre autres connaissances geek obligatoires, je savais que Darth Vador, il meurt à la fin et que en fait ils sont frère et soeur. Là encore, de là à savoir qui était le frère de sa soeur, il y avait un pas (la soeur, c'était facile, il n'y a qu'un seul personnage féminin dans ce film).
Le suspens était donc assez peu à son comble, mais encore une fois, ce troisième (je veux dire sixième) épisode était correct.

Toni Erdmann (Maren Ade, 2016)

Kubo and the two strings (Travis Knight, 2016)

J'espère que vous avez tous couru au cinéma voir cette petite perle. C'est superbe, épique, drôle, effrayant, surprenant.

Full Metal Jacket (Stanley Kubrick, 1987)

The Whale in the Room (Tara Mercedes Wood, 2015)
The Race (Michael Le Meur, 2015)
Love (Réka Bucsi, 2016)
Bovenkamer/Oberstübchen (Andre Maat, 2015)
Machine (Sunit Parekh-Gaihede, 2015)
The Reflection of Power (Mihai Grecu, 2015)
The Love Story (Evan Grothjan, 2015)
Tarim le Brave contre les Mille et Un Effets (Guillaume Rieu, 2015)

Kingsman: The secret service (Matthew Vaughn, 2014)

Kataude mashin gâru (The Machine Girl) (Noboru Iguchi, 2008)

District 9 (Neill Blomkamp, 2009)

Paranormal Activity (Oren Peli, 2007)

Mac et moi (Stewart Raffill, 1988)

Captain Fantastic (Matt Ross, 2016)

The Newsroom, saison 1 (Aaron Sorkin, 2012)

La série Newsroom nous plonge dans une équipe de journalistes aux Etats-Unis qui préparent tous les jours le journal télévisé de la chaîne (fictive) ACN. Le présentateur, Will McAvoy, est une célébrité, et vit une sorte de crise morale profonde. Avec sa nouvelle productrice (et ex petite amie), lui et son équipe décident de se battre pour présenter un journal intègre, éthique et pour se détacher du sensationalisme et de la loi de l'audimat.

La première saison est sortie en 2012 et couvre une année d'informations de 2011. Cela est déjà un petit exploit, étant donné que la série délivre également une certaine analyse des États-Unis de 2011, avec donc relativement peu de recul. La série tape énormément sur les Républicains, et principalement sur le Tea-Party, sur les attaques violentes des pro-life, et bien entendu sur le dictat de l'audimat qui empêche les journalistes de faire leur métier.
Les grands méchants sont ici en effet les actionnaires et des dirigeants de la chaîne ACN. Au sein de l'équipe autour de Will McAvoy, tout le monde est compétent, dévoué, d'une déontologie sans accros et complètement workaholic. Si vous vous attendez à des luttes de pouvoir, des batailles d'égo et des coups sous la ceinture, passez votre chemin. Aaron Sorkin construit dans cette série une sorte de journalisme utopique. On pourrait être sceptique si l'idée était de nous faire entrer dans les coulisses de la production d'un journal télévisé, mais je pense que l'ambition de la série est toute autre. Personnellement, je suis ravie qu'on pose un terrain sur lequel, au lieu de dénoncer ce qui pose problème dans les médias, on préfère débattre de choses sur lesquelles il est vraiment intéressant de débattre (comment les médias pourraient modifier la campagne présidentielle, etc.).

Je suis fan. Et j'ai oublié de dire que les acteurs sont tous aussi formidables les uns que les autres.
Personnellement, je rempile pour le suite.

Star Wars: Episode I - The Phantom Menace (George Lucas, 1999)

Je m'attends à ce que tous les épisodes suivants soient à la mesure de cet épisode inaugural : que ca sente le budget monstre, que le scénario soit assez fade et que le film me hurle "image de synthèse" à la figure.
Les décors sont vraiment superbes, on sent qu'il y a vraiment eu une équipe artistique de premier choix derrière le film. Rien que pour ca, c'est très agréable. On sent vraiment un univers cohérent et travaillé en trame de fond.
Le reste ne m'intéresse pas vraiment. Les acteurs ne m'intéressent pas, les personnages ne m'intéressent pas, l'intrigue est prévisible au possible, je me fiche de savoir comment le petit Anakin va devenir Darth Vador. Mais Natalie Portman porte des robes vraiment magnifiques, et après tout, ca peut suffire.

Lola rennt (Cours, Lola, cours) (Tom Tykwer, 1998)

Des hommes et des dieux (Xavier Beauvois, 2010)

Vidocq (Pitof, 2001)

Je n'aime pas trop Gérard Depardieu, mais il m'arrive de regarder un des ces films et d'être sous le charme de son jeu d'acteur. Dans Mon oncle d'Amérique, par exemple, où il est formidable. J'ai trouvé Gérard Depardieu dans Vidocq vraiment mauvais, et ce n'est même pas tellement la faute de Gérard Depardieu. Le film est juste tellement mauvais et dégeulasse qu'il n'y a rien à en sauver.
On se retrouve donc à enquêter sur la mort de Vidocq dans un endroit dégeulasse et sombre qui doit être quelque chose comme une reconstitution du XIXème siècle. Dans les endroits les plus sombres se cache un diable ninja avec un masque réfléchissant qui tue des gens. Une histoire complètement absurde qui ne peut intéresser aucun spectateur, mais est sans doute juste un prétexte à faire un film grand public mais original quand même, parce que la mise en scène est super stylisée.
Il faut passer d'abord la première scène du film, une scène de combat impossible à suivre et montée au hachoir. Je suppose que Gérard Depardieu n'est pas vraiment capable en 2001 de jouer une scène de combat, et que le metteur en scène doit essayer de faire genre en donnant des coups de caméra dans tous les sens et en coupant toutes les demi-secondes pour donner une illusion de mouvement. Soit. Passé donc cette première scène, ce qui m'a immédiatement surprise, c'est l'impression de me trouver dans une parodie de film de Jean-Pierre Jeunet, avec les couleurs de Jean-Pierre Jeunet, les gros plans de Jean-Pierre Jeunet, une esthétique assez proche de la Cité des enfants perdus. Si ce n'est que dans la Cité des enfants perdus, il y a de jolis moments de grâce au milieu de tous ces détails sordides et moches, que les films de Jean-Pierre Jeunet sont toujours plein d'humour et que ses scénarios ne sont pas seulement absurdes.
Tout ceci s'explique si l'on sait que Pitof a travaillé avec Jean-Pierre Jeunet. (Détail que j'ai appris chez Karim Debbache.)
Pour faire bref, j'ai trouvé ce film ennuyant au possible, je n'avais aucune envie de savoir ce qui allait arriver aux personnages à aucun moment et malheureusement pour moi, j'avais deviné les deux retournements de situation à la minute 9 du film (ou alors je m'en suis juste souvenu, possible que j'aie déjà vu ce film à sa sortie en salle).

Séraphine (Martin Provost, 2008)

Un biopic de facture assez classique sur la vie de Séraphine Louis, artiste du début du XXème dont j'ignorais tout. Je pense que l'objectif de Martin Provost est de faire découvrir l'artiste, de rendre lisible son parcours, pas d'être original. Le film est entièrement au service de son sujet. Yolande Moreau est parfaite dans le rôle, elle donne un corps très lourd et concret à cette Séraphine, un peu simplette et qui perd lentement la tête. On est tout à fait capable de croire à son génie, de comprendre aussi à quel point elle est difficile à gérer par les autres à cause de sa bizarrerie. Ulrich Tukur est aussi un acteur allemand que j'aime beaucoup et qui colle bien à son rôle de mécène visionnaire. N'ayant aucune connaissance sur les personnalités incarnées à l'écran, je n'ai par contre évidemment aucun avis sur la véracité ou non de ce qui nous est présenté.

Le point fort du film, ce sont avant tout les oeuvres de Séraphine Louis elles-mêmes. Je ne connaissais rien à son travail. On la vois travailler sur quelques oeuvres de "jeunesse" dans une première partie du film qui peuvent donner une idée de son style. Lorsqu'apparaît à l'écran sa première grande oeuvre plus tardive, c'est un vrai choc. On sent que quelque chose s'en dégage que le film nous a très bien préparés à accueillir.

Hauru no ugoku shiro (Le château ambulant) (Hayao Miyazaki, 2004)

Je ne sais pas pourquoi le château ambulant n'est pas aussi célèbre que peut l'être un Chihiro ou un Princesse Mononoke dans la filmographie de Miyazaki. Je suis pour ma part complètement sous le charme de ce film, que j'imagine qu'il me faudra voir des dizaines de fois pour en saisir tous les détails, et sans doute 3 vies pour le comprendre complètement.

L'histoire est celle d'une jeune Sophie, qui rencontre un peu par hasard le grand magicien Hauri sous les traits d'un beau jeune homme de son âge. Sophie est par la suite encorcelée par une vilaine sorcière et devient une vieille femme, tandis que le pays entre doucement en guerre. Elle doit s'enfuir, se réfugie dans le château ambulant du magicien Hauri. Sophie est bien évidemment amoureuse de ce dernier, et nous avons bien du mal à cerner ce personnage à qui l'on devine un aspect très sombre.

La complexité du personnage d'Hauri, ce jeu sur la jeunesse et la vieillesse, cette guerre imprécise et omniprésente (plutôt LA guerre qu'une guerre), tout cela rend le film très riche et profond. À cela s'ajoute une beauté époustouflante des images, de ce château ambulant... la plus grande idée est pour moi l'aspect de Sophie, dont le physique varie sans cesse de la jeune fille à la très vieille femme en passant par la femme d'âge mur, tout cela en fonction de sa vie intérieure et de ses émotions.

Pour moi, c'est une des plus grandes réussites de Miyazaki, je suis tout simplement époustouflée par ce film.

Knock off (Piège à Hong-Kong) (Hark Tsui, 1998)

La vidéo de Karim Debbache sur ce film se trouve ici, et je ne peux que souscrire à son propos: j'ai trouvé le film fort sympathique, moins nul qu'on ne pourrait s'y attendre.

Monika (Ingmar Bergman, 1953)

Monika mâche du chewing gum très fort la bouche ouverte. Elle rencontre Harry au printemps, ils quittent tout sur un coup de tête pour passer l'été ensemble. Mais l'automne et l'hiver arriveront...
L'actrice Harriet Andersson a un physique très particulier qui fait qu'on peut y croire lorsque Monika dit ne pas se trouver jolie. Mais c'est un physique aussi très sensuel. Ingmar Bergman crée un personnage de "bad girl", comme un miroir des personnages masculins inconstants et égoistes. J'ai quand même du mal à m'attacher à cette fille capricieuse et futile.

Une des grandes questions autour du film a été de savoir si Monika est une icône féministe. Difficile à dire en effet, on pourrait considérer qu'elle est féministe dans ce sens qu'elle n'est pas un copié-collé des canons de "la femme". Elle est harcelée au travail, insatisfaite comme femme au foyer... Il m'est personnellement difficile de me rendre compte à quel point le film peut critiquer la société de son temps. C'est clairement un film original sous des aspects de film romantique classique.

Gake no ue no Ponyo (Ponyo) (Hayao Miyazaki, 2008)

Kaze tachinu (Le vent se lève) (Hayao Miyazaki, 2013)

Körhinta (Un petit carroussel de fête) (Zoltán Fábri, 1956)

Marí s'amuse avec ses amis de la copérative à la kermesse. Ils sont jeunes, pleins de vie, ils rient à gorge déployée. Mais le père de Marí a quitté la copérative et refuse que sa fille continue à fréquenter ses anciens camarades, d'autant qu'il est en conflit avec la copérative à qui il veut reprendre les terres qu'il a apportées il y a vingt ans. Il veut marier Marí contre son gré à un autre propriétaire, tandis qu'elle soupire après Máté, le plus travailleur des gars de la copérative.

Le propos n'est pas des plus subtils, mais le film a son charme. Surtout pour une scène de danse folle dans laquelle les deux amoureux tournent sans fin.

samedi, 10 décembre 2016

La vidéo du mois de décembre

Un énorme moment de doute lorsque j'ai pris pour la première fois le taxi en Iran et que le chauffeur de taxi m'a dit à la fin de la course que je ne lui devais rien. J'ai eu quelques secondes d'hésitation avant de quand même insister pour lui donner quelque chose. (Ouf!)

Je n'avais jamais entendu parler avant du ta'arof.

 

jeudi, 17 novembre 2016

Des nouvelles plus fraîches

Verdict : ca avait beaucoup de goût grâce aux épices, mais les abricots adoucissaient un peu, donc c'étrait vraiment très bon. D'ailleurs, je conseille fortement les abricots secs, moi qui n'aime pas les raisins secs dans les tajins d'habitude. Avec ma soupe et ma grosse salade, j'en ai eu pour deux repas.

J'avais prévu de parler travail dans cette vidéo, raison pour laquelle je ne fais pas allusion à mon anniversaire. J'attends d'avoir récupéré de chouettes photos pour faire un post dédié. On parlera de sport aussi une prochaine fois.

mercredi, 16 novembre 2016

Des nouvelles (déjà vieilles...), 2ème partie