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mardi, 10 juillet 2007

Lodi se débrouille toute seule comme une grande (épisode lundi)


(Je vous youtube, parce que la connection ici permet pas de podcaster comme il se doit.
Vous avez qu'à ne pas regarder la vidéo et continuer à lire le post.)

Qui a décrété que je devais rester cloîtrée dans l'appart tous les jours en attendant que Stevan rentre du boulot ?
Parce que 8h planté devant un ordi, mon amour de l'informatique commence à faire défaut (surtout quand dans l'après-midi le sieur Stevan doit faire un truc à l'ordi et que je doit encore retuer le temps sur internet).

Hier matin donc, j'ai empoché mon appareil photo avec la ferme intention d'avoir assez de matière pour vous pondre un article béton sur la belle ville de Zrenjanin dans mon carnet de voyage. Vous allez en avoir plein les mirettes.
J'ai mitraillé tous les coins de la ville, ou du moins du centre ville et de ce qui était pas trop loin en général.

Après deux heures de paparazziting passionné, l'heure fatidique du retour de l'homme approchait. Et comme deux heures sous la canicule ça commence à donner soif, je me suis arrêtée dans un café pour commander un coca.

Bon, ok... ça s'est pas exactement passé comme ça.
En fait, j'ai bien dû aller et venir pendant une demi-heure dans la rue principale avant de prendre mon courage à deux mains et m'asseoir quelque part (torturée de questions existentielles du genre : est-ce que je dois commander avant de m'asseoir ? est-ce que je dois faire signe au serveur ? et comment je saurai qui est le serveur ? et si il comprend pas ce que je commande ? et si il essaye de m'avoir sur le prix ? et est-ce que ça se fait une fille toute seule à la terrasse d'un café ?).
Lorsque le serveur s'est approché de moi et a gromelé un trcu que j'ai pris pour un "qu'est-ce que je vous sert ?" j'ai vite calculé ma réponse : je sais dire "jus de fruit", mais si il me demande lequel ? Je ne connais pas les différentes marques de jus de fruit marquées sur la carte et surtout je ne connais pas le nom de tous les fruits (et pas celui de la fraise, or c'est un ju de fraise que je veux). J'ai donc articulé une phrase qui me semblait intelligible "Jedan Coca-Cola".
Fantastique, il revient avec une petite bouteille de coca-cola et me pose une addition : 90 dinars. Soit quelque chose comme 1,15€. Pour la peine, et comme j'avais grand soif, j'en ai pris un deuxième. "Jos jedan Coca-cola". Ca aussi je sais dire.
Mais au moment de quitter les lieux, une autre question se pose : dois-je laisser un pourboire ? Ben oui, parce que ça ne se fait plus trop en France depuis la loi "service compris", mais en Slovaquie Jérôme avait pris soin de me rappeller ce détail d'importance. Je décide donc de faire comme Jérôme : je laisse 10%. Comme je suis pas à un centime d'euro près, je lui laisse 20 dinars. Ai-je bien fait ? Qui me le dira ?

Je vais faire quelques photos encore dans des coins. Et il est déjà 16h ! Zut, Stevan doit déjà être rentré depuis une demi-heure, ils m'attendent pour le repas de midi ! Et je rentre dare dare. J'avais oublié que nous étions lundi, jour où Stevan est harcelé de travaux en retard de la semaine d'avant. Il a déjà plus d'une heure de retard. J'en profite pour apprendre le verbe "refroidir" aux grands cris de la maman "supa se hladni supa se hladni !", puis nous papottons un peu sur le balcon, dans la limite de nos limites langagières respectives et limitées.

Une fois l'homme rentré, la journée se trouvait fort écourtée, je lui ai raconté mes aventures palpitantes, nous avons explorés nos ordinateurs respectifs à la recherche de nouveaux films intéressants (j'ai récupéré "Farenheit 451" de Truffaut, je suis toute contente).
En soirée j'ai réussi le triple challenge :
1. de lui faire regarder Grease (le 1 ET le 2, s'il vous plaît) --> car Stevan exècre les comédies musicales, surtout lorsque les gens chantent et/ou dansent (ce qui est un peu handicapant pour pouvoir apprécier une comédie musicale). Alors bon, ok... on a zappé toutes les parties chantées (j'ai réussi à obtenir de regarder le final du 1 et le cour de bio du 2, mes deux préférées).
2. qu'on se fasse une ballade dans Zrenjanin sous le clair de lune (mais non, t'es pas fatigué, Stevan), où nous avons rencontré Lazar dans son coin habituel (celui où traînent tous les métaleux du coin le soir)
3. d'aller se faire une partie de baby-foot (nous avons sillonné tout Zrenjanin pour finir par apprendre qu'il y en avait au Green, un de nos bars fétiches. Là nous avons pris 3 jetons (15 balles) et nous avons invité deux gars qui traînaient au billard. On les a écrabouillés tellement on est forts mon chéri et moi, et on est rentrés tout contents en se promettant de concourir aux prochains jeux olympiques. Et le croirez-vous ? Un jeton de 5 balles coûte 10 dinars (c'est à dire un peu plus de 10 centimes)... j't'en ferais des soirées enflammées à PLN avec ça !)

dimanche, 08 juillet 2007

Et sinon, quoi qu'a fait Stevan ce week-end ?



 

Lançons nos paparazzi sur Stevan ce week-end.
Quel détail croustillant vont-ils nous révéler ?

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Stevan ce week-end fait des infidélités à sa Lodi. Tout ça avec une fille qu'elle est même pas si belle que ça, non mais je vous jure avec ses grosses lèvres... (moi ? jalouse ?)

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Stevan ce week-end se dépense...

C'est sans parler cepandant d'un après-midi à la plage où Lodi a attrappé son premier coup de soleil de l'été.
Mais la censure photographique a malheureusement sévit pour ce scoop ("non, on apporte rien de valeur à la plage !").

La naissance de Jean Baptiste

Vendredi soir, Jugoslav est passé discuter un peu. Rapide présentation, comme il se doit, même si je le connais peu : il fait partie de la bande de Stevan (avec Lazar et Djordje pour ne citer que les plus "connus"). Jugoslav fait lui aussi son service civil, mais il a commencé seulement en décembre et en a donc encore pour deux mois. Pour le moment donc, il sert au musée de Zrenjanin (Stevan est devenu très accro au musée depuis, allez savoir pourquoi). Il faisait partie de la petite bande que j'avais rencontrée à Milan. Contrairement aux autres de la bande, c'est un orthodoxe fervent, très impliqué dans son église.

"Dis-moi, Jugoslav, j'aimerais bien aller à une messe orthodoxe un jour.
- De quoi ? Tu veux vraiment y aller ?
- Oui.
- Ben demain y'a un office à 9h. C'est un jour de fête, la naissance de Saint Jean Baptiste. Enfin, selon notre calendrier bien sûr. Sinon tu as l'office du dimanche à 9h aussi.
- Très bien, j'irai demain."

Et donc, samedi matin, sous le regard effaré de Stevan qui ne pensait pas que je parlais sérieusement, je me dirige vers l'église orthodoxe qui est à quelques pas de l'immeuble. Car (est-ce un signe ?) l'immeuble des Stanimirovic se trouve exactement entre l'église orthodoxe et l'église catholique.

Et quand Lodi va à l'église orthodoxe, ça donne un article tout neuf dans mon carnet de voyage (http://causeimacow.skyrock.com/26.html, en bas de la page), qui sera agrémenté demain, c'est promis, d'une jolie photo.

Pour en finir avec mes aventures spirituelles du week-end, je dois dire que je comptais me rendre ce matin à l'office catholique de 11h... mais ce dernier n'a pas eu lieu, allez savoir pourquoi.
Donc, à l'avenir, toujours vérifier les horaires de l'office du dimanche au préalable. Voire essayer d'interroger une ouaille quelconque sur la logique desdits offices.

vendredi, 06 juillet 2007

Plein de bébés

Hier, petite sortie pour aller voir Dunja et ses bébés. Sans voiture, cela signifie traverser tout Zrenjanin sous un soleil de plomb... mais en amoureux, alors ça console de tout. Le sac à dos rempli, bien entendu, des cadeaux de papa et maman Noël français (en gros : MON papa et MA maman (na !)).

Les deux petits de Dunja, c'est Aleksandra et Aleksandar (faut pas faire de faute de frappe). Aleksandra c'est l'aînée, elle a 1 an et demi bientôt.

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Comme vous voyez, la poupée offerte à son petit frère lui plaisait bien. Mais pas d'inquiétude, une fois ouverte la grosse boîte moins rigolote, elle n'a plus eu d'yeux que pour sa poupée corole.
Aleksandar c'est le petit dernier, né à Pâcques (pendant que j'y étais).

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On est partis faire une petite ballade. Aleksandra s'amusait comme une folle, mais les deux étrangers (Stevan et moi) ne lui inspiraient pas une confiance sans limite. Elle s'est donc contenté de courir dans tous les sens en nous évitant soigneusement. Aleksandar, lui, n'a rien suivi, puisqu'il a dormi tout le trajet. Il y a d'ailleurs là un fait étrange : les Stanimirovic couchent leurs bébés sur le ventre, la tête tournée sur le côté pour respirer. Stevan m'assure que c'est pour cela qu'ils ont tous des visages plus allongés que la majorité des serbes (qui, il est vrai, ont des visages tout ronds). Cet argument me laisse perplexe...

Comme Zrenjanin est la deuxième ville de Voïvodine et donc une grande ville mais pas trop quand même, nous avons croisé sans cesse des connaissances qui s'extasiaient sur Aleksandra, et qu'est-ce qu'elle a grandi, et qu'est-ce qu'elle est mignone (dusa dusa !). "Et qu'est-ce que tu as fait du petit ? - Et bien il est là. - Ah, bien sûr, je croyais que c'était le votre !" (votre = comprendre le mien et celui de Stevan, qui effectivement poussait le landeau). Ca n'y manquait pas.

Une fois les petits et leur maman racompagnés, une bonne glace et une longue discution dont je n'ai pas compris le premier mot, nous sommes rentrés (avec de multiples péripéties que je vous épargne, n'y ayant rien compris moi-même) sous l'orage. Ouf, pas de moustiques ce soir-là.

mercredi, 04 juillet 2007

M'y voici m'y voilà

Grand périple donc pour arriver en Serbie cette fois-ci. Parce que je me suis décidée juste à la dernière seconde et que donc pas de place dans le traditionnel bus.

Tout d'abord un train jusqu'à Strasbourg. Ne surtout pas rater le train ! Départ de la maison 2h30 avant (pour un trajet d'une demi-heure, c'était raisonnable). J'ai attendu une bonne heure et demi à la gare (avec une dernière glace pour me faire patienter quand même).
J'ai donc pu tester le tout nouveau TGV qui relie Paris à Strasbourg en 2h30 et donc tout l'UFR d'allemand ne fait que parler depuis un an (allez savoir pourquoi).

Une fois à Strasbourg, j'ai un train de nuit qui m'emmène à Vienne. Je suis toute illuminée de bonheur en me couchant, pensant que lorsque je réouvrirai les yeux je serai à Vienne... ah Vienne... Il n'y a pas de pays qui me fasse plus fantasmer que l'Autriche (Serbie y compris... quoi que dans le Banat je reste dans l'ancienne Autriche-Hongrie, et même en Transléthanie... alors finalement...), Vienne prenant bien évidement la première place des endroits les plus merveilleux qui doivent exister sur terre.
Je réouvre les yeux... réveillée par une horde de roumains qui parlent très très fort. Toute la nuit nous avons eu droit à un piaillement slave incessant, ponctué de grands éclats de rire à tout bout de champ. Ils devaient être au moins 20 pour faire un tel rafut ! Mais j'avoue que quand ils ont sorti l'harmonica j'ai failli sortir de mon lit pour aller les insulter en serbo-croate (qui sait, peut-être auraient-ils compris ?).

Ce qui est quand même bien dans ce train de nuit, c'est qu'ils vous offrent le petit déjeuner. J'avais commandé la veille un thé, et quelle ne fut pas mon émotion en le buvant de me rendre compte que c'était exactement le même que celui que j'avais bu tous les matins en Croatie cet hiver et qui m'a fait contracter un amour sans nom pour les thés rouges (mais malheureusement sans retrouver jamais ce goût-là précisement).
J'ai également discuté avec une fille qui venait faire Vienne-Budapest en vélo avec un ami. La petite veinarde doit être à l'heure actuelle en train de profiter des paysages paradisiaques avec des jambes bien douloureuses, mais tout de même, quel bonheur ce doit être !

Arrivée à Vienne à 9h15, je découvre que j'ai un rain pour Belgrade à 9h52. Petite déception : ça ne me laissera pas le temps de profiter de la ville. De toutes façons la Westbahnhof ne doit pas être en plein centre-ville. Grosse déception cependant, la queue pour prendre mon billet me laisse juste le temps d'attraper mon train, sans pouvoir passer dans le bureau de presse de la gare m'acheter le best seller du moment. J'avais en effet tenté cette formule en allant à Freibourg, achetant le livre n°1 en Allemagne que j'avais dévoré d'un trait (ce qui change des traditionnels grands classiques allemands qui me forcent à faire une recherche poussée sur le vocabulaire littéraire du XIXe mais ne m'apportent pas grand chose d'autre en ce qui concerne le parler normal auquel je serai confrontée l'an prochain. J'étais doublement déçue parce que j'ai une prédilection pour les auteurs classiques autrichiens (Arthur Schnitzler en tête) et que j'aurais bien voulu découvrir si leurs successeurs étaient à la hauteur. J'ai quand même eu droit au guichet et dans le train à une confrontation avec le parler viennois. Il faut dire que le viennois, c'est bien de l'allemand... sauf que c'est pas pareil. En Autriche, on dirait que tout le monde parle avec du chamalow plein la bouche, et ça demande une sacré concentration !

Toute heureuse cependant d'avoir un train tôt. Chouette, je vais arriver tôt ! Déception : départ 9h52, arrivée 20h34. De quoi ?!? Petit texto de mon chéri : autant descendre à Novi Sad, je gagnerai du temps et le bus pour aller à Zrenjanin sera moins cher. Arrivée à Novi Sad à 19h04.
A part deux jeunes qui ont dormi comme des masses de Vienne à Budapest, j'ai eu mon compartiment pour moi toute seule. Et je peux dire que les secondes classes autrichiennes n'ont rien à envier aux premières classes françaises (cela me conforte dans mon opinion quant à l'Autriche). D'autant plus appréciable quand on peut prendre toute la banquette pour s'allonger. Et ainsi de coma en lecture du premier tome de l'autobiographie de Julien Green (Partir avant le jour, un régal), les dix heures ne furent entrecoupées que de la visite régulière du contrôleur (qui changeait à chaque pays) et es agents de contrôle des frontières. En quittant la Hongrie, l'un d'eux, accompagné d'un Machin-truc-skola (qui faisait vraissemblablement partie de l'école pour devenir agent de conrôle des frontières), a fait un véritable cours sur le passeport français, visiblement ravi d'en voir un en vrai pour en montrer toutes les subtilités à son élève.
C'est après avoir passé cette frontière côté serbe (Subotica) que j'ai reçu un coup de fil de Stevan : "jai trouvé une voiture, je viens te chercher à Novi Sad".
Chouette chouette chouette. Livre finit, je regarde le paysage avant d'arriver à Novi Sad. On ne se croirait pas aux abords d'une grande ville, il n'y a que des champs à perte de vue. Des colonnes de fumée un peu partout. C'est un des rares souvenirs que je garde du Mexique : les champs en flammes pour fertiliser le sol.
A la gare, je suis accueillie par un chéri tout empressé à porter ma valise. "Mais pourquoi tu as ramené des pierres de France ? - Non, non, pas des pierres, juste plein de cadeaux de ma maman, et mon ordi !"

Un petit tour dans le centre ville, tout fraîchement rénové.
Puis une sympthique nuit blanche. Parce que en Serbie je me rends compte tout à coup qu'on est en été (ben oui, à Paris on avait un peu oublié). Et la chambre qui m'est dévolue chez les Stanimirovic est un véritable élevage à moustiques. J'avais un peu prévu le coup en prenant mon pyjama à manches longues, mais rien n'y a fait, mes avant-bras sont restés désespérément à la merci de ces monstres sanguinaires. Réveillée à 8h avec 9 piqûres sur l'avant-bras droit (le plus impressionnant, je vous rassure) j'attends que Stevan rentre du boulot (d'ici deux ou troix heures) pour aller dévaliser le magasin de tout ce qui contient de la citronelle. Et d'eau par la même occasion, car l'eau du robinet n'ext pas potable.

lundi, 18 juin 2007

Es lebe die Bürokratie !

Quid d'un stage cet été en Serbie ?

Après des dizaines de photos d'identité, de lettres de motivation, de CV, d'attestation de mon niveau en langue par un professeur d'allemand, d'anglais, et même de serbo-croate-monténégrin-bosniaque (si, si) : 
BUREAU DES STAGES (SORBONNE CENTRALE) : Ah mais mademoiselle, ça sert à rien de déposer votre dossier maintenant. La responsable est absente jusqu'à la fin des vacances de Pâcques. Je lui remettrai à son retour et on vous enverra la photocopie.
Un mois plus tard, pas de photocopie reçue, pas de nouvelles.
BUREAU DES STAGES (SORBONNE CENTRALE) : Nous ne sommes pas ouverts le matin. Revenez cet après-midi.
BUREAU DES STAGES (SORBONNE CENTRALE, L'APRES-MIDI) : Vous n'avez pas de nouvelles ? Ah, mais il faut attendre encore mademoiselle. Mais c'est bizarre, je ne retrouve pas de photocopie de votre dossier. Vous l'avez donné à qui ? (à la madame, là, le bureau à côté, dans la même pièce que vous !) Peut-être qu'elle ne l'a pas encore envoyé. Ca tombe mal, elle n'est pas là aujourd'hui. Vous pouvez repasser demain ? (Nan) Bon, je vais lui donner votre numéro de téléphone, et elle vous contactera. Vous devriez relancer les Centres Culturels, et puis pour l'ambassade, renvoyez un mail au ministère. (Mais bien sûr... "Salut Kouchner, dit donc, t'en mets du temps à répondre !")
BUREAU DU CIO (SORBONNE CENTRALE) : Des offres de stage du Ministère des Affaires étrangères ? Ah, non, la responsable qui s'en occupe est justement en réunion, c'est pas de chance. Vous pouvez revenir demain ? (NAN !!!)
APPEL DU BUREAU DES STAGES :  Si, si, votre dossier a été envoyé. C'est que ça prend du temps, vous savez...
Je suis tellement confiante que je décide d'envoyer un mail directements aux établissements concernés.
CENTRE CULTUREL FRANCAIS DE BELGRADE (MAIL) : Chère demoiselle, nous n'avons pas reçu votre demande de stage. (Arghhhhhh et Zwwwi Zwwwi (Arghhhhh c'est moi qui tombeen syncope et Zwwwi Zwwwi c'est le bruit de la tronçonneuse que j'affute avant de me rendre au bureau des stages de la fac)) Envoyez-nous votre CV et votre lettre de motivation, nous allons voir ce qu'on peut faire.
Retour donc à la case départ, à 10 jours du début potentiel du stage.

(à suivre)

samedi, 12 mai 2007

Eurovision 2007

La Serbie remporte cette année l'Eurovision !

Vous imaginez bien que votre reportrice préférée n'allait pas laisser passer l'occasion...
Voici donc Marija Šerifović chantant devant vos oreilles ébahies "Molitva" (= Prière)

 

Mouais... bon...

Franchement, vous préférez pas la chanson présentée par la Serbie l'an dernier ?

 

samedi, 21 avril 2007

Finies les vacances

Et oui, j'étais bien partie pour actualiser le blog et donner de mes nouvelles et tout... Et puis, alors que je venais de terminer d'écrire mon développement sur ma palpitante dissertation, pof, noir total sur l'écran, et c'est ainsi que l'ordi de Stevan est mouru, vaincu par Arthur Schnitzler.

Disons pour résumer que la fin du séjour s'est bien passée, avec encore quelques glaces, quelques séances télé (Nous avons regardé les Shadoks avec une traduction live impro de moi, et le lendemain il a demandé a ce qu'on regarde la suite. Ouais !!! Et une victoire de français !).

medium_Zrenjanin.jpgUne petite ballade avec la maman, un jour que Stevan mettait du temps à rentrer du travail. Nous avons à cette occasion exercé notre serbo-anglais réciproque, et nous avons presque réussit à nous dire des choses. Cependant, comme ce n'était pas toujours très poussé, Beki (puisque Rebbecca a nom Mme Stanimirovic) interpelait tous les passant "Govorite li engleski ?!?", et c'est comme ça que j'ai rencontré une jeune zrenjaninoise, Milana, qui non seulement était la référence de ses amies en matière d'anglais, mais en plus sait encore mieux parler français (ah ben ça tombe bien, tiens !). Evidement ladite Milana est complètement fan de la France, m'a parlé de nom de rue à Paris dont je n'ai jamais entendu parler, et n'a qu'un rêve : aller à Paris. C'était la première fois de sa vie qu'elle parlait à une vrai française, autant dire que c'était le plus beau jour de sa vie, et que j'ai désormais une puissante alliée à Zrenjanin.

Avant de prendre le bus, et profitant que nous étions sur Belgrade, nous avons fait un tour par l'ambassade française. Une fois arrivés là-bas, nous voyons une marée humaine se bousculant devant l'entrée... ouf c'est celle de l'ambassade d'Autriche ! Enfin voilà l'ambassade de France, pas un chat devant la porte, nous entrons dans une petite cour sombre avec quand même les affiches des différents candidats à la présidentielle. Un jeune homme vient vers nous, "Vous parlez français ? - Non." Ah, c'est embêtant ça... Si ils sont en telle pénurie de français ici, avec un peu de chance ils vont accepter ma candidature ? Ils vont peut-être même être tellement contents qu'ils vont me payer pour ce stage ? (ben quoi, on a bien le droit de rêver...) Enfin nous repartons avec toutes les instructions pour obtenir le visa.

Enfin, il a fallu prendre le bus retour. Statistiques à l'appui, je peux démontrer qu'il a systématiquement deux fois plus de monde dans le bus Serbie-France que dans le France-Serbie. A croire qu'il a des pertes entre temps, puisque 99% des passagers sont serbo-jugoslaves et 75% ne parlent pas un mot de français. Passons. Cette fois-ci, extraordinaire, il y avait plein de gamins (entre 3 et 14 ans) qui se parlaient en franco-serbe ("Qu'est-ce qu'il y a Victoria ? - Hajde, dodji, dodji !"). Lesdits gamins, au fur et à mesure que l'heure de se coucher approchait, étaient de plus en plus surexcités et à 22h, le grand jeu consistait à s'insulter : "Hey Georges Pompidou ! Pidou pidou ! - Hey Jacques Chirac ! - Hey Nicolas Sarkozy !" jusqu'au petit de 3 ans : "Hey Jean Mardi La Peine !" faisant preuve parfis d'une grande imagination : "Hey Philéas Ségolène Sarkozy !".

Rentrée à Drancy finallement après ces péripéties, un peu triste que les vacances soient finies.

lundi, 16 avril 2007

On tue le cochon

C'est jour de fete en Serbie, et hier on a tue le cochon (deux petits porcelets tout mignons tout morts). C'est la premiere fois que je voyais de vrai cochonnets entiers. Apres avoir fait verifie par le labo qu'ils etaient sains, on les a manges, et ils etaient vraiment tendres, delicieux, pauvres petits cochons...

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Sinon le week-end a ete marque par la glandouille (pour se preparer spychologikement a la nouvelloe semaine de travail qui commence). L'occasion d'entendre a la tele serbe un vieux vieux tube de quand je devais etre en troisieme, allez savoir comment il aterrit la : C'est le docteur Hannibal / Appetit cannibal / Dans le rap sans rival / Le plus mechant des animal (mais oui, maman, je sais, c'est une faute de francais).

Et ce matin Stevan a du reprendre le travail, et moi m'atteler a ma dissert sur les personnages masculins dans Frau Berta Garlan et Casanovas Heimfahrt (Le retour de Casanova) d'Arthur Schnitzler. Deja fini le petit a du grand I, c'est pas mal...

samedi, 14 avril 2007

Un heureux evenement

medium_Aleksandar.jpgLe petit dernier de la famille Stanimirovic est bien ne hier, en debut d'apres-midi. Son nom n'est pas encore officiel, mais il se pourrai bien qu'il s'appelle Aleksandar.

La voiture etant requisitionnee par la maman pour faire des aller-retour a l'hopital, Stevan et moi avons passe la journee a la maison, et nous avons regarde "Petit Pied" et "la Grande Vadrouille". En fin d'apres-midi, nous avons ete charges d'apporter l'appareil photo a l'hopital. Une fois la-bas, dans un hopital aux allures de maison d'incarceration, nous n'avons pas pu voir la nouvelle maman ni le bebe, et nous sommes revenus a la maison, toujours avec notre appareil. Ca nous aura au moins permis de faire une petite balade a travers Zrenjanin, sous une chaleur torride, et nous avons conclu la balade avec une bonne glace (au chocolat of course).