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lundi, 16 septembre 2013

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 8 dernières semaines ?
Le volume de lecture est au plus bas. Mais cela dit, je le fais exprès.

La Divine comédie : Le Paradis, Dante
J'ai bien aimé cette première partie de la Divine Comédie, je la trouve à la fois très osée, politique, historiquement marquée aussi.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

La Divine comédie : Le purgatoire
J'ai plus de mal avec cette deuxième partie, dans laquelle il n'est question que du bonheur de voir le paradis, c'est un peu ennuyeux.

Qu'est-ce que j'ai vu ces 8 dernières semaines ?

Training Day (Antoine Fuqua, 2001)
J'ai un peu du mal à savoir si ce film est un chef d'oeuvre ou... Non, non, non. Rectification : ce film EST un chef d'oeuvre. Je pense sincèrement qu'il passera à la postérité, contrairement à bieeeeeen des films dont les critiques ont pu applaudir la sortie. Je ne sais pas si le film a été applaudis à sa sortie. Pour ma part je n'en avais jamais entendu parler. Mais depuis que je l'ai vu, je l'ai déjà entendu citer comme référence par des critiques us influents.
Mais tout de même, il y a quelque chose qui me déplaît terriblement dans ce film, même si je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je crois que c'est juste une question d'esthétique, peut-être de rythme, je ne sais pas. Mais superbe intrigue, incroyablement orchestré, au détail prêt. Si vous avez les nerfs accrochés et que vous n'êtes pas trop du genre choquable, je ne peux que vous le recommander.

Aladdin und der König der Diebe ("Aladdin et le roi des voleurs") (Wald Disney :  Tad Stones, 1996)
Moi je dis que faire une chose pareille d'Aladdin - nan mais ALADDIN, quoi !!! -, ca devrait être puni par la loi. De la prison à vie, au minimum.

Sie sind jung und brauchen das Geld ("Zack et Miri font un porno") (Kevin Smith, 2008)
CE film m'avait déjà fait de l'oeil à sa sortie en salle. En Allemagne venait de sortir aussi "Pornorama", dont l'idée était assez proche. "Pornorama", j'étais même allée le voir (seule... c'est bizarre). C'était un très très bon film. Et pas seulement parce que je suis in love avec Karolina Herfurth (même si c'est l'unique raison pour laquelle je suis allée le voir). "Pornorama" fourmillait de bonnes idées, de références cinématographiques, et maintenait un certain niveau intellectuel.
Zack et Miri... c'est autre chose. Le principe de l'intrigue reste le même : le tournage d'un film pornographique. Mais à part la parodie de Star Wars, qui m'a d'ailleurs vraiment beaucoup fait rire, le niveau artistique du film est vraiment... disons... plus bas (je ne veux pas dire "nul", c'est pas poli). C'est une comédie romantique américaine, avec sa structure complètement prévisible, ses clichés romantiques à se fracasser la tête contre un mur (franchement, on aurait pu espérer un chouilla plus d'un film qui oh ! scandale ! ose aborder un sujet sexuel (shocking !)). Mais c'est drôle. Si, si, franchement, c'est drôle. Je ne regrette pas.

Pacific Rim (Guillermo del Toro, 2013)
Il était question d'aller au cinéma. La condition était d'aller voir un film en 3D. Ca commencait déjà mal, ca voulait dire qu'on devait aller au gros cinéma de blockbusters (Oh, regardez, dans le petit ciné indépendant en face, y'a "France Ha", ca vous dit pas ?) et qu'on avait le choix entre les Schtroupfs et deux films d'actions débiles (Hum, vous êtes vraiment sûrs que vous voulez pas aller voir "France Ha" ?).
Du coup, quand j'ai vu "Guillermo del Torro" comme réalisateur de l'un des deux films, je me suis dit qu'il y avait une toute petite chance que ce soit un faux mauvais film, et qu'on se trouve en fait avec un truc au scénario un peu élaboré.
Et bien au final... ben non. Guillermo del Torro a fait un film de merde. C'est bien triste mais c'est comme ca. (Vous voulez pas qu'on se regarde "Le Labyrinthe de Pan" la prochaine fois, au lieu d'aller au cinéma ?)

Trance (Danny Boyle, 2013)
C'est... hum... disons "ok".

Pain and Gain (Michael Bay, 2013)
Il y a franchement des trucs qui m'ont beaucoup plu dans l'histoire. Mais, helas helas, Hollywood est un buldozer implacable...

Doit-on le dire ? Labiche et Duru (Comédie Francaise, 1978)
La station Champbaudet, de Labiche et Marc-Michel (Comédie Francaise, 1972)
Que dire ? J'ai un nouveau lecteur DVD, j'en profite.

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

The Devil Wears Prada (David Frankel, 2006)
Ma drogue habituelle, je ne me lasse JAMAIS de ce film. (Et comme je connais par coeur, l'avantage c'est que je peux faire autre chose en même temps.)

Hotel Rwanda (Terry George, 2004)
Ce film figurait depuis longtemps sur ma liste des films à voir absolument, parce que je me disais que j'allais adorer. Et je ne me suis pas trompée, ce qui n'est pas étonnant vu que ce film ne peut que plaire. En plus c'est une histoire vraie (et j'aime les histoires vraies), ca permet à quelqu'un d'aussi ignorant que moi de comprendre les tenants et les aboutissants du génocide au Rwanda, et ca se passe en Afrique (et j'ai un faible pour les langues d'Afrique, pidgin ou non). Je savais que j'aurais droit à une Liste de Schindler version Afrique, mais en fait c'est bien plus que cela. L'hommage rendu aux prètres, aux soeurs et aux engagés de la Croix Rouge est touchant (et sans doute mérité).



Nan mais quel film MER-VEIL-LEUX !

Et si on vivait tous ensemble (Stephane Robelin, 2012)
Une coopération franco-allemande comme ca, c'était dur d'y résister. Déjà à sa sortie je me tâtais.
Je ne suis pas une fan de Guy Bedos, ni de Claude Rich, ni même de Jane Fonda... mais bon, DANIEL BRÜHL quoi, comment y résister ? Et Daniel Brühl qui parle francais ! Nan, pas possible, il fallait voir ca.
Enfin un film très francais, avec une réflexion sur ce que c'est que la vieillesse. On peut critiquer le cinéma francais, trouver que les sujets de réflexion sont un peu répétitifs, tout ca, mais HEY ! ca veut dire qu'il y a une "réflexion", c'est déjà plus que 90% de la production étrangère, reconnaissons au moins ce point !
Ce n'est pas un film inoubliable, mais la fin est très très réussie (c'est rare). Rien que pour la fin, le film vaut le détour. Et c'est sympa, on ne se sent pas agressé à chaque image (sauf si on n'aime pas Guy Bedos, là oui, c'est un peu agressant...).
Daniel Brühl, en étudiant allemand qui fait sa thèse à la Sorbonne, est criant de vérité. Pour la bonne raison qu'il joue à peu prêt son propre rôle, et que ca lui réussit bien. Il a l'air de ne pas vraiment maîtriser ce qui se passe autour de lui, sans doute qu'il était exactement autant perdu au milieu de la team francaise qu'un Erasmus qui débarque à la fac.

Daniel+Bruhl+Guy+Bedos+Et+Si+Vivait+Tous+Ensemble+rzOMQaBJjcfl.jpg

Carnage (Roman Polanski, 2011)
La sortie du film en Allemagne a fait un tolé pas possible. Tout le monde criait au génie, et comme c'était drôle, et comme c'était original. Oui, que je pensais, c'est une pièce de théâtre francaise, on sait faire ce genre de choses. Je ne connaissais pas la pièce, mais je dois dire que le "passage" en américain m'a un peu gêné. C'est tout à fait personnel, c'est juste que je passais mon temps à retraduire dans ma tête de l'anglais au francais, en me disant à quel point ca sonnait mieux en version originale. Les deux couples décris sont aussi très francais, et américanisés un peu artificiellement. La post-68arde version américain... non c'est pas pareil, quoi ! Le cynique post-nietzschéen aussi, ca colle pas vraiment. Bref, j'avais un peu du mal à croire à Kate Winslet, même si elle s'est donné beaucoup de mal.
Le format "pièce de théâtre" est vraiment dur à effacer. C'est un genre très codé et artificiel (que J'ADORE, j'adore le théâtre, je pense qu'il n'y a aucun doute là-dessus), et finalement, ca passe assez bien au style de Roman Polanski, qui n'est de toutes facons pas très mainstream.
Je suis très curieuse maintenant que je l'ai vu de savoir comment le public dans la salle de ciné a bien pu réagir. Est-ce que toute la salle s'est mise à rigoler ? Parce que c'est terriblement drôle, mais c'est tellement grincant que... je n'arrive pas vraiment à imaginer. J'ai l'habitude du public allemand qui se bidonne allègrement en groupe, mais on ne peut pas se "bidonner" sur du Yasmina Reza. Je suis vraiment perplexe.

lundi, 02 septembre 2013

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lundi, 22 juillet 2013

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 4 dernières semaines ?

Au départ, j'avais prévu d'être sérieuse et de ne rien lire, puis un coupage d'internet m'a obligée à aller lézarder au bord de la piscine. J'ai réussi à trouver sur mon ordinateur quelques lectures audio qui traînaient. Et maintenant que je suis lancée, même si internet est de retour, ca va être difficile de s'arrêter...

Coquecigrues : Homuncules, Jules Renard

J'ai déjà lu du Jules Renard plus enthousismant. Mais c'est des nouvelles, c'est pas mon genre préféré de toutes facons.

Eugène Onéguine, Alexandre Pouchkine

Je crois que c'est un opéra que j'avais dû voir il y a fort fort longtemps qui s'intitulait Eugène Onéguine. Et je n'avais rien compris, mais alors vraiment rien. C'était sans doute non-soustitré, c'est en tout cas la seule explication que j'y vois. L'histoire n'a rien d'extraordinaire, c'est juste romantique et même pas vraiment long. L'écriture (ou la traduction) ne m'a pas emballée. Le rythme est un peu étrange, le narrateur va sans arrêt d'aant en arrière, c'est sans doute la seule originalité de l'oeuvre. Ou alors il a été très copié, je ne m'y connaît vraiment pas.

Les Filous, le Marquis de Sade

Y'a des choses que j'aime beaucoup chez sade, et d'autre que j'aime moins.
Ca, j'aime moins.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

La divine Comédie - L'Enfer, Dante

J'avais la Divine Comédie qui traînait depuis des siècles dans mon ordinateur, et j'étais tellement persuadée que j'allais m'ennuyer à périr à écouter cette chose (un poème interminable, fuyons ! (J'ai été traumatisée par Victor Hugo)) que je n'y avais jamais touché. Mais là, il n'y avait vraiment plus rien à me mettre sous la dent...

Et finalement, dès que Virgile est arrivé (pour ceux qui connaissent pas, c'est quand même assez au début), j'ai accroché à l'histoire, et j'ai continué avec plaisir. La version audio a le défaut de ne pas pouvoir consulter de notes pour savoir qui sont tous ces gens qui croupissent aux Enfers, mais j'ai une encyclopédie vivante sous la main, ca m'aide un peu (n'est-ce pas frérot ?).

On entendait monter de toutes parts des plaintes ;
pourtant, je ne voyais personne autour de nous,
et j'arrêtai mes pas, assez déconcerté.

Je crois qu'il avait cru que je croyais sans doute
que tant de tristes voix qui sortaient de ces troncs
venaient de quelques gens qui se cachaient de nous,

car il finit par dire : « Il suffit de casser
une branche quelconque de n'importe quel arbre,
pour mieux te rendre compte à quel point tu te trompes. »

Lors je tendis un bras pour en faire l'essai
et je pris un rameau d'un énorme sorbier.
« Pourquoi me fais-tu mal ? » cria soudain le tronc.

Je vis presque aussitôt couler un sang noirâtre
et il continuait : « Pourquoi me déchirer ?
Ton cœur serait-il donc à ce point endurci ?

Nous fûmes des humains, qui sommes des chicots,
et ta main aurait dû se montrer plus clémente,
même si nous étions des âmes de serpents ! »

Qu'est-ce que j'ai vu ces quatre dernières semaines ?

Astérix chez les Bretons (Pino Van Lamsweerde, 1986)
Astérix et la surpise de César (Gaëtan et Paul Brizzi, 1985)
Astérix et Cléopâtre (René Goscinny et Albert Uderzo, 1968)

Je suis en vacances et j'ai une nièce.

Et après ?

On verra.

dimanche, 07 juillet 2013

Faut rigoler

Je n'avais pas été assez rapide la première fois pour vous en parler, mais à mon grand bonheur, les Guignols ont repassé Kaira Shopping. Pour regarder ce sketch, c'est ici et c'est l'émission du 26 juin dernier à 3mn40.

Nakhdine, Abdel Brice et le Nain, grandioses. C'est le meilleur sketch des Guignols depuis la fin des élections presidentielles...

lundi, 24 juin 2013

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces 9 dernières semaines ?

Sodome et Gomorrhe, Proust
Quand M. de Charlus ne parlait pas de son admiration pour la beauté de Morel, comme si elle n’eût eu aucun rapport avec un goût — appelé vice — il traitait de ce vice, mais comme s’il n’avait été nullement le sien. Parfois même il n’hésitait pas à l’appeler par son nom. Comme, après avoir regardé la belle reliure de son Balzac, je lui demandais ce qu’il préférait dans la Comédie Humaine, il me répondit, dirigeant sa pensée vers une idée fixe : « Tout l’un ou tout l’autre, les petites miniatures comme le Curé de Tours et la Femme abandonnée, ou les grandes fresques comme la série des Illusions perdues. Comment ! vous ne connaissez pas les Illusions perdues ? C’est si beau, le moment où Carlos Herrera demande le nom du château devant lequel passe sa calèche : c’est Rastignac, la demeure du jeune homme qu’il a aimé autrefois. Et l’abbé alors de tomber dans une rêverie que Swann appelait, ce qui était bien spirituel, la Tristesse d’Olympio de la pédérastie. Et la mort de Lucien ! je ne me rappelle plus quel homme de goût avait eu cette réponse, à qui lui demandait quel événement l’avait le plus affligé dans sa vie : « La mort de Lucien de Rubempré dans Splendeurs et Misères. »

Il semble que l'homme de goût était Oscar Wilde, qui n'est certainement pas le moindre des modèles au personnage de Charlus.
Mais passons sur Sodome et Gomorrhe, que je commence à connaître par coeur, et qui se dispute la première place avec Du côté de Germantes au top du top de Proust.

Et continons sur notre lancée.

La Prisonnière, Proust
La Prisonnière est le plus difficile roman pour moi de toute la grande série. Le plus difficile, parce que très éprouvant. je souffre une torture de la manière dont le narrateur traite la pauvre Albertine.

Je vais anticiper un peu, mais j'ai été très étonnée de ne pas trouver une seule allusion à cela dans tout le cours portant sur "Morales de Proust". Pas un intervenant non plus n'a abordé le sujet. C'est vraiment pourtant la cruauté que je ne pardonne pas au narrateur et qui bouleverse complètement le personnage.
Si j'imagine le personnage sans La Prisonnière et Albertine disparue (ce qui était le plan original de Proust, puisque l'histoire d'Albertine a été rajoutée en dernier), l'objectif change du tout au tout. C'est d'ailleurs la seule intrigue dans laquelle le narrateur n'est pas simplement passif.

Albertine disparue, Proust
La vie a pris en effet soudain, à ses yeux, une valeur plus grande, parce qu’il met dans la vie tout ce qu’il semble qu’elle peut donner, et non pas le peu qu’il lui fait donner habituellement. Il la voit selon son désir, non telle que son expérience lui a appris qu’il savait la rendre, c’est-à-dire si médiocre ! Elle s’est, à l’instant, remplie des labeurs, des voyages, des courses de montagnes, de toutes les belles choses qu’il se dit que la funeste issue de ce duel pourra rendre impossibles, alors qu’elles l’étaient avant qu’il fût question de duel, à cause des mauvaises habitudes qui, même sans duel, auraient continué. Il revient chez lui sans avoir été même blessé, mais il retrouve les mêmes obstacles aux plaisirs, aux excursions, aux voyages, à tout ce dont il avait craint un instant d’être à jamais dépouillé par la mort ; il suffit pour cela de la vie. Quant au travail — les circonstances exceptionnelles ayant pour effet d’exalter ce qui existait préalablement dans l’homme, chez le laborieux le labeur et chez l’oisif la paresse, — il se donne congé.
Je faisais comme lui, et comme j’avais toujours fait depuis ma vieille résolution de me mettre à écrire, que j’avais prise jadis, mais qui me semblait dater d’hier, parce que j’avais considéré chaque jour l’un après l’autre comme non avenu. J’en usais de même pour celui-ci, laissant passer sans rien faire ses averses et ses éclaircies et me promettant de commencer à travailler le lendemain.

À la recherche du temps perdu: le roman de la procrastination.

Je n'avais jamais terminé Albertine disparue. Tout comme la Prisonnière, on aborde là la partie qui m'est la plus difficile. J'en veux au narrateur tout au long des pages (un intervenant du cours dont je parlerai plus bas faisait remarquer l'inversion incroyables des valeurs morales de la société depuis le temps de Proust: l'homosexualité est la pire des hontes et quasi impardonnable, et la pédophilie une petite faute mineure sur laquelle on plaisante entre connaisseurs).

Le Temps retrouvé, Proust
Et enfin vient le temps retrouvé, la révélation absolue.

Enfin, dans une certaine mesure, la germanophilie de M. de Charlus, comme le regard de Saint-Loup sur la photographie d’Albertine, m’avait aidé à me dégager pour un instant, sinon de ma germanophobie, du moins de ma croyance en la pure objectivité de celle-ci et à me faire penser que peut-être en était-il de la haine comme de l’amour, et que, dans le jugement terrible que porte en ce moment même la France à l’égard de l’Allemagne, qu’elle juge hors de l’humanité, y avait-il surtout une objectivité de sentiments, comme ceux qui faisaient paraître Rachel et Albertine si précieuses, l’une à Saint-Loup, l’autre à moi. Ce qui rendait possible, en effet, que cette perversité ne fût pas entièrement intrinsèque à l’Allemagne est que, de même qu’individuellement j’avais eu des amours successives, après la fin desquelles l’objet de cet amour m’apparaissait sans valeur, j’avais déjà vu dans mon pays des haines successives qui avaient fait apparaître, par exemple, comme des traîtres — mille fois pires que les Allemands auxquels ils livraient la France — des dreyfusards comme Reinach avec lequel collaboreraient aujourd’hui les patriotes contre un pays dont chaque membre était forcément un menteur, une bête féroce, un imbécile, exception faite des Allemands qui avaient embrassé la cause française, comme le roi de Roumanie ou l’impératrice de Russie. Il est vrai que les antidreyfusards m’eussent répondu : « Ce n’est pas la même chose. » Mais, en effet, ce n’est jamais la même chose, pas plus que ce n’est la même personne, sans cela, devant le même phénomène, celui qui en est la dupe ne pourrait accuser que son état subjectif et ne pourrait croire que les qualités ou les défauts sont dans l’objet.

(Je suis un peu obnubilée par le choc de culture, je sais...)

Le Temps retrouvé : le chiffre qui décode des 2500 pages précédentes (j'ai pas compté, mais ca doit bien tourner dans ces eaux-là). L'illumination ultime. Un bonheur absolu de voir Proust relier les fils épars du roman les uns aux autres. Sans oublier le bal qui clôture le roman et qui est un bijou.

C'est là aussi que Proust disserte vraiment littérature et explique dans les moindres détails sa vision du roman. En Prépa, le Temps retrouvé faisait partie de la sacro-sainte liste de lecture. Mais je ne pouvais vraiment pas me décider à commencer par la fin. Je ne le regrette que dans la mesure où ce bouquin aurait suffit à alimenter toutes mes compositions de littérature (et sans doute de philosophie) à lui tout seul. Mais aurais-je compris ? Il me semble que mes co-détenus n'ont rien compris à ce qui se passait. Comment aurait-ils pu ?
Antoine Compagnon a prononcé dans un de ses cours cette phrase que je me suis empressée de noter tant elle me paraissait décrire exactement ce que j'avais ressenti en lisant le dernier tome. "C'est ce savoir-vivre appris dans le livre que l'on réinverstit dans le livre." Je revois très exactement cette scène, où une jeune femme assure que Gilberte de Saint-Loup est cousine des Germantes par sa mère, De Forcheville. En lisant cela, j'ai été prise d'un agacement parfaitement réel contre cette pauvre idiote qui osait débiter des inepties pareilles, qui plus est un outrage postume au pauvre Robert dont j'avais subitement envie de défendre la mémoire bec et ongles. Proust sait très bien ce qu'il fait en écrivant cette scène. Quel génie faut-il avoir pour arriver au bout de sept tomes à nous faire réagir de la sorte pour une question d'étiquette et de généalogie relative à des gens qui n'ont même pas existé, même chez moi qui me fout de la généalogie des derniers nobles du Faubourg Saint Gernain comme d'une guigne. Chapeau bas, Proust, pari réussi.

La Recherche du temps perdue est donc terminée. Avant de passer à la suite, un internède musicale avec la sonate de Franck, qu'on prétend être le modèle de la sonate de Vinteuil.

Essuyez vos larmes ; Proust, c'est pas encore fini.

Proust, mémoire de la littérature (Cours du collège de France 2006-2007), Antoine Compagnon
Une fois La Recherche terminée, je ne pouvais décemment pas passer à autre chose. Je n'avais qu'une envie, c'est d'en apprendre encore un peu plus sur Odette, sur Gilberte, sur le Comte de Charlus, sur le Prince de Germantes... Par bonheur, la chaire de littérature du Collège de Farnce est occupée par un proustien, Antoine Compagnon, qui n'en finit pas de parler de Proust. Son premier cours parlait de Proust, de mémoire et de littérature.

J'ai donc appris (pour faire bref) que je devais absolument lire:
- Les mémoires de Saint Simon
- Les Lettres de Madame de Sévigné
- Leconte de Lisle
- Sesam et les lis de Ruskin
Si je veux avoir la moindre idée de ce dont parle Proust.

Morales de Proust (Cours du collège de France 2007-2008), Antoine Compagnon
Puis, je me suis attaquée à Proust et à la morale. Très philosophique, tout ca.

Par conséquent, il faut aussi que je lise
- Bergson (et Jankelewitch)
- Peguy (j'ai jamais lu de Péguy, la honte !)
pour ne pas mourir dans l'ignorance la plus profonde des choses de ce monde.

Séminaire sur "Morales de Proust"
Plein de conférenciers invités qui traitent un aspect de la question.

Proust en 1913 (Cours du Collège de France 2013), Antoine Compagnon
J'ai pu découvrir la manière dont Antoine Compagnon "relit" Du côté de chez Swann.

Pour comprendre quelque chose à Marcel Proust, il est donc indispensable de lire de toute urgence:
- Marcel Proust, de Ernst Robert Curtius
- Biographie de Proust, de Jean-Yves Tadier
- les travaux de Antony Piou sur la croissance de la Recherche
- la Correspondance de Proust en 21 volumes chez Plon

Séminaire sur "Proust en 1913"
Là encore, des conférenciers qui racontent "leur" lecture de Proust. Un peu décue de l'intervention d'Annie Ernaux (un de mes mythes personnels, cette femme). Un bijou: la lecture du député Paul Giacobbi (ils savent bien parler, ces gens, y'a pas à dire). Lui aussi, il adore Du Côté de Germantes, qu'il trouve extrèmement comique (je me tue à l'expliquer aux gens, que Proust c'est super drôle, et personne ne veut me croire).

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?
Rien. Enfin si, des tas d'articles passionnants sur l'analyse HPSG de la flexion des verbes.

Qu'est-ce que j'ai vu ces neuf dernières semaines ?

Dâjerehe zangi ("Tambourine", Parisa Bakhtavar, 2008)
J'adore ce film. Parisa Bakhtavar est une génie. Et je suis amoureuse de Mehran Modiri.

Argo (Ben Affleck, 2012)
Je suis au regret de devoir dire que Ben Affleck a fait un film pas trop mal. Et même réussi à pas trop mal jouer le rôle principal. Argh.
Je suis particulièrement bluffée par tout le générique et l'invasion progressive du bâtiment de l'Ambassade des Etats-Unis. C'est vraiment une superbe scène. Tout le reste du film, l'ambiance est très efficace et on reste vraiment sur les nerfs du début à la fin. Du très bon Hollywood... Après ca, une intrigue tellement américanisée qu'on espèce que les vrais protagonistes de l'histoire se servaient correctement de leur cerveau. Ce qui a sans doute été le cas, sans quoi toute l'histoire n'aurait pas aussi bien fonctionné. L'intrigue est tellement prévisible et les ressorts dramatiques tellement évidents et sans originalité que je pense sincèrement que le vainqueur de l'Oscar est ce fameux Agent de la CIA lui-même, et que tout ca n'a rien à voir avec le film.

The Devil Wears Prada (David Frankel, 2006)
Ce film est une drogue.
Je vous jure, hein, ca m'a pris tout d'un coup, comme d'une envie de gâteau.

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(et Meryl Streep est la femme la plus classe du monde entier)

Barbie Mariposa (Conrad Helten, 2008)
Je n'arrive même pas à croire qu'on ait réussi à me faire regarder ce truc. Je tiens à préciser que je n'étais pas consentante.

Ich - Einfach unverbesserlich ("Moi, moche et méchant", Pierre Coffin et Chris Renaud, 2010)
Ah ben voilà. Ca au moins c'est un dessin annimé qu'il est bien !
(Bon, on a deviné la fin dès le début, mais c'est un dessin animé, ca compte pas.)

Et après ?

Aucune idée.

lundi, 22 avril 2013

C'est lundi...

Mon dernier récapitulatif date déjà du siècle dernier, mais ca ne fait rien. Je ne lis pas beaucoup (presque pas du tout) en ce moment, si ce n'est que je me suis (re)lancée dans La recherche du temps perdu (il y a des gens qui vont trouver cette phrase contradictoire, j'en ai bien conscience, mais bon...).

Qu'est-ce que j'ai lu ces mille dernières semaines ?

Une fâcheuse histoire, Fedor Dostoievski
Et c'était bien, mais pas de quoi non plus s'extasier pendant des semaines. 

Le Rire : essai sur la signification du comique, Henri Bergson
La thèse de Bergson sur le rire est sans doute celle à laquelle je me suis le plus souvent référée dans toute ma vie de prépa, et même encore maintenant dès que je dois commenter un texte en ayant l'air intelligente (ca m'arrive quand même moins souvent). Sauf que je n'ai jamais lu Bergson (si vous trouvez que c'est un paradoxe, c'est que vous n'avez jamais fait de prépa).

Manque enfin comblé, et avec bonheur, je peux vous le dire, parce que c'est pas pour rien que je cite du Bergson sans arrêt. Génial, ce truc. Et en plus, c'est sympa à lire, puisque Bergson passe son temps à citer des blagues, ce qui rend la lecture assez sympathique.

J'ai encore quelques problèmes avec son analyse du rire. Il y a des fois où, quand même, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose...

Du côté de chez Swann, Marcel Proust

Écrire quelque chose d'intelligent sur la Recherche du temps perdu est parfaitement impossible. Je veux dire : on ne peut qu'ouvrir le livre, lire et pleurer de sa propre nullité. 

D'une manière générale, quand je commence à partir sur Proust devant un hésitant (ca m'arrive), je conseille toujours de rentrer dans Proust avec Un amour de Swann, le deuxième Tome de Du côté de chez Swan. L'histoire relatée parlant du temps d'avant le narrateur, l'histoire est relativement restreinte, elle a un début, une fin, et on arrive à suivre. D'autre part, les thèmes principaux sont abordés (toute la vie du narrateur n'est qu'un espèce d'écho de la vie de Swann, c'est fascinant), et on peut déjà voir si le style peut nous plaire. Mieux en tous cas que si l'on commence par le fameux "longtemps je me suis couché de bonne heure" qui - même si c'est un tour de force que cette introduction - peut vite décourager les bonnes volontés (je pense que ce n'est qu'après une longue initiation au style Proust qu'on arrive à se délecter de lire pendant 20 pages une description des couleurs projetées sur le mur de la chambre par une veilleuse...).

En relisant Un amour de Swann, outre qu'Odette est sans doute mon personnage préféré de toute la recherche (encore que la Duchesse de Germantes... hummmmm hummmm...), je me suis rendu pour la première fois vraiment compte des clins d'oeil incessants à Combray, et je me dis qu'on ne pourra jamais comprendre tout cela sans avoir lu le premier tome. Je persiste cependant : lisez Un amour de Swann. Et d'une manière générale, lisez Proust.

J’avais toujours à portée de ma main un plan de Paris qui, parce qu’on pouvait y distinguer la rue où habitaient M. et Mme Swann, me semblait contenir un trésor. Et par plaisir, par une sorte de fidélité chevaleresque aussi, à propos de n’importe quoi, je disais le nom de cette rue, si bien que mon père me demandait, n’étant pas comme ma mère et ma grand’mère au courant de mon amour :

— Mais pourquoi parles-tu tout le temps de cette rue ? elle n’a rien d’extraordinaire, elle est très agréable à habiter parce qu’elle est à deux pas du Bois, mais il y en a dix autres dans le même cas.

Je m’arrangeais à tout propos à faire prononcer à mes parents le nom de Swann ; certes je me le répétais mentalement sans cesse ; mais j’avais besoin aussi d’entendre sa sonorité délicieuse et de me faire jouer cette musique dont la lecture muette ne me suffisait pas. Ce nom de Swann d’ailleurs, que je connaissais depuis si longtemps, était maintenant pour moi, ainsi qu’il arrive à certains aphasiques à l’égard des mots les plus usuels, un nom nouveau. Il était toujours présent à ma pensée et pourtant elle ne pouvait pas s’habituer à lui. Je le décomposais, je l’épelais, son orthographe était pour moi une surprise. Et en même temps que d’être familier, il avait cessé de me paraître innocent. Les joies que je prenais à l’entendre, je les croyais si coupables, qu’il me semblait qu’on devinait ma pensée et qu’on changeait la conversation si je cherchais à l’y amener. Je me rabattais sur les sujets qui touchaient encore à Gilberte, je rabâchais sans fin les mêmes paroles, et j’avais beau savoir que ce n’était que des paroles — des paroles prononcées loin d’elle, qu’elle n’entendait pas, des paroles sans vertu qui répétaient ce qui était, mais ne le pouvaient modifier — pourtant il me semblait qu’à force de manier, de brasser ainsi tout ce qui avoisinait Gilberte, j’en ferais peut-être sortir quelque chose d’heureux. Je redisais à mes parents que Gilberte aimait bien son institutrice, comme si cette proposition énoncée pour la centième fois allait avoir enfin pour effet de faire brusquement entrer Gilberte venant à tout jamais vivre avec nous.
(Nom de Pays : Le Nom, tome 3 de Du côté de chez Swann

À l'ombre des jeunes filles en fleurs, Marcel Proust

Je tiens à informer les personnes suceptibles d'être intéressées par cette information que ma collection de livre audio de Proust est incomplète. Il me manque une grande partie de Nom de pays : le Pays (et puis il me manque tout le Temps retrouvé, mais il me semble que le livre audio n'était pas encore sorti). Et que Proust est un investissement à vie.

Je n'avais pas dû remarquer le manque lors de ma première écoute. Du coup, je ne savais pas comment le narrateur avait rencontré Robert de Saint-Loup et comment il avait rencontré Albertine. Je ne sais pas comment j'ai fait pour vivre avec ce manque, mais il est enfin réparé.

Du côté de Germantes, Marcel Proust

Quand je commence à partir sur Proust, en général, je parle de Sodome et Gomorrhe comme de mon tome préféré. C'est le seul que j'avais même déjà relu, et plusieurs fois.
Puis j'ai relu Du côté de Germantes... et là je dois bien avouer que je ne sais plus trop. Non mais parce que la Duchesse de Germantes, quand même... (sincèrement, qui n'a pas rêvé d'être la Duchesse de Germantes ?) 

Une grande cocotte, comme elle avait été, vit beaucoup pour ses amants, c’est-à-dire chez elle, ce qui peut la conduire à vivre pour elle. Les choses que chez une honnête femme on voit et qui certes peuvent lui paraître, à elle aussi, avoir de l’importance, sont celles, en tous cas, qui pour la cocotte en ont le plus. Le point culminant de sa journée est celui non pas où elle s’habille pour le monde, mais où elle se déshabille pour un homme. Il lui faut être aussi élégante en robe de chambre, en chemise de nuit, qu’en toilette de ville. D’autres femmes montrent leurs bijoux, elle, elle vit dans l’intimité de ses perles. Ce genre d’existence impose l’obligation et finit par donner le goût d’un luxe secret, c’est-à-dire bien près d’être désintéressé.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust

Délice de reprendre ce tome et les réflexions botaniques qui l'introduisent et que je connais déjà comme ma poche (la sexualité des fleurs, c'est super intéressant).

Pour la première fois, j'ai ENFIN compris la différence entre la Duchesse de Germantes et la Princesse de Germantes. Du coup, il y a pas mal de trucs un peu étranges qui s'éclairent.
(Le problème de Proust, c'est que c'est tellement long que la lecture s'étale sur des mois et des années et on perd en chemin certains repères importants. Je crois me rappeler que ma prof de francais - grande fan de Proust devant l'Eternel - avait dû se faire des fiches sur les personnages pour réussir à s'y retrouver. Il n'y a qu'une solution : il faut le lire d'un trait.)

Mais dis-moi, toi qui sais, ce n’est pas vrai que les morts ne vivent plus. Ce n’est pas vrai tout de même, malgré ce qu’on dit, puisque grand’mère existe encore. » Mon père sourit tristement : « Oh ! bien peu, tu sais, bien peu. Je crois que tu ferais mieux de n’y pas aller. Elle ne manque de rien. On vient tout mettre en ordre. — Mais elle est souvent seule ? — Oui, mais cela vaut mieux pour elle. Il vaut mieux qu’elle ne pense pas, cela ne pourrait que lui faire de la peine. Cela fait souvent de la peine de penser. Du reste, tu sais, elle est très éteinte. Je te laisserai l’indication précise pour que tu puisses y aller ; je ne vois pas ce que tu pourrais y faire et je ne crois pas que la garde te la laisserait voir. — Tu sais bien pourtant que je vivrai toujours près d’elle, cerfs, cerfs, Francis Jammes, fourchette. » Mais déjà j’avais retraversé le fleuve aux ténébreux méandres, j’étais remonté à la surface où s’ouvre le monde des vivants, aussi si je répétais encore : « Francis Jammes, cerfs, cerfs », la suite de ces mots ne m’offrait plus le sens limpide et la logique qu’ils exprimaient si naturellement pour moi il y a un instant encore, et que je ne pouvais plus me rappeler. Je ne comprenais plus même pourquoi le mot Aias, que m’avait dit tout à l’heure mon père, avait immédiatement signifié : « Prends garde d’avoir froid », sans aucun doute possible. J’avais oublié de fermer les volets, et sans doute le grand jour m’avait éveillé. 

Qu'est-ce que j'ai vu ces mille dernières semaines ?

The Big Lebowski (Joel Coen, 1998)

Avatar (James Cameron, 2009)

Rocky V (John G. Avilden, 1990)

Rocky Balboa (Sylvester Stallone, 2006)

Oben (Up - Disney : Pete Docter et Bob Peterson, 2009)

Gegen die Wand (Head-On - Fatih Akin, 2004)

http://www.youtube.com/watch?v=OoEskub6VdY

jeudi, 31 janvier 2013

So this is Januar, and what have you done ?

Il n'est jamais trop tard pour faire le bilan du mois de décembre et de l'année 2012... (on est encore en janvier après tout)

Premier Objectif : Avoir mon diplôme de Master.

 

Objectif validé à 100%.

Deuxième Objectif : Avoir ma ceinture verte.

 

Objectif validé aussi.

Je crois que je ne vous ai pas raconté, mais j'ai l'immense fierté d'avoir recu en mission de mon prof de taekwondo d'être prof à la place du prof, le temps d'un week-end. Comme il était absent ce week-end, au lieu d'annuler, il m'a demandé de gérer le cours du samedi et celui du dimanche. J'étais évidemment ravie et toute fière, et le dimanche, je m'en suis même plutôt bien tiré (le samedi, c'était un peu caca-fouilli, je dois l'avouer).
Voilà voilà. Rien à voir, mais je voulais le dire !

 

Troisième objectif : Lire (au moins) la moitié de ma PAL.

Objectif manqué et il s'en est fallu d'un cheveu que je ne réussisse pas le Challenge Petit Bac et l'intégrale Maupassant. Mais je l'ai fait. En route pour l'objectif 2013 !
Je tiens à signaler que j'ai tenu bon et que JE N'AI PAS ACHETÉ UN SEUL LIVRE EN 2012 !!! Et je peux vous dire que j'ai beaucoup pris sur moi.

 

Et sinon

 

- me tricoter un pull, le monter et le porter --> ca y est, le pull est terminé ! Je suis toute fière, même si les dimensions sont un peu approximatives... Je vous le montrerai sous peu...

ET MAINTENANT, C'EST PARTI POUR 2013 !

Avec de nouveaux objectifs tout beaux pour cette année !

Premier Objectif : Avoir écrit au moins 50 pages de la thèse

J'ai failli mettre en objectif "Être autonome financièrement".
MAIS - certains ne sont peut-être pas encore au courant parce que je ne les ai pas appelés jeudi dernier au milieu de la nuit en hurlant de joie - cela vient d'être (virtuellement) réglé, puisque j'ai obtenu la sacro-sainte bourse. Je vais donc travailler avec Konfus et Konfus Junior et être payée pour ca, que demander de plus ?

Bref, maintenant que le problème du financement est à peu près réglé, il faut se mettre sérieusement au travail. Et s'inscrire vraiment en doctorat, et commencer mes recherches, pour enfin commencer à écrire.
J'ai déjà au moins un espèce de plan de deux pages, ce n'est pas trop mal.
50 pages en un an, ce n'est pas énorme, mais la première année va surtout être consacrée à la recherche, et pas vraiment à l'écriture. Tout de même, je ne veux pas juste accumuler des notes et repousser la rédaction toujours au lendemain, d'où l'objectif.

Deuxième objectif : Réussir un test de casse en yop-chagi

Le deuxième objectif est traditionellement dédié au sport, donc je ne fais pas exception cette année. Il s'agit ici de réussir un coup de pied assez difficile. Soit j'y arrive dès fin février lors du passage de grade, soit je n'y arrive pas et j'espère par contre me rattrapper en septembre...

Troisième objectif : Intégrale "À la recherche du temps perdu" et intégrale "Comédie humaine"

Le titre parle de lui-même, cette année sera d'abord sous le signe de Proust, puis sous celui de Balzac. J'ai hâte, j'ai hâte !

lundi, 21 janvier 2013

C'est lundi...

Bon, c'est horrible, parce que j'ai passé bien trop de temps sans faire le point du lundi, et tellement de choses se sont accumulées que la liste est devenue monstrueuse. Donc accrochez-vous, la voilà :

Qu'est-ce que j'ai les whatmille dernières semaines ?

Les épingles, Maupassant

Llanto por Ignacio Sanchez Mejas / Complainte pour Ignacio Sanchez Mejas, Federico Garcia Lorca
Un très beau mp3 né sur www.litteratureaudio.com, un duo franco-espagnol. Il fallait bien que j'écoute ca, germaniste ou pas. Du Federico Garcia Lorca, ma tata m'aurait reniée si j'avais pas au moins essayé.

No te conoce el lomo de la piedra,
ni el raso negro donde te destrozas.
No te conoce tu recuerdo mudo
porque te has muerto para siempre.

El otoño vendrá con caracolas,
uva de niebla y montes agrupados
pero nadie querrá mirar tus ojos
porque te has muerto para siempre.

Porque te has muerto para siempre,
como todos los muertos de la Tierra,
como todos los muertos que se olvidan
en un montón de perros apagados.

Bon ok, l'espagnol, des fois, c'est très beau aussi.

Hautot père et fils, Maupassant

Les Précoces, Fedor Dostoievski
Roman peu connu de Dostoievski, un texte qui aurait en fait dû faire partie des Frères Karamazov, mais que Dostoievski a retiré de peur d'alourdir l'ouvrage.
J'ignorais alors encore que j'allais bien les connaîtres, ces frère Karamazov.

Allouma, Maupassant
Le Brouillard du 26 octobre, Maurice Renard
Death Note T11&12, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
L'inutile beauté, Maupassant

Histoire de ma fuite des prisons de la Republique de Venise, Giacomo Casanova
C'était super, c'était pas du tout ce à quoi je m'attendais, c'était à savoir.

Le champ d'olivier, Maupassant
La gloire du Comacchio, Maurice Renard
Mouche, Maupassant
Un premier amour, Ivan Tourgueniev
Le noyé, Maupassant
Dorci, ou La Bizarrerie du sort, Marquis de Sade
L'épreuve, Maupassant
Le Molosse, Howard Phillips Lovecraft
Amour, Maupassant
Le voeu, E.T.A. Hoffmann
Autres temps, Maupassant
Deux Originaux, E.T.A. Hoffmann
À vendre, Maupassant
Sermon sur la mort, Jacques-Bénigne Bossuet
Le masque, Maupassant
La Prude, ou La Rencontre imprévue, Marquis de Sade
Un portrait, Maupassant
Pourquoi nous ne sommes pas socialistes, Anatole Leroy-Beaulieu
L'infirme, Maupassant
Lettres à Joséphine, Napoléon 1er
Les vingt-cinq francs de la Supérieure, Maupassant
"Le Chat maigre", Anatole France
Un cas de divorce, Maupassant
Les Patins d'argent, Mary Mapes Dodge
Qui sait ? Maupassant
Fumée, Ivan Tourgueniev
Alexandre, Maupassant
La Mort de César, Paul Féval

Tarass Boulba, Nicolas Gogol
Quand j'ai commencé à parcourir la littérature russe au hasard, je ne connaissais vraiment rien de la Russie (à part qu'ils boivent de la Vodka et que leurs présidents sont pourris). Au fil des pages, j'ai rencontré pas mal de bureaucrates russes ridicules. J'ai vu pas mal de Moudjik aussi, et de propriétaires fonciers.

Dans Tarass Boulba, j'ai découvert un autre monde. Des trucs que je connaissais vraiment, mais alors vraiment pas. Tarass Boulba m'a emmenée au milieu (exclusivement masculin) des Cosaques Zaporogues, dans la stepe ukrainienne. Dans une île du Dniepr, j'ai découvert la setch, les razzia lancées contre les juifs et les Polonais (et surtout les juifs polonais). J'ai découvert le cossachok (ou kazatchok, la danse des Cosaques) et compris la haine qui régnait entre Cosaques et Tartares.



J'ai du mal à rentrer dans ce monde, à le comprendre. Je suis plus à l'aise dans les salons parisiens.

Undine, Friedrich de la Motte Fouqué
Die Verwandlung (La transformation), Franz Kafka
David Copperfield, Charles Dickens
Les frères Karamazov, Dostoievski
La vie errante, Maupassant
L'aveugle, Maupassant
Cri d'alarme, Maupassant
L'hermite, Maupassant
Misère humaine, Maupassant
L'Orient, Maupassant
Un drame vrai, Maupassant
Notre coeur, Maupassant
Après, Maupassant
Les tombales, Maupassant
L'âme étrangère, Maupassant
L'angelus, Maupassant
Le colporteur, Maupasssant

Correspondance avec Marie Bashkirseff, Maupassant

Maupassant recevait pas mal de lettres, venant de parfaits inconnus. Marie Bashkirseff en faisait partie. Un court échange de quatre lettre qui montre Maupassant de l'autre côté des coulisses, pas forcement très aimable, mais avec le sens de l'humour.
Livre lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2012 mention Maupassant, catégorie Loisir.

La P... respectueuse, Sartre
Un être faible et bon. La fascination du mal, de la brutalité. La manipulation affective.
C'est loin d'être le plus grand chef d'oeuvre de Sartre, mais j'apprécie.
Livre lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2012, catégorie Gros Mot.

Morts sans sépulture, Sartre
Au soleil, Maupassant

Dialogue aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu, Maurice Joly

J'avais rencontré en prépa ce texte, dont j'avais complètement perdu la trace, et que j'ai retrouvé par hasard. En voyant la fin de 2012 arriver et que je m'enlisais dans Tarzan am Kurfürstendamm, je me suis dépêchée de lire ces dialogues relativement courts, histoire de boucler mon Challenge Petit Bac !

Joly se livre à une sorte d'éyercice de style, faisant se confronter les thèses de Machiavel à celle de Montesquieu. Un combat entre matérialisme et idéalisme, éclairé par l'Histoire du XVIII et début du XIXe.
Je venais de me mettre bien à jour sur Napoléon (voir dans les vidéos), et il ne m'a été que trop facile de voir les allusions directes et accusatrices envers cet ignoble et écoeurant personnage.

Machiavel:
Vous qui parlez de l’influence du clergé, vous ignorez donc à quel point il a su se rendre impopulaire dans quelques États catholiques ? En France, par exemple, le journalisme et la presse l’ont tellement perdu dans l’esprit des masses, ils ont tellement ruiné sa mission, que si je régnais dans son royaume savez-vous bien ce que je pourrais faire ?
Montesquieu:
Quoi ?
Machiavel:
Je pourrais provoquer, dans l’Église, un schisme qui briserait tous les liens qui rattachent le clergé à la cour de Rome, car c’est là qu’est le nœud gordien. Je ferais tenir par ma presse, par mes publicistes, par mes hommes politiques le langage que voici : « Le christianisme est indépendant du catholicisme ; ce que le catholicisme défend, le christianisme le permet ; l’indépendance du clergé, sa soumission à la cour de Rome, sont des dogmes purement catholiques ; un tel ordre de choses est une menace perpétuelle contre la sûreté de l’État. Les fidèles du royaume ne doivent pas avoir pour chef spirituel un prince étranger ; c’est laisser l’ordre intérieur à la discrétion d’une puissance qui peut être hostile à tout moment ; cette hiérarchie du moyen âge, cette tutelle des peuples en enfance ne peut plus se concilier avec le génie viril de la civilisation moderne, avec ses lumières et son indépendance. Pourquoi aller chercher à Rome un directeur des consciences ? Pourquoi le chef de l’autorité politique ne serait-il pas en même temps le chef de l’autorité religieuse ? Pourquoi le souverain ne serait-il pas pontife ? » Tel est le langage que l’on pourrait faire tenir à la presse, à la presse libérale surtout, et ce qu’il y a de très-probable, c’est que la masse du peuple l’entendrait avec joie.

Le faiseur d'oreilles, La Fontaine
Il n'est plus que temps de boucler mon Challenge Petit Bac ! Vite vite, une fable libertine de La Fontaine !
C'est digne d'un récit gentillet de Sade (La rencontre imprévue par exemple), les rimes en plus.
Lu dans le cadre du Challenge Petit Bac 2012, catégorie Partie du corps.

Enfances célèbres : Mozart, Louise Colet
Enfances célèbres : Pascal et ses soeurs, Louise Colet

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Tarzan am Kurfürstendamm (Tarzan à Kurfürstendamm), Adolf Endler
Adolf Endler a vécu et écrit tant bien que mal en RDA. Entre 81 et 83, il tient un journal, ou plutôt une sorte de fourre-tout, mélange de réflexions sur les sujets du quotidien, sur la politique, la vie en RDA.
De ces fragments ressort l'ambiance étrange de Prenzlauer Berg sous le Communisme, mélange entre état policier et avant-garde-quand-même. Alors âgé de 50 ans, Adolf Endler n'a plus grand chose à craindre du régime, plus grand chose à prouver non plus. Il s'évertue à rester fidèle à lui même, fidèle à son style sarcastique, malgré le cadre particulier.
Ne connaissant pas Adolf Endler, je ne peux que me rattacher à ce que je lis dans ces notes un peu décousues. Je ne comprends pas tout, j'assimile ce que je peux assimiler. Mais comme ce n'est pas excessivement passionnant, je traîne un peu...

Une facheuse histoire, Dostoievski

Qu'est-ce que j'ai vu ces whatmille dernières semaines ?
Période très faste en terme de films (en fait, je lis pas beaucoup ces temps-ci, même si ca se voit pas vraiment.

Memento (2000, Christopher Nolan)
Le troisième homme (1949, Carol Reed)
Doux oiseau de jeunesse (1962, Richard Brooks)

Human Weapon - saison 1 (2007, Terry Bullman) - 15 épisodes + 1 récap
Comme me le faisait remarquer mon prof de taekwondo, tout le monde connaît cette émisssion depuis cinq ans, mais c'est pas grave...
Human Weapon fait le tour de 14 arts martiaux différents : Muat Thai, Karaté, Savate, Krav Maga, etc... Le principe est simple et efficace : Jason Chambers (un pro MMA) et Bill Duff (un ancien pro football américain) partent faire le tour de plusieurs pays en examinant à chaque fois un art martial en particulier. Un peu d'histoire, quelques présentations de différents courants, et surtout l'apprentissage de deux ou trois techniques (un coup de pied particulier, une clé, etc). Les deux sportifs ont fait un super travail. Le fait qu'ils soient très différents (Bill est balaise et massif, Jason plus souple et fluet) est aussi intéressant, cela permet de voir les avantages et inconvénients de chaque gabari. Le tout est très "à l'américaine", Jason surtout aime en rajouter des tonnes pour impressionner le public, mais il n'empêche que j'ai beaucoup appris.
Mon épisode préféré a amené les deux sportifs... en France, où on leur a appris la savate. Vous connaissez la savate ? J'en avais vaguement entendu parler mais sans savoir ce que c'était, et j'ai été conquise. Je trouve ce sport vraiment chouette, même si c'est beaucoup plus brutal que le taekwondo (le sport est né à Marseille, ca ne s'invente pas...).


Chaos (2001, Coline Serreau)

Napoléon (1968, Henri Guillemin) - 15 épisodes (3 ont disparu)
Life of Pi (Ang Lee, 2012)
The social Network (David Fincher, 2010)
König der Löwe III ("Le roi Lion III" - 1995, Walt Disney)
Cube (1997, Vincenzo Natali)
Ip Man (2008, Wilson Yip)
Damage (2009,  Jeff King)
Die Verurteilten ("Les évadés" - 1994, Frank Darabont)
Mary and Max (2009, Adam Elliot)

Rocky (1976, John G. Avildsen)
"Adriaaaaaaaaaaaan !!!"
Ah, mais keske j'l'aime, ce Rocky ! J'ai décidé de me (re)lancer dans l'intégrale.

Augen der Angst ("Le voyeur" - 1960, Michael Powell)
Warrior (Gavin O'Connor, 2011)

Django Unchained (2012, Tarantino)
Le voilà, Django, quasi directement à sa sortie en salle. LE nouveau Tarantino, impossible de rater ca !
Django Freeman, le seul noir libre de tout le sud de l'Amérique (on est à la fin du XIXe). Mais peut-on être libre quand on est noir ?
Le film est très particulier. Toute l'intrigue reposant sur l'inégalité entre blancs et noirs (et sur le Far West, les revolvers et tout ca), on est pourtant loin d'un discours "normal" de tolérance non-raciste. Tout comme d'ailleurs Inglorious Basterds n'était pas du tout un discours "normal" sur les méchants nazis. On est vraiment dans du Tarantino, et ca se sent.

Lars and the Real Girl (Craig Gillespie, 2007)
Un film de la Berlinale 2008 que je n'avais pas réussi à voir. C'est d'ailleurs un 100% pur sang Berlinale, on peut difficilement faire mieux dans le genre : un sujet vraiment tiré par les cheveux qui donne un très bon film super profond, un peu déprimant mais pas trop. Quelle est l'histoire ici ? Nous avons donc Lars, un gars pas très porté sur le contact social, mais gentil et apprécié, un peu perturbé peut-être. En tous cas, sa soeur se fait du souci. Parce qu'il a pas de copine et qu'il serait peut-être temps. Un jour, il annonce la grande nouvelle : Bianca, une fille rencontrée sur Internet, vient lui rendre visite, elle parle peu et se déplace en fauteuil roulant, mais tout le monde est prêt à l'accueillir à bras ouvert. Le soir des présentations, Lars arrive chez sa soeur... avec une poupée silicone. Lars sera au petit soin pour cette Bianca dont il est follement amoureux, et toute la petite communauté va jouer le jeu.
Présentée comme cela l'histoire peut avoir l'air glauque. Mais il faut vraiment avoir vu l'amour fou avec lequel ce brave Lars va traiter cette poupée, l'histoire qui va se construire, l'importance qu'elle finit par prendre pour tous, la compréhension (assez peu vraissemblable) avec laquelle tout son entourage va réagir. C'est très très beau. Et ca en dit beaucoup sur ce que signifie l'amour, la projection que l'on fait sur l'autre dans un couple. Un film plein de bons sentiments et pas nunuche, ca vaut le détour. D'autant que le prétexte est tellement saugrenu que le film reste quand même sympatiquement amusant.

"Mais mon père, il ne va quand même pas l'ammener à l'église aussi ?
- Voyons... Dans ces moments-là, la seule question à se poser est... Qu'est-ce qu'aurait fait Jésus à notre place ?"

The Wrestler (Darren Aronofsky, 2008)
On m'avait dit que j'allais adorer The Wrestler. J'irais pas jusqu'à dire "adorer", mais c'est vrai que j'ai été bien plus prise dans cette histoire que dans celle de Black Swan, dont elle est finalement très proche. Le monde du catch est quand même assez particulier. J'ai rarement vu du catch, et j'ai à chaque fois été fascinée par cette discipline, ni tout à fait du combat, ni tout à fait du théâtre, un mélange assez chouette, mais avec des codes difficiles auxquels je n'arrive pas vraiment à m'adapter.
The Wrestler parle donc d'un catcheur, qui a eu son heure de gloire dans les années 80 et doit se rendre à l'évidence qu'il se fait quand même un peu vieux. Il y a des scènes de combat... d'un côté vraiment magnifiques, d'un autre vraiment tellement extrèmes que ca ne peut pas être beau. L'acteur principal est une trouvaille, le personnage est plus vrai que nature, hideux et beau à la fois, un vrai catcheur quoi.

Rocky II (Sylvester Stallone, 1979)
Adriaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !
(Franchement, quel romantique primaire, ce Rocky...)
Je ne suis pas sûre d'être méga fascinée par l'embourgeoisement "american dream" de ce Rocky, mais l'entraînement du come back est très très réussi. C'est un genre qui marche à tous les coups avec moi, c'est pas difficile.

Rocky III (Sylvester Stallone, 1982)
La trame de l'histoire est vraiment d'une pauvreté affligeante. Mais les scènes d'entraînement sont toujours aussi bien (ahhh, la course sur la plage...), et j'aime beaucoup le perso d'Appollo, donc je suis servie. Par contre, je crois que je vois trop de gros muscles ces temps-ci (ahhhhhh la course sur la plage...), ca commence à me détraquer le cerveau... Et puis on a enfin THE EYE OF THE TIGER et ca c'est juste le summum du merveilleux, non ?


Rocky IV (Sylvester Stallone, 1985)

Oh mon dieu ! L'américanisme primaire face à la grande méchante superpuissance russe (le russe ressemble à un nazi d'ailleurs, Stallone a dû se tromper de guerre). Je crois qu'on pouvait difficilement tomber plus bas dans le shéma narratif. Le scénariste (Stallone, si je ne m'abuse) réussi l'exploit de faire croire que les russes sont des monstres technologiques pendant que les américains sont restés bruts et naturels (limite si c'est pas le tiers-monde). Évidemment, la nature l'emporte sur la technologie, et tous les peuples de la terre doivent se donner la main (à condition qu'ils reconnaissent que les USA sont quand même un peu plus égaux que les autres).
À côté de ca, Stallone commence à se faire vieux, il était quand même plus intéssant à regarder avant... Heureusement que THE EYE OF THE TIGER sauve la situation.

lundi, 01 octobre 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

Voyage à mon bureau, aller retour, Joseph Poisle-Desgranges
Une série d'anecdotes racontées par un employé de bureau que nous accompagnons pour une journée. Le texte, très bienveillant, manque peut-être un peu de second degré, mais il est très agréable à lire.
On en profite pour découvrir mille détails intéressant sur la vie quotidienne de 1860.

Les prisonniers, Maupassant
Je reviens un peu en arrière sur Maupassant. Retour donc le temps d'une nouvelle sur sa période "anti-prussienne".

Le Sixième Mariage de Barbe-bleue, Henri de Régnier

Un très beau texte, pour une version étrange (et un peu onirique) de l'histoire de Barbe Bleue et de sa sixième femme.
NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Sport/Loisir" du Challenge Petit Bac.

L'homme de Mars, Maupassant

On retrouve la passion de Maupassant pour l'ésotérisme, le magnétisme, l'hypnotisme, tout un tas de choses dont nous n'avons pas idée... Cette fois, on jette un coup d'oeil au-delà de la Terre.

La Cantatrice, Maurice Renard
Décidemment, Maurice Renard a une écriture fascinante. Il faut accepter de quitter le domaine du rationnel pour partir à la recherche de l'énigme qui se cache sous la belle voix de cette cantatrice inconnue.

L'orphelin, Maupassant

Histoire étrange. Pour une fois, Maupassant nous laisse sans trop d'explication sur la fin. Mais finalement, ce n'est pas mal non plus.

L'Homme au corps subtil, Maurice Renard

Vous connaissez sans doute l'histoire du Passe-Muraille. Maurice Renard reprend l'idée à sa sauce, sans oublier un détail qui pose problème... mais je ne veux pas spoiler. Jolie nouvelle.

La Journée d'un journaliste américain en 2890, Jules Verne
Je ne suis pas une grande fanatique de Jules Verne, mais j'étais curieuse de voir sa vision du quotidien de 2890. Assez drôlement, il n'y a pas grand chose qu'il ait imaginé et qui n'existe pas en effet à l'heure actuelle (visioconférence, satellites, émergeance de la Chine...) si ce n'est qu'il est encore en-dessous de la vérité (il n'a visiblement pas imaginé internet possible...). Il nous reste encore à inventer une machine qui nous lave et nous habille (souvenirs du Cinquième élément, bonjour), et on évitera celle qui unifie le temps et la température sur toute la planète (à cause des ours polaires et tout ca...). Jules Verne était vraiment très optimiste et n'avait pas non plus imaginé les problèmes écologiques.

Death Note, T9&10, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata
Je passe sur Death Note pour lequel j'ai déjà clamé mon amour la semaine dernière. D'ailleurs, les derniers tomes sont très fades, mais je l'ai déjà dit.
Ce livre est le douzième de ma PAL 2012.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Undine, Friedrich de la Motte Fouqué

Death Note, T11&12, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata

Qu'est-ce que j'ai vu cette semaine ?

Rien du tout...

Et après ?

Maintenant que je commence à prendre le pli entre le travail et le sport, j'espère avoir un peu plus de temps pour faire decendre ma PAL. Gros plaisirs en perspective donc. Avec un titre en allemand pour le prochain, histoire d'alterner un peu ?

dimanche, 30 septembre 2012

Die Ärzte - mon premier concert !

Lire l'article ici.