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samedi, 12 avril 2008

Mosquée

Aujourd'hui, sortie avec les Pfadis.

La matinée se passera au Musée Juif.
C'est une de mes copines japonaises qui nous guidera.
(Je vous ai déjà dit que j'avais plein d'amis japonais ?)

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C'est un musée assez intéressant.
Mais un musée reste un musée.

L'après-midi sera une grande première pour moi.
Visiter une mosquée.

Notre "guide" nous acceuille devant le portail. La mosquée est plutôt petite, nouvellement rénovée et peinte en blanc, bien proprette. Elle se trouve à gauche de l'allée d'entrée, et à droite un petit cimetière. Je n'ai jamais vu un cimetière qui ressemble autant à un jardin. Les pieds presque sur les tombes, il y a plusieurs hommes assis à des petites tables rondes, ils prennent le thé. Tout ce petit monde bavasse très bruyament et quelques gamins se courent après.
Au dessus du bâtiment blanc dans lequel on prépare le thé et qui prolonge la mosquée, notre guide nous désigne les quartiers réservés aux femmes. On voit les deux petits museaux de deux gamines écrasés contre la vitre et qui nous regardent en faisant des grimaces. C'est presque trop beau.
Le guide nous désigne une autre salle, où les hommes peuvent venir regarder la télé, discuter ou organiser des réunions ou des fêtes. Au dessus, se sont les sanitaires, avec un espace réservé pour les ablutions.

Nous entrons dans la mosquée. Les jeunes font tous hyper attention de se déchausser correctement et aucun d'oserais poser le moindre bout de semelle sur le tapis vert de la mosquée. Je tapis est vert, à motifs arabes (bien sûr), les murs sont décorés d'écritures arabes bleues. Et les piliers de motifs marrons.
Le vert pour la terre, le bleu pour le ciel, le marron pour la terre et ses êtres vivants.

Nous arrivons vers une heure dix, et à dix-sept exactement l'imam lance l'appel.
Les hommes, quelques enfants, notre guide, tout le monde s'éparpille dans la mosquée, assis par terre, les talons sous les fesses. S'asseoir en tailleur, ou pire, présenter ses pieds à la Mecque, serait opposer un écran à la présence de Dieu. L'imam continue de chanter pendant un bon moment.
Puis, chacun se reserre en deux ligne à l'avant de la mosquée. Epaule contre épaule, fesse contre fesse, pied contre pied. En communion avec son voisin, quel qu'il soit. Ils se tiennent debout, portent les mains à leurs oreilles et font signe de rejeter quelque chose derrière eux par dessus leurs épaules. Ce temps de prière est consacré à Dieu, et ils se défont de leur quotidien, se mettent à l'écoute. Puis tous s'agenouillent et se prosternent en même temps que l'imam qui leur fait face, dans une toge blanche (une toge qui a sûrement un autre nom, mais je l'ignore). Ils posent leur front contre la terre, prient avec tout leur corps, remerciant Dieu de sa création.
Ils se prosternent et se relèvent ainsi plusieurs fois, tout en continuant à psalmodier des versets du Coran en arabe. Il s'agit ici pourtant d'une communauté turque, mais ils savent qu'ainsi, dans le monde entier, d'autres musulmans, tournés dans la même direction qu'eux, répètent les mêmes mots qu'eux en même temps qu'eux, les mots mêmes du Coran, c'est-à-dire les mots mêmes de Dieu.
Il tournent tous en même temps la tête vers la droite, puis vers la gauche, saluant ainsi à la fois leur voisins et l'ange qui se trouve à chacun de leurs cotés. L'un tiens le compte des bonnes actions, l'autre des mauvaises, et ce sont eux qui rendront leur rapport à Dieu lors du jugement dernier.
La prière terminée, ils se dispersent à nouveau dans la salle, continuent de prier, de se lever et de se prosterner chacun à son rythme. Les plus vieux se sont assis sur des chaises pliantes (les chaises pliantes de PLN !).
Puis l'imam chante à nouveau. C'est la fin de la prière.
Pendant ce temps, les femmes ont prié également au dessus de nous, sous la coupole.

Notre guide nous rejoint et continue son explication. Il nous donne la signification des gestes que nous avons vus, nous explique l'importance de la propreté. Il nous explique les cinq piliers, les six croyances, nous parle du statut des enfants, de celui des femmes.

Nous sommes tous sortis exténués et affamés de cette journée.
Mais l'expérience a été vraiment extraordinaire.
Je n'ai pas le courage d'écrire maintenant, mais j'essayerai de faire un résumé de ce que nous a dit notre guide demain. Il nous a expliqué énormement de choses, j'ai peur d'en oublier en cours de route. Alors si vous avez des questions, posez-les, ça m'aidera peut-être à me souvenir. Ou alors je les prendrai en note pour les poser une prochaine fois.
En Israël, nous allons visiter deux mosquées.

mardi, 08 avril 2008

J'y suis enfin arrivé

Enfin...

Sur la table devant moi reposent les 21 pages imprimées de mon mini-mémoire sur la syntaxe française, auquel j'ai enfin réussi à mettre un point final.

Ce fut une lutte acharnée.

Jusqu'à la dernière extrémité, j'ai gardé une esquisse rachitique de conclusion. En début d'après-midi, il a bien fallu se rendre à l'évidence. Alors j'ai écrit une envolée lyrique sur les théories scientifiques, en français. Puis j'ai traduit.
On peut faire comme ça aussi.

Enfin, je n'ai plus qu'à amener ça demain pour le faire relier. Puis secrétariat. Puis fin.

La soif de sang

Non, non, moi ça va bien, hein !!!

Je voulais juste faire remarquer qu'il existe un mot (et tout petit rikiki en plus) en japonais qui signifie "la sensation de soif de sang".
SAKKI
Brrr... ça me donne pas envie de boire du saké, moi.

Oui, je sais, je regarde des fois des manga bizarres... 

lundi, 07 avril 2008

Petit service

Vous pouvez rendre un petit service rapide pas cher en cliquant sur ce lien, puis en cliquant à nouveau sur l'entrée "Site Web Leadao".

Et voilà, vous venez d'aider Mathieu à référencer son site.

Merci. 

dimanche, 06 avril 2008

Des vertus méconnues du football

Vous allez me dire que je deviens une hystérique du sport, mais c'est faux.

Non, je suis juste tombée par hasard hier sur ce passage fantastique qui explique tout sur le sport.

Je reparlerai de ce bouquin génialissime quand je l'aurai fini. Ça ne devrait pas tarder.

Il considérait le football comme un jeu malhonnête. Et il faut bien le reconnaître, il avait raison. Mais je ne jouais pas pour être malhonnête - je l'étais déjà suffisamment - je jouais pour acquérir une identité (fût-ce le numéro 8 sur mon dos) et pour en apprendre un peu plus sur l'histoire. Le football est un jeu typiquement historique ; de même que l'histoire, il n'a aucun sens : pousser une balle au-delà de la ligne de but ne fais pas franchement sens. Mais la seule manière d'être triste ou gai de nos jours est de se désoler lorsqu'on encaisse un but et de se réjouir quand on en marque un - se réjouissant et se désolant tour à tour - avec une foule innombrable de supporters anonymes, ce qui est toujours un soulagement appréciable. Voilà où on en est arrivés avec la tristesse et la joie. [...] La similitude du football et de l'histoire, est d'une autre nature : vaincre à tout prix, vaincre en dépit des victimes, vaincre en dépit du fair-play. Le fair-play est une charmante illusion du baron de Coubertin que des voyous ont mise à profit et monnayée. J'ai joué au football, je peux vous jurer qu'il n'y a là aucun fair-play. Ce n'est qu'une suite de tromperies. Quand vous débordez le défenseur adverse, la foule des tribunes est sur pied et vous acclame, mais vous l'avez fait au moyen d'un péché mortel : le défenseur a cru que vous iriez à gauche, et le Malin jubile dans les nuages au-dessus du stade. Vous foncez le long de la ligne de touche et la seule idée que vous avez en tête c'est : tromper, tromper, marquer un but.
 
Le miroir fêlé, Basara

samedi, 05 avril 2008

La littérature d'Outre-France : La grande peur dans la montagne, Ramuz

Si Les Bienveillantes, que je trouve sans style, m'a captivée, voilà un roman de grand style... qui ne m'a pas trop captivée.
Dommage pourtant, il vaut vraiment le détour.

Charles-Ferdinand Ramuz (quel nom !) est suisse, francophone, et son écriture est proche de celle de Giono. La grande peur dans la montagne date d'avant Colline, mais c'est le même univers, la même langue, le même style dans lequel nous évoluons. J'ignore si les deux écrivains se connaissaient et jusqu'à quel point l'un a inspiré l'autre, mais la parenté est indéniable.

Le style si particulier, c'est ce parler paysan, qui n'a rien du parler paysan, un parler paysan plus littéraire que le parler littéraire.
Si c'est pas magnifique ça...

C'était dans le temps que la montagne était devenue toute grise comme quand la cendre se met sur la braise.
On a entendu claquer les fouets; on a vu les vaches venir boire à la fontaine; elles faisaient des taches sombres, car la race d'ici est une petite race noire.
On a parlé encore dans le village; - et Clou venait de s'en aller, l'épaule gauche plus basse que l'épaule droite; - c'est alors que Victorine a regardé encore Joseph.
[...] Et c'est comme si Joseph avait attendu exprès jusqu'à ce moment pour qu'elle entende mieux ce qu'il avait à lui dire; il a repris :
- Sais-tu, j'ai fait les comptes... Il va nous manquer deux cents francs si on veut se marier à l'automne... ou bien si tu ne veux plus ?
Il la regardait du coin de l'oeil; il a vu qu'elle tournait la tête vers lui, puis qu'elle l'a baissée ; il recommence :
- Alors c'est que tu veux toujours ?...
Elle a dit non pour rire avec la tête, il a repris :
- Alors si tu veux...
Puis il s'arrête encore une fois.
- Écoute ma petite Victorine, il nous faut être raisonnables... J'ai eu une idée... Ces deux cents francs... Écoute, je me suis dit que j'allais monter à Sasseneire. Ils cherchent du monde. Ma mère pourra faire seule, parce qu'on enverra les deux bêtes là-haut. Je n'aurai qu'à aller parler au Président... Et les deux cents francs seront trouvés, parce que tu sais qu'on est pas riche ; et on pourra acheter le lit, le linge, tout ce qui nous manque encore, on pourra faire réparer la chambre avant l'hiver ; tout serait prêt pour le mois de novembre, puisqu'on avait parlé de ce mois-là, à moins que tu n'y tiennes plus; en ce cas, on pourrait attendre, mais moi, j'aimerais mieux ne pas avoir à attendre... Et toi ?
[...] Une première étoile parue sitôt le jour retiré, comme ces fleurs jaunes qu'on voit s'ouvrir dans l'herbe des pâturages à mesure que la neige fond...
- Dans les autres chalets, ils ont déjà leur monde, alors je monte avec Crittin. Et on aura une belle chambre, un lit neuf, on aura une demi-douzaine de paires de drap de beau fil, je t'achèterai une robe, j'ai fait mes calculs, j'aurai de quoi... Et puis ça ne sera jamais que trois mois à passer et on se verra de temps en temps, le dimanche.

Ce qu'on se demande, c'est si la poésie de la langue des paysans vient d'une maîtrise ou plutôt d'une incompréhension de la langue. Sans doute des deux.
Parce que ce qui ressort, c'est une langue qui outrepasse toutes les règles. Je ne parle même pas de la narration et de ces imparfaits (on se demande bien ce qu'ils font là) qui deviennent soudain des passés composés (pas très littéraire quand même), il a même oublié le verbe à un moment... bref c'est n'importe quoi. La façon dont les amoureux se parlent est assez étrange elle-même. Non seulement la fille ne parle pas (en fait un peu, dans les passages que j'ai coupé), mais en plus le gars n'a pas l'air de savoir ce qu'il raconte. Il fait des phrases pas finies, des points de suspension partout. Ses phrases se suivent sans lien ("je monte avec Crittin. Et on aura une belle chambre"), avec pour seuls liens des "et" qui veulent tout dire et rien dire. Ou alors, quand il y a un lien exprimé, on se demande bien pourquoi ("ils ont déjà leur monde, alors je monte avec Crittin"), disons plutôt parce qu'il zappe des parties d'argumentation. Bref, ce que je pense, c'est que son discours est vraiment zéro dans le genre convainquant. D'autant que lui-même n'a pas l'air sûr de lui.
Seulement justement, la poésie, ça n'a rien à voir avec un discours bien ficelé.
Un autre point : il commence en lui disant "sais-tu". Franchement, qui parle comme ça ? Les sujets post-posés, c'est à l'école qu'on voit ça, mais en général, on n'en utilise que très peu. On est un peu tenté de se dire, bah, mais c'est n'importe quoi ce Ramuz, il essaye de faire croire que les paysous font de belles phrases littéraires et tout, tout ça pour faire une poésie bucolique, blabla. Maisen fait, ce genre de parler me fait penser aux étrangers qui parlent français. C'est souvent eux qui vont vous sortir au milieu d'une discussion sur le barman du café trop trop beau une super construction hyper-soutenue héritée du XVIIIe ou de leur livre de grammaire. Des gens qui n'ont pas l'habitude de parler. Finalement, c'est assez plausible je pense que Joseph parle ainsi. Comme si il n'avait pas l'habitude de parler.
Bon, je ne peut qu'essayer de deviner. Il y a aussi sans doute des différences dans la langue dues au fait que Ramuz est suisse. Mais je ne connais rien aux expressions suisses, donc je ne peux rien dire là-dessus.

Toujours est-il que cela nous amène à l'histoire.
Puisque, vous l'avez compris, il s'agit d'un village de montagne qui veut envoyer ses vaches en transhumance là-haut dans la montagne. En fait, les gens ne sont pas tous d'accord, parce que il y a des histoires, des rumeurs, la montagne serait maudite, on ne sait pas vraiment en fait, tout le monde a peur, mais on ne sait pas trop de quoi. Justement parce que personne n'expose clairement les faits, personne ne parle, tout le monde fait allusion à... quelque chose.
Et la grande peur dans la montagne va naître dans l'esprit des gens, parce que personne ne parlera, tout en en disant trop pour ne pas inquiéter.
Bref, la poésie et la peur naissent du non-parler, ce qui est assez intéressant.

Avant de finir là-dessus, il y a quelque chose que j'aime bien dans l'extrait que j'ai recopié. C'est l'introduction des personnages de Victorien et Joseph. On ne les a encore jamais rencontrés, et ils arrivent tout innocemment en fin de phrase, et ils sont cités comme si on les connaissait bien. C'est un des traits caractéristiques aussi chez Giono, les paysans parlent en général des gens du village comme si tout le monde les connaissaient, une manière de montrer qu'ils ne sont pas capables de se mettre dans une autre perspective que la leur (celles d'étrangers qui n'ont pas passé leur vie dans ce village). Donc encore une fois, une non-maîtrise du discours.
Mais d'un autre côté, on peut aussi considérer qu'il sont introduits de la sorte parce que dans le fond ils existent de toute éternité. C'est Victorine et Joseph. Comme se serait Roméo et Juliette, ou Paul et Virgine, que sais-je, bref, c'est eux, les amoureux, et vous remarquerez qu'il a suffit de lire "c'est alors que Victorine a regardé encore Joseph" pour comprendre que Victorine et Joseph, c'était les deux amoureux de l'histoire. Message passé. Donc, sans rien dire, le message passe.

Non, c'est vraiment intéressant cette tension entre ce qui n'est pas dit, ce qui est compris, ce qui est mal compris, bien compris. C'est passionnant.

Donc bon, pour ceux qui aiment Giono, et les histoires inquiétantes, et la montagne et tout ça, pourquoi pas.
J'avoue que je n'ai pas été passionnée. Je n'ai pas réussit à rentrer dans l'histoire, à suivre les personnages, trop de description de montagne peut-être, je ne sais pas. Trop de Giono aussi peut-être.

J'ai quand même en bonne élève de L3 relevé des citations à caser dans toutes vos copies (pas dans les copies de maths, c'est sûr, mais enfin, je fais ce que je peux) : 

A mesure qu'il montait, la partie inférieure du glacier s'enfonçait d'avantage. Le glacier s'affaissait de plus en plus du bout et était en même temps à la hauteur de Joseph, et au-dessus de lui. Et lui devenait cependant de plus en plus petit, et on l'aurait vu s'élever et en même temps disparaître, - s'il y avait eu quelqu'un pour le voir.

Personne ne semble être venu ici depuis les commencements de la terre et n'y avoir jamais rien dérangé, sauf qu'à présent un homme continuait d'écrire les preuves de son existence, comme quand on met des lettres l'une à côté de l'autre, pour une phrase, puis encore une phrase, dérangeant ainsi le premier la belle page blanche par ses traces qui se voyaient de loin.

Première citation, une de ces descriptions de montagne qui n'en sont pas. Le roman en est truffé. Ce qui est très intéressant, c'est la subjectivité de la description bien sûr. Puisque si la montagne rapetisse, c'est à cause de la topologie du terrain, du mouvement de celui qui regarde. Mais ce regard est assez perturbant, parce qu'on croit d'abord qu'on est en regard interne (dans la peau de Joseph). Puis tout d'un coup : "s'il y avait eu quelqu'un pour le voir". Donc pas Joseph, pas de villageois, personne. Pas même de narrateur présent donc. Donc, on aurait un narrateur omniscient. C'est banal, un narrateur omniscient, mais ce qui est bizarre, c'est qu'il décrive la montagne de son point de vue, alors qu'il est censé ne pas en avoir.
Vous comprenez.

Et la deuxième citation, ben c'est la bonne vieille mise en abîme. Pas besoin de vous faire un dessin. 

PS : en écrivant mon petit post sur le bouquin, je suis tombée par hasard sur critiqueslibres.com, et c'est drôlement drôlement bien. 

vendredi, 04 avril 2008

Allez, je le boucle aujourd'hui (ou presque)

Ben oui, je m'étais fixé le 1er avril pour le terminer.

Mais, bon, c'est toujours la même chose.

Hier.
Journée typique.
Il fait grisou dehors toute la matinée, et Lodi vautrée devant son ordinateur trouve plein de trucs méga importants à faire qui peuvent pas attendre (genre se renseigner pour une amie sur le crous, répondre à un mail débile de Stephan, regarder un épisode de Dear Boys, etc.) et râle contre le mauvais temps tout froid tout pas beau, qui est là rien que pour la décourager de sortir. Déjà il est trop tard et c'est l'heure de manger.
L'après-midi commence déjà, Lodi a mangé ses courgettes, et le temps tout grisou laisse à prévoir une après-midi aussi fructueuse que la matinée. A moins, bien sûr, que Lodi se ressaisisse.

Un rayon de soleil, et Lodi se hisse toute pas motivée sur ses pieds, trouve la force de faire son sac et d'enfiler son manteau.
Dehors, le rayon de soleil s'éternise, et Lodi râle contre le beau temps vilain méchant qui est là rien que pour la dégoûter de s'enfermer dans un bibliothèque jusqu'au soir.
Lodi arrive tout de même a la bibliothèque à deux heures, détestant positivement son ordinateur trop lourd qui lui cisaille l'épaule par pur sadisme.

Il est trois heures et Lodi est complètement folle d'enthousiasme. Elle a enfin trouvé un bouquin une définition concise du shéma X-bar à citer dans son premier chapitre, et oh, mais c'est fabuleux, y'a justement un lexique de la linguistique à côté avec un article sur la théorie des traces, c'est fantastique, mais attendez, ils citent un ouvrage de Chomsky qui en parle, il faut absoluement que je vois ça, et super je peux faire un paragraphe sur la théorie des traces, tiens, si je rajoutais une note sur les éléments PRO, mais attends, c'est vachement intéressant ce qu'il dit page 6 pour mon paragraphe 4 du chapitre sur les clitiques, mais zut, j'ai encore rien sur les contraintes du mouvement de tête, mais pourtant j'ai un ouvrage de référence, non, il est pas dans la bibliothèque, c'est quoi cette bibli pourrie ?
C'est vers les cinq heures et demi que je me suis retrouvée avec Barriers de Chomsky dans les mains. Le nez plongé dans la table des matières, j'ai failli m'étaler de tout mon long dans l'escalier. Tellement que c'était alléchant comme programme, j'avais envie de l'emprunter pour le lire dans mon lit le soir même. Je me suis un peu reprise, en me disant que j'allais décidement mal tourner si je me retrouvais avec des ouvrages de Chomsky sur ma table de nuit.

Bref, à force de faire des rajouts et des rajouts dans mes paragraphes déjà bouclés, je n'ai toujours pas terminé mon paragraphe sur les règles du mouvement de tête, ce qui était pourtant le but de ma journée (mais j'ai quand même "bouclé" le chapitre sur les clitiques, mon autre objectif de la journée).
Je me retrouve par contre avec un mini-mémoire de 15 pages qui en déjà fait 19, alors que j'ai encore envie de raconter plein de trucs de Barriers et que ma conclusion se résume pour le moment à cinq lignes rachitiques. J'espère que ma prof sera très compréhensive.

"De quoi, mais il est déjà presque sept heures ???"
Je referme à contre-coeur les quinze bouquins ouverts tout autour de moi. Il faudra revenir demain.
Mais demain, c'est sûr, je le finis ce mini-mémoire !
Ou peut-être pas.

mercredi, 02 avril 2008

Quels farçeurs ces allemands...

Je vous invite à aller lire l'article de Pierre @ Berlin ici.

J'adore les photos de classe


podcast

Hi hi hi...

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mardi, 01 avril 2008

Oh ben quel dommage

Bill, le chanteur de Tokio Hotel, vient d'être opéré des cordes vocales.

Rassurez-vous pour lui, il va très bien dans son hôpital six étoiles. Ouf.

Mais la question dramatique se pose... et si il ne pouvait plus jamais chanter comme avant ??? 

Mettez le champagne au frais, les gens, on sait jamais...