Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 21 avril 2008

Gedächtniskirche

Mais si un petit effort...

GE-DÄCH-T-NIS-KIR-CHE 

Lire l'article ici

dimanche, 20 avril 2008

Berliner Dom

Lire l'article ici.

samedi, 19 avril 2008

Papa et Maman à Berlin

A partir de demain, les fabuleuses aventures de Papa et Maman Lodi à Berlin.

Ca se passera bien sur tout sur le blog de la vache en Germanie, mais je vous mettrai les liens ici. Comme d'habitude.

243646417.JPG

 

vendredi, 18 avril 2008

Impressionnant

Allez voir cet article chez Didier.

Vois plus rien

Je suis passée brusquement pour mes lentilles

de -3.00 à -3.75 pour l'oeil droit

de -2.50 à -3.00 pour l'oeil gauche

Tu m'étonnes que j'y voyais rien. 

1936978912.jpg

 

Pour un petit son

Tout d'abord, je vous invite à aller lire mon article sur Sido.

De musique en musique, ce même petit son dont j'ai parlé dans la chanson "Mein Block", m'a donné beaucoup à penser dans une chanson de Nena (dont j'ai déjà parlé).

Elle utilise ce petit son "ein", cette fois-ci en tant que particule, et le dévoile, le sublime.

Revoici donc la chanson "Lichtturm"

Or dans cette chanson, à exactement 2:10, elle prononce cette simple phrase :
"und ich schlafe so gern mit dir  ein"
Et vous remarquerez que le "ein" arrive avec une toute petite microseconde de retard, tout simplement à cause du rythme de la chanson. Or que veux dire ce "ein" ?

Le "ein" ne veut rien dire, c'est juste une partie du verbe (le verbe "einschlafen") qui se retrouve projetée en arrière (ou plus précisement, c'est le verbe qui s'avance et qui laisse la particule derrière d'après la grammaire générative - il s'agit donc en quelque sorte d'une catégorie vide non vide ^^ huhu). Bref, c'est un petit bout de rien du tout, assez passe-partout. On y fait pas vraiment attention.
Mais elle a cette sonorité particulière. J'adore ce son de la langue allemande. Il attire un peu l'attention quand même (c'est pas "vor" par exemple, ou "an", qu'on avale à moitié et qu'on entend finalement même pas).

Or que nous dit ici Nena ?
D'abord, vous et moi, et l'allemand moyen, et le monde entier suspendu aux lèvres de Nena entend "und ich schlafe so gern mit dir". Ce qui signifie "et j'aime tellement coucher avec toi". On est dans une chanson d'amour, et ma foi, c'est déjà très bien en soi, hein, elle lui dit qu'il est une bête au lit, pourquoi pas, c'est toujours flatteur.
Mais après la toute petite microseconde, le "ein" apparaît. Et alors vous, moi et l'allemand moyen, on revient en arrière pour corriger le sens qu'on avait déjà donné. "J'aime tellement m'endormir avec toi" en fait. Mais c'est encore plus que ça, parce que dans "einschafen", il y a l'idée d'un sommeil paisible, heureux. Quelqu'un qui est "eingeschlafen" ne peut pas ne dormir que d'un oeil ou faire des cauchemards. "J'aime tellement m'endormir dans tes bras".
Rien qu'avec ce tout petit "ein", au lieu d'une phrase banale, on a toute une superbe déclaration d'amour d'un coup. Non seulement deux phrases en une (parce que la première version, on l'a bien entendue et interprétée, et elle est présente aussi dans le sens). Mais qui justement insiste sur le mélange des deux. Dans le fond, il y a aussi une connotation sentimentale dans le "schlafen mit" (il y a d'autres expressions moins romantiques que ça). Et inversement "s'endormir dans ses bras" a aussi sa part de sommeil après l'amour. Bref, on a vraiment les deux sens inextricables l'un de l'autre, impliqués l'un par l'autre, et finalement, ce que dit Nena, c'est que c'est les multiples aspects de leur relation qu'elle aime.

Pouvait-il exister un meilleur moyen de le dire ? 

mercredi, 16 avril 2008

Le jour où je me suis sentie très conne (c'était hier)

... bon, et aujourd'hui avec un pantalon ensanglanté, AUSSI, mais bon...

Je pense que vous savez (ou pas) que mon mémoire avance à une vitesse fulgurante d'escargot paralytique.
Dans le courant de la semaine dernière, ravigottée par les efforts de Winnie, j'ai décidé d'ouvrir un fichier, de l'appeler "mémoire", et de rassembler un peu ce que j'avais glané jusqu'ici. Le résultat fait donc trois pages, en comptant la liste des ouvrage qui en fait une entière.
Je pense que vous savez (ou pas) que je n'ai pas de nouvelles de Pater depuis le mois de novembre. Trois mails timides sont restés sans réponse, et devant la nullité des résultats étalés sur la page blanche devant moi, je n'osais même plus le relancer.

Hier c'était la rentrée des classes.773204992.jpg
Cours de syntaxe, dont je me régale à l'avance, et j'arrive en retard bien sûr, loi de Murphy appliquée aux bus les jours de rentrée oblige.

D'abord, je ne reconnais pas le petit monsieur chauve qui parle de tout sauf de syntaxe en se cognant toutes les trois minutes contre le coin de son bureau. C'est musclé d'être prof, il doit rentrer chez lui après chaque jour de cours couvert de bleus. A moins qu'il ai déjà développé une cale à cet endroit de la cuisse droite. Bref, ce n'est pas le sujet.

Soudain, au détour de sa conversation passionnante sur le dernier dîner qu'il a eu avec le président de l'université, il évoque qu'il est en fait censé être à la retraite. Et là, je tique.
Je regarde l'entête de la feuille qu'il nous a distribué. Professeur Connery.
Mince alors, c'est lui. Lui, c'est le Professeur Sean Connery, le copain de Pater, à qui j'ai rendu visite lors de mon arrivée à l'université. Il m'avait reçu très poliement dans son bureau, m'avait donné plein d'informations intéressantes et avait répondu à plein de questions que je ne lui posais pas, omettant de m'expliquer comment je pouvais apprendre le vieux-haut-allemand. Je pense que pour lui, ça coulait de source.
Il m'avait quitté en me serrant chaleureusement la main, m'informant qu'il n'aimait pas être contacté par mail et qu'il ne serait pas sur Berlin pour quelques mois.
Une aide précieuse, donc.

J'avais oublié Sean Connery depuis un petit bout de temps, et le voilà parachuté professeur de syntaxe allemande en haut à gauche de la feuille que je tenais entre les mains, et en relevant la tête, c'était déjà à mon tour de me présenter.
J'explique donc qui je suis et d'où je viens, ce que je fais. Connery enchaîne en expliquant à mes camarades qu'en effet je fait partie du programme d'échange avec l'université de Paris puisqu'il est en lien avec le Professeur Pater et que c'est pour ça que je suis ici.

Pardon ? Je ne fais pas partie de ton club d'échange avec Pater, là, moi je suis en Erasmus et pas un trophée sur patte symbole de la bonne entente franco-germaniste des spécialistes du vieux-haut-allemand primitif.
Et je suis ici parce que j'aime la syntaxe.

Bef, le cours se passe.
Dix minutes avant la fin, après avoir détendu l'assistance et musclé nos zygomatiques, Connery se rappelle qu'il a un programme du jour, et nous fait une superbe démonstration de pédagogie en brossant en dix minutes toutes les définitions de bases. La parataxe et l'hypotaxe en devenaient tellement limpides que c'en était bouleversant.

Grand pédagogue, donc, Connery me fait à nouveau une démonstration rien qu'à moi en privé après le cours de son immense incapacité à communiquer avec un interlocuteur individué.
Bien sûr, Notker, pas de souci. Pas de souci ? Je ne viens pas de lui dire le contraire ?

Bref, il me dit que si je trouve vraiment utile d'assister à ce cours... (début de phrase montrant à quel point il tiens en haute estime le séminaire qu'il dirige ; je comprends soudain mieux pourquoi il n'a daigné l'aborder qu'en dix minutes) ... il me donnera un mini-mémoire à faire pour le Schein, on s'arrangera... (mes yeux brillent... je vois déjà une première page avec un superbe intitulé sur les catégories vides, que j'ai dû bâcler la mort dans l'âme en un paragraphe dans mon dernier mini-mémoire)... et il me donnera au moins un truc qui pourra me servir, par exemple sur la phrase attributive chez Notker, pourquoi pas ? (j'avoue que sous l'effet de la surprise, j'ai fait une tête de carpe étouffée et je n'ai plus su quoi dire... j'en ai oublié mes catégories vides et je n'ai pas osé exprimer mon rejet avec toute la violence qu'il l'aurait mérité d'un sujet aussi peu enthousiasmant).
Il m'a dit d'y réfléchir. Nous en parleront la semaine prochaine.
Je ne lâcherai pas mes catégories vides.

Devant tant d'incompréhension, je rentre chez moi la tête basse. J'en pleure de rage.
De rage, en rentrant chez moi, j'attrappe tout ce qui dépasse, je le fous à la poubelle, je fous la poubelle dehors, je fais le grand nettoyage de printemps, et je frotte bien pour que ça brille. Quand mon appart est devenu un désert pour hermite ascètique, l'ascète se fous devant son ordi avec un grand bol de céréales (et le paquet de céréales à côté pour renouveller le stock) et envoie un mail intempestif à Pater.

Et là, soudain, l'ascète voit l'adresse mail. Et il a l'impression qu'il a un grand trou dans la gorge.
En haut à gauche de l'écran.
L'adresse n'est pas celle des trois précédents mails. Pater a deux adresses.

Bref, au lieu de répondre au dernier mail reçu de Pater sur les UE, j'ai répondu cette fois à son premier mail sur Notker. Donc sur une autre adresse.
Dans le cours de la journée, je reçois coup sur coup cinq mails de Pater.
L'adresse "professionnelle", celle du serveur de l'université, ne fonctionne pas.

Autant dire que je me sens d'une connerie poussée.
Très très conne que je me sens.
Et Pater, pour qui c'est moi qui suis en silence radio depuis novembre et vu le mail que je lui ai envoyé je n'ai pas l'air d'avoir bossé d'un yota, je n'ose imaginer la masse de connerie qu'il me prête.

Pater reste d'une politesse et d'une gentillesse sacerdotale et m'envoie moult références pour me "débloquer". Je note tout ça vivement.
Je lui remaile pour repréciser des trucs, il me remaile, bref, on reste super in touch toute la journée.

La suite demain. 

Le post glam' du jour

826397375.JPGVoyons, voyons.
22 ans.

Ca fait dix ans déjà que j'ai mes règles.

Dix ans, donc, que une fois par mois, je tombe des nues.

Fuite d'eau

Article de Wikipedia :

La « loi de la tartine beurrée » énonce que la tartine tombe toujours du côté beurré. Cette doléance a deux réponses :

  • L'une est une boutade : n'accusez pas le sort pour nier vos responsabilités : c'est vous et vous seul qui avez beurré votre tartine du mauvais côté ;
  • La seconde envisage que le côté beurré, surtout s'il s'y trouve également de la confiture, est peut-être tout simplement un peu plus lourd que l'autre.

Dans le cas de la tartine beurrée, certaines études prétendent que la probabilité que cet énoncé se vérifierait dépendait fortement de la hauteur de la table, dans des conditions normales de beurrage (monoface) et avec des tartines standard. Pour une hauteur de table standard, de nombreuses séries de tests montreraient que la tartine, habituellement beurrée sur sa face supérieure, aurait juste le temps d'effectuer un demi-tour lors de sa chute et ainsi de s'étaler irrémédiablement sur la face beurrée au sol (pour bien faire, il faudrait donc beurrer la face inférieure... ce qui est loin d'être facile sans retourner la tartine ; dans le cas contraire, la face inférieure deviendrait la face supérieure et tous nos efforts pour que le beurre ne touche pas le sol seraient inutiles). De telles « recherches », si tant est qu'elles aient trouvé un financement, se qualifieraient sans nul doute pour le prix Ig Nobel.

Cette recherche fut réalisée et a effectivement reçu un Ig Nobel. Robert Matthews, physicien, membre de la Royal Astronomical Society et de la Royal Statistical Society, reçut le prix Ig Nobel de physique en 1996. Ne pouvant se rendre à la cérémonie de remise des prix, il envoya un discours enregistré, qui pareil aux Murphy's Laws, arriva quatre jours après la cérémonie.

Il relança l'expérience, en 2001, grâce au magnifique outil qu'est la statistique. Des écoliers de tout le Royaume-Uni ont réalisé 21 000 lancés de tartines. Et il se trouva que le côté beurré obtint un taux de 62 %. Ce qui permet de clouer le bec aux personnes qui prétendent que la chute de la tartine est entièrement due au hasard.

« Grâce à cela, Robert Matthews a définitivement et doublement démontré, tant sur le plan théorique qu'expérimental que la nature a effectivement horreur du vide d'un parquet fraîchement nettoyé ! »

La loi du minimax fournit aussi une parade : beurrer sa tartine des deux côtés : l'un restera nécessairement intact.

Enfin, la loi de la tartine beurrée possède un corollaire (le corollaire de Blumenfeld) : si vous beurrez une tartine et qu'elle tombe du côté non beurré, c'est que vous aviez beurré le mauvais côté.

Pour clore , si on regarde le phénomène d'un point de vue strictement mécanique, la densité du beurre est plus importante que celle du pain, ce qui a pour effet le renversement côté beurre lors de la chute afin de respecter une autre loi : celle de la dynamique des solides.

Pour ma part, je vérifie depuis bentôt deux semaines la loi de Murphy de la section logistique suivante :

La disponibilité d'un matériel est inversement proportionelle à l'urgence de la réparation.

Il y a de celaplusd'un mois que mon robinet d'eau dans la salle de bain fuit. Deux semaines que, m'étant mise d'accord avec mon propriétaire, je cherche à contacter un plombier.
Il est impossible de contacter par téléphone un plombier à l'instant T où vous téléphonez à condition que votre besoin d'un plombier soit urgente.

mardi, 15 avril 2008

Je suis un enfant

Figurez-vous que ce matin, je me suis réveillée retransformée en enfant. Ce n'est pas une blague.

Je suis retournée soudain ce matin au temps de la rentrée des classe. Moi qui ai réussi au bout d'efforts surhumains à me coucher à heures raisonnables et à me lever à heures raisonnables depuis deux semaine, hier je tournais en rond dans tous les sens sans me dcider à aller au lit. Ce matin j'étais réveillée avant le réveil (syndrôme exclusif aux rentrées des classes), je n'ai pas eu le temps de traînouiller sur internet avant d'aller avaler mon petit déjeuner et à huit heures, alors que les magasins dorment encore, je me mettrai en route dans le petit matin gris et pluvieux, mon gros cartable sur le dos.
Tout de même, il y a quelques petites choses de changées, puisque le cartable est lourd ici non de livres, mais de mon ordinateur, et que jamais au grand jamais je ne me suis levée ans ma tende enfance avec l'angoisse d'un mémoire de 50 pages à écrire en boche dans les prochains mois dans le ventre.

Ce matin, c'est la rentrée des classes, et le temps est automnal, comme par un fait exprès.
En pataugeant dans les flaques d'eau (pas les feuilles mortes, faut pas exagérer), je trépignerai d'impatience de savoir qui sera mon prochain professeur.
Mais à la nervosité joyeuse de la rentrée ne se mèlera pas comme autrefois l'espoir de me retrouver avec ma meilleure copine ou la curiosité amusée de détailler les visages autour de moi pour me demander qui dans cette classe sera celle qui deviendra mon "inséparable", qui seront celles avec qui j'irai gratter en vitesse les réponses des devoirs que nous n'auront pas fait, qui sera celui cette année qui me tirera les cheveux. Malheureusement, ça c'est fini, passé, out. Dans le monde de la fac, personne ne se tire les cheveux et tout le monde se contrefout de se faire une meilleure pote. De toutes façons à quoi bon ? Nous n'avons à nous supporter qu'une heure et dem par semaine. Le prochain cours amènera de nouveaux visages.

Pourtant.
Aurais-je menti ?
Oh, dis, j'espère que tu seras là, Miss Ulm !

(Pour ceux qui viendrait sur ce site pour la première fois par le biais de la rédac dumois, une explication s'impose : je suis actuellement étudiante Erasmus à Berlin, et aujourd'hui en Allemagne commence le deuxième semestre universitaire.)

Ceci était ma rédaction faite à la va-vite ce matin sur la rédac du mois.
Tous les mois, le même jour à la même heure, des blogueur écrivent un post sur un même sujet. Allez dnc jeter un coup d'oeil aux autres rédacteurs : Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Jean-Marc, Hibiscus, Anne, Julien, Joël, Chantal, Looange, Jo Ann v, William, Catie, Lelynx, Cecfrombelgium, Gally, La Nymphette, Julie70, Gazou, JulieMeunier, BlogBalso, Celine, Vladyk, Lydie, Optensia, Denis, Julie, Isabelle, Froggie, Christophe, Aurélie N et Le chat qui.