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lundi, 29 octobre 2018

Je vous présente mon quartier à Sofia

Voici quelques nouvelles pas fraîches.

Pour ceux, donc, qui l'auraient deviné grâce à ce post énigmatique d'août dernier, je me suis rendu à Sofia pour une école d'été.

Laissez-moi vous présenter mon quartier en quelques photos.
Je n'ai malheureusement pris aucune photo de mon appartement en plein centre ville, qui était magnifique et beaucoup trop grand pour une seule personne (ça tombe bien, on était deux). L'immeuble avait l'air de tomber en ruine vu de l'extérieur, et à l'intérieur c'était le grand luxe. Tout dans des tonalités bleues et brunes, des lumières fancy un peu partout, et une salle de bain qui claquait.
Donc ça, c'était mon appartement.

En sortant de l'appartement, quelques mètres et vous tombiez sur cette jolie place :

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Laissez-moi vous présenter :
- sur votre gauche, le parlement de Bulgarie
- en face de vous, le grand tsar libérateur Alexandre II de Russie

Petit cours d'Histoire de la Bulgarie rapide : avant, il y avait les Ottomans. Ils étaient méchants et opprimaient les Bulgares. Puis le grand tsar libérateur Alexandre II de Russie est venu, et a libéré la Bulgarie. C'était en 1878.

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Un méchant Ottoman, fort mari de devoir signer le traité de San Stefano.

Voilà donc pourquoi la statue équestre de Nicolas II fait face au parlement bulgare.

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Car n'oubliez pas que les Russes sont les gentils de l'Histoire. Sinon vous allez être très perdus à Sofia.
Cela dit, vous n'allez pas vous perdre longtemps, parce que Sofia, c'est pas très grand.

Juste derrière le parlement, comme en témoigne cette superbe photo bien cadrée, se trouve la cathédrale Alexandre-Nevski :

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Une co-doctorante se cache sur cette photo. Sauras-tu la trouver ?

Alexandre-Nevski est un grand héro russe, le plus populaire à vrai dire, et de surcroît un saint orthodoxe. La cathédrale a été érigée en pleine première guerre mondiale pour rendre hommage aux soldats russes morts en 1878 pour libérer la Bulgarie.

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Ma photo ne lui rend pas vraiment justice. La coupole centrale est recouverte d'or (oui oui) et brille vraiment de mille feux.

Mais revenons à la place du parlement, et partons cette fois-ci un peu sur la droite. Nous tombons immédiatement sur l'université dans laquelle se passait l'école d'été (le but premier de ma visite, n'oubliez pas - on est pas là pour faire du tourisme, nous).

SofiaMerci à Andrew White pour sa photo.

L'université est l'université Saint-Clément-d'Ohrid. Encore un saint orthodoxe, mais bulgare, lui. Il est connu pour avoir développé l'alphabet cyrillique. C'était l'élève de Cyrille et Méthode, à qui il a attribué la paternité de l'alphabet.

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Sankt Kliment himself (et flou)

Petit détail insolite : l'université se trouve au croisement de deux grandes rues (c'est pas ça qui est insolite). Or, à Sofia, sachez qu'il vous est impossible de traverser un grand carrefour à pied. Ou plus exactement, vous ne trouverez nulle part de passage piéton : les quatre trottoirs sont reliés entre eux par un passage souterrain, qui sert également de galerie marchande (et dans le cas de la fac d'entrée de métro également). C'est un peu déroutant quand on arrive, mais pourquoi pas.

Voilà donc ce qui a été mon trajet quotidien (quatre fois par jour) à Sofia pendant ces deux semaines : maison, statue du tsar libérateur, université. Avouez qu'on a vu pire.

 

samedi, 13 octobre 2018

Fin des cours !

D'autre part, mon tout dernier partiel (de rattrapage) avait lieu le lundi suivant le workshop-de-l'angoisse.

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Illustration de PhD comics

Aucun, je dis bien AUCUN de mes étudiants n'est venu.

(D'ailleurs je ne me plains pas, ça veut dire que je n'ai rien à corriger)

vendredi, 12 octobre 2018

Retour à la vie (normale)

Il y a une semaine de cela, un workshop avait lieu à mon université.

Ce workshop, c'était mon groupe de recherche qui l'organisait. Pour ces deux jours de workshop, nous avions une petite trentaine de participants, certains venant des USA et du Japon, la plupart d'Europe. Nous avions de très bons conférenciers invités (dont ma directrice de thèse, Aie), qui avaient répondu à l'appel des deux professeurs à la tête du projet, Konfus et Indiana. J'oublie peut-être de le préciser parfois, mais Konfus est vraiment quelqu'un de très important dans le monde de la stique. Son nom ayant attiré de bons conférenciers invités, les participations ont été bonnes, et pas mal de personnes ont fait le déplacement.

Un bon bilan pour ce workshop, mais le prix à payer pour moi tout ce mois de septembre a été très lourd. J'ai terminé ce workshop dans un épuisement nerveux et physique assez avancé. La quantité de travail et de complications administratives que l'organisation d'un tel évènement peut impliquer dépasse l'entendement. Ou du moins, elle dépasse complètement l'idée que j'en avais lorsqu'il a été décidé, en juin, de lancer ce workshop.

Nous étions alors quatre à porter l'organisation: ma collègue thésarde et moi, épaulées par deux étudiantes (je me rends compte que ne vous ai jamais parlé encore de Nymeria, ma formidable étudiante que j'aime d'amour). À dire vrai, je comptais alors beaucoup sur ma collègue thésarde, qui avait déjà organisé un workshop auparavant. Pour ma part, il me fallait faire une présentation de mes résultats lors du workshop, ainsi que préparer une réunion de mon comité de thèse une fois le workshop terminé, la tâché était donc suffisamment lourde. Début septembre cependant, alors que je revenais de vacances, ma collègue thésarde m'a appris sa démission : elle quittait le projet mi-septembre pour changer d'orientation. À partir de là, vous pouvez imaginer que la charge de travail a augmenté d'un coup, sans compter que je portais soudain à peu près seule la responsabilité de la bonne marche du workshop.

Heureusement, ma collègue ayant bien préparé les choses en amont, les étudiantes ayant tout donné, et au prix de quelques nuits de trop peu de sommeil, je peux dire que le workshop s'est plutôt bien passé. À ma grande fierté, il y avait un super buffet pour la pause café (Nymeria avait même préparé un gâteau et ramené son propre samovar), parce qu'on a des gènes pied-noirs ou on en a pas. Pour le reste, il m'est difficile de savoir, étant donné que j'étais beaucoup trop stressée pour me rendre compte de quoi que ce soit, et que les participants étaient tous très polis et ont bien entendu tous remercié les organisateurs.

Ma présentation, quant à elle, heureusement, s'est bien passée.

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Illustration de PhD comics

Le workshop avait pour but de faire se rencontrer deux "framework", c'est à dire deux manières d'aborder la grammaire : la MVFD (Mon Very Framework qui Déchire) et la FM (Framework Majoritaire). Il s'agit d'ailleurs du but de notre projet de recherche, Konfus et Indiana appartenant chacun à l'un des frameworks. Les discussions ont été très vives, les deux frameworks s'opposant assez vivement sur certains aspects. J'ai été très satisfaite de cette discussion, qui est celle que nous souhaitions atteindre. J'ai rencontré Bottines, un grand sticien du français, FMien, pied-noir (ha ha) et absolument fascinant, en plus d'être très gentil. Entre autre grâce à lui, la discussion est restée assez bienveillante, et a aussi montré qu'il y avait certainement des incompréhensions et des raccourcis de part et d'autre. Personnellement, cela me donne encore plus envie d'aller voir de plus près ce qui se fait en FM (à commencer par le travail de Bottines).

Le vendredi en fin d'après-midi, une fois tout le monde parti, ma journée n'était pas tout à fait terminée. Mon comité de suivi de thèse s'est réuni, nous avons échangé assez longtemps sur le plan de thèse et le travail à faire. Je suis donc partie pour réorienter un peu le sujet de la thèse (plus exactement : le réduire) et je suis repartie pour encore plus d'expériences à mener. En avant donc !

mercredi, 10 octobre 2018

Vidéo du mois d'Octobre

Ca faisait longtemps que j'avais abandonné ces vidéo mensuelles, mais je n'ai pas pu résister devant cette superbe FAQ de linguistique (de l'insolente linguiste, une super vidéaste qui se fait bien trop rare) :