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vendredi, 12 octobre 2018

Retour à la vie (normale)

Il y a une semaine de cela, un workshop avait lieu à mon université.

Ce workshop, c'était mon groupe de recherche qui l'organisait. Pour ces deux jours de workshop, nous avions une petite trentaine de participants, certains venant des USA et du Japon, la plupart d'Europe. Nous avions de très bons conférenciers invités (dont ma directrice de thèse, Aie), qui avaient répondu à l'appel des deux professeurs à la tête du projet, Konfus et Indiana. J'oublie peut-être de le préciser parfois, mais Konfus est vraiment quelqu'un de très important dans le monde de la stique. Son nom ayant attiré de bons conférenciers invités, les participations ont été bonnes, et pas mal de personnes ont fait le déplacement.

Un bon bilan pour ce workshop, mais le prix à payer pour moi tout ce mois de septembre a été très lourd. J'ai terminé ce workshop dans un épuisement nerveux et physique assez avancé. La quantité de travail et de complications administratives que l'organisation d'un tel évènement peut impliquer dépasse l'entendement. Ou du moins, elle dépasse complètement l'idée que j'en avais lorsqu'il a été décidé, en juin, de lancer ce workshop.

Nous étions alors quatre à porter l'organisation: ma collègue thésarde et moi, épaulées par deux étudiantes (je me rends compte que ne vous ai jamais parlé encore de Nymeria, ma formidable étudiante que j'aime d'amour). À dire vrai, je comptais alors beaucoup sur ma collègue thésarde, qui avait déjà organisé un workshop auparavant. Pour ma part, il me fallait faire une présentation de mes résultats lors du workshop, ainsi que préparer une réunion de mon comité de thèse une fois le workshop terminé, la tâché était donc suffisamment lourde. Début septembre cependant, alors que je revenais de vacances, ma collègue thésarde m'a appris sa démission : elle quittait le projet mi-septembre pour changer d'orientation. À partir de là, vous pouvez imaginer que la charge de travail a augmenté d'un coup, sans compter que je portais soudain à peu près seule la responsabilité de la bonne marche du workshop.

Heureusement, ma collègue ayant bien préparé les choses en amont, les étudiantes ayant tout donné, et au prix de quelques nuits de trop peu de sommeil, je peux dire que le workshop s'est plutôt bien passé. À ma grande fierté, il y avait un super buffet pour la pause café (Nymeria avait même préparé un gâteau et ramené son propre samovar), parce qu'on a des gènes pied-noirs ou on en a pas. Pour le reste, il m'est difficile de savoir, étant donné que j'étais beaucoup trop stressée pour me rendre compte de quoi que ce soit, et que les participants étaient tous très polis et ont bien entendu tous remercié les organisateurs.

Ma présentation, quant à elle, heureusement, s'est bien passée.

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Illustration de PhD comics

Le workshop avait pour but de faire se rencontrer deux "framework", c'est à dire deux manières d'aborder la grammaire : la MVFD (Mon Very Framework qui Déchire) et la FM (Framework Majoritaire). Il s'agit d'ailleurs du but de notre projet de recherche, Konfus et Indiana appartenant chacun à l'un des frameworks. Les discussions ont été très vives, les deux frameworks s'opposant assez vivement sur certains aspects. J'ai été très satisfaite de cette discussion, qui est celle que nous souhaitions atteindre. J'ai rencontré Bottines, un grand sticien du français, FMien, pied-noir (ha ha) et absolument fascinant, en plus d'être très gentil. Entre autre grâce à lui, la discussion est restée assez bienveillante, et a aussi montré qu'il y avait certainement des incompréhensions et des raccourcis de part et d'autre. Personnellement, cela me donne encore plus envie d'aller voir de plus près ce qui se fait en FM (à commencer par le travail de Bottines).

Le vendredi en fin d'après-midi, une fois tout le monde parti, ma journée n'était pas tout à fait terminée. Mon comité de suivi de thèse s'est réuni, nous avons échangé assez longtemps sur le plan de thèse et le travail à faire. Je suis donc partie pour réorienter un peu le sujet de la thèse (plus exactement : le réduire) et je suis repartie pour encore plus d'expériences à mener. En avant donc !

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