Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 11 août 2018

z = i + ax + bz (les facteurs m, n et o étant égaux de par ailleurs)

Jour après jour, on semble faire du sur-place. Mais insensiblement, le travail avance. Tant mieux d'ailleurs, parce que le temps, lui, ne fait pas de pause et que les semaines et les mois défilent inéluctablement. Le système universitaire francais ne transige pas beaucoup avec les délais : la fin de ma thèse est prévue en septembre 2019 ; on m'accordera un an de prolongation si je suis gentille, c'est tout. Je me demande à vrai dire ce que "on" peut bien faire pour m'empêcher de pursuivre ma thèse au-delà de ce délai (et qui est ce "on"). Mais (du moins pour le moment) mon objectif est en effet de finir cette thèse un jour ou l'autre, si possible avant que le soleil n'explose.

Insensiblement, donc, le travail avance. Ces derniers mois, j'ai consacré un temps absolument monumental à travailler sur les statistiques. Je suis amoureuse de R, mon logiciel de statistique, et je prends un plaisir de plus en plus infini à découvrir de nouveaux modèles d'analyse et leurs subtilités (quel modèle est le plus adapté pour quel genre de données, comment faire une critique de modèle, etc.), à améliorer les modèles en rajoutant ou enlevant un facteur, etc. Et puis il y a les graphiques (ou plus éxactement: la visualisation des résultats), dont la sophistication semble ne pas avoir de limite.

J'y ai passé un nombre d'heures impressionnant. J'épaule même ma copine Zaza dans ses analyses statistiques de composés chimiques (rien à voir avec la stique donc, mais les modèles mathématiques s'appliquent de même) et je me passionne pour les difficultés levées par ses données. J'envisage, dans ma prochaine vie, de me lancer dans une licence de mathématiques pour mieux comprendre les modèles (technique de survie classique : pour ne pas mourir de frustration de ne pas pouvoir faire quelque chose, se dire qu'on le fera plus tard et ne surtout pas mettre en doute cette afirmation (pourtant techniquement impossible, la liste des choses à faire que j'ai mises dans cette liste suffiraient à occuper 361 années sans manger ni dormir)). J'apprécie dans les statistiques le côté extrèmement rigoureux de la méthode (passée une certaine période de grand scepticisme face aux statistiques, j'ai fini par me rendre compte que, s'il est techniquement très facile de manipuler ses résultats, il est aussi parfaitement possible de faire preuve de rigueur ; la question n'est plus donc qu'une question d'éthique). Devant mon objet d'étude qui me semble beaucoup trop complexe pour être en mesure d'obtenir la moindre certitude sur quoi que ce soit (le language, c'est quand même un gros fouilli), analyser mes résultats d'expérience me fait beaucoup de bien. J'ai l'impression d'enfin traiter des questions qui ont vraiment des réponses (je ne suis plus vraiment sûre que ce soit le cas quand je parle de grammaire).

Je pense me livrer encore assez longtemps à mon péché mignon. Mais il va falloir aussi avancer concrètement dans la rédaction. Je dois soumettre un plan en octobre, et c'est peu de dire que je suis en panique totale à cette idée.

Écrire un commentaire