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mardi, 22 août 2017

Vis ma vie de doctorante

jeudi, 10 août 2017

La vidéo du mois d'Août

De plus en plus, on voit les youtubeurs s'interroger sur le fonctionnement de leur média, ou de la plateforme. Ca donne une discours méta intéressant (qui m'intéresse en tout cas, mais je peux imaginer que les gens qui ne consomment pas le média n'y voyent pas d'intérêt).

Une des vidéos les plus fouillées, sur un sujet très précis cependant (celui des "communautés" aux commentaires haineux), est celle de Dany Caligula (qui fait plein d'autres trucs très cool de par ailleurs). Personellement, je n'avais jamais entendu parler de Raptor Dissident avant, donc ca ne m'empêchait pas de dormir, mais Dany Caligula l'explique bien : il ne s'agit pas d'un cas ou d'une "communauté" en particulier, mais d'un mécanisme dont le cas est exemplaire.

Autant vous prévenir de suite, par contre : la vidéo est longue ! (mais j'ai fait court le mois dernier)

 

lundi, 07 août 2017

C'est pas fini...

Et non ! Parce qu'une fois rentrée d'Annecy, j'ai eu la bonne surprise de découvrir que le cinéma Babylon organisait pendant une semaine et demie un festival de l'animé (et par là, visiblement, c'était le cinéma d'animation japonais qui était visé). J'ai donc continué sur ma lancée avec encore une dizaine de films !

5 centimeters per seconds (Makoto Shinkai, 2007)

Auteur du très impressionnant Your Name qui est sorti l'année dernière, Makoto Shinkai était fortement présent sur le festival avec une bonne poignée de films. Des histoires du quotidien, qui jouent sur une tristesse mélancolique. Il ne se passe rien de vraiment horrible, mais on se dit toujours que les personnages étaient vraiment à deux doigts du bonheur, qu'ils frôlaient quelque chose d'exceptionnel que la réalité du quotidien leur fait perdre. Les décors sont toujours magnifiques, colorés, très détaillés. Le dessin est beau, gracieux, fluide.

Du point de vue du graphisme, on peut clairement comparer Shinkai à Miyazaki, avec un style très maniériste. Ils ne racontent pas du tout le même genre d'histoire cependant, puisque Miyazaki, lui, aime les grandes fresques héroiques avec une débauche de surnaturel et de créatures non-humaines, là où Shinkai est complètement ancré dans le quotidien et n'a aucun personnage "heroique".

Ce film-ci a un format très étrange, puisqu'il s'agit de 3 films courts (le dernier même particulièrement court et énigmatique) autour de personnages récurrents, mais relativement indépendants les uns des autres (même si le spectateur peut faire des liens de cause à effet, mais rien n'est explicité). Ce sont de belles histoires d'amour, d'amour fou même, d'amour de jeunesse.

In this corner of the world (S. Katabuchi, 2016)

Le film a remporté le prix du festival d'Annecy (je ne l'y avais pas vu), et ce n'est que justice, parce qu'il est renversant. Le dessin est relativement inhabituel (sans être très déstabilisant), très doux et apaisé. Le scénario nous fait découvrir ce que c'était que de vivre dans le Japon en guerre dans les années 30 et 40, ce que c'était d'être une femme dans une petite ville rurale et portuaire. Le film est relativement long, il prend son temps, laisse à son héroine le droit de rêvasser. Le personnage principal est athypique : il s'agit d'une femme-enfant rêveuse et peu dégourdie. C'est une femme forte à sa manière, mais très loin du personnage habituel de femme forte, elle n'est ni rebelle ni entreprenante.

La fin du film coincide avec la fin de la guerre, et est vraiment très dur. Il vaut mieux que vous sachiez à quoi vous attendre avant de vous lancer dans ce film. Je l'ai trouvé d'autant plus dur qu'on sent qu'une sorte de vérité s'en dégage. On parle toujours des "horreurs de la guerre" sans toujours avoir conscience de ce que ces horreurs peuvent avoir d'horrible. Dans ce film, on fait l'expérience de ce que sont les horreurs de la guerre. Ce n'est pourtant pas un film pessimiste, puisqu'il est très contemplatif et montre que la vie continue malgré tout.

La tortue rouge (M. Dudok de Wit, 2016)

Ca faisait un bon moment que je voulais voir ce film. Le film est sans parole, l'histoire se passe sur une île déserte sur laquelle le héro fait naufrage.

J'ai beaucoup apprécié la fluidité de l'animation, les petits détails réalistes. Une des scènes l'illustre très bien à mon sens, c'est la mort de la tortue. Une grande tortue retournée sur le dos, qui meurt après être restée des heures en plein soleil. Alors qu'elle est morte depuis déjà longtemps, la carapace se fend sur le devant d'un coup sec. J'ai trouvé ca tellement émouvant, ce petit craquement sec. Voilà exactement quelque chose que je n'avais jamais vu avant. Quelque chose de très organique.

Ce que je reprocherais le plus à ce film, c'est justement de ne pas aller jusqu'au bout du réalisme. Beaucoup de choses restent encore bien propres, l'herbe est bien verte, le sol bien lisse. J'aurais souhaité voir plus d'aspérités, que l'on ressente la difficulté qu'il y a à marcher pieds nus sur le sol.

Très chouette film quand même, que je ne peux que conseiller. On ne s'ennuie pas une seconde et le style est vraiment dépaysant.

Mind game (Masaaki Yuasa, 2004)

Je suis allée voir ce film complètement au hasard (en pensant "si c'est dans le festival, c'est que c'est bien"), et j'ai cordialement détesté. Je ne regrette tout de même pas trop d'être allée le voir, parce que je me suis rendu compte après que le film avait une certaine réputation, et je l'ai retrouvé cité à quelques reprises.

Je suppose en effet que ca peut avoir un certain intérêt, on a tout plein de styles d'animation différents qui sont utilisés à la fois, et on est à des années lumières d'un style à la Miyazaki ou à la Shinkai, donc en effet, ca change. Personnellement, je n'aime pas les styles trop agressifs et cartoonesques. Il y a dans ce film un certain humour à la Tex Avery, que je n'ai jamais trop apprécié, et le scénario n'ayant ni queue ni tête, j'ai trouvé le temps très long...

Cowboy Be-bop - The movie (S. Watanbe, 2001)

J'avais vu la série des Cowboy Be-bop, une de mes toutes premières séries d'ailleurs. Le film était à l'image de la série, avec un méchant un peu plus dangereux que d'habitude peut-être. J'avoue qu'à part l'ambiance, j'ai gardé peu de souvenirs de la série, et de même pour le film, le pourquoi du comment m'échappe déjà un peu, je me souviens surtout de certains visuels, que c'était angoissant, que Spike était super classe.

Cowboy-Bebop-The-Movie.jpg

Bible Black (épisodes 1 à 3)

Séance bonus du soir (et gratuite !), à laquelle j'ai aussi traîné une copine. On était dans une petite salle, qui était pleine à craquer. Bible Black est une série d'animés pornographiques, sans doute la plus connue dans le genre. Je garderai donc un silence pudique sur les détails de l'histoire, qui n'a de toute manière aucun intérêt. C'était cependant vraiment une expérience inoubliable de regarder trois épisodes dans une salle où tout le monde hurlait de rire et où les blagues fusaient dans tous les sens. Outre que les scénario n'avait aucun sens et que les dialogues étaient ridicules, on avait droit en plus à une version doublée en allemand avec un doublage absolument catastrophique. Ma copine et moi, on s'est vraiment bien amusé.

The Garden of words (Makoto Shinkai, 2013)

Mon petit préféré des Shinkai parmi ceux que j'ai vu pendant le festival. Un jeune de quinze ans, qui rêve de devenir un jour créateur de chaussures et est fasciné par la pluie sèche les cours les jours de pluie pour aller regarder la pluie dans un parc. Il rencontre une jeune femme de vingt-six ans, qui elle aussi est là tous les jours de pluie et semble se nourrir de chocolat et de bière. Une relation nait au fil des jours de pluie. Pourtant aucun des deux n'ose poser les bonnes questions, et aucun des deux n'ose parler de ses problèmes. Le parc sous la pluie est magnifique, l'histoire est simple, très belle.

Tekkonkinkreet (Amer béton) (Michael Arias, 2006)

C'est très difficile de raconter l'histoire de film. Disons que tout se passe dans une ville, et que tout un tas de gens essayent de la contrôler. À commencer par deux gamins, appelés Black et White, qui font la loi dans les rues de la ville.Un nouvel acteur arrive en ville, un promotteur immobilier qui souhaite à son tour prendre le contrôle de la ville en se débarassant en priorité de Black et White. Mais ce résumé ne donne qu'un apercu très inexact de ce qu'est vraiment le film.

On m'avait mise en garde que le style d'Amer béton était très particulier, mais j'ai trouvé que ce style disgracieux convenait très bien à l'athmosphère que le film installe. Le film est très noir, très violent. Les deux enfants sont repoussants, et en même temps on s'y attache. La fin tourne au cauchemard, dans des scènes surréalistes qui donnent une sorte d'alégorie de l'âme humaine. J'ai été très impressionnée par le film, que je trouve vraiment très réussit. Il lui manque un petit quelque chose pour me séduire tout à fait, mais j'ai beaucoup d'admiration pour ce que ses auteurs en ont fait.

Harmony (Takashi Nakamura, 2015)

Un film très dispensable sur un monde du futur dans lequel l'obsession pour la santé et le bien-être ont rendu les humains dépendants de nano-technologies. Certaines personnes trouvent ce monde où tout est sous contrôle insupportable et prennent le contrôle de ces nano-technologies, et donc de la vie des gens. J'aimais beaucoup le visuel du film, et l'idée de départ est assez bien trouvée. Malheureusement, tout ce qu'on découvre au fur et à mesure est soit complètement tiré par les cheveux, soit sans surprise. D'autre part, le film se prend extrèmement au sérieux. La fin était tout à fait inattendue et assez chouette, mais tout le développement est bien décevant.

Midori (Hiroshi Harada, 1992)

Ce film d'animation sur une petite fille prisonnière d'un cirque de monstre est assez horrible à voir. Il n'arrive que des horreurs à cette pauvre Midori. Le graphisme est dans une style dégueux-grotesque et l'animation m'a semblé assez sommaire, souvent plus proche d'une série de dessins que d'animation à proprement parler. J'ai renoncé à vous mettre la bande-annonce pour vous éviter de voir des images degueulasses sans préavis. À la place, je vous mets cette superbe image du film presque soft.

midori8.jpg

Ne me remerciez pas.

L'un dans l'autre, le film n'est pas inintéressant, mais j'ai pas une envie furieuse de le revoir.

Children who chase lost voices (Makoto Shinkai, 2011)

Un film très sympathique, mais assez exceptionnel dans la filmographie de Shinkai, qui je l'ai dit parle normalement plutôt de la vie quotidienne et aime les personnages principaux non-héroiques. Ce film est différent, puisque le personnage principal et son professeur veulent partir vers le royaume des morts pour redonner la vie à une personne qui leur est chère. C'est encore une fois très beau, mais on sent que Shinkai n'a pas encore tout à fait trouvé son style.