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lundi, 05 octobre 2015

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces trois dernières semaines ?

Nobliaux et sorcières, Terry Pratchett

Sur les épaules de Darwin - Les battements du temps, Jean Claude Ameisen

Je n'ai pas trop aimé le style d'écriture un peu pseudo-poétique sans raison, mais cela reste un livre plein d'informations passionnantes, que Jean Claude Ameien a beaucoup de talent à mettre en raisonnance les uns avec les autres. Je reste fascinée par tout ce que j'ai appris sur les oiseaux. Les oiseaux ressemblent tellement aux hommes !

Sans état d'âme, Yves Ravey

Depuis que j'ai lu pour la première fois du Yves Ravey, je me jette sur tout ce qu'il peut écrire. Un notaire peu ordinaire reste quand même son meilleur roman.

Qu'est-ce que j'ai vu ces trois dernières semaines ?

Much Loved (Nabil Ayouch, 2015)

On a bien sûr entendu parler de ce film à cause de l'interdiction dont il a fait l'objet au Maroc, pays où se situe l'histoire de ce film. Nous y suivons trois (puis quatre) prostituées dans leur quotidien.
J'ai apprécié le visionnage, sans pouvoir dire que c'est un film inoubliable. Il m'a manqué peut-être un certain enjeu, l'impression de vraiment suivre une histoire (une fois le film terminé, je me suis rendu compte qu'il y a avait vraiment un développement d'histoire, avec un début, une escalade, un pic et une chûte, mais tout au long du film j'avais plutôt l'impression d'une suite aléatoire d'évènements). On assiste quand même à un certain tableau de la société (qui correspond peut-être à une réalité, peut-être pas, je peux difficilement en juger). La prostitution est montrée sous son aspect le plus quotidien, sans trop de dénudés complaisants ni d'humour gras. Les trois personnalités sont intéressantes, avec leurs qualités et leurs défauts. Elles sont dépendantes et gardent la tête haute. Certainement pas un film mysogyne.

Vice Versa (Disney/Pixar : Pete Docter et Ronaldo Del Carmen, 2015)

Le dernier Disney m'a énormement plu. Je l'ai trouvé inventif, original, super bien adapté aux petits et marrant aussi pour les grands. Avec cette histoire très simple (il ne se passe rien d'extraordinaire, c'est juste l'histoire d'une petite fille qui grandit et doit un jour déménager), on sort enfin des morales habituelles (l'amour est plus fort que la mort, l'amitié est plus forte que la mort, être riche c'est pas important, être beau c'est pas important...) pour enfin part un peu explorer des choses plus profondes. Qu'est-ce que ca veut dire, grandir ? Faire le deuil de l'enfance, accepter d'avoir des déceptions...
Vous connaissez déjà sans doute le principe, qui me laissait sceptique au début mais fonctionne très bien : nous sommes dans le cerveau de la petite Riley, et cinq émotions sont aux commandes.
Les cinq émotions sont bien sûr des personnages assez unidimensionnels (c'est le principe), et leur combinaison permet de dessiner un personnage de Riley plein de nuances, ce qui est très réjouissant. Je regrette seulement les petites incursions dans d'autres cerveaux extérieurs, très caricaturales et sexistes, placées là pour lancer quelques blagues faciles.
Je regrette aussi un peu que les scénaristes aient inventé un univers si bien trouvé, si abordable, si plein de détails intéressants (et d'autant que je peux en juger, pas mal de détails qui reflétent vraiment le fonctionnement de la mémoire ; il semble y avoir un vrai travail de recherche sous ce film), pour à plusieurs reprises se contredire et rajouter des évènements qui ne sont pas dans la logique de cet univers. Bien sûr, le but n'était pas de faire un il était une fois la vie sur le cerveau, mais je suis sûre que le film aurait pu rester dans sa propre logique tout du long.

Mais vraiment, globalement, une grande réussite que ce dessin animé.

Vous n'avez encore rien vu (Alain Resnais, 2012)

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Je n'arrive pas encore à bien comprendre le principe du film, pourquoi avoir fait cette étrange triple version de l'Eurydice de Anouilh. Bon d'accord, le couple jeune (Vimala Pons et Sylvain Dieuaude), le couple d'âge mûr (Anne Consigny et Lambert Wilson) et le vieux couple (Sabine Azéma et Pierre Arditi), mis en résonnance dans une pièce sur le temps et la mort, oui, je vois bien un peu - vaguement - qu'il y a une logique...

Dans la globalité, il n'y a pas équilibre des rôles, puisque ce sont Azéma et Arditi qui monopolisent les plans (ils sont super, je ne dit pas, mais quitte à faire une pièce croisée, pourquoi nous avoir privés autant de Lambert Wilson (non mais zut, quoi, Lambert Wilson !)).

J'avais oublié ce texte de Jean Anouilh. Dingue, ce texte. Comme tout ce que fait Jean Anouilh, mais dingue quand même.
Et je voulais aussi rajouter : Michel Piccoli crève l'écran. Dingue, dingue, dingue.

Commentaires

Moi j'ai été déçue par Vice Versa, l'univers est super bien pensé, les concepts très bien expliqués mais je ne le trouve pas du tout adapté aux petits (enfin ça dépend de ce que tu appelles "petits"). On attend la sortie DVD pour le tester sur Antoine mais à mon avis il va complètement passer à côté (ce qui n'est pas grave, il prendra ce qu'il a à y prendre et y reviendra plus tard, l'intérêt d'un film en DVD quoi).
Personnellement je me suis affreusement ennuyée (mais une bonne intrigue c'est pour moi le plus important dans un film).
C'est un film excellent pour les pré-ados par contre (à partir de 9 ans) car ça permet vraiment de mettre des mots sur cette période... il paraît que le dessin animé est beaucoup utilisé avec succès par les psys américains qui travaillent avec des enfants perturbés psychiquement (j'avoue que le concept de l'inconscient est super bien restitué !).

Enfin du coup ça m'a JUSTEMENT donné envie de regarder "Il était une fois la vie" avec mon fils XD

Écrit par : Winnie | jeudi, 08 octobre 2015

J'ai pas l'habitude des petits, mais il me semblait que devoir revenir quelque part avant que tout soit détruit, en rencontrant des personnages drôles tout au long, c'était un bon fil rouge pour un petit. Un plus grand comprendra déjà mieux les histoires de souvenirs. Moi en tant qu'adulte, j'ai apprécié l'humour (et j'étais émue sur la perte des souvenirs de l'enfance avec l'ami imaginaire...) et les clins d'oeil (sauf les clichés sexistes, même s'ils sont drôles, ils n'en restent pas moins sexistes).

Écrit par : Lodi | dimanche, 25 octobre 2015

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