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lundi, 14 septembre 2015

C'est lundi...

Qu'est-ce que tu as lu ces huit dernières semaines ?
La petite paroisse, Daudet
Du Daudet qui ne me fait pas du tout penser à du Daudet. C'est un mélange entre une écriture très classique, un propos assez moderne ou du moins inattendu, et le résultat est agréable à suivre (livre audio pendant le déménagement).

Des couples, Maurice Leblanc
Un recueil de nouvelles charmant et pas piqué des hannetons...

Couchsurfing im Iran, Stephan Orth

Ce livre était le cadeau de départ offert par mon groupe de travail (Comme je m'étonnais qu'on m'offre un cadeau "de départ" puisque j'allais juste passer 4 mois à Paris, mon prof m'a lancé "Ah ben oui, au fait, t'es virée, on te l'avait pas dit." Les Allemands ont le sens de l'humour.)
Stephan Roth est journaliste et a voulu faire expérience de passer quelques temps en Iran en utilisant le Couchsurfing, interdit en Iran mais tout aussi pratiqué que dans le reste du monde. Il relate cette expérience dans ce livre. Le livre est bourré d'anecdotes marrantes sur son séjour en Iran, le genre d'anecdotes que n'importe qui ayant passé un peu de temps en Iran pourrait vous raconter. Ceux qui ne connaissent pas l'Iran découvriront le quotidien inattendu des iraniens "normaux" et ceux qui y ont été pourront se marrer des petits détails relevés par Stephan Roth et se dire "ha ha, il m'est arrivé ex-ac-te-ment la même chose !".
Pas un livre renversant, mais assez sympa.

Les habits noirs, Paul Féval

J'ai eu du mal à vraiment me passioner pour les personnages nombreux des différentes histoires qui composent les habits noirs. L'idée de rassembler des histoires que seuls les "méchants" relient entre elle n'est pas une mauvaise idée, ni le fait de bousculer sans cesse la chronologie. Mais j'avais plutôt l'impression de lire un livre pour enfants avec des personnages assez basiques.
J'ai beaucoup apprécié la langue bizarre, parlée et alambiquée, de Similor et Échalot.

Échalot ne répliqua pas tout de suite ; il pressa l’enfant contre son cœur avec une véritable tendresse et mit un long baiser sur sa pauvre joue blême.
– Fais silence, Amédée ! prononça-t-il solennellement. Tu blasphèmes ! L’enfant est plus à moi qu’à toi, car je l’ai nourri de mon laitage ! J’entrerai, s’il le faut, dans une voie criminelle ; je n’ai pas froid aux yeux, et suis prêt à violer les lois arbitraires faites par les tyrans. C’est mon caractère ! Mais faudra que tu me passes au travers du corps, entends-tu, pour nuire au petit ; j’ai son plan d’éducation tout fait, et je lui laisserai intégralement mon héritage !
– Pour sensible, tu es sensible ! dit Similor attendri. Mais si l’impotent était pair de France ? Si ça faisait le bonheur de Saladin pour tout son avenir ? et qu’il nous protégerait par la suite… Que nous irions le voir à son château, sur l’impériale, et qu’il nous mettrait des bourses dans la main, sachant le secret de sa naissance qu’on cacherait à l’univers entier… On ferait semblant de rien en entrant, mais on s’épancherait dans son cabinet, loin des regards de la foule. Bonjour, papa Similor ! Ça va bien, maman Échalot ?
– Enchanteur ! murmura ce dernier, qui pleurait et qui riait à la fois. Comme tu manies la parole avec adresse. Pour son bonheur, vois-tu…
Il s’arrêta et reprit :
– Mais s’il allait nous renier plus tard ?
– Impossible ! protesta Similor. Je ne dis pas qu’il nous embrassera dans la rue. Ça ne serait pas raisonnable… mais il nous fera des petits signes amicaux du sein de son carrosse.
– Je n’en demande pas davantage ! soupira tendrement Échalot.

Jeanne de Naples, Alexandre Dumas

Un des premiers romans de Dumas, qui n'a pas encore le souffle de ce qu'il pourra faire plus tard.

Métro 2033, Dmitri Gloukhovski

L'idée de départ de ce roman post-apocalyptique est un coup de génie. La terre a été dévastée par une attaque nucléaire (le comment du pourquoi n'a aucune importance) et les survivants de Moscou ont organisé une nouvelle vie dans le métro. Chaque station est une sorte de petite ville, les communications se font au long des couloirs des différentes ligne. Un plan du métro moscovite suffit à nous plonger dans cet univers, qu'on arrive immédiatement à apréhender. Le métro moscovite pourrait être celui de Paris, de Londres, de Berlin... c'est une sorte d'universel qui explique pourquoi le roman a eu un tel succès.
Des fissures ou accidents de tout genre peuvent laisser entrer des créatures ostiles, mutations terrorisantes des rares bêtes (ou humains ?) ayant survécu à la surface. On ne sait rien de ces créatures, ce qui rend e danger à la fois omniprésent et doublement angoissant. À cela viennent s'ajouter les guerres internes entre les différentes stations de métro, l'histoire humaine se répétant inlassablement. Comment avoir un meilleur poit de départ pour un bon roman ?

Malheureusement, il y a peu de too much dans ces histoires. A force de vouloir augmenter le suspens et multiplier les événements mystérieux, les faits deviennent très confus. Les révélations finales ne collent pas vraiment avec tout ce qui s'est passé avant, il y a pas mal d'incohérences (qui n'ont pas l'air voulues).
C'est dommage parce que je pense qu'il y a avait un énorme potentiel avec ce roman pour en faire plus qu'un bon roman à suspens.

La ferme des animaux, Georges Orwell

Un classique des classiques, mais qu'il faut absolument avoir lu un jour.
J'avais du mal à m'oter de la tête les images du dessin animé, adaptation tellement réussie du livre d'orwell.

FermeAnimauxDVD2.jpg

Le pèlerin de Compostelle, Paulo Coelho

Kamui Den (Tome 3), Sanpei Shirato

Troisième tome de ce manga des années 60, qui aurait pu s'appeler "le communisme dans le Japon de l'ère Edo (avec troi fois plus de sang et de ninjas)" et qui se termine par un échec relatif du rêve du paysan Shosûke de construire un microcosme de société égalitaire et solidaire à l'intérieur de son village.

Apocalypse bébé, Virginie Despentes

Vernon Subutex avant Vernon Subutex. Sur fond dune enquête policière dont l'héroine se fout un peu royalement, on passe de personnage en personnage pour essayer de comprendre qui est cette jeune Valentine, une ado disparue sans laisser de trace. La fin est un peu déstabilisante et je ne suis pas bien sûre de ce qu'il faut en penser. Sns doute seulement un gros WTF.

Mécomptes de fée, Terry Pratchett

Les petits Dieu, Terry Pratchett

Le pays d'Omnia vénère le dieu Om. L'inquisition y est à peu près l'organe institutionel le plus sympathique. Le frére Frangin (ha ha) est un novice dans le couvent de Kom et trébuche un jour par hasard sur le dieu Om incarné en tortue (il s'est un peu planté dans le processus d'incarnation).
Un des meilleurs tome du Disque Monde.

Le livre de Dina, Herbjørg Wassmo

Je n'ai aucune idée de comment ce livre magnifique est arrivé dans ma wishlist, mais le personnage de Dina m'a prise et emportée avec elle pour de bon. Dina, une enfant libre, devient une femme sans compromis. La traduction est très réussie. Dina est magnifique. je veux encore vivre un peu avec Dina. 

Qu'est-ce que tu as vu ces huit dernières semaines ?

Par la magie des longs trajets en avion, j'ai ratrappé presque une année de retard dans les films que je voulais voir !

Tomorrowland (Disney : Brad Bird, 2015)

Le dernier film de Disney est assez inégal. L'héroine est originale, et le déroulement du scénario d'un convenu désespérant. La morale est moderne et belle, et le "monde idéal" dépeint semble sortir des Etats-Unis des années 60. Les acteurs jouent très mal, et le jeu dans la bande annonce m'a donné envie de le voir.

The imitation game (Morten Tyldum, 2014)

J'ai énormement apprécié le film, tout en ayant bien conscience que c'est parce que les évènements dont il est question sont passionants, et pas vraiment à cause de la mise en scène qui évite le pire (c'est déjà pas mal) mais est convenue au possible (l'histoire "d'amour" est pas mal fichue au moins, ca change).
Mais non, un super mathématicien qui dit "Ah ben puisqu'on a une Enigma, il suffit de remettre le message codé dans la machine pour le décoder!" pour que Turing puisse intervenir en nous disant "Nooooon j'imagine que ce n'est pas aussi simple que ca !" pour bien nous montrer qu'il est un grand génie, désolée mais CE N'EST PAS CRÉDIBLE UNE SECONDE !
Bref. Toujours est-il que
Alan Turing est un génie, Cumberbatch est un super acteur, et qu'il faut absolument voir ce film si ce n'est pas déjà fait.

Big eyes (Tim Burton, 2014)

Tim Burton ne fait jamais de très mauvais films, mais on est loin d'un film inoubliable.

Foxcatcher (Bennett Miller, 2014)

Ce film nominé aux derniers Oscar a une esthétique et un ton de film de Berlinale. J'ai rarement été dans un film avec un tel sentiment de frustration et de malaise, ce en quoi le film atteind parfaitement son objectif (je suppose). Tout de même, on ne peut pas dire que ce soit une expérience très agréable. Mais c'est un film hors normes et rudement bien ficelé.

Eat pray love (Ryan Murphy, 2010)

Un feel good movie typique qui n'arrive pas même à nous faire nous sentir particulièrement bien. Et avec une fin gnangnan au possible. Tout au long du film, je gardais toujours l'espoir que ca décolle d'ici peu. Mais non.

Birdman (Alejandro González Inarritu, 2014)

Le film n'a pas du tout pris sur moi, pourtant il me semble que c'est un film avec beaucoup de qualités. Mais pas vraiment le genre de cinéma que j'apprécie.

Gravity (Alfonso Cuarón, 2013)

Un vrai moment de grâce que ce film que j'ai adoré du début à la fin. C'est étrange que mes deux chocs cinématographique de ces dernières années soient Moon et Gravity, moi qui n'apprécie pas plus que cela la science-fiction. Ce film est d'une simplicité enfantine et mon coeur battait au rythme des moments de suspens. Je ne savais plus où j'étais, j'étais partie là-haut, en orbite, avec Ryan Stone.
Et ce plan, en milieu de film, où Ryan s'extirpe pour la première fois de sa combinaison. De la pure poésie. Je crois que tout le film a été fait pour cette scène-là.
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The curious case of Benjamin Burton (David Fincher, 2008)

L'idée du film me semble une fausse bonne idée. De celles qui ont l'air de coups de génie sur le papier, mais qui mises en oeuvre se révèlent assez plates. En définitive, on se demande un peu où l'histoire veut en venir. Le film a au moins le mérite de ne pas avoir un scénario convenu et vaut donc le détour rien que pour ca.

Spartacus (Stany Kubrick, 1960)

Stanley Kubrick avait fini par renier complètement ce film, dont je n'attendais par conséquent pas grand chose. Au final, ce n'est pas du tout un mauvais peplum, les ressorts politiques sont bien exposés et l'histoire d'amour gnangnan n'y prend pas toute la place. Il y a des personnages secondaires extraordinaire (Charles Laughton qui joue Crassus est génialissime).

Munich (Steven Spielberg, 2005)

Je découvre Munich dix ans après tout le monde dans le cadre d'une rétrospective Mathieu Amalric à la cinématheque de Paris. Mathieu Amalric n'est pourtant pas extraordinaire dans son rôle (mais il a fait rudement mieux). Michael Lonsdale crève l'écran (je pense le faire entrer das mon panthéon personnel des meilleurs acteurs du monde entier).
Voir un film en salle, ca n'a pas de comparaison. Je l'avais presque oublié. J'avais le coeur qui battait, j'arrêtais de respirer pendant les instants de suspens. Un grand moment. Pourtant, avec le recul, je me rends compte que Steven Spielberg a juste très bien intégré les régles du thriller et bien choisi son histoire (j'avais eu le même sentiment avec Argo). Le sujet n'a absolument rien perdu de son actualité et Steven Spielberg le traite avec beaucoup d'intelligence (bien que regardant "depuis le côté israélien", le point de vue palestinien n'est pas effacé, et l'impossibilité du dialogue est magnifiquement mise en scène).
Un chouette film.

Commentaires

j'ai déjà vendu MÉTRO ! !

Écrit par : saremma | mardi, 22 septembre 2015

Hé mais cet article ne ressemblait pas du tout à ça quand je l'ai lu la semaine dernière o_O

Bon je me note Gravity et Munich dans ma liste des DVDs que je trouve "par hasard" dans nos médiathèques.

Écrit par : Winnie | mercredi, 23 septembre 2015

Ah j'avais dû le publier au lieu de l'enregistrer en brouillon, Winnie... Ca m'arrive de temps en temps ^^
(boulet)

Gravity et Munich, très bon choix.

Je suis contente de t'avoir fait gagner des sous, Ingrid :)
(le livre a eu du succès, ca ne m'étonne pas)

Écrit par : Lodi | lundi, 05 octobre 2015

Les commentaires sont fermés.