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lundi, 08 juin 2015

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces deux dernières semaines ?

Le journal de Bridget Jones, Helen Fielding
L'âge de raison, Helen Fielding
J'ai beaucoup apprécié le film "Bridget Jones" (le premier... le deuxième était pas top) et donc j'avais envie de découvrir le livre. Évidemment, le suspens est quasi nul, puisque le film reprenait toute l'intrigue (et que je l'ai vu plusieurs fois), du moins pour le premier. Pour le deuxième, l'intrigue a été pas mal changée (mon petit doight me dit qu'ils voulaient recaser à tout prix Hugh Grant dans le casting... ca avait trop bien marché la première fois.).

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Ouais, je mets Hugh Grant sur mon blog si je veux.

J'ai pas mal aimé la manière dont Helen Fielding s'attache à disséquer l'influence du féminine sur la classe moyenne, sur ces femmes qui ne sont ni des militantes politiques, ni des diplômées en gender studies. La manière dont Bridget (mais pas seulement) tente de concillier ces idées pas très bien digérées avec ses habitudes de vieille célibataire, sa procrastination maladive et les codes sexistes dans lesquels tout le monde est englué, c'est vraiment une piste de réflexion intéressante, surtout avec le recul (Bridget Jones n'a PAS de connection internet... ca fiche un coup de vieux, quand on y pense).
Mais alors POURQUOI faut-il que Bridget soit sauvée de tous ses malheurs à la fin par Monsieur Perfection-absolue, grand, beau, riche et aimant, fou amoureux d'elle parce que... heu... c'est comme ca (nan mais franchement : il l'a vue deux fois dans sa vie, le mec !). Pourquoi ?!?
J'ai aimé ma lecture, en gardant une préférence pour le film. C'est drôle, c'est vite lu, on y prend du plaisir, on a du mal à lâcher le livre. Mais si on avait pu échapper aux gros clichés, ca aurait été encore mieux.

Le vicomte de Bragelone, Alexandre Dumas

Fin des aventures de D'Artagnan et de ses amis (et ennemis). A part les histoires d'amour qui sont en général assez peu intéressantes, Alexandre Dumas arrive toujours à me passionner pour toutes les intrigues emberlificotées qu'il retrace. Il a aussi ce talent pour mélanger l'acuité historique et la fiction, on apprend toujours des tas de choses sans avoir l'impression d'avoir jamais affaire à un roman didactique.
J'ai été un peu surprise à partir de Vingt ans après de découvrir les quatre mousquetaires bien plus caricaturaux qu'ils ne me semblent l'être dans le premier volet. Portos, notamment, est dépeint comme un bon gros géant simple d'esprit, ce qu'il ne me semblait pas du tout être le cas dans Les trois mousquetaires. Je suppose que c'est à cause de cela que je garde une préférence pour le premier volet, encore qu'il serait dommage de passer à côté de toutes les intrigues politiques qui prennent encore plus de place après la mort de Richelieu. Dans ce dernier volet et à ma grande surprise, c'est Aramis qui se révèle le personnage développé avec le plus de finesse.
Il y a des tas de femmes fortes et intéressantes dans ce dernier volet. La vieillissante Anne d'Autriche, la jeune Henriette d'Angleterre, toutes font preuve d'un caractère bien trempé et donnent des couleurs à la politique du début du règne de Louis XIV. Et puis, à côté de toutes ces femmes intéressantes, il y a... l'héroïne de l'histoire, Louise de La Vallière, sans personnalité, sans contour, qui ne nous est jamais décrite que pâle et en train de pleurer. J'ai malheureusement perdu presque immédiatement tout intérêt pour cette heroïne et pour le grand amour du vicomte de Bragelonne. Ce n'était, je pense, pas le but de l'auteur, mais heureusement, cela ne nuit pas vraiment à l'histoire. Je suppose qu'il y a là-dessous une certaine idée de l'idéal féminin qui est vraiment daté et a mal vieilli.
Le reste de l'histoire n'a pas pris une ride, donc saisissez l'occasion si comme moi, vous vous étiez arrêté avant la fin des aventures d'Atos, Portos, Aramis et D'Artagnan.

Soudain le franciscain se releva.

— Terminons, dit-il, la mort me gagne. Oh ! tout à l’heure, je mourais tranquille, j’espérais… Maintenant je tombe désespéré, à moins que dans ceux qui restent… Grisart ! Grisart, faites-moi vivre une heure encore !

Grisart s’approcha du moribond et lui fit avaler quelques gouttes, non pas de la potion qui était dans le verre, mais du contenu d’un flacon qu’il portait sur lui.

— Appelez l’Écossais ! s’écria le franciscain ; appelez le marchand de Brême ! Appelez ! appelez ! Jésus ! je me meurs ! Jésus ! j’étouffe !

Le confesseur s’élança pour aller chercher du secours, comme s’il y eût eu une force humaine qui pût soulever le doigt de la mort qui s’appesantissait sur le malade ; mais sur le seuil de la porte, il trouva Aramis, qui, un doigt sur les lèvres, comme la statue d’Harpocrate, dieu du silence, le repoussa du regard jusqu’au fond de la chambre.

Le médecin et le confesseur firent cependant un mouvement, après s’être consultés des yeux, pour écarter Aramis. Mais celui-ci, avec deux signes de croix faits chacun d’une façon différente, les cloua tous deux à leur place.

— Un chef ! murmurèrent-ils tous deux.

Aramis pénétra lentement dans la chambre où le moribond luttait contre les premières atteintes de l’agonie.

Quant au franciscain, soit que l’élixir fît son effet, soit que cette apparition d’Aramis lui rendît des forces, il fit un mouvement, et, l’œil ardent, la bouche entrouverte, les cheveux humides de sueur, il se dressa sur le lit.

Eric, Terry Pratchett

J'ai beaucoup rigolé dans ce volume, assez court m'a-t-il semblé, des Annales du Disque-Monde. Surtout sur la fin où Terry Pratchett revisite l'Enfer de Dante, passage inattendu et superbement drôle.

Qu'est-ce que j'ai vu ces deux dernières semaines ?

P'tit Quinquin (Bruno Dumont, 2014)

Tout le monde s'était tellement extasié devant cette série francaise qu'il fallait bien y jeter un coup d'oeil. J'ai du mal à partager l'enthousiasme général, même si je trouve quelques acteurs excellents (Bernard Pruvost qui joue le commandant, entre autre) et que je suis même sensible jusqu'à un certain point à cet humour très bizarre. Mais des fois, c'est juste lourd.

Commentaires

Bridget Jones j'avais trouvé ça horriblement mal écrit (peut-être que la version originale est plus agréable). Je crois que je l'ai lu en diagonale dans un magasin en attendant un rendez-vous.

AH LE VICOMTE DE BRAGELONNE. C'était celui que j'avais préféré quand j'ai lu la saga des Trois Mousquetaires. Je n'ai aucun souvenir de l'héroïne... Je l'ai "acheté" en numérique pour le relire tranquillement un de ces jours.

Écrit par : Winnie | mardi, 09 juin 2015

J'ai pas lu Bridget Jones en version originale, mais l'écriture ne m'a pas choquée.

Écrit par : Lodi | vendredi, 10 juillet 2015

Les commentaires sont fermés.