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lundi, 09 mars 2015

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces six dernières semaines ?

Das kurze wundersame Leben des Oscar Wao (La Brève et Merveilleuse Vie d'Oscar Wao), Junot Díaz

Un bouquin qui trainait dans ma liste depuis des années... Je ne sais plus pourquoi, mais bien m'a pris. Grace à Oscar Wao, j'ai découvert la Républiqie Dominicaine et pu approcher au plus près du dictateur psychopathe qu'était Trullijo (et dire que je n'avais jamais entendu parler de de lui avant !). Le tout dans une bonne humeur contagieuse et saupoudrée d'un zeste de geekitude (et les geeks des années 70, ça envoyait du lourd ! (vous savez que vous fréquentez trop de geeks le jours où vous lisez dans un bouquin le nom de Zardoz et que vous savez de quoi il est question (si vous ne savez pas ce qu'est Zardoz, tapez immédiatement "Zardoz Connery" dans Google Image (ne me remerciez pas)))).

Bref, c'était génial.

Sourcellerie, Terry Pratchett

L'écrivain national, Serge Joncour

La fille de mon meilleur ami, Yves Ravey

Vous vous en souvenez peut-être que j'qvqis eu un coup de coeur pour le livre d'Yves Ravey précédent, Un notaire peu ordinaire. C'est pour ça que je me suis précipitée sur La fille de mon meilleur ami lorsque la bibliothèque francaise s'est procuré celui-ci. J'y retrouve le style d'écriture qui m'avait tellement plu, cette manière qu'a l'auteur de nous donner au compte-gouttes les informations qui nous obligent sans cesse à revenir en arrière pour corriger ce que l'on pensait savoir des personnages principaux. Malgré cela, ce livre m'a paru un peu moins fort, l'histoire m'ayant moins emballé. Mais Yves Ravey est un auteur que je vais continuer à suivre avec grand grand intérêt.

Je, d'un accident ou d'amour, Loïc Demey

Ce qui apparaît au premier coup d'oeil dans Je, d'un accident ou d'amour est la forme très particulière de l'écriture : le narrateur raconte son histoire en n'utilisant aucun verbe. Lorsque que le livre a été présenté à la radio, c'est aussi cette caractéristique qui a attiré mon attention, mais c'est surtout suite à un cours donnés par un prof de neurolinguistique de ma fac aux élèves de première année sur l'aphasie qui m'a vraiment donné très envie de le lire.
L'aphasie est une maladie neurologique qui empêche les gens de pouvoir s'exprimer correctement. Souvent, cela se traduit par le fait que la personne aphasique
- n'arrive pas à utiliser de mots fonctionnels (les mots fonctionnels, à l'opposé des mots à contenu, sont les mots qui n'ont pas de contenu précis et servent juste à la syntaxe d'une phrase : "à" "que", etc sont des mots fonctionnels)
- n'arrive pas à combiner les mots à contenu de nature différentes, par exemple : un substantif avec un verbe
Ce qui m'a justement beaucoup intriguée dans cette narration c'est que tout commence par un accident de voiture. Évidemment, et comme le titre le laisse deviner, l'auteur laisse un doute planer sur la cause réelle du problème qui atteint le narrateur : est-ce l'accident de voiture ou est-ce le choc sentimental survenu juste avant cet accident ? Dans le livre, cela reste en suspens, mais le fait que les aphasies sont très souvent causées par des accidents de voiture ne faisait que piquer encore plus ma curiosité.
J'ai beaucoup apprécié la manière que l'auteur a de détourner les substantifs en verbes. Il use et abuse des substantifs réflexifs, et pourtant le texte est très naturel à la lecture. On ne butte jamais sur les phrases, et une certaine part d'interprétatiuon est laissée au lecteur. Sur la forme, ce livre est vraiment une prouesse, même si l'histoire qu'il raconte est elle peu innovante (ce qui est sans doute fait exprès).

Ce n'est pas toi que j'attendais, Fabien Toulmé

Le bouche à oreille semble avoir bien fonctionné pour cette BD (ou roman graphique) autobiographique et qui parle de l'expérience d'un père d'enfant trisomique. On a beaucoup loué le récit très honnête que fait l'auteur de ses peurs et de son rejet face à cette maladie à la fois bien et peu connue. J'ai beaucoup apprécié la lecture, le dessin simple, et j'ai fermé le livre avec l'impression d'en savoir plus.

Das frühe Persien (la Perse ancienne), Josef Wiesehöfer 

Après une tentative voici plusieurs mois qui ne m'avait menée que jusqu'à la page 2, j'ai repris le livre et ai réussi à le terminer au bout d'un effort sans nom. Que dire de ce livre ? L'écriture n'est pas agréable du tout, et à aucun moment l'auteur ne semble essayer de raconter quelque chose. C'est donc plutôt un mémo pour étudiants, mais qui n'invite pas à une deuxième lecture. Tout de même, j'ai fini par comprendre qui étaient les Parthes, je suppose que c'est déjà pas mal. 

Qu'est-ce que j'ai vu des six dernières semaines ?


Paddington (Paul Kingm 2014)

12 years a slave (Steve McQueen, 2013)
The Wolf of Wall Street (Le loup de Wall Street) (Martin Scorsese, 2013)

Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann (Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire) (Felix Herngren, 2013)
Un film à la hauteur de sa réputation. C'est superbement drôle et chaleureux.

Extrasystole (Alice Douard, 2013)

Artificial Intelligence: AI (Steven Spielberg, 2001)
14 ans après la bataille, je découvre enfin le film que Stanley Kubrick a légué à Steven Spielberg. L'histoire aurait pu paraître très convenue, mais j'ai beaucoup aimé, mis à part la tout fin qui m'a laissée très sceptique (soit je n'ai rien compris, soit le scénariste ne savais pas comment finir son film).
Evidemment que ca aurait été cent fois mieux si Kubrick l'avait fait. Evidemment.

Paridan az Ertefa Kam (
A Minor Leap Down) (Hamed Rajabi, 2015)

Härte (Rosa von Praunheim, 2015)
Un de mes gros coups de coeur de la Berlinale.

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À gauche, Andreas Marquardt, Berlinois, entraîneur et ex-champion de karaté, ancien maquereau aussi, ancien petit criminel du Berlin des années 70. À droite, Hanno Koffler, qui interprète le rôle d'Andreas Marquardt jeune.
Le film se base sur le livre écrit par Andreas Marquart suite à ses années de prison et suite surtout à sa thérapie faite en prison. Une thérapie grâce à laquelle il a réussi à régler ses compte avec son enfance : maltraité par son père et abusé sexuellement par sa mère, Andreas est devenu un jeune homme violent, meprisant envers les femmes et incapable de contrôler ses accès de colère.
Le film fait sans cesse des allers-retours entre une reconstitution assez stylisée des évènements marquants de la vie d'Andreas Marquardt et des interviews d'Andreas et de sa compagne  commentant les évènements. Ce va-etr-vient est assez déroutant, mais une très bonne idée, ne serait-ce que pour voir et entendre Andreas Marquardt, très honnête face à la caméra, très vrai, très non-acteur. Le film centrait son propos sur la maltraitance sexuelle et les relations d'Andreas avec sa mère et avec les femmes. Très cru, très honnête et, vraiment, j'avais du mal à respirer à certains moments.
Le highlight du film a été pour moi le Q&A final, où Andreas et son thérapeute sont venu répondre aux questions du public. C'était très fort. Actuellement, Andreas est très engagé auprès des enfants et soutient des associations d'aide aux enfants ayant subi des sévices sexuels.
Le film est arrivé en troisième place du prix Panorama, preuve que le public l'a beaucoup apprécié. Il a été financé par Arte, donc il y a une petite chance qu'on puisse le voir un jour en France mais j'ignore sous quel titre.

Tell Spring Not to Come This Year (Saeed Taji Farouky, Michael McEvoy, 2014)
Après Härte, j'ai vu Tell spring not to come this year, qui a fait grande impression sur son public puisque le film a remporté le prix Panorama du fim documentaire.
On s'y retrouve plongé dans une division de l'armée afghane, peu après le départ des troupes américaines. On assiste aux échanges houleux avec les populations tiraillées entre l'armée et les talibans, on se retrouve encerclés avec eux par les talibans et on tremble de peur en s'enfuyant jusqu'au camion blindé d'être attrappé par une des balles qu'on entend siffler de partout. C'est ca qui m'a personnellement le plus impressionnée. Michael McEvoy, à l'origine du projet, est lui-même un soldat et avait déjà eu l'occasion de combattre avec ces soldats de l'armée afghane. Il a pris des risques insensés en tournant ce film, loin du reportage de guerre (qui est déjà loin d'être une petite ballade de tourisme).

Queen of Earth (Alex Ross Perry, 2014)
Beaucoup aimé l'actrice Katherine Waterston et le ton très agressif des dialogues. Pour ce qui est de l'histoire, je ne voyais pas du tout où elle allait et je me suis un peu ennuyée...

Nasty Baby (Sebastián Silva, 2015)
Il n'existe malheureusement pas (encore ?) de trailer pour ce très très bon film, mon deuxième coup de coeur de la Berlinale.

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Un couple homosexuel essaye d'avoir un bébé avec leur meilleure amie, pendant que l'un d'eux est en train de se lancer dans un projet artistique... étrange et que le quartier entier s'énerve contre un vieil homme à moitié fou... L'intrigue est bien menée, les dialogues sont vifs, drôles et naturels et les acteurs sont tous au top.
Sebastián Silva joue presque son propre rôle dans ce film qui, selon lui, parle de la gentrificaction hypster (thème hautement à la mode à Berlin). Je trouve que ca parle de beaucoup plus que ca, et j'ai adoré.

Danieluv Svet (Veronika Lisková, 2014)
A peine remise de Nasty Baby, j'ai été voir ce documentaire superbe qui est mon troisième et dernier coup de coeur de la Berlinale.

La bande-annonce vous résume assez bien le propos. La caméra suit Daniel, pédophile attiré principalement par les enfants de cinq ans, dans son quotidien. Daniel a fait son coming out de pédophile auprès de sa famille, de ses amis, et même auprès des parents du garcon dont il est amoureux. Aucun des autres garcons de la communauté pédophile n'a eu ce courage et seul un deuxième accèpte de montrer son visage à la caméra.
"Vous allez pouvoir mettre votre tolérance à l'épreuve." est le slogan mis en avant dans la bande-annonce. Je trouve ca un peu racoleur, mais il est exact que c'est ce dont il est question dans le documentaire. L'idée du documentaire est née de chiffres : parmis les personnes jugées coupables d'actes pédophiles, 90% ne sont pas des pédophiles. Pourtant, le concept de "pédophilie" est lié pour la plupart d'entre nous à un crime. Alors comment faire lorsque l'on est né ainsi ? Comme le dit Daniel : comment vivre les 40 prochaines années de ma vie ?
Dans le Q&A qui a suivi la provection du film, on a souligné la "bienveillance" avec laquelle la caméra suit Daniel dans sa vie. Effectivement, il n'y aura pas de débat dans le film, à peine quelques réactions, bienveillantes elles aussi mais d'incompréhension, de la part de ses amis. Reste la réaction du spectateur face à la pédophilie. Personellement, j'étais tiraillée entre une sympathie pour Daniel et le fait que - décidemment - le regard sexualisé porté sur un enfant me met mal à l'aise. Sans doute, cela est lié à ce fameux mythe de l'enfant-ange. Malgré qu'objectivement, la chose ne me dérange pas, il y a toujours quelque chose qui passe mal.
Le grand combat de Daniel, c'est la parole. C'est qu'on ose enfin parler de la pédophilie. De quelque manière que ce soit. Et le film est déjà un très bon début.

Madare ghalb atomi (Ali Ahmadzadeh, 2014)

Le même jour que Nasty Baby et Danieluv Svet (c'était une bonne journée), j'ai pu voir l'autre film iranien de la Berlinale (il y en avait trois en tout avec celui qui a gagné l'ours d'or et que je n'ai pas pu voir).
C'était drôle, les dialogues étaient superbes, l'histoire complètement folle. On y suivait deux amies dans leur voiture roulant à travers Téhéran. J'ai hésité à le mettre dans mes coups de coeur, mais il manquait un petit quelque chose pour que le film soit vraiment un film que j'aie envie de voir et revoir. Ce film restra tout de même dans les annales des Berlinales comme le Q&A le plus épique au monde (visiblement, le traducteur faisait très mal son boulot) et on a bien rigolé.
Ma copine Maleke est allé le voir quelques jours plus tard aussi et a réussi à faire une photographie avec je-ne-sais-qui-qui-est-super-connu-et-ressemble-à-Georges-Clooney-maquillé-en-iranien. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé les deux actrices principales, qui n'étaient malheureusement pas au Q&A. Comme d'habitude avec les films iraniens, la moitié du staff n'a pas obtenu l'autorisation de sortir du pays, mais la mère d'une actrice nous a fait un super petit discours.

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Les garçons et Guillaume, à table! (Guillaume Gallienne, 2013)
Oui, en pleine Berlinale, j'ai trouvé le moyen de regarder un DVD chez moi. Mais il faut dire qu'en semaine, j'ai pas pu aller vraiment à la Berlinale à cause des cours, et que je devais rendre le DVD assez urgamment à la bibliothèque.
J'avais réussi à en apprendre assez peu sur le film, malgré tout ce que tout le monde a pu dire dessus et j'ai donc réussi à avoir pas mal de surprises. Du coup, quoi dire qui n'a pas été déjà dit sur ce film ?
J'ai beaucoup aimé, Guillaume Gallienne est super dans le rôle et très honnête, et j'ai même assez aimé la fin.

Koza (Ivan Ostrochovsky, 2014)

Abaabi ba boda boda (Yes! That's Us, 2014)
Film ougandais qui reprend la trame du film italien Le voleur de bicyclette de 1948.

Rien que pour la musique, ca valait le coup. Rien que pour voir Kampala, ca valait le coup.

Suenan los androides (Ion de Sosa, 2014)

Dari Marusan (Izumi Takahashi, 2014)

The Great Gatsby (Baz Luhrmann, 2013)

Insipide. Encore que le travail sur la musique était vraiment chouette.

A Long Way Down (Pascal Chaumeil, 2014)

Avec A long way down, je suis restée dans la thématique Berlinale, étant donné que ce film avait été présenté lors de la Berlinale 2014. Je suis une grande fan de Nick Hornby et j'ai assez apprécié certaines des adaptations cinématographiques qui ont été faites de ces oeuvres. Comme d'autre part j'ai beaucoup aimé le livre A long way down, j'étais très intriguée, j'avais hâte de voir le film. Grosse déception pour ce film qui m'a fait l'effet d'un feel good movie sans grand intérêt (le livre est loin d'être seulement un feel good book). Restent quelques parti-pris intéressants sur les personnages (le rôle de Maureen est bien trouvé ; Jesse est l'exact opposé de ce que j'avais imaginé, mais intéressante) mais au final le film ne m'a vraiment rien apporté.

Commentaires

Paddington fait un peu "tache" au milieu des autres ... tu oublies de dire que tu as été contrainte et forcée par une petite chose de 8 ans ... :-)

Écrit par : saremma | lundi, 16 mars 2015

non !! J'ai réussi à voir "Les garçons et Guillaume à table !" avant toi ?? en DVD, il y a 1 mois) Incroyable !!!

Écrit par : saremma | lundi, 16 mars 2015

On l'a vu quasimment le même jour, j'ai laissé un commentaire sur Facebook à ce sujet (nan mais je vis bien que tu lis pas mes commentaires, ca va...).

Écrit par : Lodi | mercredi, 25 mars 2015

Les commentaires sont fermés.