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lundi, 16 juin 2014

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces quatre dernières semaines ?

Zarathustra und seine Religion ("Zarathoustra et sa religion"), Michael Strausberg

parce que la religion de la perse antique (et encore pratiquée de nos jours), c'est palpitant.

La nostalgie heureuse, Amélie Nothomb

Pas énormément emballée par ce roman un peu étrange, pourtant une autofiction, donc le genre dans lequel Amélie Nothomb excelle le plus à mon avis. Elle y retrace un voyage au Japon effectué pour un documentaire d'ARTE. Quelques belles scènes, mais pas un tout vraiment convainquant.
Amélie ne peut pas faire un chef d'oeuvre à chaque fois et Barbe Bleue était une merveille.

Sinouhé l'Égyptien I, Mika Waltari

Je n'ai pas d'avis sur Sinouhé l'Égyptien, dont j'ai bien envie de lire le tome II mais sans plus.

Réparer les vivants, Maylis de Kerangal

LE roman de la rentrée 2013, tellement qu'il est presque inutile de s'attarder en éloges. C'est le meilleur livre que j'ai lu depuis bien longtemps.
J'étais pourtant sceptique, les éloges que j'entendais sur ce livre allait peu dans le sens de ce que j'aime en littérature, j'ai laissé passer bien des critiques enthousiastes avant de me dire que bon, pourquoi pas, le prendre à la bibliothèque ne coûtait rien de toutes manières. J'ai aussi eu du mal à rentrer dans ce style très particulier. L'écriture de Maylis de Kerangal est très particulière et pas forcémment agréable immédiatement. J'ai hésité sur les premiers chapitres, j'avais trop entendu parler du livre pour que le suspens fasse effet, puis j'ai plongé et, au final, j'ai lu le roman d'une traite en une merveilleuse nuit de train dont je ne garderai que des bons souvenirs.
Au cours de cette nuit, j'ai souvent fermé le livre, juste pour réfléchir en écoutant le train rouler. Je regrette souvent d'être dans une trop grande boulimie quand je lis, de ne pas prendre le temps de me demander ce que je lis et ce que le livre signifie pour moi. Ce n'est même pas pour cela que je l'ai fait, mais Réparer les vivants a produit cette envie de juste arrêter de temps en temps et de réfléchir. Au livre ou à autre chose. Et puis de reprendre.
La plus grande force du livre à mon avis, c'est d'interroger un aspect de la vie humaine qui n'a jamais pu se poser autrefois, quelque chose de complétement neuf. Et de rester en même temps très humble, de philosopher sans morale. Pour moi, c'était un livre vraiment "nécessaire".

Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Eric-Emmanuel Schmitt

Une histoire agréable de Eric-Emmanuel Schmitt, qui s'aventure du côté du Bouddhisme zen mais... mais je reste sur ma faim.
Et donc ?.. Mais encore ?.. 
Je trouve qu'il est resté très en surface, comme s'il n'avait écrit que le premier chapitre d'un bouquin qui pourrait vraiment être palpitant.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

ماهی سياه کوچولو (Le petit poisson noir), Samad Behrangi

Little Women, Alcott

Ruhm (Gloire), Daniel Kehlmann

Qu'est-ce que j'ai vu ces quatre dernières semaines ?

Rois et Reine (Arnaud Desplechin, 2004)

J'ai eu tellement de mal à me procurer "Rois et reine" que cela a interrompu ma lecture de la Philosophie du cinéma. Heureusement, j'ai pu continuer une fois le DVD acheté. Il s'agit d'ailleurs d'un très beau film, d'une structure à la Yves Ravey. On découvre l'histoire à rebours et on découvre les personnages principaux à travers ce que les autres disent d'eux plus que par leurs actes "en direct". Une écriture en dentelle pour le scénario. Un film très bien choisi pour illustrer le chapitre sur l'inconscient.

J'ai énormément aimé les acteurs (Mathieu Amalric, Magali Woch, Maurice garrel...), malheureusement pas tellement l'actrice fétiche de Desplechin, Emmanuelle Devos.

Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)

J'aime tellement l'humour de Woody Allen ! Mais j'ai en même temps l'impression que son humour devient de plus en plus enfoui. Dans "Blue Jasmine", l'ironie de certaines situations sautait aux yeux, mais rien ne vous donnait envie de rigoler...

Cate Blanchett était absolument divine dans le rôle principal. Elle était vraiment Jasmine jusqu'au bout des ongles. Tous les acteurs d'une manière générales étaient parfaits, mais sa performance à elle creuvait l'écran. Tu m'étonnes qu'elle ait gagné un Oscar... (et un Golden Globe, etc, etc, etc)

Tout le monde sait bien que Cate Blanchett est très douée. Je compte malheureusement tout un tas de films dans lesquels elle a joué dans la liste de "mes impardonnables lacunes en cinéma". J'ai dû la voir en tout et pour tout dans "Aviator" il y a dix ans, où elle était déjà parfaite.
(Je l'ai vue aussi dans "Babel" et dans toute la trilogie du "Seigneur des Anneaux", mais ces rôles étant très mauvais, elle ne pouvait pas vraiment me convaincre.)

Moon (Jones Duncan, 2009)

Ce film est TELLEMENT EXTRAORDINAIREMENT BIEN que je ne sais quoi dire dessus. Tout tient sur un scénario de science-fiction impeccable, à la fois très simple et très complexe, sans une fausse note et auquel on adhère immédiatement.

Je ne suis pourtant pas une grande fanatique de science-fiction. Ce qui est d'ailleurs la seule raison crédible pour laquelle j'ai tant tarder à regarder ce film sur lequel tout le monde se répandait en compliments dès sa sortie.

Bref, il n'y a rien à dire sur ce film. Je n'avais pas vu un aussi bon film depuis très longtemps.

Into the wild (Sean Penn, 2007)

Je n'avais pas vraiment réussi à me fermer assez les oreilles pour ne pas du tout savoir ce qui se passait dans le film. Ce qui est fort dommage, car cela gâche une partie du plaisir.
Je pourrais sire objectivement parlant qu'il s'agit d'un très bon film. J'ai entendu une fois un artsite (ça devait être un metteur en scène de ballet ou quelque chose comme ça à qui ont demandais s'il imaginait de tourner un film un jour) qu'un film devait être "nécessaire". Into the wild était nécessaire.
Les rêves de grands espaces et de cueillette des baies sauvages dans les forêts du Canada ne font pas vraiment partie ni de mon imaginaire ni de mes fantasmes, ce qui fait que je n'ai pas réussi vraiment à entrer dans la problématique du film. Qui d'autre part était magnifique, très intelligent et posait les bonnes questions. Mais ce n'était juste pas mon film.

Ich einfach unverbesserlich 2 (Moi, moche et méchant 2) (Pierre Coffin et Chris Renaud, 2013)

Que faire quand un dessin animé a bien marché mais qu'on n'a pas d'idée pour faire une suite ? On refait le même en faisant tomber tous les persos amoureux de quelqu'un.
Quel DOMMAGE pour ce dessin animé qui était vraiment super drôle, à la base. (Mais sans pseudo Bill Gates comme méchant, c'est juste plus du tout marrant...)

Grindhouse (Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, 2007)

Si jamais vous ne connaissez pas le principe de ce merveilleux OVNI qu'est Grindhouse, sachez qu'il s'agit d'un double-film entrecoupé de fausses bandes-annonces. L'idée étant de donner l'impression de se retrouver propulsé dans un ancien cinéma cheap de séries B, avec scénarios bidons, mauvais gôut assumé, mauvais effets spéciaux, pellicule abîmées, qui crâme pendant la projection ou dont il manque une bobine en plein milieu. Un joli petit fake, donc, et quand en plus ce sont Quentin Tarantino et Robert Rodriguez qui sont aux commandes, c'est le pied, le pied, le pied.

On commence donc avec Planete Terror (Robert Rodriguez, 2007), un film de zombie délectable, avec tous les ingrédients nécessaire : un militaire taré (Bruce Willis, dingue comme ce gars peut être bien quand il sort du mainstream), un médecin psychopathe, des filles à moitié nues (si il y a un truc où Rodriguez est fort, c'est pour choisir ses actrices), des trucs gluants, du sang, du sang gluant et une intrigue bien foireuse qui surfe bien sur l'actualité (guerre d'Irak, armes bactériologiques, tout ça). Comme avec les autres films de Rodriguez, on commence par un moment de flottement parce qu'on n'arrive pas à se mettre tout de suite dans l'état d'esprit bizarre qu'il faut pour apprécier un film de Rodriguez, puis la sauce prend et c'est juste délectable.
On pensait être ravi de sa soirée, mais attention, car on enchaîne sur Death Proof (Quentin Tarantino, 2007) et le film qui à première vue de paye pas de mine est tout simplement un des meilleurs Tarantino que j'aie jamais vus. J'avoue que j'étais un peu sur ma faim depuis Pulp Fiction et Reservoir Dog. Tarantino est passé à quelque chose de différent, et je pensais devoir me résigner à regarder en boucle John Travolta danser avec Ema Truman, mais NON : bonheur absolut, Death Proof est clairement dans la veine de Pulp Fiction, malgré un scénario dix fois plus simple et un casting sans machine de guerre. Je peux vous le dire : je suis ravie, ravie de voir que Tarantino peut faire du neuf sans que je décroche. Je suis toujours une fan de Tarantino ! Cool !

The Iron Laidy (La dame de fer) (Phyllida Lloyd, 2011)

Rien d'extraordinaire, mais j'aime bien Meryl Streep. En plus, je la comprends quand elle parle (en anglais s'entend). J'ai trouvé le film bizarrement structuré et trop court. Thatcher était à peine au pouvoir qu'elle n'y était déjà plus. Étrange.

Commentaires

Ton avis sur "Réparer les vivants" rejoint complètement tout ce que j'ai entendu à la médiathèque. Je n'ai pas encore pu le lire, il est TOUT LE TEMPS dehors le coquin !!! (un peu comme le Goncourt qui a l'air vraiment super (Au revoir là-haut)).
La dame qui nous a conseillé "Réparer les vivants" a aussi beaucoup aimé cette année "L'invention de nos vies" de Karine Tuil et "Esprit d'hiver" de Laura Kaschiske (que j'ai dévoré en une journée) mais je dis ça je dis rien. Surtout que tu n'as pas besoin de moi pour avoir une PAL indécente.

Écrit par : Winnie | samedi, 26 juillet 2014

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