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lundi, 04 novembre 2013

C'est lundi...

... et on a pas fait le point depuis un bon bout de temps.

Qu'est-ce que j'ai lu les 7 dernières semaines ?

Frankenstein, Mary Shelley
Bête que j'étais, je ne savais pas quelle station de radio allumer pour travailler passivement mon anglais. Quand soudain l'idée de mon addiction de longue date aux livres audio s'est imposée. Mais c'est bien sûr! No, I mean: OF COURSE !!!
J'adooore Frankenstein. Je n'ai vu aucun film, mais j'avoue avoir du mal à imaginer qu'un film puisse faire justice à ce roman magnifique. Déjà, rien que la classifiquation "film d'horreur" me montre que les adaptations ne peuvent que miss the point.
J'ai été plus que ravie de "relire" Frankenstein, cette fois en version originale. Merci donc vivement "Books should be free". J'avais préféré partir sur des romans que je connaissais déjà, me disant que d'une part j'étais sûre de ne pas être décue, et que d'autre part les problèmes de compréhension ne m'handicaperaient pas trop. Au bout de trois semaines à ce régime, les problèmes de compréhensions me semblent vraiment minimes, mais les trois semaines assez intensives en sont peut-être responsables.

Le mot appris : "wretch" (pauvre diable)

Daddy Long Legs (Papa Longues Jambes), Jean Webster
J'ai aussi commencé par la littérature jeunesse, me disant que le niveau serait plus facile. Encore que je ne sais pas si Frankenstein peut être considéré comme de la littérature jeunesse.
Papa Longues Jambes a été un des gros coup de foudre de mon enfance. Je pense que j'étais loin d'avoir l'âge de l'héroine quand je l'ai lu. C'était un emprunt à la bibliothèque et je n'avais encore jamais eu l'occasion de le relire, mais le livre avait assez longtemps atteint le grade envié de "mon livre préféré".
J'ai presque pris 20 ans dans les dents depuis, et malheureusement, je ne trouve plus le livre aussi extraordinaire, d'autant que l'histoire m'avait tellement marquée que je m'en souvenais trop pour avoir le moindre effet de surprise. Mais je comprends parfaitement comment j'ai pu aimer autant ce roman. Tous mes éléments préférés sont réunis, à commencer par l'environnement scolaire. Le genre épistolaire est un de mes préférés depuis toujours, et malgré quelques références culturelles très américaines, je m'identifiais à 100% avec la jeune fille.

Uncle Tom's Cabin (La maison de l'Oncle Tom), Harriet Beecher Stowe
Je continue donc dans la reprise de la littérature jeunesse anglaise en VO et en mp3. Et quand j'ai vu "Oncle Tom", j'ai éte obligée de me jeter dessus. Oh oui oui oui !
La seule chose qui aurait pu me faire hésiter était que dans mes souvenirs, cette histoire était du début à la fin d'un pathos larmoyant presque... comment dire?... too much. Mais en fait, j'ai été assez surprise. Il faut croire que je n'ai en fait jamais lu le roman. J'ai dû seulement en entendre une adaptation radiophonique qui écourtait l'histoire, car j'ignorait tout de la moitié des personnages et des évènements.
Uncle Tom's Cabin s'est révélé être en fait plutôt satirique que pathétique. Je ne pouvais pas m'empêcher en lisant de penser aux aventures de Tom Sawyer. Le style était vraiment très proche, avec des personnages très ridicules et des scènes farcesques. Par conséquent le côté très manichéen des personnages passait un peu mieux que dans mes souvenirs. D'un autre côté, malheureusement, le style Tom Sawyer est vraiment exactement ce que je n'aime pas dans la littérature américaine. Goût personnel: Je n'aime pas Tom Sawyer, je n'aime pas Pinocchio et je n'aime pas Candide.* Je ne déteste pas non plus, mais j'ai toujours un cerrain malaise avec ce genre de personnage.

Le mot appris : "wicked" (méchant)

The Picture of Dorian Gray (Le portrait de Dorian Gray), Oscar Wilde

Encore un roman de ma jeunesse que je me délectais à relire. J'ai eu peur de ne rien comprendre, mais en fait, ca allait. Si j'arrive même à comprendre du Oscar Wilde, je devrais avoir C1, non ?

Le mot appris : "lad" (jeune homme)

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

The Witches of Eastwick, John Updike
Encore dans ma plongée dans la langue anglaise, j'ai réussi à trouver UN livre dans ma bibliothèque écrit en anglais. Je me suis horriblement ennuyée à lire les cinq premières pages. Hum, laissez-moi deviner, leur pouvoirs magiques sont en lien avec leur libido ? Et ses tomates sont trop prolifiques, parce que ses pouvoirs magiques sont trop débordants, et ca veut dire qu'il faut qu'elle couche avec le monsieur étrange qu'on nous annonce dès la première page ? Mince, j'ai comme l'impression d'avoir déjà épuisé le mystère des cent prochaines pages. Et si j'arrêtais là ?

Das Frühe Persien ("La Perse antique"), Joseph Wiesehöfer

Un livre sur la Perse antique que notre professeur d'iranologie nous a demander de lire. Je m'ennuie à mourir, et en plus je ne comprends rien. Je pense que je vais d'abord chercher un ouvrage en francais qui me donnera quelques bases, histoire que je sache au moins de quoi il est question.

Vanity Fair (La foire aux vanités), William Makepeace
Mon bouquin-mp3 VO du moment.
Je me suis aventurée loin des relectures. Il y a un passage dans Daddy
Long Legs où l'héroine "découvre" la littérature (encore une thématique avec laquelle on est sûr de me faire marcher). Dans son cas, il est évidemment question surtout de littérature anglophone. Elle avoue avec honte qu'elle n'a jamais lu, entre autre, Les quatre filles du docteur March et Vanity Fair. Vanity Fair ? que je me suis dit. Mais moi non plus je ne connais pas ! Par conséquent, j'ai immédiatement téléchargé Vanity Fair.
Après tout, autant en profiter pour faire mon éducation en classiques anglophones par la même occasion. Je me rend compte à quel point je n'ai aucune idée de la littérature anglophone, sortie des histoires de détectives et d'Oscar Wilde.
Comme c'était un roman jeunesse, je me suis dit que je ne prenais pas trop de risque même sans connaître l'histoire. Mais malheureusement, j'ai un mal fou à avancer. Je suis sans cesse obligée de revenir en arrière. je pense que j'arriverai à la fin sans avoir complètement compris les tenants et les aboutissants de l'histoire. Zut alors, l'anglais n'est pas si facile que je croyais.

Le mot appris : "make love" (faire la cour)

Qu'est-ce que j'ai vu ces sept dernières semaines ?

Sunset Boulevard (Billy Wilder, 1950)
Ed Wood (Tim Burton, 1994)

J'aimerais pouvoir faire de longs développements sur ces deux films, tous les deux très très bons. Mais je manque un peu de temps. Je me contenterai de m'étonner du hasard qui m'a fait voir ces deux films presque dans la foulée. Il y est dans les deux cas question d'Hollywood, de cinéma. Dans les deux films, le personnage principal écrit des scénarios pour le cinéma (Ed Wood les tourne aussi, différence non-négligeable). Mais surtout, il y est question de la difficulté d'"avoir été" et de l'espèce de folie que cela provoque chez des êtres aussi dépendants du regard des autres que sont... deux acteurs de films muets dont l'arrivée du parlant a marqué la fin de carrière (les deux histoires se passant dans les années 50, l'une dans la vision contemporaine, l'autre dans la vision rétrsopective... ce qui rend la comparaison encore plus intéressante). Nous avons donc d'un côté Norma Desmond, une actrice richissime mais dépassée, qui regarde en boucle les films qu'elle a tourné dans sa jeunesse. Son narssicisme tourne au cauchemard, elle ne peut supporter de ne pas voir son image se reflèter dans les yeux des autres. Sincèrement, je n'ai jamais vu un film pareil. Tout est parfait. J'avais envie d'apprendre par coeur chaque ligne de dialogue, la moindre scène était une perfection d'exactitude, jusqu'à l'enterrement du singe et EVIDEMMENT la ô combien merveilleuse scène finale (jamais vu une mise en abîme aussi réussie). L'ambiance du film est écrasante, horrifique. C'est la première fois que j'ai autant l'impression de voir un film d'épouvante sans regarder un film d'épouvante, tout ca rien que par les yeux de Gloria Swanson. Et la cerise sur le gâteau c'est OH MON DIEU MAIS C'EST BUSTER KEATON ??? BUSTER KEATON JOUE SON PROPRE RÔLE !!! BUSTER KEATON VIENT DE PRONONCER UN MOT !!! (J'aime Buster Keaton, c'est le héro parfait de ma vie). De l'autre côté, nous avons Bela B** Bela Lugosi, aka Dracula, qu'on ne présente plus, et qui croupis ruiné par la drogue dans un appartement minable, à courir après les cachets ridicules que lui procure son grand fan et ami Ed Wood. Lui non plus ne supportera pas la fin de la gloire, et lui aussi regarde sans cesse ses chefs d'oeuvre d'autrefois, reproduisant encore et toujours les mêmes gestes. Malgré pas mal de films qui m'ont déplu (Alice était à vomir), j'aime beaucoup le travail de Tim Burton et je dois dire qu'il a parfaitement réussi ce film. Je le trouve un peu moins profond que Sunset Boulevard, mais Tim Burton n'avais pas les mêmes objectifs (d'autant que Ed Wood est un film drôle, ce qui change tout !). Les acteurs sont tout simplement merveilleux. Tous. Martin Landau est merveilleux. Ils sont tous merveilleux.

Le gone du chaâba (Christophe Ruggia, 1998)
Je suis tombée sur le DVD par harsard à la bibliothèque francaise lorsque je préparais mon cours de francais. Comme une des lecons du livre que j'allais traiter se basait principalement sur un autre film d'Azouz Begag, je me suis dit que l'occasion était trop belle, et j'ai embarqué le DVD. Nous l'avons regardé à raison de 20mn par jour lors de la première semaine.
Je découvrais le film en même temps que mon élève, mais j'avais lu le livre. Il y a... pfff... très longtemps (bref, je ne me souvenais d'absolument rien, si ce n'est que j'avais aimé). Je trouve le film très intéressant
. C'est vraiment palpitant de voir, d'entendre. Le rythme et la tonalité n'auraient pas ressorti de la lecture, elle donne une idée plus claire. Ce qui me plaît surtout c'est d'avoir pu voir comment les arabes immigrés se voient eux-mêmes (au moins en 1998). C'était un bon film pour faire découvrir un aspect de la France, même si j'ai peur que mon élève n'aie pas tout compris (il a surtout vu des pères qui passent leur temps à donner des taloches à leurs gosses, qui leur imposent la circoncision comme une torture et des gamins qui sont nuls à l'école et se tabassent dans la cour de récré). Disons que moi, je voyais très bien où Azouz Begag voulais en venir, et qu'en plus je connais assez bien la Guerre des boutons pour savoir que c'était exactement la même chose partout. Et je connais aussi ce petit "quelque chose" de l'imaginaire collectif francais qui est si difficile à faire passer (et que Azouz Begag magne parfaitement). Et j'ai essayé de le lui faire comprendre.

Et après ?

Dans mon lecteur MP3 attendent déjà Peter Pan, Ulysse, Dracula... Je vais être triste quand mon test d'anglais sera passé...

* Contrairement à ce que ma phrase pourrait laisser penser, je suis au courant que Pinoccio et Candide ne sont pas de la littérature américaine.
** Bela B est le nom du batteur/chanteur de Die Ärzte. Qui est mon groupe préféré de la vie, pour ceux qui suivent pas. Et oui, il s'appelle Bela B à cause de Bela Lugosi.

Commentaires

OHLALA Peter Pan. Quelle chance (dixit celle qui lit la version adaptée pour les petits nains dix fois par jour).
En littérature anglosaxonne je ne peux que te conseiller Winnie the Pooh et The House at Pooh Corner de A.A. Milne qui sont absolument merveilleux, même lus avec des yeux d'adulte (ou écoutés avec des oreilles d'adulte dans ton cas).
Sinon je ne pense pas que la littérature enfantine soit plus "facile", beaucoup de romans contemporains anglosaxons sont vraiment très faciles à lire (je viens de lire Memoirs of a geisha sans aucune difficulté), peut-être même plus que les classiques enfantins (où le vocabulaire date du siècle dernier voire plus loin encore dans le temps).
Ca m'a donné envie de lire les 4 filles du Docteur March en anglais tout ça ^^'

Écrit par : Winnie | mercredi, 06 novembre 2013

Je suis super bonne en contamination :)

Écrit par : Lodi | jeudi, 07 novembre 2013

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