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lundi, 24 septembre 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

La morte, Maupassant
Une histoire de vampire à la sauce 1887. Ca change des boyaux qui coulent et des frasques à la Bruce Labruce...

Finale in Berlin ("Berlin Game"), Len Deighton
Un polar d'espionnage anglais entre Berlin Ouest et Berlin Est. Un scientifique d'Allemagne de l'Est qui travaille sur des inscecticides au phosphore, potentiellement la prochaine arme biologique. Parviendra-t-on à le débaucher pour le bloc occidental ? Et comment ? À moins qu'Israel ne s'en mêle ?
J'ai bien accroché à ces histoires d'agent double et de trahisons dans le début du roman. Vers la fin, je me suis un peu lassée, d'autant que le final est... mouais, bof.

NB: Ce livre est le 7ème de ma PAL 2012. Il rentre dans la catégorie "Sport/Loisir" du Challenge Petit Bac.

Par delà le bien et le mal, Nietzsche

Je suis contente d'avoir lu ce livre, même si je cherchais sans doute chez Nietzsche des choses qui n'y sont pas. Son discours sur les races (et sur les femmes, n'en parlons pas) est assez insupportable, et en admettant que ce qu'il dise ait pu à un moment reflèter la réalité, cette réalité est depuis longtemps dépssée.
D'autre par, je suis surprise de trouver Nietzsche pro-européen, pro-juif... Certaines réflexions sur la religion et la morale sont intéressante, même si j'hésite à en tirer les mêmes conclusions que lui. Ca valait le coup de l'avoir lu quand même, pour au moins savoir de quoi il est question.
(Mais c'est chiant. Un peu.)

Les hommes modernes, sur lesquels s’est usée la nomenclature chrétienne, ne ressentent plus ce qu’il y avait de terrible et de superlatif, pour le goût antique, dans le paradoxe de la formule « Dieu en croix ». Jamais et nulle-part il n’y a plus eu jusqu’à présent une telle audace dans le renversement des idées, quelque chose d’aussi terrible, d’aussi angoissant et d’aussi problématique que cette formule : elle promettait une transmutation de toutes les valeurs antiques. — C’est l’Orient, l’Orient profond, l’esclave oriental qui se vengeait ainsi de Rome, de sa noble et frivole tolérance, qui se vengeait de ce "catholicisme" romain de l’incrédulité.

Pierre et Jean, Maupassant
Très bon roman, rien à dire.

Death Note, T1&2, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata
Death Note, T3&4, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata
Death Note, T5&6, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata
Death Note, T7&8, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata
Que dire de Death Note, le chef d'oeuvre absolu du manga japonais ? J'aime tellement cette histoire, je ne m'en lasse pas. Cette histoire s'ancre dans un Japon moderne, où la télévision et Internet jouent un rôle majeur. Un Japon contemporain, pas futuriste, mais tout de même intemporel. Un jeune lycéen brillant qui s'ennuie. Un dieu de la mort, dans son monde inconnu des humains, qui s'ennuie. Pour s'amuser, le dieu de la mort laisse tomber son cahier dans le monde des humains. Pour voir ce qui se passera.
Light, le jeune lycéen, découvre le cahier. On peut y inscrire le nom d'une personne dont on connaît le visage, et celle-ci meurt. Il décide de rendre le monde meilleur en tuant tous les meutriers. Mais ces morts systématiques finissent pas alerter Interpol, qui décide de lancer une équipe sur la piste de "Kira". À la tête de l'équipe, L, un jeune lycéen au pouvoir de déduction inégalé.
Les 12 tomes du mangas tournent autour de l'affrontement entre L et Light, deux génies qui se livrent à un bras de fer psychologique hors du commun. Death Note est une sorte d'incroyable jeu d'échec entre deux génies. L'un des deux mourra de cet affrrontement, c'est certain. Reste à savoir lequel.

Le manga joue non seulement sur l'échange de ruses, de pièges et la manipulation des personnes alentours, mais aussi sur l'ambiguité de la notion de mal. Faut-il vraiment arrêter "Kira", alors même que la criminalité a été presque réduite à néant à cause de ses agissements ? Le manga réussi le pari difficile de nous faire admirer autant L que Kira.
Que dire d'autre ? Que les dessins sont magnifiques ?

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Heureusement que j'ai une mémoire de poisson rouge, et si je me souvenais bien des grands axes de l'histoire (notamment de la fin), j'avais oublié à peu près toutes les péripéties. Le suspens reste entier pour moi (enfin presque).

Le manga se compose cependant de trois parties distinctes. La première est le summum du sublime. La deuxième met du temps à démarrer pour se finir en apothéose. Et la troisième est... nulle. Franchement, nulle. Pour résumer simplement : l'un des deux adversaires est mort, mais un successeur (sorti de nulle part) le remplace. Jamais on n'arrivera à s'attacher à cette pâle copie du génie précédent, et l'intrigue s'enlise. Il fallait tout de même donner une fin à l'histoire, et c'est ce qu'on fait Tsugimi Ohba et Takeshi Obata. Et malheureusement pour moi, je suis déjà arrivée au tome 9, donc dans la troisième partie. Mais je veux voir la fin, donc je continue.

Ces livres sont les 8ème, 9ème, 10ème et 11ème de ma PAL 2012.

Monsieur d'Outremort, un gentilhomme physicien, Maurice Renard

La Mère Sauvage, Maupassant

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Undine, Friedrich de la Motte Fouqué

Death Note, T9&10, Tsugimi Ohba et Takeshi Obata évidemment

Qu'est-ce que j'ai vu cette semaine ?

Semaine faste...

Noob, saisons 1 à 4

Noob est une série internet/télévisée (puisqu'elle passe sur Nolife TV) amateure faite par une bande de copains (sur Toulon, si ma mémoire est bonne). Par tout petits épisodes de 5mn, on suit les aventures de quelques joueurs de MMORPG (en gros, un jeu en ligne) et de leurs avatards.
Avec une imagination débordante, ils ont réussi à créer une série super drôle et à laquelle on s'attache vraiment. La quatrième saison est l'avant-dernière saison, la dernière devrait sortir d'ici cet hiver.

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Si vous êtes curieux, c'est sur Noob TV que ca se passe.

Mon oncle d'Amérique, Alain Resnais (1980)
Le cinéma Arsenal a proposé tout le mois de septembre une rétrospective du cinéma d'Alain Resnais. Je n'en ai pas énormément profité (pas le temps, tout ca), mais quand même assez pour aller voir deux films. Le premier, Mon oncle d'Amérique, m'a complètement emballée. À la fois très francais et très original, intelligent et pas prise de tête. Avec en arrière fond, très très loin, très discret, la hantise d'Alain Resnais : l'holocauste (vous saviez que c'était lui qui avait fait Nuit et Brouillards ? moi pas).
Le concept le plus intéressant du film repose sur sa structure, assez proche de celle des livres de Bernard Werber : un aller-venue continuel entre une fiction (un destin croisé de trois personnages différents) et un discours scientifique, en l'occurence les théories du Professeur Henri Laborit sur le fonctionnement du cerveau.
Le film réussi même l'exploit de me réconcilier avec Gérard Depardieu qui... mon dieu, vais-je oser écrire cela... joue bien... oh que c'est dur à admettre... et que j'ai même... non, je ne vais jamais y arriver... trouvé... arghhhhhh... très sympatique...
Une brève apparition d'un Pierre Arditi vraiment trop jeune pour être convainquant (celui-là s'est quand même bonnifié avec l'âge).

Hiroshima mon amour, Alain Resnais (1959)
Deuxième film de la rétrospective. Un texte de Marguerite Duras. Hum. J'aurais dû me méfier. Marguerite Duras et moi, c'est pas faute d'avoir essayé. Mais ca ne prend pas du tout. C'est pas qu'elle écrive mal (certainement pas, grand dieu, Marguerite Duras !), c'est pas que ses intrigues sont pas intéressantes. Mais non.
Et là encore, vraiment non. Et je pense même que j'ai à peu près compris pourquoi. Sa vision de l'amour est tellement à l'opposé de la mienne, et les femmes Duras sont tellement des anti-moi que ca ne peut pas prendre. Je baîlle du début à la fin du film.
Un film en trois vague. La première : Hiroshima, la bombe, la catastrophe. Très intéressant parce que je connaissais mal. La deuxième : l'occupation allemande, la Libération francaise. J'en ai tellement vu... Et la troisième vague... je ne sais pas : l'amour, une espèce de poursuite onirique dans les rues d'Hiroshima. Je baîlle, je baîlle, je baîlle. Et comme fil rouge, la mémoire et l'oubli.
Un film très intelligent en somme, très bien construit, très bien pensé. Mais ca ne prend pas avec moi. Vraiment pas.

Commentaires

Ah merci pour Noob, je nous le note, on le regardera avec Ju' quand on aura fini Docteur Who (l'année prochaine donc).

Pour Marguerite Duras, mis à part l'Amant de Annaud qu'elle n'aimait pas, je n'ai jamais trop osé m'aventurer dans "son" cinéma. (c'est comme Robbe-Grillet, à l'écrit ça passe, à l'oral mouais). Par contre j'avais bien aimé une de ses pièces de théâtre mais c'était très onirique et avec tout un jeu avec la mémoire. Mais de voir les acteurs les vrais, les lumières et la musique, ça passait mieux que sur un écran.

Écrit par : Winnie | mardi, 25 septembre 2012

Là encore, c'est la mémoire, la mémoire des attrocités, la mémoire des personnes disparues, la mémoire de l'amour.

Vous avez succombé à Docteur Who vous aussi ? J'aime pas du tout, mais c'est typiquement ce que regardent mes amis parisiens. Ils sont aussi très fans de la Flanders Company, une agence de super-vilains. J'accroche pas non plus, mais fort possible que ca plaise à Julien.
En tous cas, Noob, allez-y :)

Écrit par : Lodi | mardi, 25 septembre 2012

Julien voulait regarder une série de science-fiction rigolotte, c'est ce que Betaseries avait de mieux à me proposer dans le genre alors on lui a laissé sa chance.
En fait j'avais déjà vu deux épisodes chez Paul, et ça ne m'avait pas plu. Mais là de prendre du début, j'ai trouvé ça bien bien mieux. Y'a notamment un épisode "Blink" qui est hyper bien réalisé, vraiment c'est un des épisodes de série télé le plus flippant avec le moins de moyens que j'ai jamais vu. Jette-y un oeil à l'occasion.

Écrit par : Winnie | jeudi, 04 octobre 2012

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