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jeudi, 13 septembre 2012

Je travaille encore plus (mais siiiii !)

Bon silence radio depuis deux semaines, je n'ai plus de vie : je travaille.

(noooon ?!?... mais siiiii !)

Oui, oui, je travaille, j'ai un emploi à plein temps et tout.

(nooooooooooooon ?!?... mais siiiiiiii)

Fin août, j'avais un entretien d'embauche dans un magasin bio. J'ai été recue par les deux chefs du magasin, Dan et Flo. Après un court topo sur ce qu'ils attendaient de moi et sur le genre de travail demandé, on a été vite d'accord et dès le 3 septembre, j'ai commencé à travailler.

À 6h30 du matin (aouch).

Le magasin est sympatique, à 20mn de vélo de chez moi. On y vend des tas de machins bio, des tas de trucs végétariens et végétaliens, il y a aussi une petite boulangerie où l'on peut prendre un café et un gigantesque comptoir de fromages. Nous avons aussi Tim, notre cuisinier, qui fait tous les jours un plat du jour bio/végétarien. Il y a aussi juste à côté une école franco-allemande, et des tas de francais passent faire leurs courses chez nous.
Les deux chefs, Dan et Flo, ont monté ce petit supermarché à coup d'huile de coude. Flo, c'est le fermier du magasin. Nous avons un magnifique étalage de légumes, son précieux bébé, dont une bonne moitié des légumes proviennent de ses propres plantations dans le nord de Belin. Quand j'arrive à 6h30 le matin, Flo est déjà là depuis des heures à trier et installer ses légumes. Quand je repars huit heures plus tard, il commence à peine à se mettre en route pour partir s'occuper de ses champs. Dan, lui, est un commercant-né. C'est lui qui gère les stocks, et il saura toujours dire si il reste un paquet de farine de seigle de type 550 quelque part dans le bazar immonde qui nous sert de salle de stockage. Il connaît tous les clients quasiment un par un, est toujours aimable, et est pointilleux au possible en ce qui concerne la présentations des marchandises, le rangement des rayons. Lui aussi arrive à 6h30 le matin, et je suppose qu'il n'en ressort qu'à la nuit tombée. Dan est extrèmement drôle et souriant, mais autant vous dire qu'il est très exigent. Flo, sous son aspect un peu plus ours, est finalement plus facile à contenter.

Pour le moment, je n'ai pas encore vraiment pris place à la boulangerie, au service du café ou au comptoir à fromage. Mes journées commencent à 6h30 par la réception des livraisons du jours et le déballage des marchandises. C'est le premier jeu de la journée : retrouver à quel endroit exactement se trouve le yaourt de chèvre à la vanille Söbbeck en pots de 150g. Une fois qu'on a trouvé, on passe au paquet suivant, le pot de confiture de framboise "pur" de 80g. À ne surtout pas confondre avec celui de gelée de framboise "pur" de 80g (épic fail). Et ainsi de suite. Le combat tous les jours renouvelé contre les stocks impossibles commence alors pour les produits qui ne rentrent pas dans les rayons. On a recu ce matin 20 packs de galettes de riz sans sel ? Dommage, ce sont les plus durs à caser, niarc niarc niarc. En même temps, il faut avoir un oeil sur la caisse au cas où un client aie l'idée saugrenue de venir faire ses courses. Dans ses cas-là, c'est l'épreuve de la caisse qui vous attend. Le plus facile, ce sont les produits à code barre : il suffit de les passer bêtement sur le scan (et là : victoire, un client vient d'acheter un paquet de galettes de riz, vous allez pouvoir en sortir un nouveau du tiroir de stock et vous faire de la place pour ces saletés de gaufrettes d'épeautre entier (votre deuxième pire ennemi après les galettes de riz)). Mais souvent il faut peser aussi les légumes. Nous avons pour cela une liste interminable de code-chiffres pour tous les produits : 4 pour les bananes, 29 pour les pommes de terre Heidi, 30 pour les pommes de terre Linda, 48 pour les carottes de Flo, 104 pour les carottes Purple Haze, 100 pour les raisins sultana, 110 pour le raisins blanc, 114 pour le raisins Muscat, 93 pour les tomates de Flo, etc... L'avantage indéniable est que l'on arrive en très peu de temps à reconnaître tout un tas de légumes les uns des autres. Je sais maintenant reconnaître du premier coup d'oeil 3 sortes de potirons, 3 sortes de pêches (que je ne confond même plus avec les nectarines), 4 champigons différents, 5 raisins différents, je sais différencier un panais d'un persil tubéreux, et j'ai découvert les quetsches (nos clients les consomment par cageots entiers et ont l'air d'adorer ca, mais c'est absolument impossible à prononcer). Par contre, je m'embrouille toujours entre le 73 des citrons et le 74 des courgettes.
Voilà mes journées. Aujourd'hui j'ai atteind mon record de déballer toutes les marchandises avant 10h30. Dans les pires jours, j'ai terminé le déballage vers 13h. Une fois cela fait, il faut vérifier les listes de livraisons, marquer les problèmes. Les problèmes, c'est Dan qui gère, pas moi. Puis il faut passer dans les rayons, réapprovisionner les rayons, et surtout les briques de lait qui ont tendance à s'enfuir dès que vous avez le dos tourné. Il faut principalement à partir de 11h être tout le temps à la caisse, sourire, scanner, peser, rescanner, repeser, rendre la monnaie, rire des blagues des clients, continuer à sourire. Et quand même, ne pas oublier les briques de lait.

Voilà. J'aime beaucoup mon travail en fait.
C'est très amusant.

Commentaires

alors là !! félicitations !!!

Écrit par : saremma | vendredi, 21 septembre 2012

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