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mercredi, 29 août 2012

Je travaille (si, si)

J'ai déroché mardi dernier mon premier job.
Plus exactement, on peut dire qu'il s'agit d'une commande plus que d'un job, puisque j'ai été recrutée par l'entreprise WandbilderXXL pour mettre à jour, corriger et finir de traduire leur site francais, Tableaux XXL.

Le site francais est déjà actif depuis une dizaine de mois. Les textes que vous pouvez y lire en ce moment ont été traduits par une allemande employée chez eux. La traduction n'est pas mal du tout, il y a même parfois de très bonnes idées, mais le francais n'est pas toujours correct.

Mon travail est donc de retravailler la traduction d'abord, puis de reprendre de nouveaux textes pas encore traduits. C'est vraiment un travail agréable dans le sens où l'on me fait pleinement confiance (je travaille de chez moi quand je veux et on me croit sur parole pour le total d'heures déclarées), où je peux m'amuser à broder (il s'agit de faire de la pub, pas de reprendre les phrases le plus fidèlement possible).
Le problème de ce travail, c'est qu'évidemment, j'aurai sans doute terminé le plus gros au bout d'une semaine. Autant dire que je ne vais pas tenir longtemps avec. Mais le patron (le gars avec un t-shirt blanc sur la petite photo en haut) m'a dit qu'il m'enverrait de temps en temps un paragraphe à rajouter. Une ou deux heures par mois de travail sympa, c'est toujours mieux que rien.

Mais pour demain, recroisez les doigts à nouveau, j'ai encore un autre entretien...

mardi, 28 août 2012

Modigliani, Soutine et l'Aventure de Montparnasse

Ca fait super-méga sérieux comme titre. C'est normal, lors de mon dernier passage à Paris, j'étais avec ma copine de prépa, la blonde et douce Yoyo, à une exposition d'Art. Autant dire que c'était très sérieux.

L'expo tournait autour de la collection d'un certain Jonas Netter, petit mais néanmoins grand collectionneur (cette phrase ne veut rien dire, je suis au courant).

À côté, donc d'oeuvres de Modigliani et de Soutine, un apercu de tous les artistes de Montparnasse soutenus (à bout de bras) par Netter pendant des années, à la ville comme à l'hôpital, et tout aussi bien pendant la guerre. Peintures pour la plupart vraiment magnifiques, explications complètes (bravo au conservateur - les dernières salles sont un peu cafouillies, tout de même, si je puis me permettre), quelques extraits de correspondances. Une expo qui vaut largement le détour.

Je ne dirai pas grand chose d'intéressant d'autre. De toutes facons, je ne suis plus historienne du lard, et je n'ai plus aucune prétention à m'y connaître en quoi ce soit. Quant à l'histoire de Netter, si elle vous intéresse, je vous invite à aller voir l'expo, ca sera bien plus complet que mes vagues souvenirs.

Deux coups de coeur tout de même, deux artistes que je ne connaissais pas et dont j'emporte les toiles dans ma tête en partant de cette exposition...

Le premier est Utrillo.

15.utrillo.jpg

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Bon, quelque part, Utrillo, c'est un peu répétitif, dans le sens où il peint des rues, des rues, des églises et encore des rues. Mais certaines de ces rues retentissent (oui, oui, retentissent - je suis une super critique de lard, je suis au courant).
Il y en avait particulièrement deux, de ces rues, qui m'ont attrapée. Malheureusement, je ne les ai pas retrouvée en ligne pour vous les montrer. J'ai pris à la place quelques tableaux qui s'en approchaient. On est d'accord que la peinture en ligne, ca ne vaut pas grand chose, mais ca vous donne une idée.

Il y a aussi Moise Kisling.

moise-kisling-55.jpg

Moise_Nu.jpg

Moise_Ophelie.jpg

Moise_Pull.JPG

À part le dernier, aucun de ces tableaux n'étaient à l'exposition. J'ai juste regardé ce que je pouvais trouver en ligne, et j'ai pris ce qui me plaisais le plus. Le dernier était là, lui. Il n'a l'air de rien, vu sur un ordinateur, mais le rouge de ce pull inondait la pièce de sa rougeur. C'était stupéfiant, cette couleur rouge, on ne voyait dans toute la pièce que ce petit tableau. Fascinant.
Et puis j'aime bien Moise Kisling. J'aime son dessin, j'aime les formes qu'il choisit. Puis rien que de s'appeler Moise, c'est le summum du cool, non ? (j'aurais vraiment dû être critique d'Art).

 

lundi, 27 août 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les trois dernières semaines ?

Évidemment, ca a l'air beaucoup vu comme ca, mais 1) c'est (encore) les vacances 2) il fait assez beau pour que je traîne au lac quand j'ai le temps 3) c'est surtout des nouvelles.

L'héritage, Maupassant
Développement d'une nouvelle très courte déjà publiées quelques années plus tôt (j'ai malheureusement déjà oublié comment cela s'appelait). Le développement valait le coup, les personnages ont pris une dimension bien différente.

L'homme-fille, Maupassant

Domino, Marcel Achard
Je retrouve l'auteur de "Jean de la Lune" dans une histoire magnifique. Peut-être encore plus naif et romantique que "Jean de la lune", mais plus réussi, je trouve.

Les raisins de la colère, John Steinbeck
Relecture. Une histoire lue pour la première fois au collège et qui m'avait laissé surtout un goût de porc frit et de galettes de mais dans la bouche. J'ai retrouvé les saveurs intactes. Ce livre donne tout simplement faim (ou rend heureux de manger à sa faim).
La critique du capitalisme m'a semblée plus virulente qu'à la première lecture, sans doute parce que je suis mieux capable de la lire qu'alors. Je me demande si Steinbeck vivant en 2012 changerait d'une seule ligne de son roman. Ce qu'il dit en 1939 sur les banques fait tellement écho à notre crise financière version 2008 qu'on en reste pantois. L'homme n'a-t-il vraiment rien appris ? Ou alors n'y a-t-il rien à apprendre, juste une logique implacable, mêmes causes, mêmes conséquences ?

Si c’était une banque ou une compagnie foncière qui possédait la terre, le représentant disait : « La Banque ou la Compagnie… a besoin… veut… insiste… exige… comme si la Banque ou la Compagnie étaient des monstres doués de pensée et de sentiment qui les avaient eux-mêmes subjugués. [...] Et le représentant expliquait comment travaillait, comment pensait le monstre qui était plus puissant qu’eux-mêmes. Un homme peut garder sa terre tant qu’il a de quoi manger et payer ses impôts; c’est une chose qu’il peut faire.
Oui, il peut le faire jusqu’au jour où sa récolte lui fait défaut, alors il lui faut emprunter de l’argent à la banque.
Bien sûr… seulement, vous comprenez, une banque ou une compagnie ne peut pas faire ça, parce que ce ne sont pas des créatures qui respirent l’air, qui mangent la viande. Elles respirent les bénéfices; elles mangent l’intérêt de l’argent. Si elles n’en ont pas, elles meurent, tout comme vous mourriez sans air, sans viande.
C’est triste mais c’est comme ça. On n’y peut rien.

Et que dire de ces quelques lignes qui dépeignent si bien le gaspillage criminel du mais, des pommes de terre... Ce sont des choses si difficiles à faire comprendre, pourtant, pourquoi Steinbeck y arrive-t-il et pas moi, hein ? Parce qu'il utilise un lyrisme daté ? Il semble qu'il n'y a que ce lyrisme, en effet, pour exprimer la souffrance. Mais il ne passe pas en 2012, quel dommage.

Un million d'affamés ont besoin de fruits, et on arrose de pétrole les montagnes dorées.
Et l'odeur de pourriture envahit la contrée. On brûle du café dans les chaudières. On brûle le maïs pour se chauffer - le maïs fait du bon feu. On jette les pommes de terre à la rivière et on poste des gardes sur les rives pour interdire aux malheureux de les repêcher. On saigne les cochons et on les enterre, et la pourriture s'infiltre dans le sol.
Il y a là un crime si monstrueux qu'il dépasse l'entendement. Il y a là une souffrance telle qu'elle ne saurait être symbolisée par des larmes. Il y a là une faillite si retentissante qu'elle annihile toutes les réussites antérieures.

J'ai comme l'impression que les raisins de la colère ne sont pas encore mûrs.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Végétal" du Challenge Petit Bac. C'est le cinquième livre de ma PAL 2012.

Contes du jour et de la nuit, Maupassant
La parure, Maupassant
Une vente, Maupassant

Promenade, Maupassant
Solitude, Maupassant
Avec "Adieu", lu quelques temps avant, ce sont les premiers écrits de Maupssant sur le temps, la vieillesse et la mort.
"Solitude" est particulièrement touchant. Pas même une histoire, plutôt un discours, des réflexions sur la solitude de l'Homme.

La chambre 11, Maupassant
La peur, Maupassant
Un echec, Maupassant

Bel-Ami, Maupassant
J'ai pris un profond plaisir à retrouver enfin un roman de Maupassant. "Bel-Ami" a quelque chose de très balzacien.

Malades et médecins, Maupassant
La confession de Théodule Sabot, Maupassant
Conflits pour rire, Maupassant
En wagon, Maupassant

Histoire des codes secrets, Simon Singh
J'ai dévoré ce livre comme un bon roman. Moi qui n'avait aucune notion de cryptographie au delà des codes "Avocat" et "Samourai" chers aux scouts, j'ai été passionnée par le sujet tout au long des 500 pages de cet exposé. J'ai même réussi à comprendre quelque peu la partie sur les ordinateurs quantiques, ce qui n'est pas peu dire.
Évidemment, la partie sur les langues naturelles et le déchiffrement des hiéroglyphes et du linéaire B m'ont particulièrement accrochée, on est linguiste ou on ne l'est pas. Non mais sans blague, vous saviez que la langue Navajo avait joué un rôle important dans la deuxième guerre mondiale ?

Je remercie Pincho qui m'a procuré le livre :)

NB: C'est le sixième livre de ma PAL 2012.

Sauvée, 1885
Nos anglais, 1885
Toine, 1885
Le baptême, Maupassant
La bête à Maît' Belhomme, Maupassant
La confidence, Maupassant

La petite Roque, Maupassant
Un énorme coup de coeur pour ce texte en deux chapitre. Le premier chapitre est si sombre que je reconnais à peine Maupassant. L'histoire se résoud de manière plus classique dans le deuxième chapitre, c'est presque dommage.
Un village, une enfant retrouvée morte, violée et étranglée. On pense à Giono (et donc aussi aux "Âmes grises"), à Mirbeau un peu aussi, à Ondine (toujours cette eau qui fascine Maupassant).

L'auberge, Maupassant
Maupassant reprend ici un motif que j'ai déjà vu dans deux autres nouvellescréant l'angoisse avec un rien, et surtout avec un chien qui gratte à la porte. Des trois versions, c'est celle-ci que je préfère, je la trouve plus aboutie. La solitude, la folie, la neige. Et un chien.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Lieu" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

Le signe, Maupassant
Julie Romain, Maupassant

Une page d'histoire inédite, Maupassant
Une aventure parisienne, Maupassant
Une famille, Maupassant
Rosalie Prudent, Maupassant

La question du latin, Maupassant
Le latin, voyez-vous, ca ne nourrit pas son homme.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Les plus beaux contes zens, Henri Brunel

Par delà le Bien et le Mal, Nietzsche et c'est vraiment bien (pas si long que ca, finalement)

Finale in Berlin, Len Deighton
Un roman d'espionnage entre Berlin Est et Berlin Ouest. Pas mal.

Qu'est-ce que j'ai vu ces trois dernières semaines ?

Rien.

Et apès ?

J'ai presque terminé mon tour d'horizon de Maupassant. Il me reste deux romans et une vingtaine de nouvelles.

J'ai quelques mangas qui m'attendent et que j'ai envie de lire.

Après Nietzsche, j'ai envie de lire du Bergson. Je le cite en permanence alors que j'ai jamais rien lu de lui, c'est moyen (réflexe de prépa inside). Mais ca sera peut-être pas pour tout de suite non plus.

Bon...

... croisez les doigts, les gens. J'ai un entretien d'embauche demain matin !

mercredi, 01 août 2012

So this is August, and what have you done ?

Premier Objectif : Avoir mon diplôme de Master.

Le diplôme, je l'ai pas en poche. J'ai préféré ne pas rendre un dernier certificat qui me restait (mon dernier UE) pour être inscrite l'année prochaine à la fac (assurance étudiant, tout ca, tout ca). Je sentais qu'avec Konfus, ca allait encore être tellement long et laborieux de formuler un projet de doctorat que je me suis assuré un semestre de marge.

La vraie question qui se pose est dans le fond de savoir ce que je vais faire après. En Allemagne, obtenir une place de doctorat ne signifie pas que l'on recoit un salaire. Pour faire un doctorat, il suffit d'avoir un prof prêt à vous encadrer et un que votre projet ne soit pas rejeté. Ca, donc, c'est facile.
Konfus m'a répété maintes et maintes fois qu'il voulait de moi pour son projet. Je me suis mise en rapport avec ma future collègue (une autre doctorante, une russe qui était au Mirail lorsqu'AZF a explosé) et nous avons pas mal discuté de phrases en rapport avec le projet. J'ai également épluché avec attention la trame du projet (et harcelé toute ma famille sur la plage avec des phrases biscornues). Bref, le projet, c'est en train.
Malheureusement, c'est un Konfus tout confus qui m'a envoyé il y a quelques semaines la nouvelle du retard pris dans la demande de subvention. En gros, les délais d'origine pour la demande de fonds ne pouront pas être respectés, et donc l'attribution des fonds recule d'autant. Sans fond, pas de poste pour moi. Délai à attendre : "février ou mai". Super, ca m'aide beaucoup.
En conséquence, il ne me reste plus qu'á trouver quelque chose pour gagner ma vie jusque là. Le mieux serait une expérience en linguistique, évidemment, mais autant vous dire que c'est quasi mission impossible. J'ai déjà bien de la chance d'avoir un projet auquel me rattacher en mai. Pour le moment, je prospecte auprès de mon cousin qui travaille avec des gens qui travaillent dans un domaine proche du mien. À part cela, aucune piste concrète. Un travail à Bruxelles pour lequel j'ai les compétences, mais pas les diplômes. Chances proches de zéro, mais je vais essayer.

Deuxième Objectif : Avoir ma ceinture verte.

La ceinture verte, vous savez, c'est fait.
Je me tâte pour la barette bleue. Le passage de grade aurait lieu vers Septembre.

Troisième objectif : Lire (au moins) la moitié de ma PAL.

Je n'ai pas encore fait le point sur toute la PAL 2012, mais elle compte à ce jour 103 livres. J'en ai lu... 4. Hem hem. Non mais je vais sans doute y arriver quand même.
Mon exploi pour le moment consiste à n'avoir pas acheté un seul livre en 2012. Victoire !

Et sinon

De tout ce que je me promettais de faire une fois le mémoire fini, je n'ai pas fait énormement de choses :
- un massage au chocolat, qui était le cadeau de ma soeur ma nièce pour Noel ; j'ai adoré, je dois le dire, même si avoir une esclave chinoise qui me masse les pieds demande sans doute de l'entraînement
- aller manger un éclair au chocolat aux Galeries Lafayettes (le luxe suprême), ca aussi, c'était juste après le rendu du mémoire
- aller à un tournoi de taekwondo ; ce n'était qu'un tournoi jeune, avec des adversaires entre 6 et 18 ans, dans une ambiance bon enfant, mais très instructif quand même ; j'en suis sortie complètement boostée (mais Arthur refuse toujours de nous entraîner au combat, zut alors )
- passer deux semaines dans la famille à Pâques

Dans mes nouvelles envie, il y a :
- créer un carnet de recherche en ligne (pour le doctorat)
- être la berlinoise la plus bronzée pour tous les faire creuver de jalousie (l'été à Berlin est pourri cette année)

Pour le reste, je suis sans volonté et j'ai la flemme de tout.