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lundi, 27 août 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les trois dernières semaines ?

Évidemment, ca a l'air beaucoup vu comme ca, mais 1) c'est (encore) les vacances 2) il fait assez beau pour que je traîne au lac quand j'ai le temps 3) c'est surtout des nouvelles.

L'héritage, Maupassant
Développement d'une nouvelle très courte déjà publiées quelques années plus tôt (j'ai malheureusement déjà oublié comment cela s'appelait). Le développement valait le coup, les personnages ont pris une dimension bien différente.

L'homme-fille, Maupassant

Domino, Marcel Achard
Je retrouve l'auteur de "Jean de la Lune" dans une histoire magnifique. Peut-être encore plus naif et romantique que "Jean de la lune", mais plus réussi, je trouve.

Les raisins de la colère, John Steinbeck
Relecture. Une histoire lue pour la première fois au collège et qui m'avait laissé surtout un goût de porc frit et de galettes de mais dans la bouche. J'ai retrouvé les saveurs intactes. Ce livre donne tout simplement faim (ou rend heureux de manger à sa faim).
La critique du capitalisme m'a semblée plus virulente qu'à la première lecture, sans doute parce que je suis mieux capable de la lire qu'alors. Je me demande si Steinbeck vivant en 2012 changerait d'une seule ligne de son roman. Ce qu'il dit en 1939 sur les banques fait tellement écho à notre crise financière version 2008 qu'on en reste pantois. L'homme n'a-t-il vraiment rien appris ? Ou alors n'y a-t-il rien à apprendre, juste une logique implacable, mêmes causes, mêmes conséquences ?

Si c’était une banque ou une compagnie foncière qui possédait la terre, le représentant disait : « La Banque ou la Compagnie… a besoin… veut… insiste… exige… comme si la Banque ou la Compagnie étaient des monstres doués de pensée et de sentiment qui les avaient eux-mêmes subjugués. [...] Et le représentant expliquait comment travaillait, comment pensait le monstre qui était plus puissant qu’eux-mêmes. Un homme peut garder sa terre tant qu’il a de quoi manger et payer ses impôts; c’est une chose qu’il peut faire.
Oui, il peut le faire jusqu’au jour où sa récolte lui fait défaut, alors il lui faut emprunter de l’argent à la banque.
Bien sûr… seulement, vous comprenez, une banque ou une compagnie ne peut pas faire ça, parce que ce ne sont pas des créatures qui respirent l’air, qui mangent la viande. Elles respirent les bénéfices; elles mangent l’intérêt de l’argent. Si elles n’en ont pas, elles meurent, tout comme vous mourriez sans air, sans viande.
C’est triste mais c’est comme ça. On n’y peut rien.

Et que dire de ces quelques lignes qui dépeignent si bien le gaspillage criminel du mais, des pommes de terre... Ce sont des choses si difficiles à faire comprendre, pourtant, pourquoi Steinbeck y arrive-t-il et pas moi, hein ? Parce qu'il utilise un lyrisme daté ? Il semble qu'il n'y a que ce lyrisme, en effet, pour exprimer la souffrance. Mais il ne passe pas en 2012, quel dommage.

Un million d'affamés ont besoin de fruits, et on arrose de pétrole les montagnes dorées.
Et l'odeur de pourriture envahit la contrée. On brûle du café dans les chaudières. On brûle le maïs pour se chauffer - le maïs fait du bon feu. On jette les pommes de terre à la rivière et on poste des gardes sur les rives pour interdire aux malheureux de les repêcher. On saigne les cochons et on les enterre, et la pourriture s'infiltre dans le sol.
Il y a là un crime si monstrueux qu'il dépasse l'entendement. Il y a là une souffrance telle qu'elle ne saurait être symbolisée par des larmes. Il y a là une faillite si retentissante qu'elle annihile toutes les réussites antérieures.

J'ai comme l'impression que les raisins de la colère ne sont pas encore mûrs.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Végétal" du Challenge Petit Bac. C'est le cinquième livre de ma PAL 2012.

Contes du jour et de la nuit, Maupassant
La parure, Maupassant
Une vente, Maupassant

Promenade, Maupassant
Solitude, Maupassant
Avec "Adieu", lu quelques temps avant, ce sont les premiers écrits de Maupssant sur le temps, la vieillesse et la mort.
"Solitude" est particulièrement touchant. Pas même une histoire, plutôt un discours, des réflexions sur la solitude de l'Homme.

La chambre 11, Maupassant
La peur, Maupassant
Un echec, Maupassant

Bel-Ami, Maupassant
J'ai pris un profond plaisir à retrouver enfin un roman de Maupassant. "Bel-Ami" a quelque chose de très balzacien.

Malades et médecins, Maupassant
La confession de Théodule Sabot, Maupassant
Conflits pour rire, Maupassant
En wagon, Maupassant

Histoire des codes secrets, Simon Singh
J'ai dévoré ce livre comme un bon roman. Moi qui n'avait aucune notion de cryptographie au delà des codes "Avocat" et "Samourai" chers aux scouts, j'ai été passionnée par le sujet tout au long des 500 pages de cet exposé. J'ai même réussi à comprendre quelque peu la partie sur les ordinateurs quantiques, ce qui n'est pas peu dire.
Évidemment, la partie sur les langues naturelles et le déchiffrement des hiéroglyphes et du linéaire B m'ont particulièrement accrochée, on est linguiste ou on ne l'est pas. Non mais sans blague, vous saviez que la langue Navajo avait joué un rôle important dans la deuxième guerre mondiale ?

Je remercie Pincho qui m'a procuré le livre :)

NB: C'est le sixième livre de ma PAL 2012.

Sauvée, 1885
Nos anglais, 1885
Toine, 1885
Le baptême, Maupassant
La bête à Maît' Belhomme, Maupassant
La confidence, Maupassant

La petite Roque, Maupassant
Un énorme coup de coeur pour ce texte en deux chapitre. Le premier chapitre est si sombre que je reconnais à peine Maupassant. L'histoire se résoud de manière plus classique dans le deuxième chapitre, c'est presque dommage.
Un village, une enfant retrouvée morte, violée et étranglée. On pense à Giono (et donc aussi aux "Âmes grises"), à Mirbeau un peu aussi, à Ondine (toujours cette eau qui fascine Maupassant).

L'auberge, Maupassant
Maupassant reprend ici un motif que j'ai déjà vu dans deux autres nouvellescréant l'angoisse avec un rien, et surtout avec un chien qui gratte à la porte. Des trois versions, c'est celle-ci que je préfère, je la trouve plus aboutie. La solitude, la folie, la neige. Et un chien.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Lieu" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

Le signe, Maupassant
Julie Romain, Maupassant

Une page d'histoire inédite, Maupassant
Une aventure parisienne, Maupassant
Une famille, Maupassant
Rosalie Prudent, Maupassant

La question du latin, Maupassant
Le latin, voyez-vous, ca ne nourrit pas son homme.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Les plus beaux contes zens, Henri Brunel

Par delà le Bien et le Mal, Nietzsche et c'est vraiment bien (pas si long que ca, finalement)

Finale in Berlin, Len Deighton
Un roman d'espionnage entre Berlin Est et Berlin Ouest. Pas mal.

Qu'est-ce que j'ai vu ces trois dernières semaines ?

Rien.

Et apès ?

J'ai presque terminé mon tour d'horizon de Maupassant. Il me reste deux romans et une vingtaine de nouvelles.

J'ai quelques mangas qui m'attendent et que j'ai envie de lire.

Après Nietzsche, j'ai envie de lire du Bergson. Je le cite en permanence alors que j'ai jamais rien lu de lui, c'est moyen (réflexe de prépa inside). Mais ca sera peut-être pas pour tout de suite non plus.

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