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lundi, 30 juillet 2012

C'est lundi...

6 semaines sans faire le point ! Ces vacances d'été sont un peu trop paresseuses.

Qu'est-ce que j'ai lu ces six dernières semaines ?
Évidemment, en six semaines, pas mal de choses, surtout en littérature audio, mais pas seulement.

Königliche Hoheit (Altesse Royale), Thomas Mann
Nous sommes dans un Grand-duché, quelque part en pays germanophone. Klaus Heinrich, le deuxième enfant mâle du Grand-duc nait avec une atrophie de la main gauche. C'est ce Klaus Heinrich que nous allons suivre dans ses promenades d'enfant, au collège, à son premier bal, au côté de son frère aîné quand celui-ci héritera du titre, etc.
Toute sa vie, une seule fascination. Ce jeune homme qui n'a appris dans sa vie qu'à sourire, à flatter, à entendre des flatteries et regarder des faces souriantes essaye de toute son âme de comprendre ce qu'on lui cache : la vraie vie. Quelques rencontres fortuites - un cordonnier, un professeur peu conventionnel, une jeune femme assez riche pour le regarder à égalité - l'aideront à ramasser des bribes de réalité.
Klaus Heinrich est touchant dans sa bêtise, dans son envie d'être normal, dans cette réalité qu'il essaye de se composer. Finalement, c'est la triste réalité économique qui le rattrappe.

Altesse Royale est assez étrange, mais passionnant.

Klaus Heinrich était expert dans l'art de visiter, de s'informer et de manifester hautement Son estime. Aussi fut-il en état de réfléchir en même temps à la façon dont s'exprimait Imma Spoelmann, à ce langage bizarre qui le préoccupait douloureusement. Que ne disait-elle pas, avec la moue de ses lèvres avancée! Quels mots que ceux qu'elle prononçait avec désinvolture ! "Passion", "vice". Comment était-elle arrivée à en user si audacieusement ?

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Métier" du Challenge Petit Bac. C'est le deuxième livre de ma PAL 2012.

Herr der Fliegen (Sa majesté des mouches), William Gollding
Les idées simples font les meilleures histoires. Ici, toute une flopée de garconnets, survivants d'un crash d'avion, sur une île déserte. Des jeunes et des moins jeunes vont vite se dégager les meneurs, les suiveurs, les casse-pieds, les tout-petits qui ont peur du noir. Ca pourrait être gentillet, mais l'ambiance tourne vite au très sombre. Sans loi, sans regard adulte sur leurs actions, tous les coups sont permis et les garcons vont vite dévoiler les mauvais côtés de la nature humaine. À l'image de la "bête", cette chose étrange et noire qui vit dans la jungle intérieure et dont on se demandera jusqu'au bout si elle existe vraiment.
J'aurais pu adorer, mais j'ai eu du mal à accrocher tout à fait. Pourtant, le roman a tout pour plaire, je n'arrive pas à identifier ce qui m'a freiné (l'avoir lu en allemand, peut-être ?).

Je suis sensible à ce genre d'histoire, parce que je ne crois pas à la bonté et l'innoncence des enfants. C'est un mythe auquel je n'adhère pas. Les enfants ne sont pas naturellement bons et les adultes dépravés et cruels.
Sa majesté des mouches a largement inspiré le manga/animé Battle Royale, un de mes grands classiques personnels (j'en parlais il y a peu).

PS : En lisant l'article de Wikipedia sur ce livre, le mystère de la "bête" s'éclaire. Le passage m'a visiblement échappe en le lisant.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Animal" du Challenge Petit Bac. C'est le troisième livre de ma PAL 2012.

Les bijoux, Maupassant
Là où Maupassant excelle : une intrigue simplissime qui fait mouche.
Délicieux de découvrir d'abord la vie "vue du mari" de cette charmante femme, aimante, fée du logis, et n'ayant pour seul défaut qu'un amour un peu incompréhensible pour les bijoux faux. À la mort de la femme, le mari va découvrir sans le vouloir l'autre facette. Délicieux.

Première neige, Maupassant
Une vendetta, Maupassant
Miss Harriet, Maupassant

Au bord du lit, Maupassant
Voilà bien ce que j'aime le plus chez Maupassant : ces petites nouvelles qui vont à l'encontre de la morale sexuelle du moment Sans être révolutionnaires pour autant (le but est de piquer le public, pas de se l'aliéner), on devine derrière la conception de Maupassant de la femme. Ce n'est pas toujours flatteur pour cette dernière, d'ailleurs.
Ici, c'est une discussion de ménage, entre Comte et Comtesse. Celle-ci se rend très bien compte que son mari est en train de changer d'avis, et se débrouille parfaitement bien pour retourner la situation à son avantage, avec une petite vengeance de bonne guerre à la clé. Le tout reste très gentillet, mais j'aime beaucoup.

"Vous avez longuement disserté, et fort bien, sur la finesse des femmes, sur leur habileté pour ménager les convenances, etc. J'ai compris, mon ami, parfaitement compris. Vous aimiez alors beaucoup, beaucoup Mme De Servis et ma tendresse légitime, ma tendresse légale, vous gênait. Je vous enlevais sans doute quelques uns de vos moyens. Nous avons depuis lors vécu séparés. Nous allons dans le monde ensemble, nous en revenons ensemble, puis nous rentrons chacun chez nous."

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Objet" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

La main, Maupassant
L'enfant, Maupassant

Apparition, Maupassant appartient aux nouvelles pseudo-fantastiques de Maupassant. Pseudo-fantastique, parce que justement, on n'est jamais trop sûr. Explicable ou non, ces récits restent en tous cas inexpliqués. L'auteur laisse l'ouverture.
De ces romans speudo-fantastiques, Apparition est celui qui m'a le plus plu (pour le moment). Une femme qui demande à être coiffée, des cheveux qui restent accrochés. Très très beau.

Jadis, Maupassant que j'ai relu juste pour le plaisir
Lui ?, Maupassant
L'aveu, Maupassant
Le vieux, Maupassant

Le bûcher, Maupassant
Étrange détour du côté des rites indiens d'incinération.

Lettre trouvée sur un noyé, Maupassant
Le protecteur, Maupassant

Les piliers de la terre, Ken Follett
On me l'a offert il y a une bonne dizaine d'année, et c'est en découvrant Thomas Becket (grâce au super film des années 60) et en apprenant que ce roman tournait entre autre autour de son histoire que je me suis enfin décidée à le lire.
Je n'ai pas été extraordinairement emballée par le style de Ken Follett et par sa facon de construire des histoires. C'est efficace : il y a des gens super gentils et des méchants pas cool, les méchants commencent par gagner, mais les gentils l'emportent finalement, jusqu'à la crise suivante où les méchants re-gagnent du terrain, etc. Mais à la fin, les gentils gagnent, ouf. (Ben évidemment que les filles vertueuses ont toujours le dessus sur les chevaliers cruels et les prètres bons et obéissants sur les évèques sans scrupule. Toujours. C'est évident.)

Ce qui rend la lecture du livre vraiment intéressante, c'est le cadre historique que Ken Follett a choisit. Je connais très très mal l'Histoire de l'Angleterre, encore moins de l'époque médiévale. C'était vraiment enrichissant de prendre le temps (le livre est gros) de suivre l'histoire du roi Stephen, de la reine Maud, de l'arrivée d'Henry...
Wikipedia : L'intrigue couvre une période allant du naufrage de la Blanche-Nef (1120), qui laissa la couronne d'Angleterre sans héritier et eut pour conséquence la guerre civile, jusqu'à l'assassinat de l'archevêque Thomas Becket dans la cathédrale de Cantorbéry en 1170.
Toute l'intrigue tourne autour de la construction d'une cathédrale dans la ville fictive de Kingsbridge. Se mêlent alors des magouilles pour obtenir le financement, pour obtenir le rang de cathédrale, et des questions d'architecture. Ken Follett a essayé d'imaginer quel cheminement de pensée a amené les bâtisseurs au style gothique flamboyant.

J'ai été un peu agacée par le traitement de la sexualité dans le roman, qui faisait pour le coup plus XXème siècle que XIIème siècle. Ken Follett se complaît dans les détails pas forcement très importants et passe son temps à donner des lecons de libération sexuelle complètement hors-sujet. Mais oui, on a bien compris que les prêtres sont tous des gens obtus qui empêchent les autres d'être heureux... bon, si on revenait à cette cathédrale ?

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À défaut de celle de Kingsbridge (qui n'existe pas), voici la cathédrale de Saint Denis qui joue un rôle assez important dans le roman.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Objet" du Challenge Petit Bac. C'est le quatrième livre de ma PAL 2012.

Yvette, Maupassant
J'ai beaucoup aimé ce petit roman (en trois chapitres) de Maupassant. Nous entrons un peu à brûle pourpoint dans le quotidien d'une "courtisane"... et de sa fille, la jolie Yvette. Tout le monde rit, s'amuse, flirte, sans voir que la jeune Yvette n'a pas compris le rôle de sa mère et celui qu'on essaye de lui faire prendre. Très simple et très efficace, du super Maupassant, avec quelques échappées inattendues, notamment sur la drogue.
J'ai été un peu perturbée par la fin abrupte (et un peu trop "typiquement Maupassant").

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Prénom" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

Le pays où l'on n'arrive jamais, André Dhotel
L'enfant qui disait n'importe quoi est sans doute le meilleur livre pour enfant. Du monde entier. Quand j'ai vu que ma maman s'était procuré un autre livre pour enfant d'André Dhotel, je me suis jetée dessus.
J'ai été un peu moins emballée par cette histoire-là, mais elle m'a permis d'identifier un peu mieux l'univers d'André Dhotel. Les deux histoires ont beau être très différentes, il y a tout un coeur commun.

Il y a d'abord un héro d'une quinzaine d'année. La particularité des héros d'André Dhotel réside dans leur relation aux mots, une relation assez anecdotique pour Gaspard (Le pays où l'on n'arrive jamais) et centrale pour Alexis (L'enfant qui disait n'importe quoi). Les deux héros sont fascinés par des mots dont ils ignorent le sens. Alexis va les hurler, Gaspard les écoute. Les mots ne sont intéressants que pour leurs sonorités.
C'est d'ailleurs cette relation aux mots qui est sans doute ce qui me fascine le plus dans L'enfant qui disait n'importe quoi.

Le héro va dans les deux cas faire la connaissance d'un jeune de son âge qui est à la recherche d'un souvenir d'enfance. Si le héro est assez normal, son nouvel ami est vraiment étrange, difficile à comprendre (et peut-être même bien un peu dérangé, à mon avis). Le souvenir de ce deuxième personnage, complètement déformé par les yeux du petit enfant qu'il a été, est tellement peu conforme à la réalité qu'il livre peu d'indices à la recherche. À la fin de l'histoire, une fois la réalité découverte, on se rend compte qu'elle est bien différente de ce à quoi l'on s'attendait.
C'est encore un point particulièrement palpitant que cette confrontation entre le rêve d'enfant et le principe de réalité. Évidemment, il y a une part de parcours initiatique (ce n'est pas pour rien qu'on a affaire à des adolescents). Mais pas de peinture à la Flaubert. La réalité n'est pas dégrisante, au contraire. Du souvenir fantastique, on passe à une réalité banale, mais palpable. Il y a des vrais objets à toucher, une vraie maison, une vraie mère à embrasser, etc.

Le troisième point intéressant, c'est que les jeunes sont toujours d'une manière ou d'une autre emprisonnés par des adultes, surtout le deuxième enfant. Un oncle, un bienfaiteur, un adulte rencontré sur le chemin... tous les adultes tentent de retenir l'enfant, de l'enfermer. Tous lui veulent du bien, veulent lui apprendre quelque chose, le combler de cadeaux. Mais ils vont surtout l'enfermer, l'empêcher de communiquer au dehors, le garder pour eux, lui couper les ailes.
Assez étrangement, on a l'impression souvent qu'ils connaissent la vérité et ont une raison précise de la cacher au jeune. Mais pas du tout. On ne saura jamais vraiment ce qui pousse les adultes à agir comme ils le font.
Pas vraiment besoin d'être Bruno Betelheim pour déchiffrer la symbolique de l'emprisonnement de l'enfant par les adultes. Tout est assez simple à déchiffrer chez André Dhotel, mais la symbolique n'est pas la morale de l'histoire comme c'est souvent le cas, c'est ce qui pousse l'action en avant.

Il y a bien d'autres choses qui font le charme de ces deux histoires. Il y a surtout le regard sur la nature, la vie dans la forêt, les animaux. Mais tout ca est très évident. C'est ce qui m'a plu en premier, quand j'étais petite, cette histoire de gamins dans la forêt, les orages, les cerfs.
Au final, c'est la structure du conte qui a fait de L'enfant qui disait n'importe quoi une référence personnelle forte. Alexis et son amie, coincés entre le monde de l'enfance et le monde des adultes, légitimaient le fait d'être adolescent (dans le fond, ils se battent pour avoir le droit d'être ados, c'est à dire régler leurs comptes avec l'enfance, mais sans passer du côté des adultes).

Ce n'était pas par curiosité. Si par hasard des gens parlaient de leurs affaires, il s'éloignait aussitôt, parce que l'indiscrétion le gênait. Ce qui l'enchantait, c'était le timbre des voix qui sonnait doucement dans la soirée. Il y avait la voix basse du bedeau, la voix comme une chanson de la jeune boulangère, et bien d'autres encore, tantôt mélancoliques, tantôt joyeuses.
Cependant, cette contemplation paisible et enfantine prenait peu à peu en lui la forme d'une prière, et de temps à autre il arrivait à Gaspard de prier dans sa solitude. Alors il sentait autour de lui une sorte de vigueur sauvage. Le silence de Lominval était si profond qu'une simple parole par exemple pouvait prendre une valeur inattendue et avoir d'exceptionnelles conséquences.
Une parole, ou plutôt des mots, certains mots que l'on n'avait pas coutume d'entendre ici et qui, pourtant, étaient prononcés de temps à autre, il faut bien le croire. Le mot canal, le mot beffroi et le mot mer, par exemple.

NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Lieu" du Challenge Petit Bac.

La chevelure, Maupassant
Encore une fois une nouvelle "fantastique" de Maupassant. ici, l'histoire d'un homme qui développe pour une tresse de femme retrouvée dans un vieux meuble une passion érotique qui le rend fou.
J'avance de manière assez chronologique dans Maupassant (j'en suis à 1884) et je dois dire que ses nouvelles fantastiques deviennent de plus en plus fines, de plus en plus osées et de plus en plus angoissantes.
NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Partie du corps" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

Rose, Maupassant
Tout de même, ce que j'aime le plus, c'est ces petites histoires insolentes, coquines, tout ce que vous voulez... Simples cmme tout, efficaces. Je me répète, je sais (mais si je raconte l'histoire, c'est telleemnt simple que vous avez perdu tout l'intérêt de lire la nouvelle).
NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Couleur" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

Coco, Maupassant
Le tic, Maupassant

Un fou ?, Maupassant
Maupassant ne pouvait pas ne pas être intrigué par toutes les sciences balbutiantes. Ce sont elles qui alimentent le mieux ses écrits un-peu-fantastiques-mais-peut-être-pas-dans-le-fond. Je ne sais pas combien de fois il parle de Charcot dans ses nouvelles. Ici encore, il en parle. Mais il parle surtout de magnétisme.
Portrait d'un homme inquiétant, et qui se fait peur à lui-même.
NB: Ce livre rentre dans la catégorie "Gros mot" du Challenge Petit Bac mention Maupassant.

Le petit fût, Maupassant
La patronne, Maupassant
Mon oncle Sosthène, Maupassant
Le Mal d'André, Maupassant
Le Pain Maudit, Maupassant
Un Sage, Maupassant
Le Parapluie, Maupassant
Le Verrou, Maupassant
Rencontre, Maupassant
Suicides, Maupassant
Châli, Maupassant

Scarface, Paul Monette
Livre tiré du film ou film tiré du livre ? Aucune idée*, mais j'ai eu envie de lire ce livre, bien que le coup de foudre n'ait pas eu lieu avec le film (j'en parlais il y a quelque mois).
Finalement, le livre m'a plus parlé. Je pense que l'écriture donnait plus de poids aux détails annexes (la situation politique, les détails du passage de la drogue, les chiffres) sur lesquelles ont a plus le loisir de s'attarder en lisant que dans le flot du film. J'ai aussi beaucoup mieux compris la déchéance du personnage après son ascension.
Bref, la lecture valait vraiment le coup.

*en toute logique, le Scarface de Brian de Palma étant un remake d'un film des années 30, et le livre parlant de Castro et de Carter, il semble plus probable que le livre est tiré du film...

- Une sorte de code qu'ils utilisent en taule, expliqua-t-il. C'est la première fois que je vois un coeur. C'est inimaginable à quel point ces mecs-là sont sauvages... de vrais animaux.
- Veux-tu nous raconter ce que ca signifie, Montana ? fit l'autre faussement enjoué, furieux contre lui-même d'avoir été pris en flagrant délit d'ignorance. Ou préfères-tu poursuivre l'interrogatoire à Fort Chaffee ?
- Ecoutez, vous vous gourez, dit Tony sur un ton doux. La raison de tout ca... voyez, ils m'ont donné deux ans parce que j'avais des dollars américains. J'voulais acheter un bateau pour venir en Floride. je hais Cuba. Vous comprenez ? J'suis un prisonnier politique.
Ils éclatèrent de rire et celui de gauche dit :
- Très drôle. T'es bon, toi. Vraiment original.
- C'est vrai, s'exclama Tony l'air menacant, en abattant violemment un poing sur la table. (Les deux hommes restèrent impassibles.) Sans dollars, on peut aller nulle part. J'veux devenir quelqu'un ici. J'attendais deux mille biftons d'un touriste canadien, mais en fin de compte, c'était un piège, écoutez...
- Qu'est-ce que t'as fait ? Tu l'as agressé ?
Jusque-là, les trois hommes s'étaient plus ou moins relancé la balle comme s'il étaient engagés dans une négociation hautement délicate à l'issue de laquelle Tony aurait pu être relâché. Mais soudain, il perdit tout sens du jeu et se mit à aboyer comme un chien furieux :
- Hé, qu'est-ce que ca peut vous foutre si j'emmerde Castro et ses communistes, hein ? Ils passent leur temps à nous répéter ce qu'il faut penser, ce qu'il faut dire. Mais j'suis pas un mouton, moi. puta ! Vous vous magneriez le cul pendant cinquante ans pour rien, vous ? Pour qui vous me prenez, bon Dieu ? J'suis pas une p'tite puta de voleur. J'suis Tony Montana. Et j'veux mes droits de l'homme comme dit l'président Carter. Okay ?

Le geste d'Eve, Henri Troyat
Série de nouvelles, pour la plupart assez étranges. J'ai particulièrement aimé l'histoire de la manucure qui épouse son client aux ongles les plus coriaces, l'histoire d'un homme montant les enchères inconsidérément pour un tableau flamant sans grande valeur et celle de cet autre homme venu acheter toute une collection de couronnes tombales.
Le fantastique fait son apparition aux endroits les plus inattendus. C'est un peu déconcertant parfois. Mais l'écriture est tellement agréable que ca se lit sans faim.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

L'héritage, Maupassant est un court roman qui reprend une trame déjà développée dans un nouvelles quelques années plutôt. J'ai oublié le nom de la nouvelle, mais je me souviens très bien de l'histoire. Le développement valait le coup, c'est super.

Qu'est-ce que j'ai vu ces six dernières semaines ?

Tout peut arriver (Nancy Meyers, 2003) est sans doute l'un des films les plus nuls que j'aie vu de ma vie. Je n'arrive même pas à croire que Jack Nicholson puisse tomber aussi bas. Un amas de clichés : les femmes sont des sentimentales et recherchent une relation stables, les hommes ne s'intéressent qu'au sexe MAIS l'Amouuuur fini par triompher et donne raison aux femmes, etc. Ca serait juste pathétique si ces clichés n'étaient pas aussi dangereux. À la fin, les gens finissent par y croire, et tout le monde en souffre.

Cosmopolis (Cronenberg, 2012)
Le dernier film de Cronenberg divise. On aime, on aime pas.
Je n'avais vu aucun Cronenberg jusqu'à présent, de sorte que j'y suis allée l'esprit vierge. J'avoue que le film est un peu déstabilisant.
J'ai bien aimé le fond du film, mais il faudrait s'appesantir sur le film, le revoir plusieurs fois, lire le livre en parallèle, y réfléchir longuement, etc. pour vraiment atteindre le but. C'est ce qui est un peu désagréable dans le film, l'impression d'être en face d'un chef d'oeuvre. Ca rend le film peut accessible, on ose à peine s'en approcher, encore moins écrire son avis dessus.

Une femme piégée (Laurent Carcélès, 2001)
Un adultère, un meutre, et Marion Cotillard piégée dans un scénario complètement bancal.

Asterix chez les bretons (Pino van Lamsweerde, 1986)

Et après ?

Je vais pouvoir reprendre ma PAL, donc... je ne sais pas encore... je vais peut-être lire 99 francs puisque je projète de revoir le film bientôt. À moins que je reprenne d'abord un livre pour enfant.

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