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lundi, 21 mai 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les deux semaines passées ?

Sur l'eau, Maupassant

Jolie nouvelle un peu sombre.

Le donneur d'eau bénite, Maupassant

Une nouvelle qui déborde de bons sentiments. Le Maupassant de 1882 est vraiment fleur bleue.

Coco, coco frais, Maupassant

Le papa de Simon, Maupassant

Toujours du Maupassant de 1882. On arrive à peine à croire qu'il ait pu écrire des nouvelles aussi méchantes par la suite.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

La traversée, Alain Vircondelet

Königliche Hoheit, Thomas Mann me plaît vraiment beaucoup. Il faut juste le temps de rentrer dedans.

Les dimanches d'un bourgeois de Paris, Maupassant

Qu'est-ce que j'ai vu les deux semaines passées ?

Il a fait très moche ces deux semaines. Donc je suis restée chez moi. Donc j#ai regardé pas mal de choses.

Elfen Lied (Arms : Okamoto Lynn, 2004) - 13 épisodes + 1 OAV

Là, je m'attaquais à un monstre de l'animation japonaise. Elfen Lied est un classique des classiques, j'avais hâte de le découvrir.

Le démarrage est encore une fois le shéma classique absolu : un jeune héro arrive dans une ville pour y faire ses études. Dans cette ville, il va habiter dans une grande maison, d'abord seul, puis avec sa cousine, puis de plus en plus de personnages féminins vont apparaître et s'incruster dans la maison. (Oui, j'ai fait copier/coller du synopsis de Kanon d'il y a deux semaines... c'est toujours la même chose, je vous dis !)
Une de ces jeunes filles est une mutante aux pouvoirs paranormaux qui a la fâcheuse habitude d'arracher les bras, de couper les jambes et de faire exploser les têtes de tous les humains se trouvant sur son passage (la première scène du premier épisode, le début le plus gore de toute l'histoire de la japanimation...).

Elfen Lied est un dessin animé particulièrement violent, et surtout particulièrement troublant par son mélange parfaitement maîtrisé de mélange etchi/gore. Etchi, pour faire simple: un joli dessin tout mignon, des jolies gamines avec des cheveux roses et des grand yeux. Gore : les même jeunes filles rose-bonbon qui se font tirer dessus à coup de mitraillette et arrachent elle-même les bras des gens à raison de 300 personnes par épisodes.

Assez étrangement, j'ai d'abord été un peu décue par Elfen Lied. Le dessin me semblait assez peu fluide, l'histoire ne tenait pas vraiment debout, les ficelles me semblaient trop grosses, les personnages ni très développés ni très attachants. Je ne comprenais pas vraiment le rang de cultissime accolé à cette série.
Je crois que ce n'est qu'arrivée à la fin de l'animé que le travail s'est fait. Certaines images me revenaient à l'esprit, entêtantes, à la fois dérangeantes et agréables. À l'heure qu'il est, je suis non seulement persuadée que cette série est géniale, mais j'ai envie de la revoir absolument une deuxième fois et je pense que le plus simple serait de me l'acheter dès que je pourrai pour pouvoir la revoir autant de fois que je le souhaite.
J'avais eu un peu ce même genre de réaction après avoir vu Gost in the Shell, qui a en effet certaines similitudes (l'association beauté/violence, la question de l'identité humaine, etc).

Je crois qu'en effet, Elfen Lied est une vraie réussite, indépendemment de l'histoire qui est assez bancale (la résolution de l'énigme à la fin de l'animé et cette histoire de vengeance, tout ca est assez tiré par les cheveux). Juste par ses images (et même si le dessin n'est pas toujours très beau - Gost in the shell était plus réussi de ce côté là) extraordinairement belles, mais d'une beauté apocalyptique. Il faut avoir le coeur accroché et ne pas être trop sensible à l'hémoglobine...
Et ce qui est peut-être encore plus dérangeant que les images, c'est de devoir s'avouer à soi-même qu'on y prend un certain plaisir. Oui, même à voir des gamines enchâinées nues à un mur, pleurant et couvertes de sang, qui se font tirer dessus à bout portant. Les japonais sont de toutes facons très forts dans la matière, ce ne sont pas les considérations morales qui les étouffe quand il est question de se rincer l'oeil. Ou alors, c'est juste moi, mais je doute que cette série serait devenue aussi célèbre si c'était le cas...

Encore un mot sur la première chose qui a attiré mon attention dans cet animé: le générique de début, un détournement des oeuvres de Klimt sur fond de Kyrie. Magnifique et envoutant. Dans l'esprit de l'animé d'ailleurs : j'ai passé les 13 épisodes à attendre de comprendre le lien. Il n'y en a pas. Klimt n'a rien à voir là dedans, ni baiser, ni vérité nue, pas même d'homme bleu. À la rigueur, les images christiques étant assez présentes dans l'animé, on peut vaguement faire le lien avec le Kyrie. Vaguement. Mais c'est beau, magnifique, sans doute le meilleur générique que je connaisse, et c'est tout ce qu'il y a à comprendre.
N'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil, c'est tout public.



elfen-lied-lucy.jpgMon perso préféré : Lucy (et pas Nyu, hein, on est bien d'accord). Oui, celle qui fait exploser les têtes des gens. Je l'aime bien, même si j'ai pas tout compris à son perso.

premier épisode (les 10 premières minutes sont un assez bon test pour savoir si l'animé va vous plaire ou pas)

L'ivresse du pouvoir (Chabrol, 2006)

Vu à la médiathèque de l'Institut Francais (ma plus grande découverte de ce mois : un endroit rempli de livres en francais, de films en francais et de supports pour préparer des cours de francais. Avec des gens qui parlent francais dedans et France 2 allumé dans un coin) dans le cadre du cycle "Politique et Cinéma".
Un des très bons rôles d'Isabelle Huppert (que j'aime d'amour, décidemment). L'histoire est assez tortueuse, et même une fois le mot "fin" lâché, on n'est pas trop sûr d'avoir bien compris toutes les insinuations. Il y est en tous cas question de magouilles, d'argent, et d'une juge qui fourre son nez là où on ne le voudrait pas. Et même si Patrick Bruel est énervant (pourquoi ce gars s'entête-t-il à vouloir faire du cinéma ?), c'est vraiment sympatique. En tous cas, le Chabrol à conseiller pour les néophytes.

Swimming Pool (Francois Ozon, 2003)

Francois Ozon, c'est tellement bien qu'on peut sans remord se re-regarder un coup de Swimming Pool. Son deuxième meilleur film dans ma classification personnelle.
Je n'arrive toujours pas à décider si j'aime Ludivine Sagnier ou pas, mais elle est indéniablement merveilleuse dans ce rôle. J'ai été assez surprise de voir qu'elle n'était pas connue en Allemagne. Finalement, je n'aurais pas pu citer de film qui aurait pu la faire connaître à l'international, à part justement Swimming Pool (qui touche quand même un public un peu restreint).

Blood+ (Production I.G, Mainichi Broad et Aniplex : Fujisaki Jun'Ichi, 2006) - 50 épisodes

Que se serait-il passé si les américains, pendant la guerre du Vietnam, avaient développé pour parvenir à leurs fins une arme destructrice, impossible à arrêter, et qui s'avère être un danger pour l'humanité entière ? Cette arme, ce n'est pas la bombe atomique, ni le napalm. On est dans la fiction, et cette arme a des jambes, des grandes dents et la capacité de guérir immédiatement de ses blessures.
Nous voilà entraîné dans une histoire extrêmement compliquée, avec des êtres n'ayant que de très vagues rapport avec des vampires. L'auteur de cette histoire s'est vraiment donné beaucoup de mal pour que toute son histoire de cinquième nucléotide tienne la route, et malheureusement il reste deux ou trois détails sur lesquels l'histoire se contredit tout de même. Tant pis, on est quand même curieux de comprendre le pourquoi du comment, et on tient les 50 épisodes sans broncher.

Les Japonais aiment visiblement bien les histoires mêlant paranormal et science. Il y a donc des gros monstres ET des scientifiques. Et surtout des politiques sans scrupules, des histoires de gros sous et des bas instrincts, qui donnent une certaine profondeur à cette série (qui d'autre part ne casse pas trois pattes à un canard non plus, faut pas exagérer).

Ce que j'ai beaucoup aimé dans la série, sur la première saison, ce sont les gros monstres. C'est les premiers méchants auxquels est confrontée l'heroine, Saya. Pas que j'aime les gros monstres mutants d'habitudes, mais ceux-là avaient vraiment un design (si j'ose employer le mot) très particulier, très impressionnant, et surtout très individualisé, ce qui leur donnait une certaine âme.
Malheureusement, une fois la première saison finie, ces gros monstres mutants ne sont plus le centre d'attention de l'action, et l'animation les néglige. Les derniers gros monstres sont tous exactement pareils et n'impressionnent plus du tout. Dommage, parce qu'ils tenaient vraiment un truc, je crois.

char_32465.jpgMon perso préféré : J'ai pas mal hésité, parce que je n'ai pas eu de gros coup de coeur, mais je suppose que c'est le personnage de Solomon qui me parle le plus. Il est évidemment horriblement blond et romantique, mais bon, je lui pardonne.

Berlin 36 (Kaspar Heidelbach, 2009)

Berlin, 1936 (oui, je sais, c'est déjà dans le titre) et l'Allemagne nazie se prépare à recevoir les jeux Olympiques. Les Américains font pression, menacent de boycotter les jeux si l'Allemagne ne donne pas sa chance aux sportifs juifs. Au centre de la polémique se trouve Gretel Bergmann (il y a vraiment des allemandes qui s'appellent Gretel, si, si), une championne de saut en hauteur juive, émigrée en Angleterre. Forcés de rappatrier Gretel, les autorités nazies verraient évidemment d'un mauvais oeil qu'une juive remporte la médaille d'or.

Ce film est inspiré de faits réels, la juive Gretel Bergmann et sa concurrente Dora Ratjem (Marie Ketteler dans le film) ayant vraiment existé. J'avais trouvé ce DVD vendu pour une misère et mon actrice allemande préférée (Karoline Herfurth, au cas où vous auriez réussi à oubliuer son nom) jouant le rôle principal, je m'en suis emparé.

Finalement, dans cette histoire, ce n'est pas tellement le destin de Gretel Bergmann qui interpelle. On sait tous que les juifs n'avaient pas la vie facile en Allemagne en 1936, et il est évident qu'être une juive enfermée dans un camp d'entraînement avec une centaine de grands ariens ne pouvait pas être une partie de plaisir. Du coup, c'est surtout la vie de Dora Ratjem qui nous fait tomber des nues. Enregistré à sa naissance comme de sexe feminin à l'état civil, il a été enrôlé plus ou moins de force (difficile de faire la part de la légende dans cette histoire) dans l'équipe féminine nationale allemande jusqu'à ce qu'il batte le record mondial de saut en hauteur en 1939. Comme il est assez difficile de croire que les médecins de l'équipe allemande - qui ont été assez zélés pour finalement décréter que l'état de santé de Gretel ne lui permettait pas de participer aux jeux - n'aient pas vaguement remarqué que Dora avait un sexe masculin, on se demande sincèrement ce que les responsables allemands avaient dans la tête avec cette histoire absurde.

"C'est eux qui ont gagné." déclare Gretel à son ami Marie.
C'est bien cela le plus triste. C'est ces dirigeants fascistes qui ont gagné sur toutes ces destinées individuelles, finalement. C'est vraiment à pleurer.

Huit femmes (Francois Ozon, 2002)

On reste dans Ozon, parce que c'est formidable. Avec une Ludivine Sagnier magnifique dans un rôle complètement différent (incroyable, elle avait 23 ans et on lui en donne facile 16). Avec Fanny Ardant qui est vraiment magnifique au plus haut point. Avec Isabelle Huppert grandiose comme d'habitude. Et avec Emmanuelle Béart, super sexy.
Je trouve le film lui-même assez décevant pour du Ozon. Mais ici, ce sont les actrices qui sont le plus important. L'histoire n'a qu'une importance très secondaire.

Jean de la lune (Robert Manuel, 1981)

J'ai déjà regardé bien des fois cette pièce de Marcel Achard. Michel Duchaussoy joue le rôle principal et j'ai le DVD sur l'étagère, et un Michel Duchaussoy sous la main, ca ne se refuse pas tous les jours. Et après l'avoir vue bien des fois, je n'arrive toujours pas à savoir si j'aime cette pièce ou pas. Elle est un peu bizarre, cette pièce, elle ne rentre pas vraiment dans une case. On a l'impression que c'est un Vaudeville, mais ce n'est pas un Vaudeville. Mais ce n'est pas vraiment poétique non plus.

- Il était une fois un prètre très bon, très simple et très heureux, parce qu'il avait la foi. Or, un matin, pour une raison ou pour une autre, il la perdit. Dès lors, pour ne pas mentir à ses fidèles, il tenta de la retrouver sans approfondir les choses, et il allait se répétant "Je crois en Dieu. Je crois en Dieu. Je crois en Dieu." Et bien, sa confiance fut récompensée : un matin, il se réveilla en y croyant.
- Et alors ?
- C'est tout.
- Drôle d'histoire.
- Oui. Moi aussi, Lily, je crois en toi, je crois en toi, je crois en toi.

Happiness (Todd Solondz, 1998)

Une grande claque que ce film, une grande découverte, un film à voir et à revoir pour les dix prochaines années, je crois.
Le film met en scène toute une galerie de personnages. On découvre au fur et à mesure les liens qui les unissent et surtout les secrets qu'ils cachent. Ce ne sont pas des secrets très gais, certainement pas. Pourtant, on ne peut pas s'empêcher de rire toutes les cinq minutes. Un film drôle et triste, drôle parce qu'il est vrai et triste parce qu'il est vrai.
Ne le prenez pas à la légère, parce que ce n'est pas facile de réussir l'exploit de faire rire en parlant, entre autre, de viol et de pédophilie. Sans tomber dans le mauvais goût, de surcroît.

Je pense avoir rarement vu un film aussi sincère.
C'est d'ailleurs tellement sincère qu'il est assez difficile d'en parler, que je ne sais trop quoi dire, et que je vais m'arrêter là.

Regardez-le.

Monsieur Masure (René Clermont, 1981)
Encore une pièce avec Michel Duchaussoy. Mais j'avoue que je l'aime assez peu, c'est un Vaudeville pas très original. Par contre, c'est sûr qu'un trio entre Michel Duchaussoy, André Dussolier et la jolie Axelle Abadie, ca ne peut pas être complètement mauvais.

Et après ?

Pas d'idée précise, à part Chaos Head dans la japanimation. Côté livres, il va faire enfin beau et Thomas Mann va avancer un peu, je pense.

mercredi, 09 mai 2012

Et vous, vos élections, c'était comment ?

J'ai (presque) réussit à faire un article d'actualité moins d'un mois après l'évènement sur le blog de la Vache en Germanie.

Donc on applaudit et on va le lire !

lundi, 07 mai 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les deux semaines passées ?

Une semaine de beau temps, où j'ai pas mal traîné au parc près de chez moi, donc pas mal lu. Suivi d'une semaine de mauvais temps, où je suis plutôt restée devant mon ordinateur, moins de lecture...

Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas

J'ai eté très enthousismée par la 1ère partie, qui parle des années passées en prison, du temps qui s'écoule lentement, de la folie qui monte... Très introspectif et réfléchi.

La deuxième et la troisième partie sont plus convenues, plus aventureuses. On les écoute avec plaisir, mais ce n'est plus la même trempe... Quant à la suite : la version audio n'était pas terminée ! Je suis donc restée sur ma faim et dois maintenant attendre que le lecteur termine le roman.

Sur l'eau, Maupassant

Carnet de bord de Maupassant lors d'une virée à bord de son Bel Ami, passant par Saint Tropez, Fréjus, Monaco... Un peu brouillon, très contemplatif, pas d'histoire, plutôt des impressions. Un peu long, en définitive.

Au moment où j’entrais à l’hôtel pour y déjeuner on me remit un effrayant paquet de lettres et de journaux qui m’attendaient, et mon cœur se serra comme sous la menace d’un malheur. J’ai la peur et la haine des lettres ; ce sont des liens. Ces petits carrés de papier qui portent mon nom me semblent faire, quand je les déchire, un bruit de chaînes, le bruit des chaînes qui m’attachent aux vivants que j’ai connus, que je connais.
Toutes me disent, bien qu’écrites par des mains différentes. "Où êtes-vous ? Que faites-vous ? Pourquoi disparaître ainsi sans annoncer où vous allez ? Avec qui vous cachez-vous ?" Une autre ajoutait : "Comment voulez-vous qu’on s’attache à vous si vous fuyez toujours vos amis ; c’est même blessant pour eux…"
Eh bien ! qu’on ne s’attache pas à moi ! Personne ne comprendra donc l’affection sans y joindre une idée de possession et de despotisme. Il semble que les relations ne puissent exister sans entraîner avec elles des obligations, des susceptibilités et un certain degré de servitude. Dès qu’on a souri aux politesses d’un inconnu, cet inconnu a barres sur vous, s’inquiète de ce que vous faites et vous reproche de le négliger. Si nous allons jusqu’à l’amitié, chacun s’imagine avoir des droits ; les rapports deviennent des devoirs et les liens qui nous unissent semblent terminés avec des nœuds coulants.
Cette inquiétude affectueuse, cette jalousie soupçonneuse, contrôleuse, cramponnante des êtres qui se sont rencontrés et qui se croient enchaînés l’un à l’autre parce qu’ils se sont plu, n’est faite que de la peur harcelante de la solitude qui hante les hommes sur cette terre.

Dagmar, Franz dit Bart

Une histoire de vampire entre le Berlin des années 10 et le Paris de 2001.
Un livre offert par les Agents Littéraires pour lesquels je dois écrire une critique. J'en reparlerai donc.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, Stig Dagerman

Un long poème en prose, qui me plaît beaucoup, mais qui demande de pas mal se concentrer...

Le docteur Heraclius Gloss, Maupassant

La traversée, Alain Vircondelet

La traversée de la mer méditerranée par les pied noirs en été 62. Et tout ce qui tourne autour. Évidemment passionnant.

Qu'est-ce que j'ai vu ces deux dernières semaines ?

Je me suis régalée dans le retour en train. Qui a dit que le trajet Toulouse-Paris-Berlin était fastidieux ?
Puis, comme vous allez pourvoir le constater, j'ai été prise d'une boulimie d'animés (exclusivement japanisation en l'occurence). Évidemment, un animé, c'est beaucoup beaucoup d'épisodes (moins qu'on ne le croit tout de même, la durée standard étant de 12 ou 24 épisodes - les animés à 364 épisodes comme Pokémon sont quand même une exception).

Help (Richard Lester, 1965)



Help est mon premier film "Beatles". Ce film n'a aucun sens, mais qu'est-ce qu'on se marre !
Ringo se retrouve à posséder l'anneau (ha ha ha, le jeu de mot...) sacrificiel d'une quelconque secte des Bahamas, dont le grand chef est à sa poursuite et essaye de le peindre en rouge pour pouvoir lui couper la gorge selon les rites sacrés. Les quatres Beatles, quand ils ne chantent pas, font les idiots et se roulent dans la neige. Humour potache et jeux de mots pourris garantis. Ce film a l'air d'avoir été une bonne partie de rigolade.

Nausicaä de la vallée du vent (Top Craft : Miyazaki, 1984)

Poussant dans une terre polluée, arrosées d'une eau polluée, les plantes le la terre ont créé une forêt toxique aux effluves mortelles pour les humains. Dans cette forêt vivent des inscectes géants. Voulant brûler la forêt, les humains n'ont fait qu'empirer les choses, de sorte que l'humanité est presque éteinte. Une armée humaine part pour une ultime tentative de destruction de la forêt, tandis que Nausicaä, la princesse d'un peuple pacifique, apprivoise le vent, les inscectes et la forêt.

Miazaki a le talent extraordinaire de créer des mondes imaginaires plus proches de la réalité que n'importe quel réalisme. Je n'aime pas la SF, les monstres et les machines incroyables. Sauf quand c'est Miazaki qui raconte. Dans ses dessins animés, Miazaki traite de sujets graves et difficiles.
Evidemment, il parle de l'équilibre du monde, de l'interdépendance homme-nature. Ca crève les yeux à lire le synopsis.
Ce qui crève moins les yeux et qui est encore plus intéressant peut-être, c'est quand il osculte la nature humaine. "J'ai peur de moi-même." dit Nausicaä, qui n'a pourtant peur de rien ni de personne. Elle pointe du doigt LA vérité de Miazaki : l'homme est son propre ennemi. Dans les histoires de Miazaki, les forces de la haine, de la soif de pouvoir sont des poisons qui détruisent au sens propre les héros (pourtant en général gentils et généreux). C'est cette haine, cachée dans leurs coeur, qu'ils doivent combattre.

En fait, les aventures contées par Miazaki sont des auto-psychalanyses. C'est ce qui les rend passionantes, au delà des créatures de légende et des machines de l'hyper-technologie.

Murder in the first (Marc Rocco, 1995)

Film très sombre, tiré d'une histoire vraie, sur un détenu d'Alcatraz ayant passé trois ans dans le "donjon", des cellules sans lumière destinées à punir les condamnés récalcitrants. Oublié pendant trois ans par la hierarchie, torturé par ses gardiens, le jeune Henri Young ressort à demi fou de cette expérience. Son premier geste est de tuer un gardien avec sa cuillère.
Toute cette première partie passe assez vite, très dure, très marquante.

Le film retrace surtout le procès pour meurtre fait à Henri Young, qui grâce à son avocat se retournera en un procès contre Alcatraz.
J'étais en plein dans la première partie du Comte de Monte Cristo lorsque j'ai vu ce film. Hasard très heureux puisque les deux histoires étaient très complémentaires. Les premières images du film sont les plus dures et les plus réussies. Le duo entre Henri Young et son avocat est aussi très touchant, je regrette juste que l'ensemble s'étiole au fur et à mesure dans les bons sentiments à l'américaine. Finalement, un des points forts du film est de relater des faits réels (mais tout de même très modifiés, histoire de rajouter un peu de pathos) et de montrer l'inhumanité du système carcéral des années 30.

Kanon (Kyoto Animation : Studio Key et Visual Art's, 2007) - 24 épisodes

Mon premier animé depuis très très très longtemps.

Le démarrage est LE shéma classique absolu des japanimés : un jeune héro arrive dans une ville pour y faire ses années lycée. Dans cette ville, il va habiter chez sa cousine, d'abord seul, puis de plus en plus de personnages féminins vont apparaître et s'incruster dans la vie familiale. Bref, plus classique, tu meurs (c'est exactement le même shéma que pour Love Hina, par exemple).

Ce qui démarque un peu Kanon à mon avis, c'est l'humour pince-sans-rire du héro, auquel j'ai beaucoup accroché. Pour une fois, on évite l'humour habituel du garcon vivant au milieu de filles, se retrouvant tout le temps dans des situations équivoques, et finissant toujours par se prendre une baffe alors qu'il n'a rien fait. Ca change un peu.

Pour le reste il faut vraiment réussir à tordre son cerveau pour rentrer dans l'imaginaire japonais, avec toutes ces histoires d'esprits animaux et de forces sorties d'on-ne-sait-trop-où et de ce surnaturel dans le quotidien si particulier. Ce n'est pas ce que je préfère dans la japanimation, mais on s'y habitue et il faut bien dire qu'il s'agit d'un des principaux intérêts de l'histoire. Très belle histoire d'ailleurs, malgré quelques détails un peu déroutants. On en rajoute sans doute un peu trop dans le mystère et l'incompréhensible, mais il y a pire.

Bon, amies féministes passez votre chemin, parce que les filles de cette histoire sont quand même assez bétasses. Plus exactement, les filles sont de gentils animaux (presque au sens propre): chacune a son petit tic de language débile et surtout son aliment préféré, avec lequel le héro peut l'apprivoiser. Il faut dire qu'ils passent leur temps à manger, dans cet animé. Ca a l'aspect positif qu'on en apprend beaucoup sur les spécialités japonaises (ca a l'air très bon).

Le dernier point, et non des moindres, c'est qu'il s'agit évidemment d'une production des studios Kyoto Animation, qui font un boulot impeccable. Du coup, c'est vrai, "ils se ressemblent tous, ces dessins animés", comme dirait ma maman. En effet, Kyoto Animation, c'est du dessin classique (le classique de 2012, qui n'a rien à voir avec le classique des années 80, Heidi, Tom Sawyer et compagnie...), tout mignon, avec des grands yeux brillants et des jolies couleurs. Comme moi j'adhère à 100%, y'a aucun problème, évidemment. Mention spéciale pour les décors de neige, qui sont beaux beaux beaux.

1er épisode

mai-all.gifMon perso préféré : la jolie et violente Mai, la chasseuse de démons (un clone de la sabreuse de Love Hina dont j'ai oublié le nom et qui était aussi mon perso préféré).

Aria (Hal Film Maker : Amano Kozue, 2005) - 13 épisodes

Aria était classé dans la catégorie "contemplatif". C'est même une des raisons pour lesquelles je voulais le voir. Donc je ne vais pas me plaindre maintenant qu'il ne se passe rien dans cette histoire. Mais enfin... il ne se passe vraiment rien dans cette histoire.

Nous sommes sur la planète Aqua, une colonie de la Terre, dans Neo-Venezia, une ville construite sur le modèle de Venise. Une ville les pieds dans l'eau, où des conductrices de gondoles - des undines - promènent les touristes. L'héroine, Akari, est une apprentie undine, et nous la suivons 6 mois de sa vie, de l'été à l'hiver, dans son quotidien. Akari regarde et s'émerveille. L'été, le soleil, le chant des undines, puis l'automne, puis l'hiver, la neige, les sources chaudes... Voilà tout l'animé rapidement résumé.

Chaque épisode ponctué d'une petite morale, l'ensemble assez naif, je pense que le public visé par l'animé est un public assez jeune. On ne joue pas sur le pathos (même les rares fois où ce serait possible), de sorte que l'animé est très positif, même quand il aborde (rarement) le thème de la mort. Naif sans être niais pour autant, un animé sympa et inoffensif.
Mais bon... il se passe quand même rien...

1er épisode

AriaTheAnimation03.jpgMon perso préféré : la meilleure amie d'Akari, avec ses jolies nattes et son perfectionnisme.

Kamisama no Memo-chou (J.C. Staff : Sugii Hikaru, 2011) - 12 épisodes

J'avais envie de me remettre de toute cette gentlllesse et de toute cette douceur. Du coup, le premier épisode de cet animé, deux prostitutions et un suicide, c'était plus dans mes cordes. Je respire. C'est parti pour Kamisama no Memo-chou, des enquêtes policières résolues par une équipe un peu particulière.
Cette équipe est composée de NEET, une catégorie sociale japonaise : Not in Education, Employment or Training. Bref, des gens qui traînent (en l'occurence : dans un restaurant de ramen) et qui vivent d'on ne sait trop quoi. Et à la tête de l'équipe, Alice, une hackeuse qui semble avoir douze ans, vit enfermée dans une pièce sans lumière avec un ordinateur géant et se nourrit exclusivement de ramen sans pâtes et de soda.

J'ai aimé dans cet animé a diversité des thèmes abordés. Le ton est assez sérieux et dramatique sans oublier de rigoler de temps en temps. Ainsi, les enquêtes alternent entre des histoires de mafia, de drogue et de blanchiement d'argent sale et des enquêtes plus légère comme la recherche d'un voleur de soutien-gorge (épisode volant particulièrement haut, vous imaginez). Ainsi, on n'échappe pas à l'humour pervers japonais (avec une gamine de douze ans, oui, oui, les japonais n'ont peur de rien) mais ca reste supportable et c'est de bonne guerre.

À côté de ca, l'animé a une fâcheuse tendance à vouloir avoir l'air d'avoir une intrigue plus compliquée et technique qu'elle ne l'est. Le premier épisode est carrément brumeux, et on se demande bien ce qui se passe. Alice ressemble un peu trop à L de Death Note pour arriver à devenir un personnage parfaitement crédible : en tant que spectateur, on a vraiment du mal à se défaire de la référence.

Bon, pour ce qui est du graphisme, rien à dire, c'est peut-être pas original mais c'est mon style à 100%.

1er épisode

Kamisama-04.pngMon perso préféré : la tenancière du restaurant de ramen, à qui je pardonne même son 80G ridicule à cause de son caractère de cochon.

Qu'est-ce qui vient après ?

Je sais pas trop, je me laisserai porter par l'inspiration et le temps qu'il fait.
Niveau animés, j'ai déjà bien entamé Elfen Lied, un classique du genre (du genre avec du sang partout, je vous préviens - j'avais vraiment besoin de me remettre d'Aria...).