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lundi, 07 mai 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les deux semaines passées ?

Une semaine de beau temps, où j'ai pas mal traîné au parc près de chez moi, donc pas mal lu. Suivi d'une semaine de mauvais temps, où je suis plutôt restée devant mon ordinateur, moins de lecture...

Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas

J'ai eté très enthousismée par la 1ère partie, qui parle des années passées en prison, du temps qui s'écoule lentement, de la folie qui monte... Très introspectif et réfléchi.

La deuxième et la troisième partie sont plus convenues, plus aventureuses. On les écoute avec plaisir, mais ce n'est plus la même trempe... Quant à la suite : la version audio n'était pas terminée ! Je suis donc restée sur ma faim et dois maintenant attendre que le lecteur termine le roman.

Sur l'eau, Maupassant

Carnet de bord de Maupassant lors d'une virée à bord de son Bel Ami, passant par Saint Tropez, Fréjus, Monaco... Un peu brouillon, très contemplatif, pas d'histoire, plutôt des impressions. Un peu long, en définitive.

Au moment où j’entrais à l’hôtel pour y déjeuner on me remit un effrayant paquet de lettres et de journaux qui m’attendaient, et mon cœur se serra comme sous la menace d’un malheur. J’ai la peur et la haine des lettres ; ce sont des liens. Ces petits carrés de papier qui portent mon nom me semblent faire, quand je les déchire, un bruit de chaînes, le bruit des chaînes qui m’attachent aux vivants que j’ai connus, que je connais.
Toutes me disent, bien qu’écrites par des mains différentes. "Où êtes-vous ? Que faites-vous ? Pourquoi disparaître ainsi sans annoncer où vous allez ? Avec qui vous cachez-vous ?" Une autre ajoutait : "Comment voulez-vous qu’on s’attache à vous si vous fuyez toujours vos amis ; c’est même blessant pour eux…"
Eh bien ! qu’on ne s’attache pas à moi ! Personne ne comprendra donc l’affection sans y joindre une idée de possession et de despotisme. Il semble que les relations ne puissent exister sans entraîner avec elles des obligations, des susceptibilités et un certain degré de servitude. Dès qu’on a souri aux politesses d’un inconnu, cet inconnu a barres sur vous, s’inquiète de ce que vous faites et vous reproche de le négliger. Si nous allons jusqu’à l’amitié, chacun s’imagine avoir des droits ; les rapports deviennent des devoirs et les liens qui nous unissent semblent terminés avec des nœuds coulants.
Cette inquiétude affectueuse, cette jalousie soupçonneuse, contrôleuse, cramponnante des êtres qui se sont rencontrés et qui se croient enchaînés l’un à l’autre parce qu’ils se sont plu, n’est faite que de la peur harcelante de la solitude qui hante les hommes sur cette terre.

Dagmar, Franz dit Bart

Une histoire de vampire entre le Berlin des années 10 et le Paris de 2001.
Un livre offert par les Agents Littéraires pour lesquels je dois écrire une critique. J'en reparlerai donc.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, Stig Dagerman

Un long poème en prose, qui me plaît beaucoup, mais qui demande de pas mal se concentrer...

Le docteur Heraclius Gloss, Maupassant

La traversée, Alain Vircondelet

La traversée de la mer méditerranée par les pied noirs en été 62. Et tout ce qui tourne autour. Évidemment passionnant.

Qu'est-ce que j'ai vu ces deux dernières semaines ?

Je me suis régalée dans le retour en train. Qui a dit que le trajet Toulouse-Paris-Berlin était fastidieux ?
Puis, comme vous allez pourvoir le constater, j'ai été prise d'une boulimie d'animés (exclusivement japanisation en l'occurence). Évidemment, un animé, c'est beaucoup beaucoup d'épisodes (moins qu'on ne le croit tout de même, la durée standard étant de 12 ou 24 épisodes - les animés à 364 épisodes comme Pokémon sont quand même une exception).

Help (Richard Lester, 1965)



Help est mon premier film "Beatles". Ce film n'a aucun sens, mais qu'est-ce qu'on se marre !
Ringo se retrouve à posséder l'anneau (ha ha ha, le jeu de mot...) sacrificiel d'une quelconque secte des Bahamas, dont le grand chef est à sa poursuite et essaye de le peindre en rouge pour pouvoir lui couper la gorge selon les rites sacrés. Les quatres Beatles, quand ils ne chantent pas, font les idiots et se roulent dans la neige. Humour potache et jeux de mots pourris garantis. Ce film a l'air d'avoir été une bonne partie de rigolade.

Nausicaä de la vallée du vent (Top Craft : Miyazaki, 1984)

Poussant dans une terre polluée, arrosées d'une eau polluée, les plantes le la terre ont créé une forêt toxique aux effluves mortelles pour les humains. Dans cette forêt vivent des inscectes géants. Voulant brûler la forêt, les humains n'ont fait qu'empirer les choses, de sorte que l'humanité est presque éteinte. Une armée humaine part pour une ultime tentative de destruction de la forêt, tandis que Nausicaä, la princesse d'un peuple pacifique, apprivoise le vent, les inscectes et la forêt.

Miazaki a le talent extraordinaire de créer des mondes imaginaires plus proches de la réalité que n'importe quel réalisme. Je n'aime pas la SF, les monstres et les machines incroyables. Sauf quand c'est Miazaki qui raconte. Dans ses dessins animés, Miazaki traite de sujets graves et difficiles.
Evidemment, il parle de l'équilibre du monde, de l'interdépendance homme-nature. Ca crève les yeux à lire le synopsis.
Ce qui crève moins les yeux et qui est encore plus intéressant peut-être, c'est quand il osculte la nature humaine. "J'ai peur de moi-même." dit Nausicaä, qui n'a pourtant peur de rien ni de personne. Elle pointe du doigt LA vérité de Miazaki : l'homme est son propre ennemi. Dans les histoires de Miazaki, les forces de la haine, de la soif de pouvoir sont des poisons qui détruisent au sens propre les héros (pourtant en général gentils et généreux). C'est cette haine, cachée dans leurs coeur, qu'ils doivent combattre.

En fait, les aventures contées par Miazaki sont des auto-psychalanyses. C'est ce qui les rend passionantes, au delà des créatures de légende et des machines de l'hyper-technologie.

Murder in the first (Marc Rocco, 1995)

Film très sombre, tiré d'une histoire vraie, sur un détenu d'Alcatraz ayant passé trois ans dans le "donjon", des cellules sans lumière destinées à punir les condamnés récalcitrants. Oublié pendant trois ans par la hierarchie, torturé par ses gardiens, le jeune Henri Young ressort à demi fou de cette expérience. Son premier geste est de tuer un gardien avec sa cuillère.
Toute cette première partie passe assez vite, très dure, très marquante.

Le film retrace surtout le procès pour meurtre fait à Henri Young, qui grâce à son avocat se retournera en un procès contre Alcatraz.
J'étais en plein dans la première partie du Comte de Monte Cristo lorsque j'ai vu ce film. Hasard très heureux puisque les deux histoires étaient très complémentaires. Les premières images du film sont les plus dures et les plus réussies. Le duo entre Henri Young et son avocat est aussi très touchant, je regrette juste que l'ensemble s'étiole au fur et à mesure dans les bons sentiments à l'américaine. Finalement, un des points forts du film est de relater des faits réels (mais tout de même très modifiés, histoire de rajouter un peu de pathos) et de montrer l'inhumanité du système carcéral des années 30.

Kanon (Kyoto Animation : Studio Key et Visual Art's, 2007) - 24 épisodes

Mon premier animé depuis très très très longtemps.

Le démarrage est LE shéma classique absolu des japanimés : un jeune héro arrive dans une ville pour y faire ses années lycée. Dans cette ville, il va habiter chez sa cousine, d'abord seul, puis de plus en plus de personnages féminins vont apparaître et s'incruster dans la vie familiale. Bref, plus classique, tu meurs (c'est exactement le même shéma que pour Love Hina, par exemple).

Ce qui démarque un peu Kanon à mon avis, c'est l'humour pince-sans-rire du héro, auquel j'ai beaucoup accroché. Pour une fois, on évite l'humour habituel du garcon vivant au milieu de filles, se retrouvant tout le temps dans des situations équivoques, et finissant toujours par se prendre une baffe alors qu'il n'a rien fait. Ca change un peu.

Pour le reste il faut vraiment réussir à tordre son cerveau pour rentrer dans l'imaginaire japonais, avec toutes ces histoires d'esprits animaux et de forces sorties d'on-ne-sait-trop-où et de ce surnaturel dans le quotidien si particulier. Ce n'est pas ce que je préfère dans la japanimation, mais on s'y habitue et il faut bien dire qu'il s'agit d'un des principaux intérêts de l'histoire. Très belle histoire d'ailleurs, malgré quelques détails un peu déroutants. On en rajoute sans doute un peu trop dans le mystère et l'incompréhensible, mais il y a pire.

Bon, amies féministes passez votre chemin, parce que les filles de cette histoire sont quand même assez bétasses. Plus exactement, les filles sont de gentils animaux (presque au sens propre): chacune a son petit tic de language débile et surtout son aliment préféré, avec lequel le héro peut l'apprivoiser. Il faut dire qu'ils passent leur temps à manger, dans cet animé. Ca a l'aspect positif qu'on en apprend beaucoup sur les spécialités japonaises (ca a l'air très bon).

Le dernier point, et non des moindres, c'est qu'il s'agit évidemment d'une production des studios Kyoto Animation, qui font un boulot impeccable. Du coup, c'est vrai, "ils se ressemblent tous, ces dessins animés", comme dirait ma maman. En effet, Kyoto Animation, c'est du dessin classique (le classique de 2012, qui n'a rien à voir avec le classique des années 80, Heidi, Tom Sawyer et compagnie...), tout mignon, avec des grands yeux brillants et des jolies couleurs. Comme moi j'adhère à 100%, y'a aucun problème, évidemment. Mention spéciale pour les décors de neige, qui sont beaux beaux beaux.

1er épisode

mai-all.gifMon perso préféré : la jolie et violente Mai, la chasseuse de démons (un clone de la sabreuse de Love Hina dont j'ai oublié le nom et qui était aussi mon perso préféré).

Aria (Hal Film Maker : Amano Kozue, 2005) - 13 épisodes

Aria était classé dans la catégorie "contemplatif". C'est même une des raisons pour lesquelles je voulais le voir. Donc je ne vais pas me plaindre maintenant qu'il ne se passe rien dans cette histoire. Mais enfin... il ne se passe vraiment rien dans cette histoire.

Nous sommes sur la planète Aqua, une colonie de la Terre, dans Neo-Venezia, une ville construite sur le modèle de Venise. Une ville les pieds dans l'eau, où des conductrices de gondoles - des undines - promènent les touristes. L'héroine, Akari, est une apprentie undine, et nous la suivons 6 mois de sa vie, de l'été à l'hiver, dans son quotidien. Akari regarde et s'émerveille. L'été, le soleil, le chant des undines, puis l'automne, puis l'hiver, la neige, les sources chaudes... Voilà tout l'animé rapidement résumé.

Chaque épisode ponctué d'une petite morale, l'ensemble assez naif, je pense que le public visé par l'animé est un public assez jeune. On ne joue pas sur le pathos (même les rares fois où ce serait possible), de sorte que l'animé est très positif, même quand il aborde (rarement) le thème de la mort. Naif sans être niais pour autant, un animé sympa et inoffensif.
Mais bon... il se passe quand même rien...

1er épisode

AriaTheAnimation03.jpgMon perso préféré : la meilleure amie d'Akari, avec ses jolies nattes et son perfectionnisme.

Kamisama no Memo-chou (J.C. Staff : Sugii Hikaru, 2011) - 12 épisodes

J'avais envie de me remettre de toute cette gentlllesse et de toute cette douceur. Du coup, le premier épisode de cet animé, deux prostitutions et un suicide, c'était plus dans mes cordes. Je respire. C'est parti pour Kamisama no Memo-chou, des enquêtes policières résolues par une équipe un peu particulière.
Cette équipe est composée de NEET, une catégorie sociale japonaise : Not in Education, Employment or Training. Bref, des gens qui traînent (en l'occurence : dans un restaurant de ramen) et qui vivent d'on ne sait trop quoi. Et à la tête de l'équipe, Alice, une hackeuse qui semble avoir douze ans, vit enfermée dans une pièce sans lumière avec un ordinateur géant et se nourrit exclusivement de ramen sans pâtes et de soda.

J'ai aimé dans cet animé a diversité des thèmes abordés. Le ton est assez sérieux et dramatique sans oublier de rigoler de temps en temps. Ainsi, les enquêtes alternent entre des histoires de mafia, de drogue et de blanchiement d'argent sale et des enquêtes plus légère comme la recherche d'un voleur de soutien-gorge (épisode volant particulièrement haut, vous imaginez). Ainsi, on n'échappe pas à l'humour pervers japonais (avec une gamine de douze ans, oui, oui, les japonais n'ont peur de rien) mais ca reste supportable et c'est de bonne guerre.

À côté de ca, l'animé a une fâcheuse tendance à vouloir avoir l'air d'avoir une intrigue plus compliquée et technique qu'elle ne l'est. Le premier épisode est carrément brumeux, et on se demande bien ce qui se passe. Alice ressemble un peu trop à L de Death Note pour arriver à devenir un personnage parfaitement crédible : en tant que spectateur, on a vraiment du mal à se défaire de la référence.

Bon, pour ce qui est du graphisme, rien à dire, c'est peut-être pas original mais c'est mon style à 100%.

1er épisode

Kamisama-04.pngMon perso préféré : la tenancière du restaurant de ramen, à qui je pardonne même son 80G ridicule à cause de son caractère de cochon.

Qu'est-ce qui vient après ?

Je sais pas trop, je me laisserai porter par l'inspiration et le temps qu'il fait.
Niveau animés, j'ai déjà bien entamé Elfen Lied, un classique du genre (du genre avec du sang partout, je vous préviens - j'avais vraiment besoin de me remettre d'Aria...).

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