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lundi, 23 avril 2012

C'est lundi...

Une semaine placée principalement sous l'influence de la nièce. Qui a découvert le théâtre, nous a gavé de dessins animés, et que j'ai accompagnée à la médiathèque (où je me suis jetée sur les revues d'arts martiaux).

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

J'ai lu en premier lieu plusieurs numéros de Karate Bushido, qui comme son nom ne l'indique pas n'est pas un magazine spécialisé karaté, mais spécialisé arts martieux de tous genres, avec des reportages dans des dojos pratiquant un art inconnu du fin fond du Vietnam, des tas d'interviews intéressantes...
Vraiment super.

Entraînement à domicile, Mike Young

Un très bon livre que je recommanderais à tous ceux qui ont envie de s'entraîner sérieusement en art martial, c'est à dire aussi de s'entraîner à la maison, dans son jardin ou dans un parc... Pas trop d'approfondissement des exercices, mais du matériel de remplacement à base de sacs en plastique, de serviettes, de vieux pneus. Des idées géniales et lumineuses, franchement.
Mike Young est aussi très intéressant... Il y a deux types de "grands" dans les arts martiaux. D'un côté, les vieux maîtres qui ont passé leur vie dans un art martial pratiqué par une quinzaine de personnes dans le monde, art qui leur a été transmis par leur grand père qui était le meilleur ami du fondateur de la discipline et qui ont toute leur vie approfondi le mouvement de l'attaque du serpent. Ca, c'est les gens interviewés par Karaté Bushido. D'autre part, il y a des surdoués, qui sont 5ème dan karaté, 6ème dan aikido, 3ème dan en jujitsu, savent manier le sabre, la canne de combat, ont fait des combats de boxe, de kick-boxing, ont fait des stages de tous les arts martiaux inconnus de tailande et font naturellement du yoga à leurs heures perdues... C'est exactement ce genre de personne qu'est Mike Young. Par conséquent, ce qu'il propose est du matériel très universel, pour travailler coups de poing, coups de pied. Du basique, du très utile. Je suis conquise par ses idées et j'attends de pouvoir les appliquer.

Le livre du Ki, Koichi Tokei

Le Ki (ou Qui) est une des composantes les plus importantes et mal connues des arts martiaux. C'est un concept difficile à expliquer d'une part, et peu occidental d'autre part. Donc j'ai tout de suite attrapé le livre en voyant que le sujet était traité.
En quelque sorte, le Ki, c'est l'énergie, au sens trés très très large du terme. Vivre, c'est le Ki, bouger, c'est le ki, la force, c'est le Ki, exister, c'est le Ki. On peut améliorer son Ki grâce à des petits exercices proposés par l'auteur. La plupart de ces exercices, et pas mal d'explications données dans ce livre sont exactement identiques à ce qu'Arthur, mon prof de taekwondo, a pu me dire dessus. Je crois que je suis tombée par hasard exactement sur le livre dont il m'a parlé.
C'est intéressant, mais encore vague. À travailler.

La tonic attitude des paresseuses, Anne-Charlotte Fraisse

Je suis tombée sur le livre à la Fnac, et en le feuillettant, plusieurs passages m'ont paru bien. Je me suis assise pour le feuilleter un peu plus, et je suis tombée dans une faille temporelle dont je me suis réveillée trois heures plus tard, le livre terminé.
Le livre est écrit dans un style très très accessible, genre magazine féminin, mais sans discours (trop) convenu. J'ai même été très agréablement surprise de ne pas y lire les contre-vérités habituelles (le lait est bon pour les os, par exemple, là où j'ai envie de flinguer les émissions "éducatives" pour enfants, une vraie propagande...).
Beaucoup de choses sont des conseils qu'on connaît par coeur (les légumes, c'est bon pour la santé, et le pain complet, c'est mieux que le pain blanc), avec pas mal de petits trucs sympas à noter. J'ai enfin trouvé par exemple où avoir des omega 3 (gros problème quand on ne mange pas de poisson) et que la noix de muscade dans les légumineuses aide à contrecarrer les effets "négatifs" des haricots blancs...
Bref, le livre était franchement bien fichu, et donne aussi des explications "scientifiques" claires. Peut-être un peu simplifiées, mais les bases.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Königliche Hoheit, Thomas Mann

Sur l'eau, Maupassant

Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas
J'aime bien.

Qu'est-ce que je vais lire après ?

J'ai un peu de Nietzsche de côté... Surtout des trucs un peu difficiles, c'est pour ca que je me prépare avec du Alexandre Dumas.

Qu'est-ce que j'ai vu cette semaine ?

Doit-on le dire ? Labiche et Duru (Comédie Francaise, 1978)

J'adooooore Doit-on le dire ? Je crois que c'est ma pièce de théâtre préférée, spécialement dans cette mise en scène (encore que je n'en connaisse pas d'autre). Le couple de Francoise Seigner et Jacques Sereys est tout simplement parfait, ils sont drôles et magnifiques (et qu'est-ce qu'elle est belle, elle !). Paule Noelle est TELLEMENT belle, et j'adore sa voix. Même la soubrette est géniale. J'ai peut-être le tout petit regret que Michel Duchaussoy ne joue pas dans cette pièce, ca aurait été évidemment parfait (je l'aurais très bien vu dans le rôle d'Albert, Guy Michel étant un peu fade).

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Paule Noelle, pour le plaisir des yeux

Je vais en chemise
Adieu ma pudeur !
Si j'étais surprise
Ce serait l'horreur
Car tout le monde
Devrait savoir
Que nous avons, les blondes
Peur dans le noir.
Je vais en chemise
Adieu pudeur
Et compromise
En cas de malheur
Puisqu'en esclandre
Je veux apprendre
Ce que me dit cet homme au désespoir
Un billet tendre
Un billet tendre
Allons le lire en paix dans un cabinet noir

La station Champbaudet, de Labiche et Marc-Michel (Comédie Francaise, 1972)

Histérique en voyant ce DVD de cette pièce dont je connais la version audio PAR COEUR (littéralement, interrogez-moi, vous verrez !) et... avec Michel Duchaussoy ! Youpi Youpi !
La jolie Paule Noelle est aussi au rendez-vous.

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Paule Noelle, pour continuer le plaisir.

Un petit air de mandoli-ine
Les voilà tranquilles soudain.
Ah que les femmes sont câlines
Pour peu qu'on soit un peu câlin !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah que les femmes sont câlines
Pour peu qu'on soit un peu câlin !

La surprise de César (Gaetan et Paul Grizzi, 1985)

Aladdin (Disney (Ron Clemens et John Musker), 1992)

Tintin et le lac aux requins (Raymond Leblanc, 1972)

Ondine, de Giraudoux (Comédie Francaise, 1974)

La cérémonie (Chabrol, 1995)

Becket (Peter Glenville, 1964)

lundi, 16 avril 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu ces quatre dernières semaines ?

Ca fait en effet cinq semaines que je n'ai pas posté, mais évidemment, la première semaine, je n'ai absolument rien lu.

Le journal d'une femme de chambre, Octave Mirbeau
Célébrité méritée de ce roman, un des plus aboutis d'Octave Mirbeau. Un roman qui laisse sans voix. Inégalé et inégalable.
Mon coeur va au chapitre consacré à Mr Georges.

Mon baiser avait quelque chose de sinistre et de follement criminel… Sachant que je tuais Georges, je m’acharnais à me tuer, moi aussi, dans le même bonheur et dans le même mal… Délibérément, je sacrifiais sa vie et la mienne… Avec une exaltation âpre et farouche qui décuplait l’intensité de nos spasmes, j’aspirais, je buvais la mort, toute la mort, à sa bouche… et je me barbouillais les lèvres de son poison… Une fois qu’il toussait, pris, dans mes bras, d’une crise plus violente que de coutume, je vis mousser à ses lèvres un gros, immonde crachat sanguinolent.
— Donne… donne… donne !
Et j’avalai le crachat, avec une avidité meurtrière, comme j’eusse fait d’un cordial de vie…
Monsieur Georges ne tarda pas à dépérir. Les crises devinrent plus fréquentes, plus graves, plus douloureuses. Il cracha du sang, eut de longues syncopes, pendant lesquelles on le crut mort. Son corps s’amaigrit, se creusa, se décharna, au point qu’il ressemblait véritablement à une pièce anatomique. Et la joie qui avait reconquis la maison se changea, bien vite, en une douleur morne. La grand’mère recommença de passer ses journées dans le salon, à pleurer, prier, épier les bruits, et, l’oreille collée à la porte qui la séparait de son enfant, à subir l’affreuse et persistante angoisse d’entendre un cri… un râle… un soupir, le dernier… la fin de ce qui lui restait de cher et d’encore vivant, ici-bas… Lorsque je sortais de la chambre, elle me suivait, pas à pas, dans la maison, et gémissait :
— Pourquoi, mon Dieu ?… pourquoi ?… Et qu’est-il donc arrivé ?

Un chapitre personnel, Dostoievsky

La main d'écorché, Guy de Maupassant
Ayant épuisé à peu près tout Octave Mirbeau, retour à l'auteur qui m'occupait avant que je ne découvre celui-ci.
Une histoire fantastique digne de Maupassant, très noire et très simple.

Le rendez-vous dans trois cents ans, Alexei Tolstoi
Attention, hein, Alexei Tolstoi, pas Léon.
Une belle histoire fantastique.

La Grande Étude, Conficius
Ce que signifient ces mots, mettre le bon ordre dans sa famille, consiste auparavant à se corriger soi-même de toutes se passions vicieuses, le voici : Les hommes sont partiaux envers leurs parents et ceux qu'ils aiment ; ils sont partiaux ou injustes evers ceux qu'ils méprisent et qu'ils haissent ; envers ceux qu'ils respectent et qu'ils révèrent, ils sont également partiaux ou serviles ; ils sont partiaux ou trop méricordieux envers ceux qui inspirent la compassion et la pitié ; ils sont aussi partiaux ou hautains envers ceux qu'ils traitent avec supériorité. C'est pourquoi aimer et reconnaître les défauts de ceux que l'on aime, hair et reconnaître les bonnes qualités de ceux que l'on hait est une chose bien rare sous le ciel.

Lumière d'août, Faulkner
Je m'étais déjà débattue à travers ce roman il y a une dizaine d'année. J'ai ressorti ma machette pour essayer de me frayer un passage dans cet univers bizarre, dans cette ambiance bizarre surtout, une ambiance étouffante et irrespirable sous le soleil violent des journées d'août.
C'est vraiment difficile de comprendre cet imaginaire du nègre, cet imaginaire de la femme, vivant dans un siècle où ces deux thématiques ont tellement évolué. Preuve qu'elles ont évolué, cela dit, ce qui est bon signe. Difficile aussi parce que c'est l'Amérique et que ce pays ne me parle pas. Mais j'aime, j'aime, j'aime Faulkner. C'est vraiment incompréhensible.

Il marchait droit à leur rencontre. Il marchait vite. Ils l'avaient vu, et ils se rangèrent sur le bord de la route. Les voix se turent. Lui aussi changea de direction et, traversant la route, marcha vers eux comme pour les renverser. D'un seul mouvement, comme inspirées par un mot d'ordre, les femmes s'effacèrent et, passant à l'écart, lui cédèrent toute la place. Un des hommes les suivit, comme s'il les poussait devant lui. Tout en marchant, il regardait par-dessus son épaule. Les deux autres hommes s'étaient arrêtés sur la route, face à Christmas. Christmas s'était arrêté également. Aucun d'eux ne semblait remuer, et, cependant, ils se rapprochaient comme un mirage, comme des ombres à la dérive. Il pouvait sentir l'odeur de nègre. Il pouvait sentir les habits grossiers, la sueur. La tête du nègre, plus haute que la sienne, sembla s'incliner, hors du ciel, contre le ciel.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Königliche Hoheit, Thomas Mann

Sur l'eau, Guy de Maupassant

Qu'est-ce que j'avais oublié la dernière fois ?

Chocolate (Prachya Pinkaew, 2008)


Comment ai-je pu oublier de mentionner ce film vu avec les gens du taekondo ? Un bon film de combat asiatique, miam. L'histoire était nulle, bien sûr. Mais les scènes de combat sont superbes, l'actrice principale, une taekwondoin d'origine, maîtrise les chorés sur le bout des doigts. Du grand art thailandais, avec un style de boxe thai mélangé de Kungfu (avec des hommages directs à Bruce Lee et Jackie Chan), de taekwondo et de combat au sabre. Miam miam miam.

Qu'est-ce que j'ai vu ces quatre dernières semaines ?

Black Swan (Darren Aronofsky, 2010)
J'ai mis un temps fou à voir ce film, recommencé, repris, re-interrompu, re-repris. Je ne rentrais pas dedans.
De très bonnes choses pourtant, et surtout une fin magnifique, pendant laquelle j'ai eu une illumination: mais c'est bien sûr, Requiem for a dream ! Mais oui, Arnofsky, je n'avais pas fait le rapprochement... Mais cette fin, une vraie signature.

Dans la peau de John Malkovitch (Spike Jonze, 1999)
J'avais vu ce film il y a très très très longtemps, sans doute dans des temps anciens où nous regardions les films qui passaient à la télé. J'avais adoré, mais n'en avais gardé quasiment aucun souvenir.
J'ai donc rafraîchi ma mémoire. Ce film, c'est quand même du gros n'importe quoi. Un très bon n'importe quoi.

Aelita, der Flug zum Mars (Jakow Protasanow, 1924)
Perle du cinéma muet russe, ce film génial reste relativement inconnu. À tord, parce qu'Aelita, ca vaut un bon Murnau. Avec une sacré touche soviétique très mal viellie  (Et si on allait exporter la révoltion prolétarienne sur la planète Mars ? Mais oui, quelle bonne idée ! Zigzob de tous les cratères, unissez-vous !)

Vincent (Tim Burton, 1982)
Mon pourvoyeur personnel en DVDs, le Killer, est un fan inconsidéré de Stanley Kubrick, ce en quoi je le suis parfaitement, mais aussi un fan inconsidéré de Tim Burton, ce en quoi je ne le suis pas du tout.
Il a voulu me convaincre, image à l'appui avec ce court-métrage d'à peine cinq minutes :


Gloups... Ah ben oui, mais dit comme ca... Tim Burton ca a pas l'air si mal que ca...

Batman (Tim Burton, 1989)
Après la tentative pour me convaincre du génie de Tim Burton, j'ai pris rendez-vous avec le Killer pour le visionnage d'un de ses films préférés, Batman Returns. Exactement LE film qu'il ne me viendrais jamais à l'idée de regarder (quelle perte de temps !). Mais, ok, je donne sa chance à Tim Burton (même s'il est coupable du la plus outrageant navet s'inspirant (paraît-il) de Lewis Caroll - qu'on lui coupe la tête !).

La séance ciné allant commencer quand...
"J'espère que je vais y comprendre quelque chose quand même, même si j'ai pas vu le premier épisode.
- Quoi ? Tu n'as jamais vu Batman ?
- Heu, ben non...
- Mais heu... Tu connais l'histoire quand même ?
- Ben heu... non...
- Tu sais pas qui est Batman ?
- Ben heu... il a été mordu par une chauve-souris, c'est ca ?
- Nan, là tu confonds avec Spiderman.
- Ah zut... Heu...
- Catwoman ?
- Heu... C'est une fille déguisée en chat... avec des gros seins... Ca a un rapport avec Batman ? Je savais pas.
- Bon, c'est une catastrophe, on peut pas te laisser comme ca."

Détournement de la soirée en visionnage de Batman, donc. Il faudra réitérer la chose pour la deuxième partie.

Bon, malgré toute mon envie de rendre hommage à Tim Burton qui a une imagination fertile et une esthétique qui me touche beaucoup... non, décidemment, je n'aime pas ses films. C'est dommage parce que le personnage de Jocker est formidable, et surtout la prestation de Nicholson un coup de maître. Mais même Jocker m'énerve. Je revois le Chapelier Toqué, ou Mr Wonka ; ce sont toujours ces mêmes personnages, bien dans l'idée, mais trop... trop... trop poussés, trop bruyants, trop c'est trop.
Ne parlons pas de Batman, qui est d'une perfection ennuyeuse à souhait, et surtout pas de Kim Bassinger, qui m'est de toutes facons complètement antipathique depuis Neuf semaines et demie et qui me tape sur les nerfs dans ce film à ne faire que crier (nan mais sans rigoler, elle fait autre chose que pousser des hiiiiii et changer de coiffure à chaque scène ? non...).

Fail pour Batman. Mais chapeau pour Nicholson quand même.
Mais il paraît que Batman Returns est vaaaaachement mieux.

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Arizona Dream (Emir Kusturica, 1993)


Un film de Kusturica que je ne connais pas ! Joie et bonheur !
Malheureusement pas à la hauteur d'Underground, de Chat noir chat blanc ou de La vie est un miracle, mais il faut dire que la barre était placée haute. On ne peut pas ne faire que des films parfaits (sinon on s'appelle Stanley Kubrick et Kusturica ne s'appelle pas Stanley Kubrick). Quelques thèmes récurrents de Kusturica, mais pas assez d'animaux. On sent qu'il se cherchait encore...
À noter un Johnny Depp tout jeunot pour les amateuses (pas moi, en l'occurence). Et un générique inaugural qui déchire.

Casablanca (Michael Curtiz, 1942)

Ce film était visiblement un trou dans ma culture cinématographique. Visiblement, puisque j'ai retrouvé au fil du film des tas de clins d'oeil vus dans d'autres films (ou livres) qui y faisaient référence. À commencer, évidemment, par Kusturica : "I think this is the beginning of a great friendship."
À voir absolument (même si ce patriotisme glorieux m'a quand même fait un peu sourire).

Ghost World (Terry Zwigoff, 2001)
Je me souviens très bien de quand ce film est sorti au cinéma. J'avais très très envie de le voir. Mais à l'époque, déjà, les places de cinéma coûtaient 8€, et pas sûr que j'aurais trouvé quelqu'un prêt à m'accompagner. À l'époque aussi, j'avais 15 ans, donc à peu près l'âge des héroines de cette histoire. Et c'est vraiment dommage que je n'aies pas vu ce film, à l'époque. Ca aurait beaucoup alimenté mes réflexions sur la vie.

Parallèle absolument évident entre Heavenly Creatures et Ghost World, ce dernier étant tout de même moins dur, moins choquant, mais tout aussi parlant.
L'histoire de deux amies, Enid et Rebecca. Le bac en poche, elles traînent leurs docs dans les rues de la ville, cherchent un taf, cherchent un appart, et regardent autour d'elles. Il ne se passe pas grand chose, finalement, dans ce film. Elles regardent, c'est tout. Mais elles ont de bons yeux.

- I don't know... I kinda like him. He is the exact opposite of everything I really hate. In a way, he's such a curious dork. He's almost kind of cool.
- This guy is many things, but he's certainly not cool.

Batman Returns (Tim Burton, 1992)

Le voilà donc, le retour du visionnage de Batman avec le Killer.
Silence et recueillement, nous voilà face à un chef d'oeuvre...

Gné ?
Nan mais excusez-moi. D'accord, Michelle Pfeiffer (qu'est-ce qu'elle est maigre et plate d'ailleurs, je pensais Catwoman plus généreuse que ca...), c'est toujours mieux que Kim Bassinger, et ok, elle au moins elle ne crie pas tout le temps. Ok, le personnage de Catwoman est intéressant... enfin, pas tout à fait nul... enfin il est juste un peu nul quoi. Mais le grand méchant Pingouin ? Soyons sérieux cinq minutes voyons, vous voulez vraiment que j'aime un film avec une action complètement convenue et où le vilain méchant est un pingouin ? Pffff...

Bilan: À tout prendre, je préférais le premier épisode. Au moins, y'avait le Jocker.
Mention spéciale aux décors, qui témoignent quand même du génie de Tim Burton (génie mal employé, si vous voulez mon avis).

Best of the best (Robert Radler, 1989)

Bon, l'idée de départ, c'était de re-regarder Rocky. Mais j'ai eu un petit problème technique avec mon DVD. Donc pour rester dans l'ambiance, un bon petit film de taekwondo... enfin, de karaté... enfin d'un sport non-identifié avec des coups de poings et des coups de pieds et des gens qui se tapent dessus (je me demande toujours dans quel sport il est autorisé de frapper l'adversaire à terre... et d'après quelles règles un arbitre n'interrompt pas le match quand l'un des combattants a le visage plein de sang... mystère).

Le sénario est d'une simplicité extrème, digne d'un bon manga de sport comme je les aime : l'équipe nationale de... heu... karaté des Etats-Unis va affronter dans trois mois l'équipe nationale de... heu... taekwondo (gné ?) de Corée, qui sont les meilleurs et s'entraînent tous du matin au soir dans la neige depuis qu'ils ont 4 ans. Mais les américains ont un coach super motivé et une entraîneuse avec une grosse poitrine, ils vont donc forcement gagner. (mais heu, on a dit de pas poiler !)

Bon, les amerlocs me font bien rigoler des fois. Non parce que l'équipe est censée être composée des cinq meilleurs karatéka (ou je-ne-sais-quoi... parce que ca ressemble des fois pas mal à du kungfu quand même... bref) du pays. Or c'est une sacrée équipe de bras cassés, qui savent même pas sauter à la corde... genre...
C'est vrai que pour arriver dans l'équipe nationale, ils ont vraiment pas dû s'entraîner beaucoup... Mais le réalisateur est visiblement un amerloc qui ne connaît pas la différence entre le karaté, le taekwondo, le judo et le kungfu, donc on lui pardonne.

Parfait amour ! (Catherine Breillat, 1996)

Haaaaa, un bon film francais où il se passe rien !
Ca faisait longtemps.

Christophe et Frédérique sont amoureux. Un amour parfait. Ils s'aiment et se font des confidences sur l'oreiller. Et puis ils se disputent, parce qu'ils s'aiment. Et puis voilà, c'est le parfait amour.
Un film génial. Sans ironie. Du grand cinéma francais.

Pourtant j'ai toujours eu peur d'être une pute. Bon en même temps j'pense que ca m'aurait pas déplu finalement. Parce que tu vois même... même si j'suis passive et qu'on fait n'importe quoi y'a... y'a un moment où... où l'autre n'existe pas, où il n'existe plus.

Ivanhoe (Richard Thorpe, 1952)
Je ne sais pas pourquoi j'imaginais Ivanhoe comme un héro de la Rome antique. Au lieu de ca, je le découvre saxon fidèle de Richard coeur de Lion. Les voies de l'inculture sont impénétrables.
J'ai des envies étranges de trucs vieux en ce moment. Ivanhoe est un bon technicolor plein de chevaliers en collants et de belles filles avec des tailles impossibles. La brune (donc juive, évidemment) Elizabeth Taylor est magnifique, elle fait sacrément de l'ombre à sa rivale, la blonde Joan Fontaine. L'attaque du château fort est un chef d'oeuvre. Hourra pour Ivanhoe !

Qu'est-ce qui vient après ?

Côté livres, j'ai mes Pilliers de la terre. De multiples véléités de le commencer enfin, cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?

Côté films, des envies à foison. Envie de Chabrol (La cérémonie), de vieux films (Breackfast with Tiffany), de comédies musicales (Jesus Christ Superstar) et de toutes ces choses que je ne trouve pas sur Berlin.
J'ai très très envie aussi de Bruce Labruce, de Richard Kern et de Lynda Lunch, mais j'ai conscience que ca va être très très difficile à trouver.

samedi, 07 avril 2012

Quand je suis retournée au théâtre

Lire l'article ici.

So this is April, and what have you done ?

Premier Objectif : Avoir mon diplôme de Master.

 

Bon, rendu c'est rendu. Konfus était accablé que je doive rendre "si tôt" mais c'est comme ca. Pas de nouvelles de mes deux amis, mais je ne suis pas fâchée de ne pas en entendre parler pendant un moment.
Je suis un peu tombée en torpeur depuis le rendu. Il va falloir que j'en sorte en rentrant de France pour m'occuper du "reste".

 

Deuxième Objectif : Avoir ma ceinture verte.

Depuis le rendu de mémoire, je suis peut-être en torpeur, mais je m'entraîne à coeur joie.

Pas de vidéo de mon test de casse, mais à défaut, celui de Dikaprio:

Il a fait le même coup de pied que moi. Ca vous donne une petite idée. D'ailleurs, on me voit dans le fond, en train de serrer dans mes bras ma planche cassée, sans arriver vraiment encore à croire que j'y suis arrivé...

Troisième objectif : Lire (au moins) la moitié de ma PAL.

J'ai mis à jour ma PAL. 88 livres, sans compter les livres audio, et une dizaine de livres que j'ai oublié à Paris lors de mon dernier passage et qui m'attendent chez Myrtille.
Finalement, moins que je ne pensais, mais BEAUCOUP. L'objectif est donc de ne surtout rien acheter. Soyons forte (et fauchée) et contentons-nous de ce que nous avons.

vendredi, 06 avril 2012

Petit manuel à l'usage de l'omnivore...

... qui doit accueillir à sa table un végétarien. Ou qui tout simplement est attiré par l'idée du végétarisme mais est persuadé que manger végétarien c'est super difficile (ca, c'était moi avant).
Par contre, je m'y connais pas en végétalisme, même si je connais des gens qui... Mais je suppose qu'on n'est pas très loin dans le principe.

Je ne suis pas une nutritionniste, et je suis plutôt faignasse quand il s'agit de faire à manger. Par conséquent, les "règles" que je vous proposent sont simplissimes, et peut-être insuffisantes. Je n'exclue donc pas de les complèter plus tard dans ma vie, si je devais me rendre compte d'un déséquilibre.
Mais pour le moment, je trouve ca simple.

Mise au point : ce que le végétarien NE MANGE PAS

Les végératiens ne mangent pas de viande. Non, pas de saucisse non plus. Et non, pas de poulet. Pas de foie gras non plus, nan, nan, nan.

Et oubliez cette légende qui veut qu'il existe des végétariens qui mangent du poisson. Je n'en ai jamais rencontré, et je serais très curieuse de comprendre la logique d'un tel choix.
À moins qu'on n'aime pas la viande. Mais ne pas aimer la viande, ce n'est pas être végétarien.

1ère règle : enlevez la viande

Ca peut paraître fou, mais un repas végétarien, c'est exactement comme un repas non-végétarien, avec la viande en moins.
C'est vrai que pour ma part, cela faisait longtemps que j'avais oublié le principe de l'accompagnement unique. Donc, je mélange systématiquement légumes et féculents. Mais je ne vois pas où serait le problème d'un accompagnement unique. Ok, ne manger que des haricots verts, pour un gros appétit comme le mien... il ne faudra pas s'étonner que je me rattrappe sur le fromage... Mais c'est faisable.

2ème règle : mangez du couscous

Mon grand questionnement quand j'ai voulu manger végétarien était la question des protéines. Chacun ses obsessions dans la vie, n'est-ce pas.
La source de protéines la plus complète, pour les végétariens, c'est l'oeuf. Mais on ne peut pas manger 10 oeufs par jours, c'est évident. Les laitages ne sont qu'une solution très limitée. Par contre, il existe des protéines dans les féculents. Ce ne sont cependant que des demi-protéines. Ces demi-protéines ont besoin d'autres demi-protéines pour que le corps les utilise : les demi-protéines des légumineuses.

La tactique est donc très simple : associer le plus souvent possible des féculents (pâtes, riz, pommes de terre) à des légumineuses (pois chiches, haricots rouge, haricots blancs, lentilles).
C'est pour cela que je cuisine beaucoup de couscous. La graine de couscous (féculent), associée à des pois chiches (légumineuse) et des légumes... c'est le repas le plus équilibré qui existe. Dans une famille de pieds noirs, avouez que ca tombe bien.
Dans le même genre, il y a le chili con carne sans carne. Mais je suis moins fan. Question de goût.

Il y a des tas de spécialités indiennes à base de lentilles. J'adore, mais j'ai la flemme de les cuisiner. Par contre, c'est mes restaurants de prédilection.

3ème régle : les quiches sont vos amies

Comme c'est assez casse-pied de toujours cuisiner deux accompagnements (légumes et féculents), que je ne vais pas me nourrir exclusivement de couscous et qu'il me faut des choses assez consistantes pour réussir à me caler, j'use et j'abuse des quiches, tartes et gratins.

Ce qui est formidable avec les quiches, les tartes et les gratins, c'est qu'on peut varier le contenu à l'infini, mettre tous les légumes possibles et imaginables, changer les épices... impossible de s'en lasser.
Variante: Cette recette est une variante simple et originale de tarte. Une révélation. J'en use et j'en abuse aussi.

MAIS QUID DES LÉGUMINEUSES ALORS ? (haaaa, mes protéines !!!)
Dans ce cas, comme dans tous les cas où il n'y a pas de légumineuses prévues dans le plat principal, LA super solution: mettez une poignée de pois chiches dans votre salade. (Cela vaut pour n'importe quelle légumineuse, mais les pois chiches sont super bons en vinaigrette !)
Une entrée tip-top: tomates/haricots rouges. Même pas besoin de vinaigrette, un peu de sel et c'est super bon.

4ème règle : allez-y mollo sur le thé

Le vrai gros problème des végétariens, ce n'est pas l'apport en protéines. C'est plutôt l'apport en fer.
Surtout pour les filles, puisque les filles ont plus de problème de fer que les garcons (les règles, tout ca...).

Normalement, il y a suffisemment de fer dans les oeufs et les légumes si l'on a une alimentation variée.
Mais le thé est un méchant trucideur de fer. Donc c'est bien triste, mais JAMAIS de thé pendant les repas.

Quelques plats sympa

Je reste persuadée qu'on a pas besoin de "faire comme si" on mangeait de la viande pour manger végétarien. Mais il y a quelques idées intéressantes qui peuvent permettre de faire à manger pour des omnivores et des végétariens sans déclencher une guerre.

Le couscous sans viande est très bien. Mais si on veut absolument y rajouter quelque chose, on peut mettre des falafel à la place des boulettes de viande.

J'ai tenté le chili con carne sans carne avec du tofu rapé à la place de la viande. Bon, c'était trop épicé à mon goût, mais c'est une solution intéressante.

J'ai entendu parler (mais pas encore testé) de lasagnes à base de ratatouille et de moussaka sans viande.

Steack haché pour hamburger

Ingrédients : 1 tofu (de chez l'asiatique, bien plus gorgé d'eau qu'en grande surface), quelques légumes (n'importe quoi), farine, sel, poivre, huile.

Hacher les légumes en petits morceaux. Ecraser le tofu à la main et mélanger aux légumes. On peu mettre de la sauce hamburger, du ketchup, de la sauce soja pour les fan... Saler et poivrer. Rajouter de la farine pour obtenir une pâte un peu consistante.
On fait des galettes que l'on cuit à la poelle.

Il faut faire des galettes assez plates et cuire assez longtemps. Ma première tentative, les galettes n'était pas cuites à l'intérieur et beurk beurk beurk.
On pourrait aussi tester un hamburger encore plus facile avec les galettes de légumes qu'on trouve dans le commerce en France. Jamais essayé par contre.