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lundi, 30 janvier 2012

Objectif de la semaine

Objectifs de la semaine passée

La super nouvelle de la semaine dernière, c'est que Konfus Junior est en vacances encore jusqu'au 6 février. Du coup, il peut pas m'aider, et c'est pas cool du tout...

Soziolinguistique
Je n'ai pas fini le texte de Labov, j'ai fait préféré me faire des fiches sur les cours. Le résultat me paraît bien maigre, mais il faut dire que le cours lui-même n'est pas franchement passionnant et que le prof fait beaucoup de blabla...

 

Morphologie
La Morpho est enfin finie ! Bouclée, terminée, 6 pages et on n'en parle plus.
Reste plus qu'à en faire corriger l'orthographe.

Topic
Enfin embarquée dans ces histoires de Topics.
J'ai lu le texte de Beáta Gyuris, et en lisant le texte de Jacobs j'ai découvert une référence formidable d'un bouquin de Molnàr dont je n'avais jamais encore entendu parler. C'était super, donc, mais le problème c'est que je me suis retrouvée avec un peu trop de nouveaux éléments et maintenant c'est le casse-tête pour les rajouter au mémoire.

Du coup, pas eu le temps du tout de faire l'analyse. Donc là, j'ai pris un sacré retard.

Interview de hongrois
Un des hongrois m'a donné rendez-vous directement au café hongrois où il travaille comme serveur. Du coup, j'ai enfin découvert cet endroit très simpathique.
Le gars en question était très gentil, mais plus motivé pour discuter de bouquins sur le Languedoc du XVIème siècle que pour discuter de mes phrases. Du coup, on n'est arrivés à rien, mais j'ai re-rdv avec lui ce soir en espérant qu'il soit un peu plus coopératif.

 

Lecture

 

J'ai à peine parcouru le premier article. C'est intéressant, mais sans plus non plus...

Objectifs de la semaine prochaine

Semaine importante, juste avant le partiel de socio et où je dois en finir avec l'analyse (absolument).

Page de garde --> lundi

Je dois bidouiller une page de garde avec LaTeX. J'ai vu quelques modèles, il ne reste plus qu'à mettre en forme. Ca sera une bonne chose de faite

Description de la structure informative --> lundi

Avec tous ces nouveaux éléments apportés par le livre de Molnár, je dois rebidouiller toute mon argumentation:
- supprimer la partie sur la détermination du topic (très intéressant, mais pas très concluant et ca n'apporte rien à mon argumentation)
- rajouter le cas des modificateurs du verbe

Format des exemples --> mardi

Ca fait au moins dix fois que Konfus me dit que mes exemples sont mal formatés. Du coup, je vais me regarder ces fameuses "Leipzig glossic rules" et formater mes exemples comme il faut.

Analyse de la structure informative --> mardi et mercredi

Tenter une analyse avec SLASH et DLS.
Rédiger le plus possible.

Une fois cette partie réglée, j'envoie à Konfus Junior.

Implémentation --> jeudi

Cette fois, c'est parti pour la programmation. Ca faisait longtemps que j'avais plus touché à Prolog...
L'objectif est de préparer le terrain pour que tout soit clean pour commencer avec la structure informative. Donc syntaxe et tout ca, à finir de régler.

Interview de Hongrois et correction

Ce soir je revois mon hongrois pas coopératif. J'espère lui arracher sous la torture les adresses mails de tous ses copains hongrois...

J'ai corrigé la lettre de motivation d'une allemande qui postulait pour IEP Paris. Du coup, peut-être qu'elle acceptera de corriger mes 6 pages de morpho.

Sociolinguistique --> vendredi, samedi, dimanche et lundi

Mardi prochain, c'est le partiel.
Donc je finis mes fiches, je les apprends, je me cale avec quelques bons exemples, etc etc.

Après ca

S-2, ca commence à chauffer grave !

Jusqu'à mon partiel de lundi matin, je suis sur la socio. J'aurai malheureusement pas vraiment le temps de fêter la fin du dernier partiel (de ma vie, il me semble).

Il faut absolument que je finisse de rédiger l'analyse IS mardi et mercredi. Puis je fais corriger et j'envoie à Konfus.

Jeudi, je dois me bidouiller une conclusion pas trop nulle (j'ai horreur des conclusions).

Vendredi, samedi et dimanche je programme à donf. C'est un week-end de Berlinale et j'ai bien envie d'en profiter un peu, mais y'a toujours beaucoup de temps morts entre deux films, c'est parfait pour se poser avec un ordi quelque part et se prendre la tête sur des commandes.

S-1 c'est la fin

Pleurer parce que c'est les Berlinale et que je peux pas y aller.
Fignoler ma conclusion.
Faire surtout une énorme relecture ("Arthur, tu sais que tu es mon entraîneur préféré et que je t'aime beaucoup beaucoup ?...").
Prier pour réussir à finir la programmation.

Semaine S

Revoir un peu ma mise en page, ultimes corrections avec des âmes charitables (et qui n'ont pas de partiels), imprimer, rendre.

ENJOY la semaine avec Pincho qui vient me rendre visite.
Grosse grosse teuf le vendredi soir avec tous mes amis. :)
Massage avec du chocolat.

Là où je vais mourir, c'est que la VEILLE du jour où je rends le mémoire, Kriszta Szendröi (qui est, avec Julia Horvath, la linguiste dont j'ai le plus cité les travaux dans mon mémoire) donnera une conférence à la fac de la périphérie sur... la structure informative du hongrois (ca alors !).
Bref, je vais sortir de là avec l'envie de changer tout ce que j'ai écrit (d'autant que je suis très anti-théories de Szendröi dans mon argumentation... donc si elle arrive à me convaincre qu'elle a raison, j'ai plus qu'à tout jeter à la poubelle).
Mais bon, c'est juste pas possible de ne pas aller à cette conférence.
Pauvre Szendröi, j'espère qu'elle est bien parée à affronter l'ennemi parce que j'ai bien l'intention de lui démontrer qu'elle se trompe. (Ca y est, je suis sur le point de me battre à coup de théories, je suis devenue une vraie linguiste je crois.)

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu les trois semaines passées ?

Le jardin des supplices, Octave Mirbeau était finalement moins pire à finir qu'à commencer. Finalement, l'idée a même fini par me plaire. Elle me confirme qu'Octave Mirbeau a une dent contre la gent féminine. Pourtant je l'aime bien.

Les derniers jours de Pompei, Buwler Lytton se lit tout seul, même si c'est parfois d'une naivité toute hollywoodienne. L'adaptation cinématographique doit être d'un kitch absolu.

Wallenstein, Schiller est enfin terminé.

Über das Erhabene am tragischen Gegenstand, Schiller
Un écrit théorique de Schiller sur la tension entre nature et raison. Très kantien, pas très facile à lire, mais intéressant à travailler en classe.

La grève des électeurs, Octave Mirbeau

La petite bouteille de verre, Lovecraft

Mémoire pour un avocat, Octave Mirbeau

L'affaire Charles Dexter Ward, Lovecraft

Le pauvre sourd, Octave Mirbeau

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

La reine Margot, Alexandre Dumas me réconcilie définitivement avec Dumas.
Quelques moment un peu niais, mais je me laisse complètement prendre à ces histoires de complots, d'empoisonnements...
Du coup, j'ai bien envie de voir le film.

vendredi, 20 janvier 2012

Objectif de la semaine

La semaine n'est pas exactement terminée, mais le bilan est à peu près clair.

Objectifs de la semaine passée

Sociolinguistique

 

Terminé lundi l'article de Pénélope Eckert, et commencé celui de Labov. Je vais lentement, mais tout est Ok.

 

Syntaxe

 

Encore pris du retard à cause de cela.

3 jours au lieu de 2 pour finir la syntaxe et rajouter les données issues de mes interviews avec des hongrois (qu'est-ce que ca prend comme temps cette bêtise-là !).
Mais alors je suis VRAIMENT contente de ma partie sur la syntaxe. J'espère que Konfus en sera content aussi.

 

Structure informative

 

Par manue de temps, j'ai jetté un oeil dessus, puis zappé les lectures. Pas indispensable.

 

Vendredi, j'ai fait une esquisse de mon analyse. C'est pas très complet, mais je suis contente de l'entrée en matière. Je trouve que j'ai bien posé les bases de l'analyse. Avant lundi, j'envoie cela à Konfus Junior en espérant qu'il valide mon travail.

 

Interview de hongrois

Une seule interview, et deux pistes pour deux autres hongrois. Mais je ne suis pas encore allée au café hongrois.

Correcture

Je voulais donc renvoyer à Konfus la partie sur la syntaxe remasteurisée, ainsi qu'à Konfus Junior mon début d'analyse de la structure informative, parce que c'est vraiment son rayon. Mais j'avais un peu mauvaise conscience de leur envoyer encore un texte plein de fautes, vu qu'ils me font systématiquement remarquer que "il faudra que je fasse corriger mon mémoire avant de le rendre". Oui, oui, ca va, j'ai compris.
Bref, j'ai pris en otage deux copines de la fac pour la partie sur la structure informative et une copine des scouts pour la partie sur la syntaxe. J'attends qu'elles me rendent leur copie dans le week-end pour corriger les fautes et envoyer un pdf tout propre à mes deux zigoto.

Enfin un point où j'ai un peu d'avance !

Doctorat

Entrevue jeudi dernier avec l'assistante d'Indiana. Elle ne savais pas grand chose de plus que moi sur le projet, mais elle travaille déjà depuis un moment sur ces fameuses extractions francaises pour son doctorat. Elle m'a promis un cours de rattrappage sur l'état de la recherche dans ce domaine dès que j'aurai fini le mémoire.
Vacances ? Qui a dit "vacances" ?

Objectifs de la semaine prochaine

Bon, on en est à S-4, alors faut pas traîner !

Soziolinguistik
Lundi, je finis le texte de Labov. Et même si je le finis pas, je me fais quelques fiches en béton sur la théorie de Labov à partir de ce texte, de mes cours, et de Wikipedia-mon-meilleur-ami.

Morphologie
Ha ha ! Je ne t'ai pas oubliée, espèce de sale morpho.
Mardi et Mercredi, je reformule la partie sur la morphologie. Ca doit faire 5 pages à tout casser, j'ai pas intérêt à y passer un jour de plus !

Une fois la partie terminée, je peux essayer de trouver un volontaire pour me la corriger. Elle ne devrait plus trop bouger.

Topic
Jeudi, on s'attaque aux Topics.

Lecture:
- The dimensions of topic-comment, Jacobs (2001)
- The Expression of Information Structure in Hungarian, Beáta Gyuris (2011)

Puis analyse

Analyse de la structure informative

Les Topics, donc, puis je continue sur ma lancée dans l'analyse.
D'ici vendredi, j'espère avoir des nouvelle d'au moins un des deux Konfus... Je pourrai me baser sur leurs remarques pour développer dans la bonne direction.

L'idéal, ca serait que l'analyse soit bouclée la semaine prochaine.
Ca me semble un tout petit peu irréaliste, mais la semaine n'est pas très chargée.

Interview de hongrois

Je relance les deux hongrois, et je passe un de ces jours au café pour tenter ma chance auprès de n'importe qui.

Lecture

Dans l'idéal, j'aimerais aussi lire ces trois articles:
- In Need of Mediation: The Relation Between Syntax and Information Structure, Fanselow (2008)
- Effects of Givenness and Constraints on Free Word Order, Fanselow and Skopeteas (2009)
- Structural focus and exhaustivity, Kiss (2010)

Mais alors je sais pas du tout quand... Je vais peut-être renoncer à bouquiner Faulkner ce week-end finalement...

lundi, 16 janvier 2012

Objectif de la semaine

Bilan de la semaine passée

Sociolinguistique

Avancé dans l'article de Pénélope Eckert. C'est un article assez long sur un sujet peu familier. Donc je ne panique pas, je suis dans les temps.

Syntaxe

J'ai pris un retard monstre dans le travail que je devais faire la semaine dernière. J'ai croisé Konfus le lundi, qui m'a remis mon mémoire tellement plein d'annotations qu'il m'a fallu deux bonnes journées de travail pour venir à bout rien que de ses corrections.J'ai été très impressionnée par sa manière si méticuleuse de corriger. Je peux vous dire qu'il ne laisse pas passer la moindre approximation !

Il a tout de même eu l'air content de ce que j'avais fait. Il m'a donné des conseils pour la poursuite du mémoire comme si j'avais encore six mois devant moi pour travailler. Et pour que mon travail puisse être cité directement, etc, etc. (Non mais Monsieur Konfus !!! Je fais un mémoire de MAS-TER ! Personne au monde ne cite un mémoire de master, ca ne sera jamais publié et TOUT LE MONDE s'en fiche de ce que je raconte !)

C'était très intéressant. Et un peu épique.

Bref, j'ai travaillé la syntaxe, mais j'ai à peine fait la moitié de ce que j'étais censée faire en deux jours...

Interview de hongrois

Lancée dans le sujet par mon entrevue avec Konfus, j'ai réussi à prendre rdv avec deux hongrois pour discuter de mes phrases d'exemple avec eux. Il s'agissait malheureusement de deux professeurs de hongrois, qui ont des idées assez normées de ce qui est correct ou incorrect. Il me faudrait discuter avec des personnes qui ont une approche plus naive de leur langue...

Mais c'est au moins un point sur lequel j'ai de l'avance...

Doctorat

J'ai recu mardi une lettre très officielle de Konfus me disant que le groupe de recherche sera créé. "En automne ou en hiver prochain", ce qui est légèrement plus tard que je ne l'espérais, mais ca reste une bonne nouvelle. Il précisait que "si j'acceptais ce poste, ce dont il se réjouirait, nous pourrions travailler ensemble (lui, Indiana, l'assistante d'Indiana et moi) à formuler nos objectifs."

Tu penses si j'accepte le poste, mon vieux...

Objectif de la semaine à venir

Sociolinguistique

Aujourd'hui, je finis l'article de Pénélope Eckert, et je commence celui de Labov si possible.

Syntaxe

Mardi et Mercredi, il faut que je finisse la syntaxe: quelques matrices de base, les phrases interrogatives.

Je dois aussi rajouter les données issues de mes interviews avec des hongrois.

Structure informative

Jeudi je lis:
- des dix pages restantes de la thèse de Konfus Junior.
- A new look at information structure in Hungarian, Gécseg & Kiefer
- On the Syntax-Discourse Interface in Hungarian, Gazdik

Vendredi, je fais une esquisse de mon analyse, pas encore développée mais à peu près compréhensible pour quelqu'un qui connaît le sujet.

Du coup, vendredi soir, j'envoie mon mémoire à Konfus Junior pour en discuter avec lui la semaine prochaine.

Interview de hongrois

Jeudi, j'ai rdv avec une autre hongroise. Il faudrait aussi je j'aille traîner un peu au café hongrois pour trouver d'autres volontaires...

Doctorat

J'ai rdv mercredi avec l'assistante d'Indiana. On a échangé quelques mails, et j'ai hâte de faire sa connaissance pour savoir un peu avec quel genre de personne je vais travailler pendant les trois prochaines années. Avec un peu de chance, elle est tout aussi débutante que moi et on pourra se serrer les coudes...

lundi, 09 janvier 2012

C'est lundi...

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ?

Entre la vie et la mort, Alexei Apoukhtine commence à la mort du narrateur.
Pendant les quelques heures qui suivent son décès, il continue à entendre et à voir ce qui se passe autour de son lit, tandis que son esprit s'ouvre petit à petit au souvenir de ses vies antérieures.
C'est une nouvelle vraiment sympathique, Les Thanatonautes version XIXème siècle.

Le tripot aux champs, Octave Mirbeau

La décadence de la campagne. Une description quelque peu défaitiste de la dégradation des moeurs, même loin de la ville.

Ah ! ce sont des messieurs, je vous assure, à qui il faut maintenant toutes les aises de la ville. Croiriez-vous qu’ils exigent de la viande à tous leurs repas ! oui, monsieur, à tous leurs repas ! On ne peut plus trouver un ouvrier, à l’heure présente, si on ne s’engage à le gaver de bœuf, de mouton, de volailles, d’un tas de bonnes choses, enfin, dont nous autres nous n’avons jamais eu l’idée. Si ça ne fait pas suer ! Je parie que bientôt ils exigeront du vin de Champagne ! Mon Dieu ! s’ils travaillaient encore, il n’y aurait que demi-mal. Mais va te faire fiche ! Ils arrivent à l’ouvrage à sept heures, monsieur, toujours mal en train, se plaignant de ceci, de cela, de tout. Pourtant ce n’est pas la besogne qu’ils font, bien sûr, qui les fatigue. Oh ! non. Je ne sais pas, en vérité ce que nos pauvres champs deviendront dans quelques années. Quand je pense à cela, voyez-vous, ça me fait presque pleurer. De notre temps, monsieur, nous mangions de la soupe toute la semaine, et puis, le dimanche, on se régalait d’un petit morceau de lard. Nous nous portions bien et nous étions alertes au travail. En été, dès trois heures dans les champs, nous rentrions avec le soleil couchant. Et nous étions heureux tout de même. Mais ce temps est passé et il ne reviendra plus.

Agronomie, Octave Mirbeau

Revoilà Monsieur Lechat, le héro de Les affaires sont les affaires, dans une narration. Rien de bien nouveau quand on connaît la pièce.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Le jardin des supplices, Octave Mirbeau

Le récit se découpe en deux chapitre. Le premier se trouve en littérature audio, et le deuxième... "la lecture du second est insoutenable : cent pages de descriptions de pourritures diverses, de cadavres, de scènes de luxure, d’agonies, d’horribles supplices, de tortures rappelant les camps de la mort… Les âmes « non sensibles » pourront consulter la version texte non enregistrée" nous dit le lecteur.
Je me suis cru une âme non-sensible, et j'ai entamé la deuxième partie. J'hésite encore et toujours à arrêter.

Ce fait lui-même est en soi intéressant : où se trouve la limite ?

J'ai deux souvenir de lecture semblable : Littel et Sade.
Dans les Bienveillantes de Littell, en tant que lecteur, on est pris d'une sorte de fascination de l'horreur. C'est un peu comme La mort est mon métier de Merle, en plus difficile. Dans La mort est mon métier, on se retrouve à l'intérieur d'un cerveau dont la méchanique est fascinante. Et terrifiante, évidemment. Chez Littell, c'est pareil, en plus horrible, à cause des descriptions dont certaines sont vraiment dures. Mais on reste dans une fascination un peu horrible : la mort, l'insceste, la scatologie, tout est lié. Mais c'est un peu trop. À la fin du livre, je n'arrivais pas à savoir si j'avais aimé ou pas.
Pour Sade, c'est différent. Je pense qu'on est plus proche de ce que j'éprouve pour Le jardin des supplices. J'ai lu quelques textes de Sade que j'aime bien, notamment Justine. J'aime beaucoup, c'est impertinent, c'est érotique, c'est ironique, on s'amuse. J'ai lu aussi La philosophie dans le boudoir. J'ai trouvé ca un peu moins drôle, et les arguments étaient un peu faiblards, mais ma foi, on restait dans le même ton : impertinent, provocateur. Même les scènes de violence, peu importe : nous sommes dans la fiction, et si les récits de fictions permettent de voir des gens mourir et se tuer, pourquoi pas se faire du mal ? D'autant que chez Sade, la douleur et le plaisir sont proches, donc oui : pourquoi pas. Mais tout à la fin de La philosophie dans le boudoir, la mère de la jeune fille qui vient de se faire dépuceler en règle par toute la compagnie arrive. Elle a tous les défauts du monde (prude, dévote...) donc elle mérite un châtiment. Soit. C'est alors qu'on fait venir un serviteur siphylitique qui la viole sans autre forme de procès. Et bien là : non. Je ne peux plus, je ne marche plus. Je ne sais pas où se trouve précisemment la limite, mais Sade vient de la franchir. Par la suite, j'ai lu des extraits des 100 jours de Sodome et Gomorrhe de Sade. Les extraits ont suffit à me faire comprendre que je n'avais nulle envie de lire ca.

Je pense pourtant que Le jardin des supplices est proche des 100 jours de Sodome et Gomorrhe. Le point de départ est cette fascination de l'horreur, mais on va trop loin. Ou reste la fascination ? Ce n'est plus que dégoûtant.
Mais je me demande si Ocatve Mirbeau ne le fait pas exprès. S'il ne prend pas, justement, la fascination de l'horreur au contre-pied. Mais bon, une fois que j'ai compris ca, faut-il continuer la lecture ? Je ne sais vraiment pas.
Pour le moment, je vais peut-être continuer.

En tous cas, pour écrire des choses pareilles, Mirbeau ne devrait vraiment pas aller bien.
Beurk.

Les derniers jours de Pompei, Buwler Lytton

Une histoire un peu niaise, mais ca m'aère le cerveau pendant la lecture du catalogue des horreurs.
Et puis on apprend pas mal de choses sur l'Antiquité et les ruines de Pompéi, c'est déjà ca.

Et après ?

J'avais complètement oublié que j'avais d'autres choses en cours avant les vacances : Wallenstein que je n'ai toujours pas fini, alors que le cours continue ; et Undine que j'avais laissé en plan honteusement alors que c'est tellement joli. Pour le cours sur Wallentsein, je dois aussi lire un texte théorique de Schiller pour la semaine prochaine et un autre pour la semaine d'après.
Puis je pourrai reprendre Lumière d'août qui est moins urgent mais que je veux finir quand même. Avant de continuer dans Octave Mirbeau qui ne m'a pas encore révélé toutes ses facettes...

vendredi, 06 janvier 2012

Objectif de la semaine

Bilan de la semaine passée

La Sociolinguistique est restée au point mort. On va dire que le mardi, j'avais pas encore vraiment repris...

Lectures

Lu :
- The informational component, Vallduví (parcouru vite-fait)
- Information Packaging in HPSG, Engdahl and Vallduví
- Links without locations, Hendriks and Dekker
- Towards a discourse-oriented representation of information structure in HPSG, Wilcock
- The Secret Life of Focus Exponents, and What it Tells Us about Fronted Verbal Projections, De Kuthy and Meurers
- Discountinuous NPs in german, De Kuthy (le chapitre qui m'intéressait)
- Information Enriched Constituents in Dialogue, Ericsson (le chapitre qui m'intéressait)
- A contraint-based approach to information structure and prosody, Haji-Abdohosseini
- Metrical phonology in HPSG, Bonami et Delais-Roussarie

Regardé vite-fait et zappés (des redites, des redites et des redites, pas d'analyse HPSG, rien de nouveau) :
- Strategies for Scope Taking, Szabolcsi
- Prosody, Focus and Word Order, Zubizarreta (1998)
- On the Relation between Syntactic Phrases and Phonological Phrases, Truckenbrodt (1999)
- Focus Projection and Prosodic Prominence in Nested Foci, Féry et Samek-Lodovici (2006)
- Information Structural Notions and the Fallacy of Invariant Correlates, Féry (2007)
Pas inintéressant, mais c'est que le temps commence à presser.

Enfin, parcouru beaucoup de passages intéressants de la thèse de Konfus Junior. En gros, il ne me restait plus que 10 pages qui concernaient mon sujet. Mais j'ai craqué, je n'en pouvais plus.
Donc maintenant : WEEK-END.

VOUS Y CROYEZ PAS, HEIN ? Comment que j'ai été efficace en trois jours, moi, dites !
Pour tout vous dire, le mercredi, j'ai oublié mon ordi à la maison. Et finalement, même si j'ai perdu un peu de temps à retrouver les textes et à les imprimer, je suis deux fois plus efficace (1) de ne pas être déconcentrée par internet (2) de lire sur papier au lieu de lire sur un écran d'ordinateur. Formule adoptée pour les trois jours !

Bref, ca signifie que j'ai lu le point a., b. et presque c.
Restent en gros dans un nouveau point c. reformulé :
- Konietzko, Andreas & Susanne Winkler (2010) Contrastive Ellipsis: Mapping between Syntax and Information Structure. Lingua 120, 1436–1457. (pas HPSG)
- In Need of Mediation: The Relation Between Syntax and Information Structure, Fanselow (2008)
- Effects of Givenness and Constraints on Free Word Order, Fanselow and Skopeteas (2009)
- Structural focus and exhaustivity, Kiss (2010)

D'autre part, je suis vraiment satisfaite de ces lectures. J'ai une image à peu près claire de mon analyse HPSG (c'était le dernier gros point d'interrogation du mémoire) et même de quoi mettre dans ma conclusion (mon point faible n°1). Youpi !

Des nouvelles de Konfus

Konfus a visiblement parcouru mon mémoire et m'a envoyé un mail:
- la deuxième partie est pas mal (ouais !)
- par contre, la syntaxe, c'est pas ca du tout (hoooo)
Le bon point, c'est que la partie pas-hors-sujet ne lui déplaît pas. C'est déjà ca. Et il n'a pas vraiment l'air de critiquer le fond de ma partie sur la syntaxe, mais de dire qu'en gros la forme est tellement cacafouillie qu'on n'y comprends rien. Donc le mauvais point, c'est que la semaine prochaine, j'ai de la syntaxe au menu ! (alors que j'aimerais vraiment travailler sur un autre point)

Objectifs de la semaine prochaine

Sociolinguistique

Incroyable mais vrai, le prof a enfin mis sa bibliographie en ligne. Donc on va pouvoir y aller !
- Penelope Eckert (2008): Variation and the indexical field
- William Labov (1971): „Das Studium der Sprache im sozialen Kontext.“

Et si déjà j'ai fini ca lundi, ca sera merveilleux.

Syntaxe

Mardi, mercredi et jeudi:
- revoir les critiques que me fait Konfus
- introduire l'analyse des phrases interrogatives

Deuxième partie - Analyse HPSG

C'est à dire : le dernier point vierge de mon mémoire, sur lequel j'ai commencé à me faire une idée un peu plus précise.

Le but sera donc
- de finir les dix pages restantes de la thèse de Konfus Junior.
- d'esquisser ce que je vais présenter

But ultime

Envoyer vendredi soir à Konfus une nouvelle mouture, avec Syntaxe plus ou moins définitive et une esquisse d'analyse HPSG pour la deuxième partie qui puisse lui donner une petite idée. Le lundi suivant, RDV dans son bureau pour en discuter !

Après ca...

... le compte à rebours a commencé...

SEMAINE -5
Lecture de d. et c.
Morphologie
Recherche de correcteurs (allemands et hongrois)

SEMAINE -4
Lecture de g.
Analyse HPSG de IS hongroise

SEMAINE -3
Implémentation
Avis de Konfus Junior

SEMAINE -2
Conclusion + Correction

SEMAINE -1
Correction

SEMAINE 0
Mise en page + Imprimer + Rendre
Faire la fête + Aller me faire masser dans du chocolat (cadeau de Noel) + profiter de ma semaine !

 

mardi, 03 janvier 2012

Objectif de la semaine

Cette trêve de Noel portait vraiment bien son nom. Autant dire qu'à part quelques exercices de math, je n'ai pas regardé grand chose des petits trucs dont je m'étais fait la liste. Tant pis. C'était de toutes facons du hors sujet, et maintenant il n'est plus temps...

Suite au 1er janvier et aux départ des pelerins, je me suis pris une journée de farniente hier que j'ai principalement passée à dormir et manger, deux activités qui m'avaient quelque peu manqué les cinq jours précédents.

Mais retour aux choses sérieuses ce matin avec mon cours de sociolinguistique qui m'a obligée à me tirer du lit à 7h. Et c'est reparti.

Objectifs de la semaine

Pour le moment, Konfus ne s'est pas manifesté suite à ma dernière "mouture". Comme j'attends son avis avant d'envoyer quelque chose à Junior, je peux enfin me consacrer à la dernière chose qui me manque : l'analyse HPSG de la structure informative.

Sociolinguistique

Le professeur nous a annoncé ce matin qu'il préférait déplacer le partiel. Celui-ci tombera donc le 7 février, soit deux ou trois semaines plus tôt que prévu. Je n'ai donc plus que cinq semaines devant moi.

J'envisage de consacrer un jour par semaine à me préparer. En révisant bien mes fiches le week-end et le lundi précédent le partiel, je devrais m'en sortir.

Lecture

Enfin lire les ouvrage du point a. pour avoir au moins les bases de l'analyse HPSG (c'est la dernière partie qui me reste). Si j'ai le temps, je peux commencer le point b.

Ensuite

Il me faudra me mettre à la recherche de Hongrois prêts à discuter avec moi sur mes phrases d'exemple. Ainsi que des gentils Allemands qui voudraient bien prendre en charge la correcture du mémoire définitif.

En parallèle, évidemment continuer les lectures. Il me faudrait les avoir terminées pour fin janvier. Pour avoir déjà une idée de ma propre analyse et commencer dès le tout début février la programmation. Une fois que tout cela sera terminé, je pourrai passer à la rédaction de cette ultime partie.

Côté rédaction, il me manque d'ailleurs encore bien des choses qu'il me faudrait avoir réglées d'ici février aussi: re-rédiger la morphologie (en faisant très très très court) et l'analyse syntaxique des interrogatives.

lundi, 02 janvier 2012

C'est lundi...

J'avais oublié...

... de mentionner que j'ai lu les deux premiers tomes de Bitter Virgin, de Kei Kusunoki, un manga offert par Manu pour Noel.

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ?

Je n'ai pas du tout pu lire durant les cinq jours qu'on duré les rencontres européennes. Mais juste avant et juste après, je m'en suis donnée à coeur joie.

La mort du père Dugue, Octave Mirbeau

Le crapaud, Octave Mirbeau

Le diable et le bon Dieu, Sartre

Une vieille histoire d'amour pour cette pièce. De toutes facons, Sartre et moi, c'est pour la vie.
Comme pour peu de pièces, je suis à la fois fascinée par l'histoire et consciente qu'il me manque bien des clés pour la comprendre. Je pense que pour cette fois, mon bagage philosophique est insuffisant. Je devinne dans la "morale" de cette pièce de l'anti-Kant dont je ne comprends pas bien ni les tenants ni les aboutissants. Pourtant, je relis encore et encore.

HEINRICH
Ah non ! pas tous ! (Un temps) J'ai la foi, mon Dieu, j'ai la foi. Je ne commettrai pas le péché de désespoir : je suis infecté jusqu'aux moelles, mais je sais que tu me sauveras si tu l'as décidé. (À Goetz) Nous sommes tous également coupables, bâtard, nous méritons tous également l'Enfer, mais Dieu pardonne quand il lui plaît de pardonner.

GOETZ
Il ne me pardonnera pas malgré moi.

HEINRICH
Misérable fétu, comment peux-tu lutter contre sa miséricorde ? Comment lasseras-tu son infinie patience ? Il te prendre entre ses doigts s'il lui plaît, pour t'enlever jusqu'à son paradis ; il cassera d'un coup de pouce ta volonté mauvaise, il t'ouvrira les mâchoires, il te gavera de se bienveillance et tu te sentiras devenir bon malgré toi. Va ! Va brûler Worms, va saccager, va égorger ; tu perds ton temps et ta peine : un de ces jours, tu te retrouveras au purgatoire comme tout le monde.

L'Abbé Jules, Octave Mirbeau

Ce roman raconte sans prendre de gants l'histoire d'un prêtre, d'un homme aux émotions violentes. Jules est balancé sans cesse entre ses "mauvais" instincts et des élans d'enthousisme, entre l'incroyance et la croyance.

Je remarque un trait courant à tous les romans d'Octave Mirbeau. Tous ces romans ne trouvent leur aboutissement que dans la mort du héro (ce pourquoi le narrateur n'est jamais le vrai héro de l'histoire), une mort attroce, une agonie interminable et décrite longuement sans en omettre les détails triviaux peu glorieux, qui provoquent invariablement un certain malaise à la lecture. Malgré la grande admiration que j'ai pour ces récits, la fin en est si dure que je suis soulagée de les terminer...

Écoutez-moi : j’ai renié Dieu, et j’ai blasphémé son saint nom ; j’ai insulté aux douleurs du Christ, et j’ai outragé le ventre radieux, neuf fois immaculé, de la vierge Marie. J’ai méprisé ma mère, la créature sacrée dont je suis né, et j’ai haï les hommes, mes frères douloureux. J’ai menti, j’ai volé, j’ai repoussé du pied les infirmes et les pauvres, ces mélancoliques élus du ciel. Rêvant de criminels attentats, et la chair brûlée de concupiscences monstrueuses, sans remords, sans hésitation, je me suis approché de la Sainte Table, et j’ai donné au doux corps du Sauveur le lit fangeux d’une âme sacrilège… Enfin, j’ai désiré la femme de mon prochain, j’ai soufflé la débauche au cœur des jeunes filles, et, dans les champs, sous l’infini regard de Dieu, comme un bouc immonde, j’ai forniqué…
Il prononça ce dernier mot d’une voix forte et vibrante, et il se fit dans l’église un long chuchotement que dominèrent bientôt des bruits de chaises pudiquement remuées, des « hum ! hum ! » de toux effarées, se répondant d’un bout de la nef à l’autre. Le curé fut secoué au fond de sa stalle, comme par la commotion d’une décharge électrique ; et chose inexplicable, miraculeuse, l’orgue poussa un cri de détresse, qui parcourut la voûte, et vint mourir dans le chœur, au-dessus des diacres et des chantres consternés.
— J’ai forniqué ! répéta l’abbé Jules, de toutes ses forces. Et sa voix tonnait. Et il se frappait la poitrine avec rage ; et les manches de son surplis battaient autour de lui, ainsi que de grandes ailes affolées.
Alors, il reprit, une par une, ses fautes passées, les étala avec une impitoyable dureté, vida le fond de son cœur de toutes les pensées perverses, de toutes les secrètes hontes dont il s’était sali. Devant le spectacle de cet homme, qui, pareil aux anciens chercheurs de martyre, se flagellait, se déchirait, écartait, avec ses doigts, les plaies ruisselantes, éparpillait, sous la terreur des coups volontaires, les lambeaux de sa chair et les gouttes de son sang, les fidèles, d’abord étonnés, gênés par la violence des mots et la crudité biblique des aveux, éprouvèrent ensuite un singulier malaise qui les bouleversa. Une angoisse leur serrait la gorge, une souffrance inconnue leur brisait l’estomac ; ils avaient une sensation, atroce et nouvelle, la sensation qui vous saisit à regarder un gymnaste, évoluant, dans le vide, sur un trapèze, au-dessus d’un abîme… Quelque chose comme le choc en retour du vertige de la mort. Deux femmes, très pâles, se soutenant péniblement aux bourreaux des chaises, sortirent presque défaillantes ; une autre cria en se bouchant les oreilles :
— Assez !… Assez !

Fables, Esope

J'avoue avoir une préférence pour la version de Lafontaine de certaines de ces Fables. Mais c'est tout de même une lecture intéressante que de se plonger dans l'origine de ce qui a donné lieu à bien des proverbes, et aussi bien des maximes de vie...

De l’Avare et de l’Envieux.
Jupiter voulant connaître à fond les sentiments des hommes, envoya Apollon sur la terre pour sonder leurs inclinations. Il rencontra d’abord un Avare et un Envieux. Il leur dit de la part de Jupiter qu’il avait ordre de leur accorder tout ce qu’ils lui demanderaient, à condition que le second aurait le double de ce que le premier aurait demandé. Cette circonstance fut cause que l’Avare ne put jamais se résoudre à rien demander, dans l’appréhension qu’il eut que l’autre ne fût mieux partagé que lui ; mais l’Envieux demanda qu’on lui arrachât un oeil, afin qu’on arrachât les deux yeux de l’Avare, selon les conventions d’Apollon.

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Le jardin des supplices, Octave Mirbeau

Lumière d'août, Faulkner

Un livre que j'avais lu il y a bien bien longtemps, et dont je pensais ne me souvenir de rien. Mais dès les premières lignes, des pans entiers de l'histoire me sont revenus, et au fur et à mesure de la lecture, les détails de ce qui va suivre me reviennent.
Je pense que j'avais été très impressionnée par cette histoire très bizarre et saumatre...

Qu'est-ce que je vais lire après ?

Je continue avec Mirbeau.

J'ai une nouvelle russe en attente et Les derniers jours de Pompei qui devraient m'occuper un petit moment.