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lundi, 31 octobre 2011

Objectif de la semaine

NB : Je vous préviens d'avance que ce post n'a aucune espèce d'intérêt pour qui que ce soit autre que moi...

Objectif des deux trois quatre semaines dernières

La dernière fois, je m'étais fixé comme objectif sur deux semaines de traiter mon sujet de mémoire comme j'aurais traité le sujet d'un mini-mémoire. Deux semaines, c'était un peu ambitieux. Je ne voulais pas trop m'attarder, mais je n'ai pas réussi à me mettre la pression nécessaire pour écrire 20 pages sur un sujet pareil en si peu de temps.
J'ai donc prolongé une semaine. Puis une autre semaine.

Je suis loin d'avoir fini, mais j'aimerais quand même m'arrêter là.
L'exercice a été très intéressant, puisqu'il m'a libéré l'esprit de toute la partie préliminaire compliquée qui alourdissait tout. Et finalement, je me suis rendu compte petit à petit que j'étais en fait en train de rédiger plus ou moins ma troisième partie. Or, on est déjà fin octobre, on entamme la troisième semaine de cours, et il serait temps que je présente quelque chose de concret à mon prof (et mon deuxième correcteur : Konfus Junior (ca y est, c'est officiel !)), histoire de commencer ce semestre sur de meilleures bases que le précédent (où j'ai vu mon prof trois fois en un semestre, en gros).
Je pense avoir esquissé en 4 semaines le grand B de ma troisième partie (le grand A étant déjà plus ou moins prêt de l'année dernière).

Je pensais à peu près savoir où aller en commencant cet objectif, et tout d'un coup je me suis engouffré dans la phonologie, ce qui m'ouvre un terrain immense auquel je ne savais rien. Il va me falloir encore une ou deux semaines de recherche pour comprendre à peu près le domaine et pouvoir envisager de commencer à rédiger quelque chose dessus.
Si je ne me trompe pas, cela devrait constituer le grand C de ma troisième partie.

Objectif de la semaine

Si je résume, j'ai déjá:
- une intro, pas trop mal
- rédigé la 1ère partie, mais elle est trop développée
- rédigé la 2ème partie, mais elle n'est pas assez développée
- rédigé le grand A introductif de la 3ème partie, mais sans savoir où j'allais (donc à revoir)
- esquissé le grand B de la 3ème partie
- pas de grand C de la 3ème partie (mais demande encore beaucoup de recherche)
- pas de conclusion (et pas la moindre idée de ce que je vais mettre dedans - mais c'est normal)
De plus, je suis complètement insatisfaite de mon plan.

L'objectif du début de semaine serait donc de reprendre de fond en comble tout ce que j'ai fait jusqu'ici, de réordonner tout ce que j'ai écrit afin d'obtenir un plan correct. Je pense avoir enfin compris où se situait mon erreur de plan : j'ai essayé de traiter la morpho et la syntaxe de manière systématique, alors que ce n'est pas le sujet. J'avais en effet besoin de m'y atteler de manière systématique pour développer le programme que me demande mon prof. Mais ma 1ère partie mutante est plutôt un support pour moi pour garder une trace de tout ce que j'ai fait et n'est finalement pas d'un grand intérêt pour le sujet même.
Donc je garde ca précieusement, mais pas dans mon mémoire.

Une fois que j'ai un plan correct, je me prends une journée ou deux de rédaction pour réarticuler le texte correctement et développer les points où je n'ai que quelques mots-clés. Le but étant d'avoir un résultat homogène et compréhensible que je puisse présenter, même inachevé, à mes correcteurs.

Après ca...

Normalement, donc, vendredi soir au plus tard, je peux envoyer un pdf à Konfus Junior pour lui demander ce qu'il pense de mon plan et prendre rendez-vous avec lui pour en discuter.
Je préfère commencer par le présenter à Konfus Junior. Pour le moment, je ne l'ai vu que pour discuter de la programmation, il a donc un regard complètement neuf sur le mémoire papier.

Puis, je reprends la recherche sur la phonologie.

mercredi, 26 octobre 2011

Intermède

jeudi, 06 octobre 2011

Objectif de la semaine

L'objectif de la semaine dernière était de lire ce dont je vous ai parlé comme étant la Bible de la HPSG, le bouquin publié en 1994 par Pollard et Sag. Évidemment, ils ne parlent PAS DU TOUT de la structure informative et des autres choses qui m'intéressent. Mais comme toute la littérature HPSG part du principe que le lecteur maîtrise parfaitement les bases, j'étais sans cesse handicapée par un mini-détail que je ne comprenais pas. Malheureusement, mini-détails sur mini-détails, je nageais un peu dans certaines explications.

Le bouquin fait 400 pages. Je ne suis certainement pas venue à bout des 400 pages. Mais j'ai lu les 100 premières, un chiffre honorable pour une semaine de travail.
Les 50 premières ont été vraiment difficiles. Les bases, il fallait bien se casser la tête pour les comprendre. Puis les 50 suivantes ne sont plus que des études de phénomènes précis, et de paufinement de la théorie. Je pense donc partir au bout de 100 pages avec les bases suffisantes pour pouvoir me reporter au livre le cas échéant sans nager complètement.

L'objectif de cette semaine, et de la semaine prochaine, sera bien différent.

J'ai décidé de reléguer au placard les 55 pages de mémoire écrites l'an dernier. D'oublier aussi que je dois développer un programme en parallèle du mémoire. D'oublier que je dois écrire un mémoire.

Retour un an en arrière, je n'ai aucun plan ni rien rédigé, et je me lance dans l'écriture d'un mini-mémoire d'une vingtaine de pages sur mon sujet.

Pourquoi ?
Parce que je m'enlise depuis des mois complètement dans mon plan, que j'en suis complètement insatisfaite et que je me bloque dessus au lieu de faire des choses utiles.
Parce que le format du mémoire, avec en plus un programme info en parallèle, me submerge complètement. J'ai perdu un an à régler les problèmes préparatoires (comment composer des mots hongrois ? comment composer des phrases hongroises ?) au lieu de m'attaquer au noeud du problème (le focus, le topic, etc).
Parce que je m'en suis toujours très bien sorti quand il s'agissait de faire des mini-mémoires. Je savais construire un plan, aller à l'essentiel.
Parce que je me contente pour ce mini-mémoire fictif de faire de la pure théorie, avant de me casser la tête sur la mise en pratique. En gros, j'écris fictivement un mini-mémoire pour Indiana, et pas pour Konfus. Et que tant qu'on reste dans la théorie, ca va, je respire.

Reste à voir maintenant si l'exercice s'avèrera bénéfique. Verdict dans une semaine et demie.

mardi, 04 octobre 2011

Es geht loooooos !!!

C'est la folie en ce moment à Berlin. Il se passe tellement de trucs dans la ville qu'on ne peut plus jamais circuler tranquillement.

Dès que je suis rentrée, il y a eu les élections municipales. Puis, c'est le Pape qui a débarqué à Berlin. On a enchaîné sur le Marathon (tout ca en une semaine, hein...). Et maintenant voilà que c'est déjà la fête nationale, qui - tombant un lundi - donne droit à tout un week-end prolongé de festivités sur la Festmeile (l'allée du 17 juin, transformée à chaque grande occasion en super fête foraine/marché aux puce/place de concert).

Dimache, il y avait un concert devant la porte de Brandenburg, un truc organisé par Coca Cola. Concert gratuit, avec un programme assez alléchant. Notamment, il y avait Cucha Candela (rappelez-vous), et j'avais vraiment envie de profiter de l'occasion pour les voir en live. Puis y'avait Mando Diao, et mes jeunes adorent ce groupe, je me disais que c'était l'occasion où jamais de les découvrir.

1er acte: One Night Only

Forces de sécurité déployées dans tout le centre, un grand détour pour rentrer sur la Festmeile comme aux jours joyeux de la coupe du monde, les crêpes, des saucisses, des amandes grillées, on se croirait sur le marché de Noel (sans les petites baraques kitch). Et là-bas, tout là-bas, devant la Brandenburger Tor, il y a la grande scène, avec les One Night Only. La tête du chanteur est de toutes facons reproduite à des dizaines d'exemplaires sur tous les écrans géants. Pas moyen d'en perdre une miette, même en allant faire un tour sur la grande roue.

(Cette vidéo est assez fidèle à ce que j'ai pu voir dimanche sur scène)

Je ne connaissais pas du tout One Night Only. Apparemment les autres spectateurs non plus. Mais ils ont un style intéressant, de bonnes têtes d'Anglais, sont à l'aise sur scène, encore un peu gamins, mais des gamins sympas.

Il n'y avait pas encore foule. J'ai réussi à me faufiler tout devant, et je suis restée à ma place jusqu'à la fin. Tant qu'à faire, autant être tout devant...

2ème acte: Jennifer Rostock

Le jour où on se retrouve à un concert avec des groupes super connus dont on n'a jamais entendu parler, c'Est qu'on est en train de devenir vieux. Je suis en train de devenir vieille.
De toutes facons, y'a qu'à voir l'âge moyen du public, ils ont certainement pas fait leur collège dans les années 90... Après, c'est Berlin : ca grouille de lesbiennes et de gothiques. J'adore. Et ca me renseigne un peu sur le public du groupe qui arrive.

L'hystérie a commencé quand Jennifer est arrivée sur scène.

Quand je l'ai vue arriver, j'ai pensé : qu'est-ce que c'est que ca ???
Trente seconde après qu'elle ait ouvert la bouche, j'ai pensé : ok, c'est bon, j'adoooooore cette fille.

Cette fille a un côté punk. Égocentrique, mais égocentrique assumée.
Un petit "regardez-moi dans les jambes" aussi, elle a bien compris que c'était son meilleur argument de vente.
Mais elle dépote sur scène comme pas possible.
Et elle a un accent (un dialecte, comme on dit ici) qui me cloue par terre. Je VEUX le même. Je sais pas d'où elle le sort d'ailleurs, étant d'origine du nord et ayant grandi à Berlin. Sûrement un mélange de son dialecte natal et du "kiez" berlinois.

Et alors, pour le final, quand Nico est monté sur scène (wikipédia est mon ami, je le connaissais pas lui non plus, hein) et qu'ils ont fait leur duo... brrr, j'en avais la chair de poule !!!
Grandiose...

En rentrant chez moi, n'ayant que Jennifer Rostock à la bouche, je suis allée faire un tour sur youtube-est-mon-ami pour écouter un peu sa musique, parce que franchement, mais comment avais-je pu passer à côté de cette fille ??? J'ai écouté une chanson. J'ai écouté une autre chanson.
...
Et donc j'ai compris que, ok, possible que j'aie déjà entendu ca sans y faire attention. Enregistrement studio complètement lissé, sans aucun intérêt, de la pop allemande ni mauvaise ni bonne, et des clips d'un premier degré désespérant...

Bref, j'économise sur l'achat d'un CD pour pouvoir me payer un jour un ticket de concert. Elle fait tout simplement partie de ces groupes qui ne révélent leur potentiel qu'en live.

Je vous mets tout de même ce que je trouve être son meilleur clip, puis celui de son duo avec Nico parce que... parce que quoi... non mais rien que d'y repenser... brrr...

(bouhou mais c'est pas possible que MÊME la partie de Nico rende rien en version studio quoi !)

Et puis juste pour moi (parce que ca n'intéresse personne de voir une vidéo toute tremblée où on n'entend rien avec les cris hystériques autour, mais où on la voit monter sur scène, chanter, parler, chauffer le public, et que ca me rappelle TROP de bons souvenirs !!!)

3ème acte: Sunrise Avenue

Je me sens toujours aussi vieille (= je ne sais pas non plus qui sont ces gens).
Les lesbiennes et les goths ne s'en vont pas, mais ca commence à grouiller de petites aux cheveux bien lissés, couvertes de maquillage de la tête aux pieds et qui sautent tout le temps parce qu'elles "voyent rien".
Moi je peut-être vieille et has been, mais je fais une tête de plus qu'elles et je vois très bien. Je me marre.

Lancé par une centaine de bouches hystériques qui essayent de se faufiler devant, le message est bien passé : le chanteur de Sunrise Avenue est TROP BOOOOOOOO.

Et le voilà qui monte sur scène, le chanteur tant attendu.
Nan mais beurk quoi : un espèce de grand machin blond avec des avant-bras bien musclés, qui chante des romances et qui est rasé sous les bras. Et puis il est VIEUX. o_O Les gamines d'aujourd'hui, je vous jure...
Puis y'a pas à dire, il sait que balancer des platitudes au public ("Berlin, si vous saviez comme je vous aime !" mais oui...).

Bon après ca, y'a pas à dire, y'avait une telle ambiance dans le public que c'était vraiment un bon moment.

Et dans le tas... Y'avait quand même UNE chanson que je connaissais. Comme quoi ils sont connus ces gens en fait ^^

4ème acte : Cucha Candela

On commence à arriver sur du très lourd. Les gamines sont reparties pour la plupart, le public est vraiment diversifié au possible, tout Berlin est venu voir Cucha Candela. Ce sont des superstars en Allemagne, surtout à Berlin.

Ils nous gratifient d'un concert sans amicroche, pêchu, endiablé, choréographié au milimètre. Le DJ du groupe nous gratifie d'un beau mondollyo-pandae-dollyo chagi (ok, il était un peu tout pourri, mais c'était du taekwondo quoi !).
Évidemment, Cucha Candela surfent un peu sur la vague du multiculti, et leur musique est un peu facile. Ce n'est pas dur de faire un hit de l'été en parlant du soleil "goûtez un peu le goût du soleil, c'est l'été dans mon kiez !" quand on est un groupe qui explose les charts à chaque nouveau single.
Mais ils savent vraiment gérer un live et utiliser une foule. Ils savent mettre l'ambiance et faire participer le public.

Ca manquait peut-être un tout petit peu... de place laissée au hasard.

"Sommer in mein Kiez" (L'été dans mon Kiez) --> LE tube de l'été 2010, qui rend très bien en concert, y'a pas à dire. La choré de la vidéo est à peu près au millimètre près celle de dimanche... Spontanéité, qui a dit spontanéité ?
(Le Kiez, c'est le mot qu'on utilise à Berlin pour désigner le quartier. À une époque, en France, on disait "guetto" pour ca, mais c'est super vielli comme expression maintenant. Et le kiez est plus sympatique que le guetto. Bref, je sais pas comment traduire.)

5ème acte : Mando Diao

Alors voilà, Cucha Candela vous a chauffé le public au fer rouge, tout le monde attend le clou du spectacle, LE groupe qui a fait salle comble tout l'été, le suspens est à son comble, les musiciens se mettent en place aux milieu des cris du public, les fans crèvent d'impatience, le chanteur entre enfin sur scène !!!

Et pffff, l'ambiance retombe comme un soufflé.
Que du vent.

Y'a sans doute des gens qui se sont éclaté á ce concert.
Moi, je me suis franchement ennuyée. Je crois qu'ils auraient pu chanter tout seuls dans leur garage sans public que ca leur aurait fait le même effet (le fric à la clé en moins). De toutes facons, Gustaf était bien trop pêté fatigué pour enchaîner deux mots cohérents de suite. Il a pris deux fois la parole, égnenant une suite de mots sans lien, mais dont l'idée devait être à peu près "je vous adore Berlin, vous es trop bien" (mais oui...). J'ai cru qu'il n'allait pas réussir à ouvrir les yeux de la soirée, mais en fait si ! Dans une chanson aux paroles révolutionnaires ("I love youuuuu"), il a OUVERT les yeux (qu'il a fort beaux, d'ailleurs, il faut le reconnaitre).
Donc oui, ok, il est beau, je suis d'accord. J'arrive à peu près à comprendre l'hytérie féminine autour de sa personne, et je ne veux même pas savoir de quel carnage le lieu où a atterri sa chemise a été le témoin (oui, il a fait un strip-tease pendant le concert). Et oui, faire un concert de rock en costard-cravate, ca a un certain style.

Seulement le style c'est très joli, mais la musique ca serait un peu mieux. Quand même.

Mais hip hip hip hourra, je connaissais TROIS chansons dans le tas.
Trop à la pointe de l'actualité musicale je suis.

(Ah mais en fait, c'est toujours pareil. Gustaf passe ses concerts les yeux fermés et finit torse-poil à la fin...)

Final

En sortant du concert, y'avait distribution de canettes de coca gratuites. C'était cool quand même...

ET VOUS SAVEZ CE QUI EST ENCORE ENCORE ENCORE PLUS COOL ?

C'est que ce concert n'était qu'un petit entraînement parce que...

...

... J'AI UNE PLACE DE CONCERT POUR ALLER VOIR DIE ÄRZTE !!!

Non DIE ÄRZTE quoi !!! En vrai ! Je vais vraiment les voir !

Donc le 2 juin prochain, je me fiche qu'il y ait une guerre nucléaire ou une invasion extraterrestre, JE VAIS VOIR BELA, FARIN ET ROD !!!

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HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

lundi, 03 octobre 2011

C'est lundi...

J'avais pourtant rédigé un C'est lundi... la semaine dernière. Mais il n'a pas été publié. Envolé. Parti.
Donc tant pis, c'est sur deux semaines aujourd'hui.

Qu'est-ce que j'ai lu les deux semaines dernières ?

Un peu de Maupassant

Boule de suif, Maupassant
J'adore Boule de Suif. Je connais l'histoire par coeur depuis des années que je l'écoute, que je la lis, que je regarde des adaptations. Ayant maintenant en tête des romans plus tardifs de Maupassant, la lecture est différente et c'est très intéressant.

La maison Tellier, Maupassant

Une partie de campagne, Maupassant

Mademoiselle Fifi, Maupassant

Les contes de la bécasse, Maupassant
Je vous avais fait une super décortication la semaine dernière, que j'ai la flemme de reprendre. Donc en gros : C'EST VACHEMENT BIEN.
Je ne connaissais pas les contes "normands" de Maupassant, pourtant il en a fait beaucoup. Ca sent le gamin de 20 ans qui commence à écrire, c'est très rafraichissant. Un peu coquin, un peu satirique, des fois très sombre.

La légende du Mont Saint-Michel, Maupassant

La ficelle, Maupassant

Deux amis, Maupassant

Une vie, Maupassant
Le classique des classiques, que je relis déjà pour la troisième fois. Il y a en qui relisent "Anna Karenine", moi je relis "Une vie" et j'apprends toujours de nouvelles choses.

Une vendetta, Maupassant

Le gel au nez rouge, Nicolai Nekrassov
En fait, je n'aime pas trop la poésie.
C'est un peu par hasard que je suis tombée sur ce texte, et je me suis dit que c'était pas long, que je pouvais faire un effort.
Et en fait j'ai aimé. Alors que c'est de la poésie. Enfin, je suppose que c'est de la poésie puisque je n'appellerait pas ca un récit. Donc ca doit bien être de la poésie en prose.

Ca parle de mort, de froid, des femmes slaves et de l'hiver russe.
Alors d'accord, je ne pense pas qu'il fera partie des textes que je n'oublierai jamais de ma vie. De ceux-là, le seul recueil de poèmes est celui de Jacques Roubeau, Quelque chose noir. Qui est la poésie la plus parlante que j'aie jamais lue de ma vie. Et ca parle de mort aussi. Il doit y avaoir quelque chose de morbide dans ma perception de la poésie.

Ce n’est pas le vent qui rage dans le taillis, ce ne sont pas les torrents qui descendent des montagnes, c’est le Roi de la Gelée qui vient inspecter ses possessions.
Il regarde si les tourmentes de neige ont bien couvert les sentiers de la forêt, s’il ne s’y trouve pas de fentes, de brèches, si quelque part la terre n’est pas nue.
Il regarde si les branches sont garnies de duvet et les troncs de jolis dessins, les glaces sont-elles solides sur les grands et les petits ruisseaux ? Il marche, il passe entre les arbres, son pas craque sur l’eau glacée et le clair soleil se joue dans les flocons de sa barbe.

PS: Chers étudiants en littérature, vous me rendrez demain un essai (minimum 4 pages) de comparaison entre Le gel au nez rouge de Nebrasskov et La reine des neiges d'Andersen, avec pour intitulé "La femme slave et la femme nordique: un mythe de la frigidité".

PPS: Bon, ok, vous avez raison, Baudelaire c'est bien aussi des fois. Et Les Illuminations de Rimbault, ca c'est la folie aussi. Mais bon, on reste dans le morbide aussi, tout de même.

Clair de lune, Maupassant

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Les soeur Rondoli, Maupassant

Emile ou l'Education, Rousseau

Médecine et philosophie, Anne Fagot

Qu'est-ce que je veux lire après ca ?

Continuer sur Maupassant que j'aime d'amour depuis que Tolstoi commence à s'épuiser.

J'aimerais lire un livre d'Histoire sur la Prusse, histoire de savoir dans quel pays je vis.

Et je ne fais qu'acheter des livres aux puces en ce moment, il faut faire descendre un peu la pile. Je pense que je ne vais pas m'ennuyer côté lectures.

samedi, 01 octobre 2011

HPSG

Malheureusement, quand on fait de la linguistique, on n'a pas le choix, il faut choisir son camp. On ne peut pas faire de la linguistique "juste comme ca", sans décider si l'on se place dans un cadre fonctionaliste, générativiste, constructioniste et j'en passe.
Ceux qui font de la linguistique "juste comme ca" sont en général des minimalistes. Donc ils ont choisi leur camp aussi.
Nous nous amusons souvent entre étudiants à nous moquer de ces querelles de clocher et à rentrer nos professeurs dans la bonne case. Tous sont générativistes (ca va sans dire, il faut vraiment aller faire ses études à la Sorbonne pour tomber sur des disciples de Saussure - quelle bande d'arriérés), Indiana est minimaliste corps et âme, le Fou est sans aucun doute adepte de la GB "vielle école", Chien-Chien, honte à lui, est en train de se convertir constructioniste (Indiana va-t-il l'assassiner quand il se rendra compte que son confrère est en train de basculer du côté obscur de la force ?).
Konfus, lui, ne jure que par la HPSG. C'est d'ailleurs un des grands spécialistes mondiaux actuels de la HPSG, son nom est omniprésent dans la littérature sur le sujet, ainsi que celui de ses assistants (Konfus Junior, évidemment, et une assistante que je connais pas, mais qui bosse dans le même bureau et dont le nom reviens sans cesse quand je fais des recherches).
 
Pour ma part, écrivant sous la direction de Konfus, j'ai été embrigadée d'office sous la bannière de la HPSG. Et vu que je suis bien partie pour avoir Konfus Junior comme second correcteur (ca, c'est encore une longue histoire... passons), je n'ai pas intérêt à me montrer trop critique envers la théorie.
 
Mais ca veut dire quoi HPSG ?
HPSG : Head-driven Phrase Structure Grammar.
 
D'où ca sort, ce truc ?
La HPSG est une théorie (cela dit très intéressante) développée dans les années 90. Ses deux papas, Pollard et Sag, avaient commencé à lancer quelques idées originales à la fin des années 80, qu'ils ont retravaillées, corrigées et développées avant de publier un bouquin (intitulé "HPSG", au moins c'était simple) en 1994, LA Bible de la HPSG.
Plein de gens ont été emballés par l'idée et ont continué la théorie en la poussant dans plein de directions. (Nous sommes d'accord que quand je dis "plein de gens", je parle de linguistes et que le "plein" est donc très très très relatif).

Et quel est le but de la théorie ?
Comme beaucoup de théories générativistes, elle donne une méthode, une logique, une notation, etc. qui permet de parser des phrases. Et elle se place dans la UG (Universal Grammar), c'est à dire qu'elle donne une méthode adaptable à toutes les langues. Adaptable en théorie, évidemment. C'est LA grande discussion dans ce genre de théorie, des méchants anti-théorie sortent des phrases en langue du Bouthan occidental du XIIIème siècle avant JC et essayent de montrer que la theorie n'est pas applicable dans le cas d'une phrase précise que personne n'a jamais prononcée mais qui est théoriquement possible. Et les gentils pro-théorie démontrent que SI SI, ca marche très bien quand même.

Mais heu... ca veut dire quoi "parser une phrase" ?
Le parsing, c'est en gros une analyse.
Lorsque ma soeurette d'amour donne à ses CE2 une phrase ("Le fermier a donné un petit cochon à son fils.") et qu'elle leur demande de colorier en vert le verbe, en rouge le sujet, en bleu le COD et en jaune le COI, elle leur demande de faire du parsing.
Moi, c'est pareil. Je prends une phrase en hongrois et je demande à mon ordinateur de faire du parsing sur cette phrase. Sauf que je ne lui demande pas de colorier en vert, je lui demande de me donner un AVM.

Ca ressemble à quoi un AVM ?
AVM, ca veut dire Attribute-Value Matrix.
Donc ca ressemble à une matrice. Dans cette matrice, il y a des attributs auxquels ont donne une valeur (attribute-value matrix, donc).

Donc, ca ressemble à ca :

HPSG1.jpg


Ce qui veut dire:
- que le signe est un mot
- qu'il se prononce "fille"
- que c'est un nom
- qu'il est accompagné obligatoirement d'un déterminant au singulier ("la" ou "une", peu importe)
- qu'il s'agit d'un nom féminin à la troisième personne du singulier
- qu'il se rapporte à une entité elle aussi féminine, 3ème personne (il ne s'agit ni de celui qui parle ni de celui à qui l'on parle) et singulière.

Enfin, disons plutôt que dans le monde merveilleux d'Asterix, ca ressemblait à ca.
En vrai, ca ressemble à ca:

HPSG2.jpg



Et à quoi ca sert tout ca ?
Chaque mot a son AVM, et en se combinant entre eux, ils échangent leurs informations.
Par exemple, le déterminant "une" va comporter l'information "indéfini". En combinaison avec "fille", on saura que "une fille" se rapporte non seulement à une entité féminine, 3ème personne et singulière, mais aussi indéfinie (on ne la connaît pas).
De même, si "un" essaye de se combiner avec "fille", il y aura conflit d'informations. Parce qu'un mot ne peut pas se rapporter à la fois à une entité féminine et masculine. D'où preuve d'une faute de grammaire. D'une manière générale, on sait qu'une grammaire (au sens informatique = tout ce que l'on a "apprit" à l'ordinateur) est bonne lorsqu'elle détecte les fautes de grammaire (la grammaire "humaine").