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mercredi, 14 septembre 2011

Retour à la source (Saint Etienne)

Je vais commencer le récit de mes vacances (si tant est que je me dépatouille jamais de vous raconter mes vacances (je veux dire, regardez mon compte-rendu des Berlinales de Février dernier...)) par la fin.

Back to the rules. Back to Taizé.

Taizé, je n'y avait pas remis les pieds depuis une éternité. Au moins trois ans. Peut-être cinq. Je ne sais plus.
Puis il y a eu le Jamboree, qui a été une IMMENSE déception au final. Je vous raconterai un jour comment je suis arrivée dans un parc d'attraction pour scouts super "fun" au lieu du super Taizé-pour-les-ados que je m'étais imaginée.

Mon arrivée à Taizé m'a un peu traumatisée. Y'avait que des jeunes partout. Je veux dire, des jeunes, des jeunes de 17 ou 18 ans quoi. Pas des jeunes vieux, comme moi. Mon premier jour d'introduction biblique, le frère a demandé par plaisanterie qui était le plus vieux dans le groupe.
"Lui !
- Moi j'ai 19 ans.
- 19 ans ? Qui dit mieux ? Toi ?
- J'ai 20 ans."
J'ai levé la main. "Heu... j'ai 25 ans". Silence de mort dans la salle, yeux tout ronds braqués sur moi.
Ouais bon, ca va, hein.

En définitive, le traumatisme n'a été que momentané, étant donné que j'ai finit par dénicher un groupe de vieux francais de 29 ans qui faisaient leur after-JMJ ensemble à Taizé. Seulement ils avaient feintés, et ils venaient aux introductions bibliques de l'après-midi. Malins.

Surtout j'ai compris au bout de quelques jours que JE NE POUVAIS PAS vivre Taizé de la même facon à 25 ans que je l'avait fait à 16 ans. Et que c'était pas grave.
Ca a l'air bête dit comme ca, mais j'ai mis du temps à le comprendre.

Après avoir compris cela, et m'être bien amusée avec les vieux francais, Taizé c'était le bonheur pur.
J'ai emmagasiné tout ce dont j'avais besoin pour l'année. Et je suis partie le lundi avec le coeur léger.

Pas grand chose n'a changé à Taizé (je dis ca parce que je sais que ma cousine Winnie brûle d'avoir des nouvelles chaudes). Les mythiques bol rouges ont disparu, laissant place à des bols bleus-transparent, vachement moins poétiques, il faut bien le dire.
J'ai finit enfin par savoir qui était frère Alois. C'est facile, c'est celui entouré de plein d'enfants. Il a l'air d'un bon meneur de troupe, mais c'est sûr qu'il n'a pas l'aura de feu frère Roger.
À la prière, c'est maintenant frère Maxime qui joue du clavecin (je dis clavecin, mais c'est un piano tout bête, c'est juste que "frère Maxime joue du piano" ca sonnait encore plus bizarre). Du coup, on entend des couacs de temps en temps, c'est mignon.

Pour ma part, je n'ai pas eu du tout l'occasion de rencontrer frère Maxime, puisqu'à la rencontre des francais (où on était à peine une douzaine (les 788 autres pèlerins devaient être des allemands (ou des suisses))) c'est le frère hongrois qui a était présent. Moi je m'attendais à un petit comité avec frère Maxime, ca aurait été sympa, mais le frère hongrois était sympa aussi, remarque, juste qu'il a un nom hongrois bizarre dont je me souviens pas et qu'on peut pas hurler avec un iiiiiiiiiii hystérique au milieu.
Ce qui est le plus grand intérêt de frère Maxime, disons-le.
Mais j'ai eu l'immense plaisir d'échanger quelques mots en hongrois avec un frère de Taizé, ca valait vraiment le coup.

Évidemment, on sent que l'euphorie de l'été est complètement retombée et que Taizé est surtout préoccupé par ce qui arrive dans une semaine : l'arrivée des premiers frères à Berlin.
Autant dire qu'en partant sur Berlin, je ne quittais pas vraiment Taizé. Je devancais juste les fréres d'une semaine, ce qui est presque un honneur.

La "prière d'ouverture" de la préparation aura lieu dimanche prochain. À partir de là, il y aura une prière quotidienne à la Marienkirche (là où on peut voir la danse macabre du XIIème siècle, pour ceux qui connaissent).
Mon organisation quotidienne est donc déjà complètement bouleversée pour me permettre d'aller tous les jours à Alexanderplatz. En gros : au lieu d'aller tous les jours du matin au soir à la bibliothèque de la FU, je vais aller tous les jours du matin au soir à la bibliothèque de la HU et faire un saut à l'église à l'heure du repas de midi.
Ca va être génial.

Commentaires

Non mais trop la chance !!! Une prière de Taizé tous les midis !!!

Bon sinon je sais quand même déjà qui est Frère Aloïs parce que la der des der où j'étais à Taizé, il était déjà le chef. (2006 je crois puisque je n'y suis pas allée en 2007 rejoindre mon patron australien, ce que tu sais très bien car j'étais chez toi quand j'ai du prendre cette horrible décision en écoutant la voix de la sagesse).

Bon sinon il faudrait que j'y retourne, un jour quand même, même si je profite toujours des JMJ pour aller faire une petite prière + les éventuelles visites de frères à Toulouse. Mais j'ai déjà bien plus de 25 ans et un bébé, ça commence à dépasser même le cadre des jeunes vieux.

Écrit par : Winnie | lundi, 19 septembre 2011

Avant 31 ans, tu n'es pas remisée dans les baraques tout au fond.
Puis même après, tu as le droit de venir, tant que tu ne viens pas plus d'une fois par an... ce qui ne changera pas énormement d'avant.
Mon job la dernière fois m'a amenée à aller changer les draps d'une petite maison où on a des chambres pour familles. C'est pas mal du tout, fauda quand même attendre que le bébé soit un peu plus grand (pleurs de bébé = voisins dérangés). Mais c'est bon à savoir.

Pour frère Alois, c'était pour moi, puisque je n'avais aucune idée de qui il s'agissait ^^

Puis pour les prières de Taizé quotidiennes, trop la classe... Juste que j'ai pas encore réussi à y aller de la semaine (toujours un truc scout dans les jambes vers 12h30). Mais la semaine prochaine, si si, je vais y arriver.

Écrit par : Lodi | vendredi, 23 septembre 2011

Je savais pour les chambres de famille, j'ai fait le ménage une fois là-bas (avec une slovène maniaque, qui repassait tout le temps derrière moi car ce n'était pas assez propre pour elle, bref)

La question c'est qu'est-ce que je fais de mon rejeton qui veut marcher tout le temps pendant les prières hein ?

Surtout que je suis trop vieille pour dormir par terre maintenant... m'enfin bon je voudrais bien y retourner quand même, peut-être seule sans bébé ni personne d'autre (et faire la fameuse semaine en silence).

Écrit par : Winnie | mardi, 11 octobre 2011

Comme je disais, faudra sans doute attendre que bébé soit un chouilla plus grand. Mais tu n'es pas condamnée parce que tu as un enfant.

Et sinon les prières quotidiennes sont bof...
Et je suis trop occupée à la FU (qui est vraiment à l'autre bout de Belin).

Écrit par : Lodi | lundi, 24 octobre 2011

Non mais les gens, j'ai écrit "back to the rules" et personne ne tilte ?

"back to the roots", donc

Écrit par : Lodi | lundi, 24 octobre 2011

Les commentaires sont fermés.