Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 25 octobre 2010

C'est lundi...

Selon la formule désormais consacrée:

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine passée ?

Ich wünsche mir, dass irgendwo jemand auf mich wartet (Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part), Anna Gavalda un recueil de nouvelles qui se lit tout seul et sans faim... mais dont on a à peu près tout oublié cinq minutes après. D'ailleurs, j'avais lu "Le clic-clac" (sans doute dans une vie antérieure, je ne vois vraiment pas quand j'aurais pu le lire sinon...) et avais entre temps tout oublié (pourtant c'est vraiment marrant).
L'écriture d'Anna Gavalda est très agréable, mais l'ensemble est... je ne sais pas... superficiel ? J'ai l'impression de lire cent fois la même chose et d'avoir déjà lu cent fois la même chose. Et puis sincèrement, les personnages masculins n'ont pas une spychologie très poussée (même pas lorsqu'ils sont personnages principaux, ce qui est un peu embêtant). On sait bien que les mecs sont tous idiots et réfléchissent avec leur entrejambe, mais bon... c'est tout ?

Milarepa, Eric-Emmanuel Schmidt
J'ai été un peu soufflée, m'attendant à retrouver l'auteur d'Oscar ou des fleurs du Coran, du tout-le-mon-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, très chouette, c'est vrai, j'ai adoré ca avant quand j'étais jeune et idéaliste. Puis "Milarepa" m'a rappelée que Eric-Emmanuel Schmidt est aussi l'auteur du Visiteur, et ca, c'est quand même un peu plus décapant.
Il y a dans "Milarepa" des passages très cruels, des passages très philosophie-du-monde-beau-et-gentil, des passages dont je ne saisis pas vraiment quelle morale ils veulent défendre. C'est un peu mélangé, pas toujours très équilibré, mais au moins, ca fait réfléchir.
Thèmes: la haine, le bonheur, la mort.

Zuckererbsen, Bernhard Schlink
Attention, là on passe un échelon supérieur.
Bernhard Schlink est tout simplement un génie. Et je pèse mes mots. En arrivant en Allemagne, une bibliothècaire formidable (bénie soit-elle) m'a fait découvrir "Le Liseur", qui m'a fait oublier que je ne savais pas lire l'allemand sans dictionnaire, et est rentré instantanément dans mon panthéon des cinq meilleurs livres du monde.
La récente adaptation cinématographique du livre a évidemment passé le livre au marteau pilon, mais a mis le livre mondialement à la mode (avec Cate Blanchet dénudée au maximum sur la couverture... passons...).
Maintenant, je suis très embêtée, parce que toutes les nouvelles que je viens de lire sont tellement bien qu'on commence à manquer de place dans mon top 5...
Les nouvelles de Bernhard Schlink se déroulent au rythme de l'Histoire, mais thématisent surtout le "après". "L'infidélité", encore moins que "Le Liseur", n'est PAS UNE HISTOIRE D'AMOUR (grr grr, j'enrage), mais parle de l'après-communisme, de la difficulté des Allemands face à ce qui c'était passé. Mais ce n'est pas non plus un "roman historique", pas du tout. L'Histoire est plutôt le prétexte pour thématiser le poids du passé, le poids des fautes qu'on a commises autrefois, des choses que l'on n'a pas voulu dire. On y réfléchit aussi beaucoup sur l'amour, sur l'amitié, sur l'identité et si tous ces mots ont un sens. Les personnages sont tellement vrais, tellement humains, et nous ressemblent tellement... même si personnellement, je n'ai jamais collaboré avec les nazis, ni avec la Stasi, ni été victime du terrorisme.
Je pense qu'évidemment, tout ceci est très allemand. Le peuple allemand a un passé lourd à porter, et dont il n'est quelque part pas vraiment responsable, il a vécu des choses trop compliquées, et il lui faut pourtant maintenant faire avec ce passé. Il y a aussi ce silence allemand, cette pudeur, ces non-dits (et ces non-écoutés aussi...).
Mais bon, j'arrête. Bernhard Schlink est un génie. Voilà.
NB: En francais, cela correspond à peu près au recueil de nouvelles intitulé "L'amour en fuite".

Der Ohrenzeuge (Le Témoin auriculaire), Elias Canetti, des poèmes/portraits. Entre Maurice Genevoix et Labruyère. Labruyère pour la méchanceté féroce, et Maurice Genevoix pour la force universelle de ses descriptions.
L'aveugle
L'aveugle n'est pas aveugle de naissance
Mais s'est donné un peu de mal pour le devenir
Il a un appareil photo, il l'emporte partout
Et c'est un vrai plaisir pour lui de garder les yeux fermés

[...]
Il dit: "Là j'y étais !"
Et montre [la photo] du doigt
Et ne pourrait-il la montrer du doigt
Il ne saurait où il a été
Le monde est déconcertant, exotique et plein de richesse
Qui donc peut se souvenir de tout ca ?
(J'ai honte de ma traduction, faite en vitesse et trop mot-à-mot pour un poème, mais ca vous donne une vague idée)

 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Contre la barbarie, Klaus Mann, des lettres et textes de conférences de Klaus Mann (le fils de Thomas Mann), écrits entre l'arrivée au pouvoir d'Hitler et la fin de la 2nd Guerre Mondiale.
C'est brillant et très intéressant, mais un peu dur à lire d'un trait.

Qu'est-ce que je vais lire après ?

Von Mäusen und Menschen (Des souris et des hommes), John Steinbeck, juste pour le plaisir de le relire...

dimanche, 24 octobre 2010

Photos du camp d'entraînement

Hier, ca y était, le nouveau semestre avait commencé et apporté cinq nouveaux à l'entraînement.
Ca me rappelait le bon vieux temps, quand je faisais mon premier cours moi aussi, et que j'étais toute perdue. Souvenirs émouvants. Sniff sniff.

Comme il n'y a quand même pas grand chose à raconter en ce moment, j'ai décidé de profiter des prochaines séances pour vous montrer un best of des photos prises pendant le camp d'entraînement.
Ca me permettra de vous présenter un peu les gens qui forment ce super groupe, et de vous permettre de visualiser un peu à quoi ressemble le taekwon-do (pour ceux qui connaissent pas du tout, comme moi quand j'ai commencé par exemple...).

Et comme introduction, une photo de groupe (cliquez pour voir en plus grand):

 

01.JPG

 

jeudi, 21 octobre 2010

Semainier

Rentrée universitaire cette semaine, et mon emploi du temps commence à prendre forme.

Lundi
19h-21h: Réunion scoute

Mardi
16h-18h: Cours de philosophie du language
20h-21h30: Taekwon-do

Mercredi
~8h: Jogging
10h-14h: Hongrois
16h: Cours de francais pour le petit Karl
20h: Piscine (sauvetage)

Jeudi
~18h: Jogging

Vendredi
15h30-16h30: Cours de francais pour le petit Karl
~18h: Jogging

Samedi
~8h: Jogging
10h: lessive, ménage et courses
19h30-21h: Taekwon-do

Dimanche
~18h: Jogging

Dans la semaine
Environ trois jours où je vends des sandwishs de 8h à 14h.
Je veux essayer d'aller une fois par semaine à la piscine (en plus de mon cours), à savoir un matin où je ne vends pas de sandwishs...
Je suis aussi à la recherche d'un partenaire pour faire de l'escalade. L'idéal serait le vendredi ou le dimanche.

Et le reste du temps ?
Mémoire, mon beau mémoire, dis-moi qui est la plus raisonnable en ce royaume...

dimanche, 17 octobre 2010

Le 10.10.10 à 10h10

Comme je vous ai raconté mon premier examen de taekwon-do avec une semaine de retard, il n'est que justice que je vous raconte aujourd'hui ce qui s'est passé dimanche dernier.

Dimanche dernier, le 10 octobre 2010.
Le 10.10.10. Et même que c'était à 10h10 (si, si).

Tout ca c'est la faute de Maurice en fait. (Maurice mon pote du taekwon-do qui essaye de faire de moi une gymnaste, souvenez-vous...)
Non, en fait tout ca c'est la faute de Winnie en fait.
Enfin bref, je ne sais plus.

Toujours est-il qu'en mai 2009, j'ai commencé à faire du jogging avec Jiwok (une idée que j'avais piquée à Winnie). J'avais même décidé de courir un semi-marathon au bout d'un an d'entraînement, (mes bonnes résolutions 2010, souvenez-vous...) mais l'hiver a eu raison de ma bonne volonté (tout le monde vous dira qu'il est très dangereux d'aller courir quand il y a du verglas... seulement quand il y a du verglas de novembre à avril, ca veut dire retour au point de départ pour l'entraînement de footing).
Lorsque l'hiver est parti (vers avril... oui oui, on a eu de la neige jusqu'à la mi-avril cette année), j'ai repris l'entraînement, motivée aussi par Foux (qui n'aime pas Jiwok d'ailleurs). Il y a deux mois, j'avais entammé l'entraînement "courir 10km", ce que j'annoncai tout fièrement à mon pote Maurice.
"Ben justement, en octobre j'irai courir le Grand 10. T'as qu'à venir aussi!"

Le Grand 10 (avec "Grand" en francais dans le texte, s'il vous plaît), c'est une course de 10km, le 10.10., top départ à 10h10.
Cette année, pour la troisième édition, c'était même le 10.10.10, autant dire que ca n'arrive qu'une fois par siècle de pouvoir courir un truc aussi génial, donc impossible de dire non.

Quand j'ai fait part à Foux de mon idée géniale, j'ai senti comme un léger vent glacial de jalousie passer dans l'air.
Je dois dire que Foux n'apprécie pas Maurice. Il trouve que je parle trop de mon pote Maurice, et que je fais trop de footing avec mon pote Maurice, et puis Maurice fait du taekwon-do, et c'est louche (Foux est venu à deux entraînements de taekwon-do, et il n'a pas vraiment accroché ; du coup il considère tous ceux qui font des sports de combat en général comme des gens louches).

Puis finalement, en traînant sur la page internet de la course, on a découvert le graal: Courir les 10km en relai. On n'a fait ni une ni deux et on s'est inscrits pour notre premier relai tous les deux.
Dimanche dernier, ca y était. À 10h09, j'étais parquée dans le 3ème lot des coureurs. Y'avait un modérateur qui hurlait dans les hauts-parleurs à quel point la course allait être géniale, et la chance qu'on avait de courir, que lui il en avait des fourmis dans les jambes de penser qu'il allait rester assis à son poste à nous regarder courir. En plus du commentateur qui hurlait, on avait les Black Eye Peas qui nous hurlaient dans les oreilles, c'était génial.
Tout le monde était super concentré et super heureux d'être là, c'était chouette.
Puis y'a eu le top départ, et on a commencé à trottiner, puis a courir. Tout le monde me dépassait pendant que j'essayais de trouver un rythme de course à peu près régulier. Puis tout d'un coup j'étais arrivée au zoo, et Foux m'attendait. Je lui ai remis le relai, puis j'ai bu un verre d'eau en me demandant encore comment c'était possible que les cinq kilomètres soient déjà finis.
Si j'avais su, j'aurais couru plus vite. J'avais encore largement assez d'énergie.
Ca sera pour la prochaine fois.

ENG_ASICS_Lauf_0208.jpg

Et voilà.
Maintenant, y'a ma première médaille de course qui trône fièrement au-dessus de mon bureau.
Nous avons fait un temps de 55mn pour les 10km. 35mn pour moi et 20 pour Foux.
Et voilà.
C'était ma première course.

mercredi, 13 octobre 2010

1ère ceinture

Voici donc le post qui aurait dû être posté il y a une semaine. Je le recopie tel quel.

Hier, c'était LE grand jour. Examen de taekwon-do.

Difficile de raconter cela. Un examen, ça se regarde plus que ça ne se raconte.
Arthur était dans ses petits souliers. C'est un de ses amis, Hagen, qui jugeait l'examen.
J'avais tellement le trac que j'ai cru me trouver mal. Heureusement, tout de suite après, c'était fini pour les nouveaux.
Ouf.

Je me suis bien appliquée et mes techniques n'étaient finalement pas trop mal.
Sauf mon yop-chagi qui était pitoyable, mais j'ai fait semblant que tout allait bien.

Nous étions beaucoup de ceintures blanches à passer l'examen. Quelques ceintures blanches-jaunes et jaunes étaient là aussi. Et une ceinture verte. Qui a raté son test de casse, le pauvre (j'avais mal pour lui... je ne veux jamais passer ma ceinture verte...).

Enfin c'est officiel, les gens.

JE SUIS CEINTURE BLANCHE-JAUNE (youpi !)
« Bonne maîtrise des mouvements de base, et grande sérénité dans l'exécution. »
Arthur m'a assurée que j'avais l'air bien moins stressée que les autres nouveaux.
Je suis une grande dissimulatrice, c'est bien.

samedi, 09 octobre 2010

Une bonne/ une mauvaise nouvelle

Mercredi dernier, j'avais une bonne nouvelle à vous annoncer.
J'avais déjà tapé le texte, et c'est en me connectant sur internet pour l'envoyer que j'ai fait un détour dans ma boîte mails.

J'y ai appris le décés d'un ancien ami de mes années de lycée et de prépa.

Quentin, moi aussi, j'ai une pensée pour toi.

Alors vous ne m'en voudrez pas, mais la bonne nouvelle, je vous l'apprendrai plus tard.
Maintenant, je n'ai pas le coeur à ca...