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lundi, 01 novembre 2010

C'est lundi...

Quels livres ai-je lu cette semaine?

Von Mäusern und Menschen (Des souris et des hommes), John Steinbeck (spéciale dédicace à nIngrid)
De John Steinbeck, que ce soit "Des souris et des hommes", les "raisins de la colère" ou "le poney rouge" (les seuls que j'aie lu (il y a longtemps (très longtemps (nIngrid habitait encore sur Paris, c'est dire...)))), je ne me souvenais que d'une ambiance, une tonalité particulière. Je ne me souvenais que de mes cours d'Histoire sur la crise de 29, et des travailleurs qui passent de ferme en ferme.
Je suppose que du coup, je me souvenais de l'essentiel.
Les détails me revenaient au fil de la lecture. Au détour d'une phrase, qui prépare la suite: ah, mais oui, il va y avoir une femme dans la ferme, oh, c'est vrai le chien (oh mon dieu, l'histoire du chien (des chiens) est TELLEMENT extraordinairement belle...), je me souviens maintenant de l'histoire du chien... le chien ? ah mais oui, je me souviens comment ca finit maintenant... Même si souvent, je pense que j'avais mélangé l'histoire de Steinbeck et celle de Faulkner ("Le bruit et la fureur", à cause de Lennie et de Benjamin, bien sûr).
Il faudra que je relise "Les raisins de la colère" un jour.
PS: Au fait, je suis tombée amoureuse de Slim... C'est grave, docteur ?

Qu'est-ce que je suis en train de lire ?

Contre la barbarie, Klaus Mann, toujours. Mais j'ai dépassé la moitié. Petit extrait:

Cela fait longtemps déjà qu'il est devenu absurde de prétendre que la majorité du peuple allemand désapprouve résolument, fut-ce en secret, le gouvernement qu'elle a choisi. La plupart des exilés antinazis (moi y compris) se sont complu dans cette erreur réconfortante jusqu'à ce que l'évolution des évènements nous serve de douloureuse lecon. Chaque mois qui s'est écoulé depuis 1939 a détruit un rêve de plus. Ce n'est pas contre les dirigeants nazis que les Allemands ont tourné leurs armes mais contre les paysans et les ouvriers de Pologne et de Russie, de Norvège et de Grèce, de France et des Pays-Bas, de Belgique et de Yougoslavie. Ils n'ont pas fraternisé avec les peuples martyrisés des pays envahis, ils ont exécuté les ordres de Hitler avec l'horrible précision de robots monstrueux et dépourvus d'âme. Ils se sont faits le fléau d'un continent, ils sont devenus un danger pour le monde. À l'heure actuelle, on les déteste des fjords norvégiens jusqu'en Crète - même les armées d'occupation de l'empire espagnol ou les Huns sanguinaires n'ont pas suscité une haine aussi féroce et implacable. Quel droit avons-nous de nous élever contre l'antigermanisme des Tchèques et des Hollandais ? J'aurais honte de dire aux survivants de Lidice - à supposer qu'il y en ait - qu'au fond, les Allemands sont de braves gars, qui se sont juste laissé un peu égarer par une poignée de démagogues. Non, je trouverais embarrassant, et même effrayant, de m'adresser à quelqu'un de Lidice, de Varsovie ou de Rotterdam car il pourrait se rendre compte que je suis allemand et me cracher dessus.
(
Germany's Education, article paru en avril 1943 dans Tomorrow)

À partir de l'entrée en guerre, Klaus Mann écrit bien moins, et bien plus court. Les textes de conférences s'ingéniant à démontrer le danger du national-socialisme et de prévenir contre l'imminence d'une guerre mondiale sont terminés. Place à de courts articles pour la radio ou les journaux américains. Dans ses idées aussi, il y a un grand tournant (qu'il constate lui-même dans cet extrait): il arrête de se "complaire" dans un optimisme éloquent, et devient vraiment anti-allemand. Un allemand anti-allemand, cela peut paraître surprenant, mais c'est pourtant ce qui constituera toute une génération d'après-guerre. Quelle génération ? Et bien oui, celle de 68, évidemment...
(et voilà comment on retombe encore sur Schlink et le Liseur...)
Il est très intéressant de constater que ce "problème allemand" est toujours présent (un livre comme Les Bienveillantes le prouve !). Attention, je ne dis pas qu'il est d'actualité, dieu merci (la politique européenne a tourné la page hitlérienne depuis un sacré bout de temps, je ne pense pas que quiconque actuellement pense aux allemands comme à des criminels de guerre, et tant mieux). Mais intellectuellement, ca reste un gros noeud à déméler.

Fahrenheit 451, Ray Bradbury, parce que le film de Truffaut est si bien. Mais j'ai du mal à rentrer dedans, j'avoue.

Qu'est-ce que je vais lire après ?

Der Richter und sein Henker (Le Juge et son bourreau), Friedrich Dürrenmatt, parce que c'est un GROS GROS classique d'après-guerre, et que je connais vaguement "Die Physiker" (Les Physiciens) de Dürrenmatt, et que ca a l'air génial (donc je lis un autre livre de lui, logique non ?)
PS: On me souffle dans l'oreillette (enfin, google me souffle dans l'oreillette) que Dürrenmatt a aussi écrit "La visite de la vieille dame". C'est donc quelqu'un de bien.

Commentaires

Je n'ai pas lu Steinbeck mais je me souviens
avoir étudié des extraits de Of Mice and men en cours d'anglais au lycée et le film avec John Malkovich est super chouette !!!

Sinon Farenheit 451, je l'ai lu en seconde pour le cours de français et je n'ai vraiment pas accroché du tout, j'ai trouvé ça trop touffu... j'essaye en vain de me rappeler de la fin et ça ne me revient pas du tout. (bon en même temps j'ai lu à la même époque Le Meilleur des Mondes et 1984 - c'était une série sur la science-fiction (tu as déjà lu Barjavel ? parce que ça a été THE révélation de ce cours ^^) et je confonds allègrement les trois !)

Écrit par : Winnie | mercredi, 03 novembre 2010

Ah mon Dieu, j'ai failli oublier... CHOUETTE un extrait !!! Je trouve ça toujours frustrant de pas pouvoir me confronter au texte "brut" quand je lis une présentation de livre !!!

Écrit par : Winnie | mercredi, 03 novembre 2010

Ok, donc plus d'extraits (mais des fois, j'ai la flemme de faire une traduction à vrai dire).

Écrit par : Lodi | mercredi, 03 novembre 2010

Sophie n'a pas lu STEINBECK !!!!!!!!!! Mais où va le monde ??
Si tu veux, j'ai à peu près tous les livres en poche ... à tes heures perdues .... ah, bon ? tu n'en as pas ?

Écrit par : Ingrid | samedi, 06 novembre 2010

moi j'ai détesté Farenheit 451! Par contre j'ai beaucoup aimé Des souris et des hommes. !le reste je connais pas ...

Écrit par : elise | lundi, 08 novembre 2010

Oui un jour il faudra que je lise Steinbeck mais en même temps je n'aime pas trop le roman américain (ce qui explique d'ailleurs pourquoi je n'aime pas Djian qui fait du roman à l'américaine en français...)

Sinon je vois que personne n'aime Farenheidt 451, alors pourquoi est-il considéré comme un classique, mystère !!!

Écrit par : Winnie | lundi, 08 novembre 2010

Je ne sais pas si j'aime le "roman américain", par contre j'adore Steinbeck et Faulkner ; mais sincèrement, il faudrait être difficile pour ne pas aimer !

Écrit par : Lodi | lundi, 08 novembre 2010

Les commentaires sont fermés.