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dimanche, 30 mai 2010

Pavillon de femmes

Comment reconnait-on une superbe écriture ?

Pour moi, c'est quand l'histoire perd de son importance. Quand la beauté prend le pas sur l'intrigue.
L'écriture de Pearl Buck me charme plus que tout. Dans ses romans, il se passe bien des choses. Mais c'est comme si ces choses ne faisaient que découler de l'écriture.
Dans La Mère, je me délectais de la vie de la maison. La femme lavait les grains de riz dans l'eau claire, mettait le riz à cuire, et je me délectais de l'odeur du riz qui envahissait la maison. En fermant le livre, j'étais intimement persuadée que manger chaque jour du riz au choux était le plus parfait bonheur qui existe sur terre (en vrai, j'ai mangé une fois du riz au choux : c'est pas bon).

"Vous avez vécu toute votre vie derrière ces murs, lui dit-il un jour, et cependant, quand je vous parle comme jusqu'ici je n'ai parlé qu'à un ou deux de mes savants collègues, vous devinez tout ce que je veux dire."
Elle répondit :
"Vous m'avez expliqué qu'il y a une vitre magique qui transforme les petites choses en grandes. Un grain de poussière, m'avez-vous dit, peut devenir aussi vatse que le désert, et que, si on comprend ce qu'il y a dans ce grain, on connaît le désert. Cette maison est le grain de poussière et, grâce à elle, je comprends tout. À l'intérieur de ces quatre murs, la vie entière est enclose."
Elle apercut alors le jeune visage hostile de Linyi.
"Mère! Est-ce que vous dites que nous sommes de la poussière?
- Non, mon enfant, je dis que vous êtes la vie."

Pavillon de femmes, Pearl Buck

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mercredi, 26 mai 2010

Seizième séance d'entraînement

L'examen approche.
Ça se sent. Plus d'une demi-heure avant le début du cours, tous les « anciens » sont déjà là. Il y a Pascal, le musicologue ceinture rouge, le vieux sage, ceinture rouge également, Punky, la métaleuse ex-anorexique ceinture bleue, un grand gros ceinture verte, et Teddy, le geek blond ceinture jaune. Et puis il y a moi. Qui ne suis même pas officiellement ceinture blanche (je n'ai pas encore investi dans un dobok (car non, on ne dit pas kimono, on dit dobok, c'est comme ça)).
Plus d'une demi-heure avant le début du cours, tout ce petit monde s'échauffe, s'étire, répète ses formes. Moi je me dandine d'un pied sur l'autre sans trop savoir quoi faire. Je m'étire un peu pour la forme.

Puis Arthur, notre prof, arrive, inévitablement chaussé de ses tongs jaunes-rouges-noires (oui, les Allemands ont un goût renversant). Et, toujours, la première chose qu'il fait, c'est commencer par se marrer, avec son gros accent berlinois : « Mais qu'est-ce que vous foutez tous là ? ».
Et il se met à me taper la causette, puis à plaisanter à droite à gauche.

Les autres débutants arrivent petit à petit.
Arthur se marre : « Oh mais j'avais pas vu qu'on a déjà 10mn de retard ! ». Et cours se placer devant nous en pouffant de rire.
Les « anciens » sont déjà en position pour le salut du début.
Arthur est redevenu sérieux.
Le cours peut commencer.

 

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vendredi, 07 mai 2010

Sans commentaire

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mercredi, 05 mai 2010

Objectif PAL

Au fait: "Le tambour" de Günter Grass est le premier des 26 livres qui composent mon Objectif PAL.

Objectif PAL est une idée proposée par Antigone, reprise par d'autres blogueuses (dont Emma, dont je vous parle tout le temps, à force vous devez la connaître) et qui essaye de faire descendre la pile de livre végétant à côté de nos tables de nuit.
En fait, l'objectif PAL, je l'ai toujours suivi, mais j'avais envie de reprendre le petit logo, je le trouve cool. Et puis faire des liste et des décomptes, ca m'éclate, donc pourquoi ne pas se faire plaisir (on se fait plaisir comme on peut).

Je suis impressionnée moi-même par la taille de ma PAL, je peux vous le dire.
"QUOI ?!? Seulement 26 livres ?!?"
Ben ouais, hein, on est bien d'accord, c'est rien du tout.

Mais on va dire que c'est ma première PAL, celle des livres que j'ai sous la main.
On enlève donc les livres que j'ai envie de lire et que je n'ai pas encore achetés, les livres qui traînent en France et que j'ai oublié, les oeuvres complètes de Schnitzler que je VEUX lire, mais pas tout de suite, et mes bouquins de linguistique qui ne sont pas très folichons.

Et puis dans les 26 livres figurent "A la recherche du temps perdu" et "Les semailles et les moissons", comportant chacun à peu près 15 tomes et qui risquent de me prendre du temps à finir...

Objectif PAL 1, donc, c'est parti pour le fun-logo:

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PAL.jpgObjectif PAL 1/26

mardi, 04 mai 2010

Quinzième séance d'entraînement

Encore une fois, au moment où j'allais quitter la salle de sport, je me suis faite stopper par mon professeur.
« Dis-moi, si j'organisais un examen dans quelques semaines, tu serais prête à le passer ? »
Sueurs froides. Y'a des tas de débutants dans cette salle, alors pourquooooooi moooooi ?
« T'as même pas besoin de faire la 1ère forme, c'est vraiment un examen pour débutants, t'inquiète pas. » Et de me citer une trentaine de noms (coréens, ça va sans dire) de mouvements que je devrai montrer, ou pas, selon l'humeur de l'examinateur.
Ça tombe mal, parce que la 1ère forme, moi, je la connais sur le bout des doigts. Mais ces sales noms de mouvements bizarres, par contre, non.

« Et je dois les savoir, tous ces noms-là ?
- Non.
- Tope-la, ça marche. »

"Si Jésus avait eu une bosse, on aurait à peine pu le clouer sur la croix"

L'écriture de Günter Grass est exactement coincée entre celle de Céline (que je déteste) et celle de Witold Gombrowicz (que j'adore).

Je crois que j'ai aimé "Le tambour". Je suis pas super sûre, parce que la scène des anguilles est sans doute le truc le plus traumatisant que j'ai lu de ma vie, mais il y a quelque chose qui m'a plus. Et puis quelque chose qui ne m'a pas plus aussi, mais je sais pas quoi.

En fait, je ne sais pas.

samedi, 01 mai 2010

Quatorzième séance d'entraînement

Franchement, j'aurais jamais soupçonné que les Neg' Marrons pourraient être aussi appropriés au taekwon-do.
Plein de ressources, ces gars-là...


C'est mon prof qui m'a demandé : « Tu devrais nous apporter de la musique française pour le cours ! »
J'étais relativement sceptique, et encore plus lorsqu'il a proposé : « Du Hiphop français, par exemple ! C'est ça, apporte-nous du hiphop français la prochaine fois. »

Chez moi, j'ai parcouru ma cdthèque à la recherche de la perle rare.
Et je l'ai retrouvé. Mon CD des Neg' Marrons. D'il y a... pioufff... 9 ans. Du temps où j'écoutais les Neg' Marrons, quoi (remarque que je les écoute toujours, de temps en temps).
« C'est bon », j'ai confirmé à mon prof, « j'apporte la zik. »

« C'est CA alors, le hiphop francais... » m'a dit mon prof a la fin du cours.
« C'est bon à savoir. »