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mercredi, 31 mars 2010

C'est la saison des marathons

Vous avez peut-être remarqué, mais il commence enfin à faire printemps sur Belin.

Depuis que la neige a disparu (c'est à dire depuis le 15 mars en ce qui nous concerne), j'ai re-enfilé mes basquettes et je suis repartie courir sur le bitume belinois.

Ben oui, parce qu'avec la neige, j'ai perdu tout courage, et depuis Noel, mon coach internet était resté au chômage.
Autant dire que c'est fichu pour le semi-marathon de Novi-Sad (qui faisait partie de mes résolutions pour cette année), d'autant plus que c'était le week-end dernier, et que, vous l'aurez constaté, j'étais pas à Novi Sad.

Enfin bon.

Toujours est-il que j'ai repris mon entraînement, avec un nouveau coach, en chair et en os celui-ci (qui trouve que mon coach internet, il est tout nul (et je l'embête (parce que jiwok c'est super bien (pis ils me laissent faire des pauses, eux)))).
Et comme la saison des marathons a commencé, j'ai été voir mon coach Foux courir. En me persuadant que l'an prochain, je serai aussi sur la ligne de départ.

Pour le moment, je fais la journaliste.

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Ca a commencé le 13 mars avec le marathon Fielmann.
En Brandenburg, donc, à 25km de Belin.

J'y suis allée avec Foux et son pote l'Allemand (personne ne peut avoir plus une tête d'Allemand que l'Allemand (nan, nan, c'est pas possible)).
C'était une sympathique petite course du patelin, où tout le monde se connaissait, qui en est à sa 6ème édition, et sur laquelle le record de vitesse est tenu par l'Allemand (waou, je suis venue avec la star du coin, trop génial).
Cette année, l'Allemand se fait propulser son record de vitesse par un autre marathonien.

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Mais il termine tout de même premier du 10km.
Et une médaille d'or pour l'Allemand !

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Foux cours le 30km, et finira 2ème de sa catégorie d'âge (et il est même pas content, parce qu'il paraît que son temps est pas bon).
Et une médaille d'argent pour Foux !

Deux semaines plus tard, voici le bien plus attendu semi-marathon de Berlin.

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Qui se doit de commencer par un bon petit déjeuner.

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40 000 participants, je vous jure que c'est assez impressionnant.

Cette fois-ci, l'Allemand n'est pas de la partie, mais d'autres amis de Foux, que je ne connais pas vraiment.
Dans la foule, j'ai quand même réussi à retrouver par hasard mon pote Maurice du taekwon-do, et à lui souhaiter bonne chance.

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Et 1h40 plus tard, les coureurs sont de retour.
(ben oui, les Allemands, quand ils viennent de courir 20km, qu'est-ce qu'ils font? ils boivent une bière, évidemment!)
ET Foux n'est évidemment pas content, parce qu'il a fait 1h39, et que c'est vraiment nul.
Evidemment.

Bon, ben l'an prochain, ca sera mon tour, hein ?

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dimanche, 28 mars 2010

Neuvième séance d'entraînement

Y'a quelque chose qui doit pas tourner très rond chez moi.
Je me suis mise à m'entraîner EN DEHORS des cours. Genre après mon cours de danse du ventre, dès que j'ai l'occasion de pouvoir utiliser un gymnase. Ou même des fois après mon jogging.

Mon coup préféré, c'est celui-ci :

Mais en fait, celui sur lequel je m'entraîne le plus quand je suis toute seule, c'est cette combinaison :

Elle est trop chouette. Mais un peu dure à réaliser, c'est sûr.

A vrai dire, je serais plutôt censée travailler ce coup, qui est basique et que je ne maîtrise pas du tout :

Mais j'ai pas envie (parce que j'y arrive pas et que ça m'énerveuh...).

mercredi, 24 mars 2010

Huitième séance d'entraînement

Il y a des trucs qu'il ne faudrait pas dire à son prof de taekwon-do.

« C'est fou quand même. Quand je sors du taekwon-do, je suis en pleine forme. Et je n'ai jamais de courbature le lendemain !
- QUOI ?!? Pas de courbature ? Ah, nan, c'est pas possible, c'est que t'y va trop doucettement.
- Ben heu...
- Nan nan, mais tu vas voir que tu vas avoir des courbatures demain... »

Du coup, aujourd'hui, j'ai des courbatures dans les chevilles. C'est malin.

samedi, 20 mars 2010

Septième séance d'entraînement

La preuve que mon corps se sent bien dans le taekwon-do : j'en repars toujours en meilleure forme que lorsque je suis arrivée.

Aujourd'hui a été le summum, puisqu'après un vendredi soir... disons, relativement alcoolisé... j'ai passé tout mon samedi à me traîner lamentablement. J'étais tellement mal que j'ai hésité à aller faire du sport.
Et effectivement, l'échauffement a été particulièrement pénible. J'ai transpiré comme jamais, mais j'ai tenu bon. Et en remettant mes chaussures à la fin, je me suis rendu compte que je me sentais très bien.
Comme si j'avais transpiré tout l'alcool qui me restait dans le sang.

Ça ne vaut pas seulement pour aujourd'hui. D'une manière générale, je suis souvent fatiguée en fin de journée quand j'arrive au taekwon-do, et j'en ressors toute pleine d'énergie.

mercredi, 17 mars 2010

Animémania : Cowboy Bebop

Si on veut savoir à quoi s'attendre en regardant Cowboy Bebop, un coup d'oeil sur le générique suffit presque.

Une esthétique un peu vieillotte, et du jazz.

Presque du James Bond, très américain, mais en dessin animés. Dans le dessin, on est loin du manga typique, plutôt encore dans du dessin "classique", c'est presque du Corto Maltese. D'ailleurs (je parle pour les madames et les mademoiselles), je vous défie de voir les 26 épisodes sans finir amoureuses du héro, Spike, le beau brun ténébreux - ben oui, Corto Maltese quoi.
Il y a un petit quelque chose de Bob Morane aussi. Et de Lucky Lucke. Mais ca, c'est voulu.

 

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Parce que oui, ca reste des histoires de cowboy. De cow-boys du futur, qui vivent dans vaisseau spatial, certes, mais des cowboys quand même. En fait, des chasseurs de prime, qui poursuivent des méchants dans tout le système solaire.

Alors moi, vous savez, les histoires de vaisseau spatial, c'est pas mon grand trip.
Mais ils sont vraiment sympas ces chasseurs de primes. Les persos des méchants manquent un peu de profondeur. Les méchants sont méchants, quoi. Mais les personnalités de ceux qui composent l'équipage sont bien travaillées et attachantes (j'ai un peu de mal avec la gamine à la voix suraigüe - personnage intéressant cela dit, qui, même graphiquement (voir ci-dessous), tranche avec le reste de l'animé et introduit une touche bien plus manga, plus japonaise... la nouvelle génération ?).

 

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Comboy Bebop est un animé un peu diatonique. Un animé qui se veut résolument noir, qui aborde les thèmes de la drogue, de la manipulation génétique, des sectes, de l'engrenage de la violence, de la mort, avec des scènes d'un réalisme un peu trash, et qui d'un autre côté ne se départit jamais d'une touche d'humour assez fin, un animé un peu en suspension entre sa légèreté et sa lourdeur. Le tout garde un équilibre intéressant.

Par conséquent, je ne peux que le recommander.
D'autant que le sénario prend un malin plaisir à toujours prendre une tournure légèrement différente que celle à laquelle on s'attendait.
Diatonique.

 

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mardi, 16 mars 2010

Sixième séance d'entraînement

Mon corps se sent bien dans le taekwon-do.

Évidemment, je prends aussi beaucoup de plaisir à faire de la danse du ventre. Mais y'a pas à dire, je ne suis pas vraiment douée pour la danse orientale. Il me manque peut-être de la grâce, ou la mollesse orientale, ou tout simplement un certain sens de la féminité, je ne sais pas.

Pour le taekwon-do, c'est différent.
J'ai l'impression de m'y retrouver complètement.

Je fais aussi des progrès, de séance en séance.
Je le vois dans le regard de Punky, une fille ceinture bleue sévère et froide qui m'intimide terriblement et me reprenait tout le temps lors des premières séances. Aujourd'hui, pour la première fois, en me tenant la raquette, elle m'a dit « c'est pas mal ». Et elle m'a fait un sourire en partant.

mardi, 09 mars 2010

Quatrième séance d'entraînement

Je suis venu, j'ai vu... et j'ai été vaincue.

Prof de taekwon-do : 1 ; Lodi : 0

Comme je le prévoyais, je me suis faite avoir.
On dirait bien que vous allez avoir droit à une double ration de taekwon-do par semaine à partir de maintenant...

Lodi reine des sandwishs

Je n'arrive même pas à croire que je ne vous ai pas encore parlé de mon travail de vendeuse de sandwish, ni annoncé le grand bouleversement (qui a pourtant eu lieu en décembre) de mon passage du "tour 1" au "tour 2".

Donc aujourd'hui, on va rattrapper le temps perdu et je vais vous parler de mes sandwishs.

(retenez votre joie)

Je suis donc depuis plusieurs mois vendeuse de sandwishs.
Pas dans une boulangerie derrière le comptoir, non. Moi je fais des livraisons. Ou plus précisement, je suis vendeuse ambulante. Mais pas dans la rue.
Mais non, c'est pas du tout compliqué.

Presque tous les matins, donc, je me rend dans le petit commerce tenu par Barbara, ma chef. Barbara, elle est adorable, bavarde comme une pie et aussi distinguée qu'un charetier dans une taverne à trois heures du matin. Et elle fait son travail par passion. Si, si, je vous jure. Elle était femme au foyer jusqu'au jour où elle en a eu marre de tourner en rond chez elle et de s'occuper de ses trois gosses, et elle a monté son petit commerce, avec les sous de son mari. Elle est heureuse de faire la cuisine, baigne dans la vie du quartier, emploie cinq aides dans sa cuisine et permet à quelques artistes et quelques étudiants d'arrondir leurs fins de mois.
Tous les matins, donc, je commence par remplir mes corbeilles de sandwishs et de desserts, tout en écoutant Barbara et ses aides-cuisine piailler sans fin. Elles sont debout depuis 5h du matin, et préparent les sandwishs, les desserts, les livraisons, et quelques plats pour les clients qui viennent manger sur place. Je mets des réserves dans des caisses que je charge dans la voiture ou à l'avant du vélo, c'est selon.
Mon travail consiste ensuite à passer de bureaux en bureaux dans le quartier pour proposer mes sandwishs. Les clients sont heureux de me voir. La "jeune fille aux petits pains", ca leur fait une petite pose dans la matinée, et puis ils m'aiment bien.

Nous sommes trois à faire les livraisons chaque matin. Deux partent faire le tour en voiture, le "tour 1". C'est le plus long. On commence à 8h, et on est rarement arrivé au bout avant 14h. Le troisième part tout seul faire le tour en vélo, le "tour 2". Celui-ci débute à 9h et se termine vers 12h.
J'étais donc embauchée sur le tour en voiture jusqu'à Noel. Puis l'un des habitués du tour en vélo a quitté Berlin, et Barbara m'a demandé d'apprendre aussi à faire le tour 2. Depuis, je couvre principalement ce tour-là, ce qui n'est pas plus mal. J'aime bien travailler toute seule, ca me permet d'aller à mon rythme (donc lentement, mais sans me prendre de pause), et de gérer mon stock de sandwishs comme je l'entends. Je finis aussi assez tôt pour pouvoir m'octroyer de larges après-midi à la bibliothèque (enfin, théoriquement je POURRAIS m'ocroyer de larges après-midi de travail pour la fac).

Dans le tour 2 s'est aussi instauré une petite rivalité entre les vendeurs. On regarde qui a rapporté le plus d'argent dans la semaine - ou sur l'année. Et le gagnant peut narguer les autres.
En fait, la vraie rivalité s'est instauré entre Baryton et moi. Les autres ont depuis longtemps perdu tout espoir. (niarc niarc)

Mon premier jour sur le tour 2 a été un vrai enfer. J'étais horriblement en retard partout, stressée évidemment puisque c'était mon premier jour, transie de froid sur mon vélo, je n'avais pas assez de sandwishs dans mes stocks et je me suis faite houspillée par mes collègues du tour 1. Je suis rentrée, j'ai compté les sous, ai marqué ca sur le planning et je suis partie me coucher sans même dire au revoir. Pas vraiment enchantée. Le lendemain, quand je suis arrivée, Barbara s'est jetée sur moi. "Lodi ! Comment est-ce possible ? Pour ton premier jour, tu viens de briser le record de l'année !"
C'est Baryton qui s'en était apercu, en voulant voir combien j'avais gagné. C'était lui qui m'avait appris le tour la semaine précédente, et il était curieux de savoir si je m'en était bien sortie. J'ai eu un coup de chance, évidemment, pauvre Baryton ! Vaincu à quelques semaines de la fin de l'année. Il s'en est fallu de quelques centimes qu'il ne me rattrappe quelques jours plus tard. Mais le dernier jour avant Noel, j'étais sur le tour 2, et j'ai brisé mon propre record, très largement au-dessus. Plus de 170 euros, du jamais vu sur le tour 2. J'étais ravie, et j'ai gagné le record de 2009.

De fait, j'ai ma place assurée maintenant comme vendeuse sur le tour 2.
J'y suis presque chaque matin, ce qui n'a pas été de tout repos cet hiver. Belin a atteind des records de températures négatives, et la neige ne s'est pas désinstallée de fin décembre à début mars. Sans parler du verglas, évidemment. Le tour en vélo n'a donc pas toujours été un pur bonheur.
Heureusement, depuis lundi dernier, la neige est partie pour de bon. Maintenant, ce sont les giboulées qui sévissent, mais c'est déjà bien plus agréable. Et ca ne va faire que s'améliorer de jour en jour.

Maintenant les compteurs sont remis à zéro sur le tour 2.
Mais pour le moment, je détiens à nouveau le record pour 2010. Cela dit, l'année ne fait que commencer.

C'est tout pour aujourd'hui.
Et si mes histoires de sandwishs vous ennuient, vous n'aviez qu'à être un peu plus enthousiastes pour ma rubrique sportive, voilà.

(Mais non, je plaisante. Je sais qu'en fait mes commentateurs les plus enfiévrés sont tous en plein déménagement respectif et ne peuvent se retenir d'impatience de lire mon post de ce soir...)

dimanche, 07 mars 2010

Troisième séance d'entraînement

Je commence petit à petit à m'imprégner de l'esprit du taekwon-do.

On commence par s'incliner avant de rentrer dans la salle d'entraînement. On s'incline pour saluer le professeur, pour recevoir la raquette (le petit coussinet contre lequel on s'entraîne à donner des coups de pied) des mains du professeur, pour saluer son partenaire à la fin de chaque exercice.
Bien sûr, il faut crier. Il y a plein de trucs compliqués à crier. Le prof, lui, crie vraiment tout le temps et encore plus fort que tout le monde.

Le taekwon-do a un côté très ritualisé.
Même peut-être un peu ésotérique si on n'arrive pas à rentrer dedans.

Moi je suis rentrée en plein dedans. C'est comme si j'avais passé vingt années à chercher le sport qui me convenait et que je venais enfin de le trouver.
C'est sans doute cet esprit très asiatique qui m'est familier. Peut-être aussi ce sérieux.

Le taekwon-do est terriblement sérieux.
Terriblement.

Mon prof, une fois le cours commencé, est lui aussi terriblement sérieux.
Très attentif aussi.
Et tu rates ton mouvement ? Allez, hop, 10 pompes. Et plus vite que ça.

En dehors de l'entraînement, mon prof, « il est tout en beurre », comme on dit ici.
Trop gentil et adorable. Et même, à la limite, timide.
A la fin de l'entraînement, cette semaine, nous sommes sortis tous ensemble boire un verre.
« Je donne aussi un cours le mardi soir, tu sais. Tu n'as qu'à venir ! »
Argh, je crois que je me suis faite avoir...

mercredi, 03 mars 2010

Joyeux anniversaire, moi !

Pour les malheureux d'entre vous qui ne comprennent pas le teuton et se voient ainsi privés d'une superbe interview de Farin et Bela, c'est en 1:14 que les choses sérieuses se passent.

Vous pourez ainsi admirer à quel point ces pantlons gris moulants sont seyants à souhait.

Une chanson bien énervée comme je les aime :)
Lorsque cette chanson a été enregistrée, je crapahutais sur mes deux jambes, et venais de souffler deux bougies sur un gâteau au chocolat de ma maman. Et sans doute d'ailleurs que je ne savais même pas que le punk existait (pauvre de moi).

Cette année, à minuit pile, j'ai soufflé une loupiotte dans un bar avec mes potes teutons. Y'avait pas de gâteau, c'était tout à fait improvisé, mais c'était bien quand même. Ca c'était avec Arthur, Pascal et toute la bande.
Chez mon copain Foux, c'est moi que j'avais fait la cuisine (et il faut que ma maman me donne son secret pour le couscous, parce que je suis toujours pas au point). Mais il m'a offert un CD... de Die Ärzte. Evidemment, je suis ravie.
Puis chez Gwladys, y'a pas eu de bougie, mais j'ai pu goûter un reste de carot-cake, et surtout, j'ai eu un cadeau de la part de toute la WG* : deux magnifiques CD... de Die Ärzte ! Evidemment, je suis doublement ravie.

Comme quoi, mes amis savent comment me faire plaisir.

* Ah oui, et une WG, c'est l'abréviation pour "Wohngemeinschaft", qui veut plus ou moins dire "collocation". WG, c'est le mot qu'on emploie pour parler du groupe de personnes qui vivent ensemble dans un appartement, en collocation. WG, c'est donc un concept très important pour les étudiants, surtout à Belin.
Chez ma pote Gwladys, ils sont 4 en WG, et ils sont tous trop géniaux, et je passe mon temps à squatter leur appart et à me laisser nourrir par eux (surtout par CrX, qui fait super bien la cuisine).