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mardi, 09 mars 2010

Lodi reine des sandwishs

Je n'arrive même pas à croire que je ne vous ai pas encore parlé de mon travail de vendeuse de sandwish, ni annoncé le grand bouleversement (qui a pourtant eu lieu en décembre) de mon passage du "tour 1" au "tour 2".

Donc aujourd'hui, on va rattrapper le temps perdu et je vais vous parler de mes sandwishs.

(retenez votre joie)

Je suis donc depuis plusieurs mois vendeuse de sandwishs.
Pas dans une boulangerie derrière le comptoir, non. Moi je fais des livraisons. Ou plus précisement, je suis vendeuse ambulante. Mais pas dans la rue.
Mais non, c'est pas du tout compliqué.

Presque tous les matins, donc, je me rend dans le petit commerce tenu par Barbara, ma chef. Barbara, elle est adorable, bavarde comme une pie et aussi distinguée qu'un charetier dans une taverne à trois heures du matin. Et elle fait son travail par passion. Si, si, je vous jure. Elle était femme au foyer jusqu'au jour où elle en a eu marre de tourner en rond chez elle et de s'occuper de ses trois gosses, et elle a monté son petit commerce, avec les sous de son mari. Elle est heureuse de faire la cuisine, baigne dans la vie du quartier, emploie cinq aides dans sa cuisine et permet à quelques artistes et quelques étudiants d'arrondir leurs fins de mois.
Tous les matins, donc, je commence par remplir mes corbeilles de sandwishs et de desserts, tout en écoutant Barbara et ses aides-cuisine piailler sans fin. Elles sont debout depuis 5h du matin, et préparent les sandwishs, les desserts, les livraisons, et quelques plats pour les clients qui viennent manger sur place. Je mets des réserves dans des caisses que je charge dans la voiture ou à l'avant du vélo, c'est selon.
Mon travail consiste ensuite à passer de bureaux en bureaux dans le quartier pour proposer mes sandwishs. Les clients sont heureux de me voir. La "jeune fille aux petits pains", ca leur fait une petite pose dans la matinée, et puis ils m'aiment bien.

Nous sommes trois à faire les livraisons chaque matin. Deux partent faire le tour en voiture, le "tour 1". C'est le plus long. On commence à 8h, et on est rarement arrivé au bout avant 14h. Le troisième part tout seul faire le tour en vélo, le "tour 2". Celui-ci débute à 9h et se termine vers 12h.
J'étais donc embauchée sur le tour en voiture jusqu'à Noel. Puis l'un des habitués du tour en vélo a quitté Berlin, et Barbara m'a demandé d'apprendre aussi à faire le tour 2. Depuis, je couvre principalement ce tour-là, ce qui n'est pas plus mal. J'aime bien travailler toute seule, ca me permet d'aller à mon rythme (donc lentement, mais sans me prendre de pause), et de gérer mon stock de sandwishs comme je l'entends. Je finis aussi assez tôt pour pouvoir m'octroyer de larges après-midi à la bibliothèque (enfin, théoriquement je POURRAIS m'ocroyer de larges après-midi de travail pour la fac).

Dans le tour 2 s'est aussi instauré une petite rivalité entre les vendeurs. On regarde qui a rapporté le plus d'argent dans la semaine - ou sur l'année. Et le gagnant peut narguer les autres.
En fait, la vraie rivalité s'est instauré entre Baryton et moi. Les autres ont depuis longtemps perdu tout espoir. (niarc niarc)

Mon premier jour sur le tour 2 a été un vrai enfer. J'étais horriblement en retard partout, stressée évidemment puisque c'était mon premier jour, transie de froid sur mon vélo, je n'avais pas assez de sandwishs dans mes stocks et je me suis faite houspillée par mes collègues du tour 1. Je suis rentrée, j'ai compté les sous, ai marqué ca sur le planning et je suis partie me coucher sans même dire au revoir. Pas vraiment enchantée. Le lendemain, quand je suis arrivée, Barbara s'est jetée sur moi. "Lodi ! Comment est-ce possible ? Pour ton premier jour, tu viens de briser le record de l'année !"
C'est Baryton qui s'en était apercu, en voulant voir combien j'avais gagné. C'était lui qui m'avait appris le tour la semaine précédente, et il était curieux de savoir si je m'en était bien sortie. J'ai eu un coup de chance, évidemment, pauvre Baryton ! Vaincu à quelques semaines de la fin de l'année. Il s'en est fallu de quelques centimes qu'il ne me rattrappe quelques jours plus tard. Mais le dernier jour avant Noel, j'étais sur le tour 2, et j'ai brisé mon propre record, très largement au-dessus. Plus de 170 euros, du jamais vu sur le tour 2. J'étais ravie, et j'ai gagné le record de 2009.

De fait, j'ai ma place assurée maintenant comme vendeuse sur le tour 2.
J'y suis presque chaque matin, ce qui n'a pas été de tout repos cet hiver. Belin a atteind des records de températures négatives, et la neige ne s'est pas désinstallée de fin décembre à début mars. Sans parler du verglas, évidemment. Le tour en vélo n'a donc pas toujours été un pur bonheur.
Heureusement, depuis lundi dernier, la neige est partie pour de bon. Maintenant, ce sont les giboulées qui sévissent, mais c'est déjà bien plus agréable. Et ca ne va faire que s'améliorer de jour en jour.

Maintenant les compteurs sont remis à zéro sur le tour 2.
Mais pour le moment, je détiens à nouveau le record pour 2010. Cela dit, l'année ne fait que commencer.

C'est tout pour aujourd'hui.
Et si mes histoires de sandwishs vous ennuient, vous n'aviez qu'à être un peu plus enthousiastes pour ma rubrique sportive, voilà.

(Mais non, je plaisante. Je sais qu'en fait mes commentateurs les plus enfiévrés sont tous en plein déménagement respectif et ne peuvent se retenir d'impatience de lire mon post de ce soir...)

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