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dimanche, 31 janvier 2010

Je vis encore...

... mais on va dire que j'attend avec impatience la fin de ce semestre, que mon exposé sur le serbo-croate soit passé, mes partiels terminés (et éventuellement que cette fichue neige s'en aille pour qu'on puisse se dégeler un peu les pieds).

Mais vous savez quoi ? C'est bientôt... LES BERLINALES !!!
(youhou !!!)

En attendant, je vous fait part de ma dernière plus grosse rigolade.

Plus que deux semaines, et c'est les vacances. Le début des mini-mémoires. Le début des cours de sport des vacances (et la naissance d'une nouvelle rubrique à l'occasion). J'ai hâte.

jeudi, 21 janvier 2010

Ma wish-liste d'anniversaire

Comme, contrairement à Noel, j'ai des idées, je vous les mets en vrac. (Et tant que c'est les soldes, autant en profiter.)
Il n'est pas question de TOUT m'offrir, c'est entendu, je vous laisse choisir.

Des livres

- "Une promesse" de Sorj Chalandon
- "Un jour ouvrable", de Jacques Sternberg (Éditions La dernière goutte, 2009, Publié sur Discordance)
- "Les petites filles du soleil" de Anne Tyler
- "Le trajet d'une rivière" de Cuneo
- Françoise Héritier, Masculin-Féminin, 2 vol., Paris, Éditions Odile Jacob, 2007. Réédition de volumes parus séparément, comprend : I, La pensée de la différence ; II, Dissoudre la hiérarchie. (NB : si jamais ce volume n'est pas trouvable, c'est avant tout le 1er tome qui m'intéresse)
- "Variations sur le corps", Michel Serres
- "La secte des égoistes", Eric-Emmanuel Schmitt

De la musique

- "Louise Attaque" de Louise Attaque
- "Avant que l'ombre" de Mylène Farmer
- "Alice's Inferno" de Forever Slave
- "The Phantom Agony" de Epica

Du joli

- un peigne magique

mercredi, 20 janvier 2010

Langue littéraire vs. langue vernaculaire : la réponse de la France

Voici la traduction d'un article que j'ai publié sur le wiki de l'Université.
Comme j'en suis relativement satisfaite et que je le pense abordable, je vous en donne une rapide traduction. Cela vous permettra d'avoir une idée de ce que je fais de mes journées lorsque je ne suis pas en train de vendre des sandwishs.

Lors d'un exposé relatif à la standardisation de l'Allemand, le professeur a soulevé une question : quelles sont les raisons qui ont poussé les intellectuels de l'époque à vouloir prendre pour norme langagière la langue de la littérature classique ? Je veux exposer ici l'opinion actuelle des intellectuels en France à ce sujet en vous présentant de facon concise (et selon mon interprétation personnelle) les arguments d'Alain Bentolila, exposés dans son livre paru en 2007, Le verbe contre la barbarie.

Alain Bentolila se base sur des constats concernants principalement la nouvelle génération en France :

  • dans la société :
    • pas de capacité d'abstraction (tout est pris au premier degré), peur de se lancer dans l'"aventure" de la pensée et de la littérature
    • augmentation de la violence
  • dans la langue :
    • la langue littéraire est devenue une langue étrangère
    • 10% des jeunes sont en "échec linguistique" et 15% en "insécurité linguistique"

Il essaye de démontrer que tous ces constats sont liés les uns aux autres.

I - Sociabilisation

Le rôle des parents, l'éductaion, c'est d'apprendre à ses enfants à se situer dans le monde et à se sociabiliser. Maîtriser la langue, c'est être capable de se mettre soi-même en mots, et donc de pouvoir se situer dans le monde.
Ce n'est pas pour rien que l'on parle de langue maternelle. Le mot illustre à lui seul la relation entre le paradigme adulte-enfant (donc l'éducation) et la langue.

II - Rigueure

Alain Bentolia se réfère à la pensée de Platon : la barbarie est un langage inarticulé de l'âme.

On ne peut maîtriser son chao intérieur qu'avec de la discipline. La grammaire est le metteur en scène des mots (A. Bentolila déclare : "La grammaire est libératrice, et non contraingnante."). Le fait que la grammaire soit rigoureuse est justement ce qui la rend nécessaire à l'humain.

III - Égalité

Alain Bentolila s'appuie également sur les recherches du sociologue Bourdieu, dont la théorie est que la langue est un vecteur d'inégalité.
L'insécurité en langue ne fait que renforcer l'insécurité générale. La seule solution qui reste à l'individu est de basculer dans la violence.

Mais le fait que la langue soit vecteur d'inégalité ne veut pas dire qu'abandonner la grammaire conduirait à supprimer les inégalités sociales. Au contraire, arrêter d'enseigner la grammaire à l'école ne serait que le moyen de creuser l'écart dans la population entre une élite capable de se transmettre un savoir et une classe non-cultivée réduite à un usage trivial de la langue.

On aborde ici une pensée phare de Bentolila : la langue est à la fois
- un moyen de communication
- un moyen de transmission (= culture)
Cette pensée est aussi à la base de sa critique principale : nous vivons actuellement dans une société de communication.

dimanche, 17 janvier 2010

Guards! Guards! de Terry Pratchett

Traduction perso

"On étaient pas censés tuer ses dragons de compagnie, chef ?" dit un autre guarde. "Je pensais que Mr Wonse avait dit un truc à propos de tuer tous les dragons."
"On devait juste la menacer de le faire", dit le capitaine.
Le guarde fronca des sourcils. "Vous êtes sûr, chef ? Je pensais..."
Le capitaine en avait par dessus la tête. Être confronté à des harpies hurlantes et des glaives qui font des bruit de soie qui se déchirent avaient sévèrement entamé sa capacité à considérer le point de vue des autres.
"Oh, vous pensiez, comme ca?" gronda-t-il. "Vous êtes un penseur, c'est ca? Vous ne pensez pas que vous auriez votre place dans un autre corps de garde, peut-être? Chez les guardes de la ville, par exemple ? Il y a plein de penseurs chez eux."
Les autres guardes émirent un ricanement nerveux.
"Puisque vous pensiez", ajouta le capitaine avec sarcasme, "vous auriez dû penser que le roi n'a certainement pas envie de voir d'autres dragons tués, n'est-ce pas ? C'est certainement des parents éloignés, ou un truc du genre. Je veux dire, ca m'étonnerait qu'il veuille qu'on s'amuse à aller tuer des membres de sa propre espèce, non ?"
"Et ben, chef, comme ca arrive chez les hommes, chef..." dit le guarde en pleurnichant.
"Ah, hem", dit le capitaine. "C'est différent." Il tapota d'un air entendu le bord de son casque. "C'est que nous, on est intelligents."

Terry Pratchett est super à la mode en ce moment, j'ai remarqué. Surtout chez les geeks intelligents.
Malheureusement j'ai quand même du mal à accrocher à cet univers de gros n'importe quoi fantastique, qui se moque gentillement des codes du genre. Je ne suis pas assez impreignée du genre pour qu'une histoire à rebrousse-poil puisse vraiment faire mouche chez moi.
Resteront de cette lecture quelques petites perles de pointes contre la société. Contre l'homme. Contre la science.

Un livre à recommander à ceux qui cherchent désespérément un équivalent littéraire au Donjon de Naheulbeuk.
Et d'après mes sources, la traduction francaise est super.

vendredi, 08 janvier 2010

L'amour et la sexualité dans la Bible, Pierre Debergé

Je reviens rapidement sur ce super bouquin.
Super bouquin, oui, mais qui ne défend pas précisement la doctrine catholique. En tous cas, selon la lecture que j'en fais.
Je reste également sceptique sur certains passages, où j'ai l'impression que l'auteur tire un peu la Bible par les cheveux pour lui faire dire ce qu'il a envie de lui faire dire (ou plus exactement, pour ne SURTOUT pas nous laisser sur certaines impressions un peu négatives dans notre société, comme faire passer Saint Paul pour un mysogine, par exemple). Ca lui donne une légère teinte démagogique un peu regrettable. Mais il s'agit peut-être juste de ma lecture de grande lectrice trop habituée à une interprétation XIXe siècle de la Bible (faut que j'arrête le Julien Green, ok, j'ai compris).

Cela dit, rien ne me fait plus plaisir que de découvrir une interprétation des textes bibliques aussi éloignée de celle de mes cours de philo de terminale (mon prof de l'époque était un bouffe-curé assez vindicatif, ceci explique très certainement cela).
Et si je tique sur quelques détails, je trouve magnifique et très justifiée l'idée principale défendue dans ce livre (où n'est-ce l'idée principale pour moi que parce que c'est celle qui m'a le plus enthousiasmée ?), qui est une redéfinition de où se situe le péché dans la sexualité, et qui s'illustre au plus haut degré dans le livre de Génèse.

Parmi les conséquences de la rupture avec Dieu, figure également la perversion des rapports entre l'homme et la femme: "Ton désir te poussera vers ton homme et lui te dominera." Cela doit être d'autant plus souligné que l'on s'est souvent servi de ce passage pour justifier, comme voulue par Dieu, la subordination de la femme. Or, ce texte soutient exactement le contraire: la domination de l'homme sur la femme est une conséquence du péché. C'est pourtant l'expérience de tous les temps : profitant de sa force, l'homme domine la femme, la soumet à son bon plaisir, l'exploite, la bat, la viole, etc. Alors que sa première réaction devrait être, à l'image d'Adam, de s'émerveiller devant la femme et d'éprouver en sa présence joie et gratitude, l'homme se laisse prendre au piège de sa "force" ; et la domination l'emporte. De manière tout aussi tragique, le comportement de la femme à l'égard de l'homme se dégrade en convoitise.
Convoitise et domination s'insinuent donc entre l'homme et la femme. Leur relation, faite d'émerveillement, de réciprocité et d'attention mutuelle, devient une relation d'hostilité, d'instinct et de passion ; elle semble irrémédiablement marquée par la faille de la division et de la rivalité. La sexualité, qui est le lieu par excellence de la communication et de l'amour, devient ainsi un lieu d'antagonisme, de possession, de domination et de violence.

Je terminerai donc en citant un frère de Taizé (frère Maxiiime pour ne pas le nommer) qui déclarait le 1er janvier dans une église de Poznan bourrée à craquer de jeunes francais : "Le problème avec les Francais, c'est qu'ils ont oublié d'être bêtes. Ca rend les choses très compliquées. Vous êtes nés intelligents. Vous êtes nés doués en sciences, vous êtes nés doués en esprit critique. Vous êtes nés nuls en théologie. Mais c'est pas grave." (je cite de mémoire, hein)

Voilà donc mon premier effort de l'année pour me sortir de ma nullité congénitale. J'espère que cette lecture ne restera pas sans suite, parce que c'est vraiment intéressant (même si je ne suis pas toujours d'accord - c'est mon côté francais qui veut ca). Bon, mais je rassure ceux qui se sont endormis en lisant ce billets, je vais pas vous parler de la Bible tout le temps non plus

jeudi, 07 janvier 2010

Moi qui était si fière de pas être encore tombée malade cet hiver...

 

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Nan mais si vous m'aviez vue en plus hier...
J'étais en pleine forme dès le petit jour, prête pour mon exposé (ca s'est très bien passé, merci), le soir encore je sautais comme un cabri.

Aujourd'hui en me levant, je me suis dit que j'étais un peu trop creuvée pour que ce soit normal.
J'ai pris deux paquets de mouchoirs de plus, par précaution, et un médicament anti-premiers-signes-de-rhume. Juste au cas où.
Puis petit à petit, heure par heure, j'ai pu constater les progrès de la bête. A six heures, ma prof de hongrois voulait limite me renvoyer chez moi, tant j'avais mauvaise mine. Et à neuf heure j'étais aux dernières limites de l'agonie.

Si mon docteur refuse de me donner un rendez-vous demain, je lui envoie une bombe.
Par chronopost.

Heureusement, être malade ne me coupe pas l'appétit (au contraire).
Diable, c'est qu'il faut des forces pour se remettre d'aplomb.

Et heureusement encore, demain je ne travaille pas (de toutes facons, ca aurait pas été possible, là).
Alors mon programme pour les prochains jours : un rapide saut chez le médecin demain et par la même occasion à la bibliothèque (faut que je lise ce "Tintentod", c'est le nouveau harry potter ici en Allemagne, tous les ados adooooorent ca, et même mon petit Karl - alors je me dis que je dois le lire, ca nous fera au moins un sujet de conversation), puis pendant 3 jours, orgie de lit douillet, de bouquins et de thé (le thé sensha aromatisé aux fruits rouges vient de sortir en grande surface, c'est une tuerie !).

Ah oui, et merci à Winnie pour le livre qu'elle m'a offert à Noel... heu, avant-dernier... et qui fait mon délice depuis 3 jours.
(Et merci EVIDEMMENT à ma maman, mon sponsor officiel en bouquins, sans laquelle ma table de nuit ne croûlerait pas sous les livres à lire.)

mercredi, 06 janvier 2010

L'enfant sauvage

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Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas reconnaître immédiatement dans le personnage du docteur Itard mon bien aimé Truffaut. Il aura fallu attendre le générique de fin pour que je me dise "Bon sang mais c'est bien sûr ! Je me disais bien que ce film faisait partie de ma to-watch-list..."
Par contre, et très étrangement, j'ai instinctivement deviné dès les premières image de trois paysans marchant dans la campagne avec leur chien que ce film était francais. Comme quoi il doit y avoir un quelque chose que mon inconscient a intégré mais dont je ne suis pas consciente. Lorsqu'ils ont commencé à parler en allemand, je me suis dit "ah ben non, finalement", mais j'ai vite été détrompée : c'était un doublage. (Un conseil : ne regardez JAMAIS un film francais doublé en allemand. C'est... horrible.)

J'ai un coup de coeur personnel dans ce film à exprimer (avant de donner un petit apercu (librement inspiré) de l'analyse qui en a été faite après le visionnage), il s'agit de ces scènes de foule, que je trouve renversantes. Il y en a peu, car le coeur de l'action se situe dans l'intimité de la "famille" formée par le docteur Itard, sa gouvernante et le petit Victor (aussi appelé l'enfant sauvage, ou Victor de l'Aveyron).
Le reste du film fleure les années 70, l'action est très condensée, et les dialogues parfois un peu sommaires et maladroits. Mais ces quelques scènes de foule sont... parfaites. Une chorégraphie remarquable. Du grand art. Vraiment.

Pour ce qui est de Victor de l'Aveyron lui-même, un article lui est consacré sur Wikipedia. Il a beaucoup intéressé les philosophes de l'époque, évidemment, puisqu'il était un argument pour ou contre les diverses théories sur l'homme. Mais en définitive, l'enfant ne leur apprend pas grand chose, car il montre des signes "proches de la démense ou de l'idiotie" (Pinel). Or, on ne sait pas si il est attardé de naissance ou pas... et donc le mystère reste entier sur la nature humaine : de naissance, oui ou non ?
Le petit Victor de l'Aveyron n'arrivera pas à s'intégrer dans la société, ni même à parler. Mais là encore, rien ne permet de savoir d'où lui vient cette incapacité.

Le nom du cours que je visite (et qui me permet de regarder tous les mercredi un super classique à l'oeil et d'avoir une analyse du film pour le même prix :D) s'intitule "Ce que les films nous apprennent". Et il y a peu de films qui correspondent aussi bien à ce titre, parce que ce film a une portée didactique assez difficile à ne pas voir.
A cette dimension didactique appartient le fait qu'il y a (justement) peu de protagonistes. Trois principaux, de temps en temps la famille des amis (eux aussi trois), et quelques autres, très rarement (dont ces deux ou trois scènes de foule très courtes). D'ailleurs, il y a rarement plus de deux ou trois personnages à la fois sur un même plan : l'apprentissage est un lien qui se lie entre l'élève et le maître.
Le lien entre le docteur Itard et Victor est très (très très très) important. Chaque séquence se termine par un cercle se refermant sur l'enfant. On a alors une "focalisation interne", c'est à dire que l'on voit à travers les yeux du docteur. L'enfant a un regard agard (le jeu de l'enfant est vraiment super aussi). Seul au tout dernier plan, avant le générique de fin, le cercle qui se ferme sur le visage de l'enfant laisse voir que Victor regarde directement le docteur dans les yeux, très sérieusement.
C'est là que l'on voit le fruit de l'éducation qui lui a été donnée toutes ces années.

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samedi, 02 janvier 2010

J'ai découvert à Poznan

que les Polonais mangent de la saucisse à longueur de journée.

que Taizé n'est pas tout rose quand on découvre celui que vivent les permanents.

que les Vosgiens sont vachement sympas.

que le Chili, finalement, ca a l'air bien.

Me voilà donc de retour chez moi, épuisée mais ravie, avec des centaines d'idées de trucs génieux à faire (mais hum... on va commencer par s'occuper de mon exposé pour mercredi prochain).

vendredi, 01 janvier 2010

Bonne année, bonne santé

A l'heure où vous lisez ces lignes, je suis probablement quelque part dans une église polonaise en train de faire un french cancan ou de chanter "Aux champ Elysées" (deux incontournables de la fête des peuples).

(À moins que vous ayez une vie et que vous ne soyez pas devant votre ordinateur à checker les blogs le jour de l'an à minuit, ce qui est possible aussi, finalement.)

Pour cette nouvelle année, j'ai bien sûr pris des bonnes résolutions. Et cette année, elles sont chouettes, mes résolutions.
Ouais, elles me plaisent bien.

En 2010, je vais donc :
Courir le semi-marathon de Novi-Sad en mars.
Ramasser quelques ceintures dans un sport de combat.
Boucler mon master, et avec de bonnes notes.

Et sinon, possible que cette année je fasse ma première intervention lors d'une conférence internationale de linguistique en Pologne... j'ai encore jusqu'à fin mars pour décider si c'est du suicide et jusqu'à juillet pour voir ma candidature refusée... bref, affaire à suivre (mais ca serait cool, non ?).