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mercredi, 25 novembre 2009

Un fol amour de l'imprévu

Je passais il y a quelques minutes (5 pour être précise) dans le couloir de la fac, quand j'avisais une affiche pour une série de conférences sur le cinéma.

J'y ai bien sûr jeté un coup d'oeil et constaté avec plaisir que le film "Dr. Follamour ou comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe" de Kubrick figurait parmis les oeuvres commentées.

Voyons voir, c'est quand la conférence sur ce film ?

Mercredi 25 novembre, à 16h.

Hum hum.
Et il est ?

15h58.

Bon.
Ok.
Je suis un peu obligée d'y aller, hein, vu comme ca, non ?

Allez, je vous raconterai.

vendredi, 20 novembre 2009

Francais à l'usage des prussiens, le retour

J'ai donc récidivé, et je suis allée rendre visite à ma famille de prussiens.
Cette fois-ci, le petit Karl m'a ouvert (incroyable comme ca peut être petit, un prussien, à 12 ans).

Donc, le but, n'est-ce pas, a été de discuter avec lui.
En core faut-il trouver un sujet de discussion.

Donc tu as des frères et soeurs ?
- Oui. J'ai un grand frère, mon grand frère s'appelle Friedrich. J'ai une petite soeur, ma petite soeur s'appelle...
Elisabeth, Elisabeth, c'est forcement Elisabeth...
... Elisabeth.
Obligée de me mordre l'intérieur de la joue pour ne pas rire.

Mais cela dit, une fois fait le tour de la famille impériale, ben, heu...

Tu aimes la musique, Karl ?
- Je joue du piano.
- Tu joue quoi ?
- Je joue les morceaux de mon prof de piano.
- hum hum...
Et tu écoutes de la musique sinon ?
- Non.

Tu regardes quoi à la télévision ?
- Nous n'avons pas le droit de regarder la télévision.
Ah, ben oui hein, tout de suite...

Petit à petit, j'ai réussi à reconstituer la vie palpitante de mon petit Karl.
Il va à l'école le matin à 8h, rentre l'après-midi à 16h. Il fait alors ses devoirs. Il n'a pas le droit de manger sucré, pas le droit de regarder la télévision, il ne va jamais faire ses devoirs ou jouer chez ses amis, il n'a pas de musique. Dans sa chambre, je n'ai vu que des livres d'école, et un grand bureau. Pas de jeu.
Le week-end, il fait du hockey (une des grandes passions des allemands), et va parfois voir des matchs avec son père qui est un passionné de hockey. Parfois, des amis de ses parents viennent à la maison.
Les deux parents sont avocats, ne voient pas leurs enfants de la journée. Ils rentrent le soir à 20h, les enfants ont déjà mangé. C'est une bonne d'enfant qui s'occupe d'eux.
Une fois par an, en été, toute la famille fait un grand voyage dans un pays. L'été prochain, ca sera en France.
Où ca ?
- Je ne sais pas.

Je ne sais vraiment pas de quoi le petit Karl et moi allons parler toutes les semaines pendant une heure.
Il va falloir que je prenne sur moi pour ne pas aller leur dévergonder leur gosse trop bien éduqué, à ces parents ennuyeux. Grrr.

N'est-ce pas l'essentiel ?


podcast
Et on fait tous coucou à Rouge-Gorge qui vient me rendre visite sur le blog !

vendredi, 13 novembre 2009

Francais à l'usage des prussiens

Je vais peut-être avoir un nouvel élève de francais.
Je dis bien : peut-être.

"Allo bonjour, il paraît que vous cherchez des cours de soutien en francais pour Friedrich.
- Oui. Mais on vous a mal renseigné. Friedrich, c'est l'aîné. Le soutien de francais, ca serait pour le cadet, Karl."

Et le petit dernier, il s'appelle comment ? Wilhelm ? (comme ca, au hasard)

Je sens que je suis pas tombée chez des pauvres d'extrème gauche, moi.
Juste une impression, comme ca.

Hier devait avoir lieu le premier cours.
Je me suis rendu au domicile, j'ai sonné.
Resonné.
Fait le tour de la maison.
Resonné.
...

Donc, bref, affaire à suivre.

vendredi, 06 novembre 2009

Mephisto, de István Szabó

Mephisto, c'est l'histoire d'un homme qui aime son métier plus que tout au monde, d'un grand acteur qui ne peut vivre sans son théâtre. Le rôle de sa vie : le Mephisto de Faust.
Cet homme s'appelle Hendrik Höfgen. Il est le plus talentueux acteur du théâtre de Berlin, admiré du public, admiré de ses pairs.
Le théâtre, c'est sa vie.

Seulement Hendrik Höfgen a eu la mauvaise idée de vivre en 1933.

Méphisto est l'adaptation d'un grand classique de la littérature allemande. Un roman de Klaus Mann (un des fils de Thomas Mann (je ne vais pas commencer à vous raconter l'histoire passionnante de Thomas Mann et de ses fils, sinon on n'est pas couchés)), longtemps interdit en Allemagne.
N'ayant jamais lu ce livre (d'un niveau assez difficile), je ne connaissais de l'histoire qu'une vague réminiscence d'un cours de littérature de prépa. D'après ce que j'en avais compris, il s'agissait de l'histoire d'un type des plus abjects. Et voilà que je me retrouve nez à nez avec Klaus Maria Brandauer qui incarne un artiste génial et passionné...

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Klaus Maria Brandauer,
l'homme le plus beau du monde (si si)

Mais, en effet, le film nous montre l'engrenage machiavélique qui se met en place, en ce temps où refuser de se mêler de politique, c'est pactiser avec le diable. Et Hendrik Höfgen n'est que trop lucide : il assiste à sa propre performance dans ce rôle dont il connaît toutes les répliques, celui d'un Faust du XXème siècle.
(Le roman est fortement inspiré de la vie de Gustaf Gründgens, un illustre acteur allemand, dont le rôle le plus mémorable fut... celui de Méphisto.)

Je vais m'arrêter là, pour vous laisser encore le bonheur de découvrir ce film grandiose. István Szabó est un réalisateur qui vaut le détour, de toutes manières, et puis Klaus Maria Brandauer... Klaus Maria Brandauer... et Klaus Maria Brandauer qui danse... les mots me manquent.

Myrtille dans La Vie

Comme tout le monde a décidé de me voler la vedette en ce moment, Myrtille a droit à être citée plein de fois dans un article de La Vie.
L'article porte sur un projet qui a eu lieu le week-end dernier, qu'elle avait pas mal monté sur pied de ses petites mains, auquel ont participé mes scouts, des connaissances scoutes communes (et j'ai aussi moi-même filé quelques coups de main pour la partie allemande dans la préparation, mais j'avoue à ma grande honte que j'ai pas été un super soutien cette fois-ci - sorry sorry ma Myrtille adorée).

Je vous laisse deviner comme des grands quel vrai prénom se cache sous le surnom de Myrtille.

jeudi, 05 novembre 2009

Evidemment

Evidemment, moi je suis toute contente avec mon livre sur Berlin et tout, et faut qu'on vienne me voler la vedette.

Pfff. C'te famille, j'vous jure.

Bon, allez quand même la voir, ma filleule. Elle se trouve ici, en bas de la page 20.

Nan, mais c'est bon, quoi. Moi aussi si j'avais été photogénique y'aurait eu ma photo dans tous les magazines. Pas la peine d'en faire toute une histoire, hein.

(moi ? jalouse ? meuh non voyons...)

Et un bébé en plus, un !

Et voilà, le bébé tant attendu est sorti hier...

Regardez-moi ca comme il est mignon.

mercredi, 04 novembre 2009

Il neige !

Et ben voilà.

J'arrive à la fac aujourd'hui et il neige.

Quand je disais que l'hiver va être long...

mardi, 03 novembre 2009

A la FU a 16h

Vous devez trouver que je donne peu de nouvelles en ce moment.
Pourtant, finalement, ca ne fait pas même une semaine que je suis rentrée de France.

Les cours de langue ont repris à nouveau, le sport a reprit à nouveau, il refait froid à nouveau, et je me retrouve à nouveau à travailler sur des articles incompréhensibles en allemand. Bref, on dirait bien que l'année a recommencé.

J'ai tiré mon carton de pulls de sous la pendrie, et j'y ai mis à la place mes t-shirts et mes shorts. J'ai ressorti mon bonnet péruvien, celui qui est moche mais qui tient chaud aux oreilles. J'ai repris mes docs et mes chaussettes (une paire en laine sur une paire en coton, c'est LA combinaison gagnante). Après une brève tentative, j'ai abandonné mon manteau (trop froid) et repris ma doudoune. J'ai accoroché un post-it sur ma porte d'entrée pour me rappeler de ne pas sortir sans paquet de mouchoirs.
L'hiver va être long, il paraît. Pour le moment, au moins, je n'ai plus froid.

A la fac, j'ai retrouvé Rivière et Luka.
Ils me donnent presque l'impression d'avoir des amis à la fac.
En effet, je ne sais pas quelle mouche a piqué Luka, il se met à me faire la causette. Malheureusement, et comme je m'en doutais un peu, ses sujets de conversation se limitent à la linguistique, et je me sens assez vite perdue quand il se met à parler de son dernier article (ben oui, Luka publie des articles scientifiques et donne des conférences, j'ai des amis comme ca, moi, que voulez-vous). Je pense qu'on a pas trop le même niveau.

J'ai l'impression que nous sommes bien plus nombreux à la FU cette année que les années précédentes.
Nous ne sommes pas même en période d'examen, et il y a déjà une file d'attente pour rentrer dans la bibliothèque. Et trouver un endroit où s'asseoir en dehors relève du coup de chance inespéré.

Celà dit, cette année, j'explore surtout la TU, l'Université Technique de Belin.
Je dois en effet m'y rendre trois jours par semaine pour des cours de langue et/ou de sport. La TU est assez vieille et assez moche, mais super bien pensée. Tout est concu de facon à ce que l'on puisse s'asseoir (voire s'allonger, d'ailleurs) n'importe où et y travailler. La faculté reste ouverte toute la nuit, même le week-end. J'ai d'ailleurs entendu dire que certain étudiants prennent leur duvet avec eux et y élisent domicile pendant les examens.
Du coup, cette fac me plaît énormement. Elle se trouve dans le quartier du zoo, qui est très accessible depuis chez moi. Si j'arrivais à obtenir une connection wifi là-bas (ce qui est peut-être négociable vu que j'y prends pas mal de cours), possible que j'en fasse mon nouveau lieu de travail préféré.

Il est 16h et il fait presque nuit. Est-il possible que les journées soient encore plus courtes cette année que l'année dernière ? Ca me paraît pourtant hautement improbable...