vendredi, 06 novembre 2009
Mephisto, de István Szabó
Mephisto, c'est l'histoire d'un homme qui aime son métier plus que tout au monde, d'un grand acteur qui ne peut vivre sans son théâtre. Le rôle de sa vie : le Mephisto de Faust.
Cet homme s'appelle Hendrik Höfgen. Il est le plus talentueux acteur du théâtre de Berlin, admiré du public, admiré de ses pairs.
Le théâtre, c'est sa vie.
Seulement Hendrik Höfgen a eu la mauvaise idée de vivre en 1933.
Méphisto est l'adaptation d'un grand classique de la littérature allemande. Un roman de Klaus Mann (un des fils de Thomas Mann (je ne vais pas commencer à vous raconter l'histoire passionnante de Thomas Mann et de ses fils, sinon on n'est pas couchés)), longtemps interdit en Allemagne.
N'ayant jamais lu ce livre (d'un niveau assez difficile), je ne connaissais de l'histoire qu'une vague réminiscence d'un cours de littérature de prépa. D'après ce que j'en avais compris, il s'agissait de l'histoire d'un type des plus abjects. Et voilà que je me retrouve nez à nez avec Klaus Maria Brandauer qui incarne un artiste génial et passionné...

Klaus Maria Brandauer,
l'homme le plus beau du monde (si si)
Mais, en effet, le film nous montre l'engrenage machiavélique qui se met en place, en ce temps où refuser de se mêler de politique, c'est pactiser avec le diable. Et Hendrik Höfgen n'est que trop lucide : il assiste à sa propre performance dans ce rôle dont il connaît toutes les répliques, celui d'un Faust du XXème siècle.
(Le roman est fortement inspiré de la vie de Gustaf Gründgens, un illustre acteur allemand, dont le rôle le plus mémorable fut... celui de Méphisto.)
Je vais m'arrêter là, pour vous laisser encore le bonheur de découvrir ce film grandiose. István Szabó est un réalisateur qui vaut le détour, de toutes manières, et puis Klaus Maria Brandauer... Klaus Maria Brandauer... et Klaus Maria Brandauer qui danse... les mots me manquent.
18:33 Publié dans Rubrique Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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