mardi, 17 février 2009
Lundi de Berlinale
Le lundi, j'avais certe un examen de hongrois, mais je me suis dit que ça ne m'empêchais pas d'entraîner Bob avec moi pour une séance le soir.
Je me suis donc levée tôt pour aller en ville prendre des places, puis j'ai révisé dans un café de la Potsdamer Platz.
Ce n'est finalement pas la plus mauvaise solution. Assise dans un café avec un bruit de fond moins ennuyeux que la bibliothèque, sans ordinateur, sans rien d'autre sous la main que ma grammaire et mon vocabulaire. A refaire.
Un américain assis à la table voisine, son laisser-passer des Berlinales autour du cou, ne comprenait vraiment pas pourquoi des gens pouvaient bien apprendre le hongrois. Quelle drôle d'idée. Inutile de préciser qu'il m'a dit ça en anglais, parce qu'il ne savait pas parler allemand.
L'après-midi, j'ai révisé dans la bibliothèque.
Alors que je commençais à fumer de surchauffe, une fille complètement affolée est arrivée. Elle m'a demandé si, par hasard, je ne faisais pas du français.
Ca m'a bien fait rigoler. "Ouais, je peux te filer un coup de main, je crois."
C'était une étudiante en antropologie, spécialisée dans la réalisation de films documentaires. Elle passait un entretient pour obtenir un stage dans une équipe qui va partir en Afrique, mais avait besoin d'un CV en français et venait juste de l'apprendre. On a donc traduit son CV ensemble.
Parmi les cent mille choses qu'elle a faites dans sa vie, un Master d'Atropologie à l'Université du Mirail... le monde est petit.
On a gardé contact, on se fera une soirée toulousaine un de ces jours.
Après mon examen, réunion scoute avec mangeage de crêpes (organisé par Bob et moi) et longue discussion avec les rovers à propos du camp (idem).
Puis j'ai traîné Bob à ce fameux film. C'était un film hongrois des années 80, et c'était très très très bizarre.
Sur cet extrait, vous voyez une des composantes du film, des bouts de concerts punk, des interviews. Pas vraiment besoin de sous-titres, de toutes façons, c'est un joyeux n'importe quoi, personne n'écoute le journaliste, ils font juste les zouaves entre eux. Punks quoi.
L'histoire - parce qu'il y avait une histoire - c'était un curé qui arrive dans un village qui devient ami avec un gars en fauteuil roulant qui essaye de se suicider, lui-même l'oncle du gamin qui a une caméra qu'on sait pas trop d'où elle sort, son père est un militaire alcoolique et sa mère quitte le père pour partir jouer dans un groupe de punk, qui se produit justement en même temps que celui (interviewé au-dessus) dont fait partie l'astrophysicien avec qui le gosse traîne toute la journée et qui lui emprunte sa caméra... enfin, bref, c'est un peu embrouillé comme histoire.
Il y a aussi une fille qui court en criant "Attila, Attila !" avec une voix métallique, mais elle, j'ai pas suivi d'où elle sortait.
Bob était plus que sceptique sur ce film.
Mais depuis, il crie "Attila, Attila !" tout le temps, donc c'est que ça l'a marqué. ^^
15:24 Publié dans Rubrique Monde : Berlin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ecrire un commentaire