samedi, 31 janvier 2009

Bob est de retour

Quoi de neuf sous le soleil brûlant de Berlin ?
(mas oui, le froid, ça brûle)

Lundi contrôle de hongrois. Que j'avais vachement révisé, en plus.

Mardi, enfin enfin, Bob est revenu.
Il s'est d'ailleurs direct invité chez moi pour manger des tacos. Aucune éducation, ce Bob.

Mercredi, soirée avec Mirtille pour aller assister à une conférence sur la place de la femme dans la Bible. Et préparation du week-end de mars.
Finalement, se joignent son cousin et sa copine en visite à Berlin, puis Bob et une copine de médecine en visite à Berlin, et zou, tout ce petit monde se retrouve dans un bar sans nom (si, si, il avait vraiment pas de nom), où avec un mot de passe obtenu on ne sait trop comment, on peut aller jouer au tennis dans la cave qui fait boîte de nuit à partir de 23h. Berlin, c'est trop marrant.
Pour la peine, on a convaincu Chtef-Chtef, Michi et une copine à eux de se joindre à nous.

Pas très fraîche le lendemain.
Pourtant, j'étais la seule à peu près réveillée en cours de linguistique sur ordinateur (oui, les horribles formules de l'autre jour).
J'ai bien dormi le soir, quand même.

Vendredi, j'ai donné mon premier vrai cours de français. Mon élève est un cuisinier, membre d'un club d'eunologie qui se réunit tous les ans à Paris, qui a décidé d'apprendre le français.
C'est un sacré travail à préparer, mais quand j'ai vu ma paye, je me suis dit que j'étais d'accord pour remettre ça chaque semaine. Le plus dur, c'est de trouver l'équilibre : ni trop prévoir d'un coup, ni pas assez.

Le soir, Bob m'a invitée chez lui boire une bière avec la copine que je connaissais déjà de mercredi (une fille géniale, et comme par hasard, toulousaine).
Elle s'en va demain, et donc ce soir, c'est grande fête d'adieux (en fait, grand prétexte à encore sortir ce soir...ces étudiants en médecine, décidemment !).

Vendredi commençait d'ailleurs un long week-end.
Car mon prof de hongrois n'est pas là lundi, mon prof de linguistique n'est pas là mardi, et mon cours du mercredi matin a été supprimé.
Ca me laisse tout le temps nécessaire pour préparer les examens qui arrivent et boucler mes devoirs de DaF.
Je n'ai plus que deux semaines à tenir avant les pseudo-vacances.
Mais c'est promis, la veille des exams, Bob fait la fête sans moi.

Si on me cherche, je suis, heu... en train de travailler.

mercredi, 28 janvier 2009

Linguistique sur ordinateur

cours.jpg
Je KIFFE mes cours !!!

mardi, 27 janvier 2009

Mais si qu'Angie, c'est ma pote !

Parce que sinon, vous alliez finir par dire que je raconte des salades.

Kanzleramt.jpg
(cliquer pour afficher en grand)
...
(mais si, puisque je vous dis de cliquer !)

lundi, 26 janvier 2009

Magasine de la connaissance

Si vous êtes restés des grands enfants, et surtout des fans incontestés de "C'est pas sorcier", pourquoi ne pas aller jeter un coup d'oeil à cette nouvelle émission : "le magasine de la connaissance". C'est à partir d'aujourd'hui, et tous les jours de la semaine à 16h55 sur Arte, et c'est fait par Pierre @ Berlin.
Moi, j'ai malheureusement pas Arte ici...

dimanche, 25 janvier 2009

Au temps pour moi

Je viens de découvrir ma nouvelle émission préférée...

samedi, 24 janvier 2009

Sondage

Je suis très curieuse d'avoir votre avis.

Imaginons que vous voulez que quelqu'un aille vous acheter du pain. Peu importe qu'il s'agisse d'une baguette ou d'autre chose, mais ce qui est important, c'est qu'il en ramène bien trois.
QU'EST-CE QUE VOUS DITES ?

Ramène-moi...

???

vendredi, 23 janvier 2009

Critique littéraire

Par un hasard de lecture, j'ai enchaîné récemment coup sur coup trois livres consacrés à la critique littéraire.

Le premier fut Mort d'un critique de Martin Walser, que j'ai emprunté en vitesse à la bibliothèque, un jour où je savais que j'aurais beaucoup de temps à tuer et parce qu'il me semblait me souvenir que c'était un classique.
Le second fut Les illusions perdues de Balzac, que j'ai lu parce que je ne comprenais pas la moitié des discours de Monsieur de Charlus chez Proust. Et que je suis fan de Monsieur de Charlus. (hi hi)
Le troisième fut Stuff I've been reading (traduit en allemand par Ma vie de lecteur) de Nick Hornby, dont je venais de lire About a boy et parce que le titre m'attirait.

Trois approches très différentes du métier de critique littéraire.
Balzac montre la politique et les luttes intestines cachées derrière les articles critiques. Comment il ne s'agit pas tant de la qualité du roman que d'échanges de bons procédés ou de vengeances à l'intérieur du monde littéraire parisien.
Martin Walser nous fait une peinture aigre d'un critique égocentrique et charismatique, qui manipule les goûts du public à son gré, imposant une esthétique unique dans le paysage littéraire. (Je vous conseille d'ailleurs ce livre, très sympathique, et écrit sous la forme d'une intrigue policière.)
Enfin, Nick Hornby EST critique littéraire, et Stuff I've been reading est un recueil de ses articles mensuels parus dans The Believer. Dans sa chronique littéraire, il parle de sa vie, qui à l'en croire n'est qu'une succession de lectures. Elles construisent sa vie quotidienne autant que la nourriture qu'il mange. Il s'échauffe devant les injustices profondes de ce monde : un très bon livre mal accueilli par la critique, le manque d'intérêt du public pour les livres consacrés au cricket, un livre passablement mauvais élevé au rang de "classique", etc.

Les machinations sont délectables à lire chez Balzac. Les piques de Martin Walser le sont également. Ces deux auteurs nous mettent en garde contre l'envers du décors, les petites manigances et les phénomènes de mode.
Mais la démarche de Nick Hornby est originale. Il fait bien sûr en partie de la critique littéraire au sens habituel, discutant des qualités et des défauts de certains livres. Mais il passe également beaucoup de temps à parler en détail du pourquoi de la lecture. De ce qui relie une lecture à une lecture précédente, des raisons qui le poussent à acheter un livre, à s'interrompre au milieu d'un autre. Il décrit ces anecdotes avec minutie (les récits de ses achats dans une librairie avec son fils nouveau-né sous le bras sont délectables), leur confère une importance capitale... qu'elles ont de fait, dans la vie. Il s'agit bel et bien d'une "vie de lecteur".

Nick Hornby a donc à mes yeux réussi à résoudre le problème qui m'a bloquée à mon entrée en classe prépa.
Avant d'entrer en prépa, j'avais envie de faire des études de littérature. Parce que ça semblait couler de source, c'était une évidence, je ne me posais même pas vraiment la question. J'ai eu le malheur de tomber sur un professeur de lettres modernes génial, qui a démoli toute ma conception de la littérature. Il a entamé l'année par un cours sur la critique littéraire.
Il aurait pu commencer par autre chose, d'ailleurs, ça n'aurait peut-être pas changé grand chose. Mon prof était un nihiliste de la littérature. Le nihilisme, c'est ce qui avait déjà bousillé en terminale mes envies d'étudier la philosophie. Le nihilisme, c'est déprimant. Le nihilisme, c'est de dire que toutes les questions que se pose l'homme depuis le début de la pensée ont trouvé une réponse : "Votre question est nulle et non avenue, rentrez chez vous et faites-vous cuire un oeuf". En littérature, c'est un peu pareil. La seule chose valable à écrire sur une oeuvre, c'est "J'ai vachement aimé.".
Avouez que c'est un peu déprimant.

Nick Hornby, pour moi, c'est quelque chose comme de la "critique littéraire quand même".
Dans le fond, il ne dit pas énormément plus que ça : J'ai aimé/ Je n'ai pas aimé. Mais il en profite pour parler de son fils, de sa femme, du dernier concert qu'il a vu, il se moque des critiques qui confondent littérature et politique. Donc, il fait de la critique littéraire. Mais sans faire semblant d'en faire.

Enfin, ce n'est que mon avis, hein.
Vous savez bien, tout est relatif, tout ça...

jeudi, 22 janvier 2009

Golm, l'université de Potsdam

Mardi dernier, pour la première fois, je suis sortie de Berlin, et je me suis aventurée jusqu'à Potsdam.

Pour moi, Potsdam, c'était un grand château bien impérial, avec un grand jardin, impérial lui aussi, d'un côté, et une grande université moderne et tournée vers l'avenir de l'autre. Entre les deux, peut-être une petite place moyen-âgeuse avec une fontaine, trois ou quatre bus, et puis c'est tout.

En fait, quand vous arrivez en gare centrale de Potsdam, vous arrivez au milieu d'une immense ville grise pleine de Mc Do et parcourue par 600 bus différents, et il faut reprendre un train pour se rendre à Golm, où se situe l'université.

Je devais me rendre à Golm pour rencontrer un professeur de linguistique sur ordinateur. Comme d'autre part, pour moi, parler de l'université de Potsdam m'évoque immédiatement Chtef-Chtef qui y fait ses études de Droit, par conséquent, l'université de Potsdam, c'était un grand campus de Droit rutilant (parce que c'est bien connu, les avocats ont plein de pognon), avec deux beaux bâtiments en périphérie à l'intention des linguistes.

En fait, il existe quatre campus différents pour l'Université de Potsdam (une vraie usine à étudiants, je vous laisse imaginer), les juristes se trouvant répartis entre les campus de Griebnitzsee et de Babelsberg.
Le campus de Golm lui-même est un subtil mélange entre un chantier, une usine et un camp de concentration.

Imaginez donc un immense campus de cubes en béton gris entourés d'une forêt. Du côté de la forêt, derrière les bennes à ordure, deux préfabriqués minuscules. L'un est bleu criard, l'autre rouge triste, les deux sont immondes.
En les apercevant, j'ai eu l'intuition qu'il s'agissait des bâtiments des linguistes.

Je n'avais qu'à moitié raison. Le bâtiment rouge est bien un bâtiment de linguistique, mais le deuxième bâtiment de linguistique lui fait face, en vert pâle, un peu plus sympathique.

mercredi, 21 janvier 2009

Fin de l'hiver

Je hais les gens qui ouvrent les fenêtres.

C'est incroyable tout de même qu'en plein coeur de l'hiver berlinois, qand les maximales sont à -1, qu'il y aie toujours une saleté d'élève pour "aérer".
Le pire étant sans doute ceux qui aèrent soit disant les couloirs, alors que les couloirs sont pleins de courants d'air, en fait pour le simple plaisir de fumer au chaud leur cigarette, dont la fumée nous est gentillement apportée par lesdits courants d'air.
Le pire étant peut-être ceux qui aèrent en plein contrôle de hongrois. Ceux-là mériteraient une sanction capitale. Pour la peine.

Ok, je sais...
Mais l'hiver, ça aigrit.

Encore que l'hiver, ça y est, c'est fini.

neige.JPG

Je dissertais samedi soir avec la maman d'une de mes scoutes, passablement emméchée, sur la tristesse de ces rangées de sapins déposés devant les maisons.
Elle me refaisait le récit détaillé du conte d'Andersen - je le connais pourtant par coeur et je le lui avais dit. Il m'a fallu lui rappeler que le sapin finissait quand même sur un bâteau et faisait le tour du monde.
"Les contes d'Andersen sont si tristes. C'est comme l'histoire de..." Oui oui.

Puis dimanche, le temps s'est un peu réchauffé et il a plu.
Ca a fait fondre la neige, et lundi matin, le paysage à ma fenêtre n'était plus blanc.
Dommage. C'était quand même le plus agréable de cet hiver berlinois.

J'ai donc pu ressortir lundi mon vélo.
Jusque là, faire du vélo était formellement exclu. Il y avait bien trop de verglas.

En parlant de verglas, j'ai glissé le lendemain même de mon arrivée à Berlin surune plaque de verglas. J'ai atterri sur les fesses (qui c'est-y qui rigole là-bas dans le fond ?), et il semble que je me suis blessée plutôt sérieusement. Deux semaines plus tard, je me suis décidée à aller voir le docteur, bien que Bob m'aie dit que ce dernier ne pourrait certainement rien pour moi. Il avait d'aileurs raison. Le docteur m'a annoncé que j'en avais bien pour 6 semaines.
Bien entendu, hors de question de faire du sport entre temps.

Super.
Je m'en souviendrai de cet hiver.

mardi, 20 janvier 2009

Meilleur espoir féminin du film de Bavière

Juste pour vous dire que ma petite actrice chouchoute vient de remporter à Munich le prix du meilleur espoir féminin du film de Bavière (oui, je sais, "de Bavière", ça casse un peu la vision féérique de la petite statuette en or, mais si, si, la remise du prix a lieu en habits de soirée, et personne ne porte de salopette à carreau) pour le film que j'étais allée voir en décembre.
(Sincèrement, c'est pas sa meilleure prestation, pourtant !)

Sinon, l'avant-première de "Wicky, le petit Vicking" aura lieu très bientôt à Munich, également.
La grande soeur de l'acteur principal n'a que ça à la bouche en ce moment.
(Rappel, pour ceux qui ont du mal à suivre, que la grande soeur en question est une de mes scoutes).

Et puis sinon, les Berlinales approchent (cooooool).

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