mardi, 30 septembre 2008

Prétexte

Je voulais vous apprendre un truc super top : les horribles lettres biscornues qu'on vous demande de recopier à la fin d'un formulaire sur internet pour s'assurer que vous êtes un humain, ça s'appelle un CAPTCHA.

Voili voilu...

Argument culturons-nous-le-mardi-soir-avec-Lodi qui n'était qu'un prétexte pour vous faire découvrir les dix pires captchas du monde.

Mais vous faire découvrir les captchas les plus affreux du monde n'était qu'un prétexte pour donner rapidement de mes nouvelles sans culpabiliser de ne pas écrire un looooong article sur tout ce qui se passe au jour le jour.

Disons rapidement que :

- J'ai constaté qu'il ne faut pas tendre le baton pour se faire battre. J'ai beau hurler sur tous les toits que Berlin a beau être froid et humide, c'est le seul endroit au monde où je ne chope pas un rhûme toutes les deux semaines, il n'empêche que s'enfermer trois jours avec au moins 10 gosses de 8 ans qui éternuent allègrement sur le pain au moment de le mettre à table, c'est assez fait pour contredire cette vérité profonde. (Vousaurez compris que tout celà n'était qu'un prétexte à vous faire comprendre que j'ai chopé un rhûme - mais on s'en fout - et surtout que j'ai passé un week-end scout de rentrée GENIAL). Et ne hurlez pas au mauvais éducateur : "il faut mettre ta main devant la bouche quand tu éternues", à dire en allemand, ça comprend déjà un verbe que je ne connaît pas, et ça demanderait un effort de concentration un peu au delà de mes capacités dans l'état où je me trouve après 48h de 50 scouts débordant d'énergie.

- Aujourd'hui, j'ai réservé un acceuil chaleureux à une nantaise qui arrive pour faire son année Erasmus. Passée la chercher à l'aéroport, traversé tout Berlin, réglé des problèmes de clé, soutiens psychologique, consignes pour le lendemain. Ne me demandez pas qui c'est, vous ne la connaissez pas : moi non plus d'ailleurs, je l'ai rencontrée par hasard sur Facebook.

vendredi, 26 septembre 2008

Rien à faire ?!?

Levée pour ma première journée de vraies vacances, il a fallu aller régler des frais pour le test de langue. Je suis passée directement à l'auto-école, pour discuter de mon examen (le 7 octobre à 11h, croisez les doigts) et des prochaines et dernières heures de conduite (si Dieu le veut).
Je suis rentrée chez moi, j'ai étendu du linge, refait ma compta, renpli des bulletins de virement, rangé.

Et là...

... soudain...

... j'avais rien à faire.

Incroyable. Ca ne m'était pas arrivé depuis si longtemps. Il était à peine 14h30, j'avais un océan d'heures libres devant moi.
J'ai empoigné une bouteille d'eau et un énorme bouquin, et je me suis vautrée sans le moindre scrupule dans mon canapé.

14h35 mon portable a sonné.
Belle était de retour sur Berlin, proposait un ciné là maintenant tout de suite, je l'ai rejointe, après ça, on a mangé une pizza jusque tard dans la nuit avec Madge et une amie à elle. Mickey devait venir, mais a fini trop tard, nous sommes chacune rentrée chez nous en nous promettant de remettre ça.
Enfin bref.
Comme d'habitude.

Vous avez droit pour conclure à cette super chanson que j'ai découverte en revenant en France (même si c'est pas français) :

Non seulement que la chanson est bien, mais le clip aussi.

mercredi, 24 septembre 2008

Soutenance

Pour ceux qui n'ont pas encore reçu un coup de fil triomphant de ma maman, je vous annonce fièrement que j'ai eu 16 à ma soutenance de mémoire.

Tadam...

Bon, en définitive, en fait de soutenance, je me suis retrouvée à écouter Pater me dire à quel point il est intelligent, me le démontrer sur ma traduction toute pourrite, faire semblant de me poser quelques questions pour me faire un exposé sur le "ieht" vieux-haut-allemand. Moi j'ai dit timidement oui-oui de temps en temps et voilà comment j'ai eu ma soutenance.

Bon, hein, l'important, c'est que j'ai eu 16, non ?

A quand les vacances ?

Je suis bien arrivée à Berlin.
Vivante et tout.

Toute heureuse d'arriver dans mon Wohnung (surchauffé, le Wohnung, mais bon), j'ai eu la bonne idée d'ouvrir mon courrier.

La bonne nouvelle qui m'est arrivée, c'est la réponse positive de la fac.
Je suis prise en master ! Hourra hourra !

La mauvaise nouvelle, c'est la convocation au test de langue. RDV aujourd'hui à 10h (il est encore temps, il est 9h sur ma pendule), et écris bien en gros souligné qu'une confirmation est obligatoire avant le 22, sinon pas de test, et que donc ça signifie que je renonce à ma place de master.

Bon, je vous rassure, l'histoire se termine bien, j'ai pu passer mon test écrit. Juste un peu de course, de grands yeux implorants et de bonne volonté allemande.
Mais là, les exams, je commence à en avoir marre.

C'est quand les vacances ?

Exams septembre 2007

3 septembre, 14h : Latin : Après avoir galéré comme une folle pour récupérer un dictionnaire, ma première surprise a été d'apprendre qu'on n'avait pas le droit au dictionnaire (c'est pas comme si j'avais été au secrétariat de latin exprès pour leur demander confirmation). La deuxième surprise, c'est qu'il y avait un exercice de grammaire et un bout de thème (c'est pas comme si... zut, je l'ai déjà dit). La version m'a fait pleurer de rire (le seul mot qui m'a posé problème n'était en fait pas dans le gafio... je subodore une faute de frappe). Un peu énervée de ne pas avoir révisé un peu de base pour le thème...

4 septembre, 8h : Littérature française classique et moderne : Encore une surprise, mais bonne cette fois-ci. Pas de dissertation, mais un commentaire de texte, sur un extrait de l'Histoire comique des états et empires du Soleil de Cyrano de Bergerac. Grand soulagement, donc. Vraiment contente de mon intro (je commence à bien maîstriser l'intro), j'ai jeté un coup d'oeil sur le brouillon d'une voisine à la fin pour constater qu'on avait à peu près fait la même chose (ça me rassure), mais conclusion bâclée et sans intérêt (comme d'habitude).
14/20

5 septembre, 14h : Version allemande : Je retrouve la prof qui trouvait que je ne méritait pas de licence d'allemand (une très bonne prof au demeurant). Version d'un texte de Kafka, sans gros piège. Je découvre que j'ai donné pour date septembre 2007 sur toutes mes copies précédentes.

6 septembre, 10h : Linguistique Française : J'ai bachôté bien sérieusement ma linguistique française pour rien. En guise d'épreuve, nous devons faire un arbre syntaxico-mophologique un peu douteux.
10/20

6 septembre, 14h : Signification et théories linguistiques : J'ai compris un peu tard et à mes dépends que "signification" et "signes", c'étaient deux concepts totalement différents en linguistique. Là encore, mes révisions ne me serviront à rien. Je peux heureusement squatter un classeur pendant une heure, assez pour me rendre compte qu'il s'agit d'un de mes cours de philo de terminale. J'ai essayé de rassembler mes souvenirs, mais je n'aurai certainement pas la moyenne à celui-là.

9 septembre, 10h : Diversité des langues et typologie : Mes révisions sur la langue mbum du Cameroun ne m'auront pas tellement servies. Nous avons un étude de cas pas bien compliquée sur les déclinaisons respectives du turc et du latin (et le mbum du Cameroun, alors ???). J'ai disserté pendant presque une page sur les verbes allemands (moi, monopolarisée ?). On verra.
12/20

9 septembre, 14h : Version allemande : Je ne sais pas ce qu'ils avaient fait à la prof, mais elle leur en voulait. Le texte était vraiment extraordinairement dur.
16/20

10 septembre, 9h30 : Latin : Mon meilleur partiel de tous les temps. Bien sûr, on avait droit au dictionnaire et bien sûr, forte de mon expérience de la semaine dernière, je ne l'avais pas pris. Course dans les couloirs de la Sorbonne + gentilles bibliothécaires + formalités administratives insurmontables = 1/4h de retard à l'épreuve. J'ai eu suffisement de temps quand même, et surtout une double illumination vers la fin qui m'a permis de résoudre les deux gros pièges du texte. Celui-là, je l'ai !

11 septembre, 14h : Lexicologie et lexicographie : Là encore, mes révisions ne servent pas à grand chose. Il s'agit d'un exercice un peu technique sur la polysémie du mot siège. On en a longuement parlé au Flam's le soir avec les geeks.
13/20

12 septembre, 9h : Explication de texte (allemand) : Je passe deux oraux à la suite (un pour chaque semestre). Joie ! Avec la prof qui me traumatisa l'an dernier lors de mon oral de littérature en me demandant si j'avais vraiment mérité une licence. Re-joie !! Par bonheur, une des explications de texte était un extrait de Der Vorleser de Schlink, un de mes livres préférés sur lequel je peux être intarissable. Elle a été ravie et m'a tapé la causette comme si j'étais sa grande pote de toujours.

16 septembre, 14h : Littératures francophones : Incroyable mais vrai, le programme avait réussi à ne porter que sur des bouquins très chiants (à part Ségou qui était trop bien, et Dernier Episode qui était un chouilla trop prise de tête quand même). Le passage était par contre bien choisi, il y avait de quoi dire.
10/20

dimanche, 14 septembre 2008

Pas drôle

Nicht Lustig

"Erwin ? Erwin Winckelmann ? Ca alors, ça fait des années que nous ne nous sommes pas vus. Bouge pas, j'arrive.

- Non, non, c'est moi qui vient te voir.

- Non, non."

samedi, 13 septembre 2008

Pas drôle

Nicht Lustig

"Ils ne s'étaient pas vus depuis quarante ans, mesdames et messieur, mais nous les avons fait se retrouver...

- Walter, ça alors, qu'est-ce que tu as grossi !

- Walter, voici votre frère siamois !"

Je jubile

Ben ouais, j'ai eu un 1 pour mon mini-mémoire sur l'évolution de la désinance verbale des verbes faibles en allemand, et je suis TROP CONTENTE.

Et pis voilà quoi.

Ben sinon, y fait beau, non ?

jeudi, 11 septembre 2008

11 septembre

Je commémore aussi à ma façon les attentats du 11 septembre.

Hier, lors d'une émission consacrée aux "années Tony Blair" je suis tombée en arrêt en entendant son discours prononcé au lendemain des attentats. Je le connais en effet par coeur, ce sont les petites phrases qui interviennent au milieu de la chanson "Facade of Reality" d'Epica.

Une des meilleurs chansons du groupe (et c'est pas peu dire) :

mercredi, 10 septembre 2008

Farinette

Ben voilà quoi, une farinette c'est facile, c'est la grand-mère de Fée qui y a appris, pis Fée èh m'a appris, pis voilà quoi, c'est simple, comme èh m'a appris Fée, t'y prend un oeuf dans un bol, pis tu touilles, et deux cuillers de farine, mais des grosses cuillers de farine quoi, je veux dire vraiment vachement grosses tu les prends, et tu touilles quoi, normal, pis là t'y mets trois cuillers de sucre mais pas obligé en fait, parce que tu peux mettre moins si tu veux, pis même pas du tout, mais ça c'est pas èh qui m'a appris, c'est moi qui èh inventé, c'est pour la farinette salée, mais p'têtr que la grand-mère de Fée èh se retournerait dans sa tombe si j'y parlais de farinette salée, mais c'est bon quoi, alors c'est toi qui voit, pis après ça t'y mets du lait, mais vachement pas beaucoup de lait, juste que ça fait un peu liquide, mais pas liquide liquide, juste liquide mais un peu pâteux, pis tu mets ça dans la poëlle où t'y a mis du beurre bien sûr, encore que j'y mets parfois de l'huile parce que j'ai la flemme, mais c'est toi qui vois quoi, et pis comme une crèpe t'y cuit les deux côtés et Fée, èh mets du sucre dessus et c'est bon quoi.

Pis ben si t'aime pas, c'est pas grave, j't'emballe sur mon vélo...

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