jeudi, 31 juillet 2008

Trop fière

Je suis la marraine la plus fière de la terre.

J'ai reçu une carte postale de ma filleule (si, si), même qu'elle a écrit elle-même bonjour je m'amuse bien" dessus, et même qu'elle va au club-enfant (de mon temps, ça s'appelait encore un centre aéré ce truc, mais bon).

CarteP.jpg

 

Vous êtes tous jalous, hein ?
(ahhh, je me souviens le bon temps où ma maman me forçait à écrire à toute la famille...)

Plus qu'un livre

J'interromps ma journée de travail déjà bien entammée pour vous faire part de ce mini-évènement : je viens de finir de traduire le livre 3.

Et oui, avant même d'avoir eu le temps de vous annoncer que j'ai fini le livre 2 (si vous voulez tout savoir, c'est parce que j'avais laissé le dernier chapitre de ce livre en suspension, il n'était donc pas vraiment terminé avant hier, même si j'ai commencé la traduction du livre 3 lundi).

Terminer un livre, même si c'est le plus court, en moins de quatre jours, je n'ose même pas vous dire à quel point je suis satisfaite de moi-même.

Et sinon ? Et bien rien.
J'avais une soirée d'adieux mardi soir à laquelle j'ai oublié d'aller, une soirée grillade avec les autres chefs scouts hier soir que j'ai raté parce que je suis restée trop tard à la bibliothèque (mais ça valait le coup, comme vous voyez), et une vie sociale des plus palpitante comme vous le devinez (j'irai quand même à la lecture biblique cet après-midi... si je n'oublie pas).
Et mardi, j'ai fait mes trois heures sur l'autoroute (et c'était long).

dimanche, 27 juillet 2008

Radio Potin Allemagne, la dernière

Je ne vous apprends rien, vouys savez pour Udo Walz...

... comment, vous ne connaissez pas Udo Walz ?

Mais vite, lisez l'article ici !!!

La Serbie au coeur

"Srbija od srca" c'est ce qu'il y a écrit sur un t-shirt que j'ai ramené de mon premier voyage en Serbie, il y a longtemps (2 ans) déjà.

Maintenant il semble que la Serbie est au coeur de l'actualité.
Je suppose que personne n'a raté la grande nouvelle européenne de la semaine, l'arrestation de Karadzic (dont je n'arrive pas à savoir s'il a un lien avec le célèbre grammairien Vuk Karadzic qui a tant contribué à la révolution de 1948 dans les Balkans, mais ceci est une autre histoire).

Je vous invite à ce sujet à aller lire la courte mais intelligente interview de Vesna Pesic, qui m'a plu pour deux raisons.
D'une part parce que les réactions ouest-européennes, et principalement de Carla Del Ponte (malgré tout le bien que je pense d'elle de par ailleurs) et compagnie commençaient à m'irriter sérieusement àconsidérer la Serbie comme un sale gosse mal élevé et non-coopératif qui doit faire ses devoirs de vacances (retrouver encore Mladic et Hadzic) si elle veut passer dans la classe supérieure (l'UE) l'an prochain (ou plus vraissemblablement bien plus tard de toutes façons). Les choses sont un peu plus compliquées en Serbie. (Et je ne comprends que trop l'agacement des serbes qui se demandent pourquoi La Haye vient mettre son nez dans leurs affaires. Mais passons.)
D'autre part, parce que les jolies contes de Noëlqu'on lit dans la presse sur l'arrestation de Karadzic soudain par les gentils policiers serbes me semblait quelque peu douteuse et me faisait bien marrer. Comme d'autre part je suis trop peu au fait de ce qui s'est passé pour balancer mon opinion personnelle non-fondée, je n'aurais quand même pas oser m'exprimer là-dessus si Vesna Pesic ne disait pas elle-même tout haut ce que je pensais tout bas.

Enfin, finir sur une note d'optimisme me plaît.
Moi aussi, je suis plutôt enthousiaste face à l'avenir de la Serbie.
(Et puis, si vous voulez mon avis, la situation du pays peut difficilement aller pire... donc ça ne peut qu'aller mieux)

Ca bouge en Serbie, on dirait.
J'ai été toute étonnée en rentrant de la bibliothèque de tomber sur une série de deux reportages à la télévision. L'un sur la Voïvodine (mon Dieu, décidement Novi Sad a l'air d'une ville merveilleuse), l'autre sur la Serbie.
Pour moi, cela a toujours une saveur particulière. Que des personnes interviewées parlent serbe, et mon coeur bat à toutes berzingues. Apercevoir un coin de rue que je connais (les ruches du village ethno... les mêmes que celle en photo sur mon blog), où voir que depuis mon dernier voyage les travaux de restauration de l'église de Novi Sad sont terminés, me fait sourire comme une droguée, seule devant mon écran.

Le premier reportage, particulièrement, s'est penché sur autre chose que du pur tourisme. S'est mêlé aux étudiants de Novi Sad. S'est interrogé sur le nationalisme et la vie culturelle.

Un des intervenants a analysé de manière intéressante ce qui constitue pour lui le problème principal de la mentalité serbe, à savoir leur incapacité à coller à la réalité.
Ce n'est pas si faux. Au détour d'une conversation, Stevan a énuméré les pays des Balkans, et je lui ai fait remarquer pour plaisanter qu'il n'avait pas cité le Kosovo. Il a rigolé aussi. "Je n'ai pas la moindre idée de ce qu'est censé être le Kosovo maintenant. Si ça fait encore partie de la Serbie ou si c'est un pays. Je ne comprends pas très bien."
Je suis assez plongée dans la mentalité serbe pour pouvoir le rassurer sur ce point. "Personne ne sait ce qu'est le Kosovo".
Alors soit, le Kosovo est une question un peu critique.
Mais pas une discussion ne peut rouler sur la politique, ou l'économie, ou n'importe quel suje de société sans qu'on ne soupire. "O Tito Tito !" Le bon vieux temps, le communisme, Tito. Stevan avait un an lorsque Tito, et ce temps qu'il n'a pas connu reste pour lui la référence absolue.
En fait, je ne saurais pas trop l'exprimer encore. Je ne suis pas encore assez serbianisée. Mais cette analyse m'a vraiment frappée. Je me suis dit : c'est exact.

Les différents reportages ont souligné la grande vie culturelle en Serbie.
Ce qui est exact, et vraiment surprenant. Qu'un pays aussi pauvre, qui a tellement de problèmes sociaux, économiques, où la chômage touche à peu près un tiers de la population active... aie une vie culturelle dont ont oserait pas rêver en France. Du moins, une vie culturelle populaire, gratuite ou à portée de tous.
Je connais, comme vous avez tous pu le remarquer, surtout la scène musicale, et j'ai pu me rendre compte à quel point celle-ci est vivante et accessible.
Mais rien qu'une ville comme Zrenjanin possède dans son centre un musée, petit mais avec des expositions plutôt bien ficelées, et une galerie d'art contemporain qui est loin d'être d'un petit niveau.
La Serbie est le pays des festivals. Des festivals populaires innombrables, carnaval, fête du vin, de la bière ou du raisin, festival de musique tzigane, rock ou métal. Et ainsi de suite.
Des dramaturges comme Biljana Srbljanovic laissent présager de la scène théâtrale. Le théâtre de Belgrade est paraît-il très vivant (mais ce n'est pas demain la veille que je serai capable de m'y rendre).
J'ignore ce qu'il en est de la littérature (j'entends la littérature contemporaine), même si je connais pas mal d'auteurs vraiment intéressants.

Bref, la Serbie bouge.

samedi, 26 juillet 2008

Le tour de Serbie (le retour) - Vrjacka Banja

Le communisme, ça laisse parfois des traces sympa.
Comme par exemple le fait que les employés de la compagnie où travaille Stevan peuvent passer une semaine de vacances dans une chambre d'hôtel qui appartient à la compagnie. Il y en a à Partizanske Vode (j'y étais y'a deux ans), et y'en a aussi à Vrjacka Banja. C'est là qu'on est allés cette année.

Une série de quelques articles, que je mettrai à jour au fur et à mesure (vérifiez donc dans les prochains jours, il y aura d'autres liens) :

D'abord, une présentation de Vrjanska Banja

Puis, le carnaval à Vrjanska Banja. (attention, c'est assez long, il y a beaucoup de photos et de vidéos) 

Nous sommes allés faire un petit tour à Goc

VB-Stevan.JPG

 Nous sommes allés nous baigner dans un lac (et j'étais vachement habillée, comme vous le voyez).

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vendredi, 25 juillet 2008

De nuit


Imaginez...

Le jour se couche sur une belle journée d'été berlinoise.
Et je prends la voiture.

Hier soir c'était conduite de nuit. Je m'attendais à tourner dans Berlin de nuit pendant une heure et demie, mais Otto m'avait réservé un autre programme. Nous avons pris la route de campagne, et nous avons roulé à travers des petits villages endormis.
Pour le retour, j'ai pris l'autoroute. La vraie, mais limitée à 120.
C'était la nuit la plus belle qu'on puisse imaginer, la radio chantait "The eyes of the tiger", nous avons croisé un renard (mais pas de cerf) et j'ai reconnu dans un sourire le tronçon d'autoroute qui m'avait ramené à Berlin après mon séjour en Serbie.

Ah oui, et hier, j'ai reçu mon autorisation de la mairie pour passer l'examen.
La théorie, c'est pour bientôt (et je révise dur).

mercredi, 23 juillet 2008

1/2

Chers lecteurs, je viens à l'instant de dépasser la moitié de la page P431, ce qui signifie si mes calculs sont exacts que j'ai enfin fait la première moitié de mon mémoire !

Hourra.

Pour la peine, je vais aller m'acheter une pomme... et un muffin. 

mardi, 22 juillet 2008

Le tour de Serbie (le retour) - Zrenjanin

Résumé des épisodes précédents : La boîte de vitesse de la Yugo est cassée et nos deux héros sont obligés de passer les deux premiers jours de leur super tour de Serbie sans bouger de Zrenjanin. La chaleur est insupportable, nous sommes un dimanche matin dans la chambre de Stevan et Dunja, la soeur de Stevan entre en scène...

Sans que je comprenne ce qui se passe, nous avons été envahis par deux bébés tout nus courant dans tous les sens.
Au grand désaroi d'un Stevan accablé de chaleur qui ne voulait que dormir toute la journée.
Les deux bébés sont parfois poursuivis par une maman et une grand-mère un peu hystérique qui hurlent des trucs en serbe que je ne comprend pas. Les bébés pleurent ou rigolent, ça dépend des moment.

Aleksandra (qui ne parle toujours pas, je remarque), a decidé qu'aujourd'hui, elle allait prouver ses talents artistiques à son oncle Stevan. Pendant que Stevan s'est endormi (non, non, il est très très fort), j'essaye de sauver ses plans qui traînent du crayon vengeur de Sashka.  J'essaye de lui montrer comment elle pourrait vachement mieux s'éclater en coloriant Titi sur l'odinateur, mais apparement, elle ne comprend pas (alors que je lui explique très gentillement dans un allemand impeccable, je ne comprends pas...).

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Aleksandar (non mais on a pas idée d'appeler ses enfants... ok, je me tais) est un dieu. Il m'a fait ses grands yeux séducteurs, c'est fini, je suis amoureuse.  Qu'est-ce qu'il est beau ce gosse (qu'est-ce qu'il va en faire soufrir de... ok, je me tais).

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 Bon et je ne vous remets pas la photo des deux plus beaux mecs de la terre...
... oh et puis si, tiens (soyons fou).

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En fin d'après-midi, nous allons promener les deux bouts de chou au parc. Stevan joue avec Saska pendant que je reste à côté du landeau où Sasha s'est endormi. Les gens nous regardent avec un qu'est-ce-qu'elle-est-jeune-pour-avoir-déjà-pondu-deux-gosses au coin de l'oeil. 

Le tour de Serbie (le retour) - Arrivée

Serbie édition juillet 2008 a commencé pour moi par un voyage en bus des plus aventuresque.

Notre bus plein de gens blablatant serbe (comme d'habitude) a démarré de Berlin par un moche vendredi matin pour passer par Lepzig, puis descendre sur Nuremberg (où nous sommes passés dans une tempête, mais ceci est une autre histoire) et passer jusqu'à Munich. Pourquoi avons nous fait le tour de l'Allemagne, je ne l'ai compris qu'une fois à Munich, alors que le soir commençait à tomber. Une bonne femme avait raté son bus et donc nous allions la récupérer. Les choses se sont dégradées quand il s'est avéré que la bonne femme en question était une bosniaque qui avait raté son bus pour se rendre à Pristina (genre la femme qui accumule les tares sur elle). Une vague d'indignation s'est levé contre cette idiote qui aurait dû plutôt prendre en otage le bus pour Nis au lieu de nous infliger sa compagnie jusqu'à Belgrade où elle n'avait rien à faire. Bref, c'était la joie, et j'ai pensé un moment assister à un génocide bosniaque sur la personne de la pauvre bonne femme, mais finalement la vague est redescendue dans une indifférence ennuyée des gens qui ont hâte que le voyage soit fini.

Mon serbe s'est passablement dégradé durant ces 10 derniers mois, et pour cette première journée, tout ce que j'arrivais à intercepter c'était les "zigaretti" incessants. Nous faisions toutes les pauses, non pas pour que je puisse m'acheter un truc à manger pour calmer mon estomac affamé, mais pour que les gens normaux ici présents puissent enfin fumer leur cigarette.
Je ne sais pas ce qui les retenait de ne pas les fumer dans le bus d'ailleurs... en tout cas pas l'exemple de nos chauffeurs qui se grillaient tranquillement les leur durant le trajet, rejettant des beaux volutes de fumée qui venaient danser devant le stick "interdit de fumer" (qui, vous le noterez, est monté à l'envers, preuve que cela revêtait une importance fondamentale.
VB-bus.jpg

Nous avons enfin passé la frontière serbe vers les 10 du matin. A l'heure où nous aurions dû arriver à Novi Sad. Lorsque l'on a redistribué les passeports, il n'y avait que deux noms absoluement imprononçables dans ce bus, le mien et celui d'un certain Hoffmann (franchement, on a pas idée d'avoir des noms aussi allemands, c'est indécent...).

Le trajet jusqu'à Novi Sad aurait dû être plié en deux temps trois mouvements, mais le bus s'est mis dans l'idée de déposer chaque passager dans son village paumé respectif qui se trouve "justement sur la route".

Entre temps, je recevais un message de Stevan :
"There's something wrong with Yugo. I must go to check that quick and I join you in Belgrade".
Puis deux heures plus tard, alors que nous avions enfin atteind Novi Sad.
"I left Yugo to some man to repare it. We will leave on monday. Take the bus from Belgrade to Zrenjannin."
O, joie, je vais prendre le bus, j'en trépigne d'impatience.

Notre bus arrive à Belgrade sur les 13h30, et je descends du bus pour monter dans celui qui me conduira à Zrenjanin.
Ma place se trouve à côté d'un type avec qui je commence à discuter en anglais. Il est hongrois, originaire de Zrenjanin, vit maintenant à Zagreb en tant qu'interprète anglais-hongrois. Une de ses meilleures potes est linguiste, spécialiste du français, bref, on a des tas de choses à se raconter.

Avant d'arriver à Zrenjanin, j'ai encore vu pour la première fois un mort de ma vie. C'était une fille, super jeune. Sa voiture était complètement défoncée, juste au niveau du restaurant à l'ours. Nous avons dû faire une manoeuvre juste devant la police qui venait l'envelopper dans un sac noir.
Il paraît qu'il y a énormement d'accidents sur cette route.

Enfin, j'ai été accueillie par Stevan, et Mirko qui conduisait sa propre voiture. Me demandez pas qui est Mirko, je le vois tout le temps, et je ne me rappelle jamais d'où lui et Stevan se connaissent. C'est Mirko, c'est tout.

Et voilà comment mon voyage en Sud-Serbie a commencé par deux jours à Zrenjanin.

dimanche, 20 juillet 2008

Brouillon

Je suis bien de retour de Serbie, vivante et tout.

Pas le temps de raconter dans les détails, mais en gros et en vrac :

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podcast
 

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VB-Karneval-Mazoret
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