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mardi, 22 juillet 2008

Le tour de Serbie (le retour) - Arrivée

Serbie édition juillet 2008 a commencé pour moi par un voyage en bus des plus aventuresque.

Notre bus plein de gens blablatant serbe (comme d'habitude) a démarré de Berlin par un moche vendredi matin pour passer par Lepzig, puis descendre sur Nuremberg (où nous sommes passés dans une tempête, mais ceci est une autre histoire) et passer jusqu'à Munich. Pourquoi avons nous fait le tour de l'Allemagne, je ne l'ai compris qu'une fois à Munich, alors que le soir commençait à tomber. Une bonne femme avait raté son bus et donc nous allions la récupérer. Les choses se sont dégradées quand il s'est avéré que la bonne femme en question était une bosniaque qui avait raté son bus pour se rendre à Pristina (genre la femme qui accumule les tares sur elle). Une vague d'indignation s'est levé contre cette idiote qui aurait dû plutôt prendre en otage le bus pour Nis au lieu de nous infliger sa compagnie jusqu'à Belgrade où elle n'avait rien à faire. Bref, c'était la joie, et j'ai pensé un moment assister à un génocide bosniaque sur la personne de la pauvre bonne femme, mais finalement la vague est redescendue dans une indifférence ennuyée des gens qui ont hâte que le voyage soit fini.

Mon serbe s'est passablement dégradé durant ces 10 derniers mois, et pour cette première journée, tout ce que j'arrivais à intercepter c'était les "zigaretti" incessants. Nous faisions toutes les pauses, non pas pour que je puisse m'acheter un truc à manger pour calmer mon estomac affamé, mais pour que les gens normaux ici présents puissent enfin fumer leur cigarette.
Je ne sais pas ce qui les retenait de ne pas les fumer dans le bus d'ailleurs... en tout cas pas l'exemple de nos chauffeurs qui se grillaient tranquillement les leur durant le trajet, rejettant des beaux volutes de fumée qui venaient danser devant le stick "interdit de fumer" (qui, vous le noterez, est monté à l'envers, preuve que cela revêtait une importance fondamentale.
VB-bus.jpg

Nous avons enfin passé la frontière serbe vers les 10 du matin. A l'heure où nous aurions dû arriver à Novi Sad. Lorsque l'on a redistribué les passeports, il n'y avait que deux noms absoluement imprononçables dans ce bus, le mien et celui d'un certain Hoffmann (franchement, on a pas idée d'avoir des noms aussi allemands, c'est indécent...).

Le trajet jusqu'à Novi Sad aurait dû être plié en deux temps trois mouvements, mais le bus s'est mis dans l'idée de déposer chaque passager dans son village paumé respectif qui se trouve "justement sur la route".

Entre temps, je recevais un message de Stevan :
"There's something wrong with Yugo. I must go to check that quick and I join you in Belgrade".
Puis deux heures plus tard, alors que nous avions enfin atteind Novi Sad.
"I left Yugo to some man to repare it. We will leave on monday. Take the bus from Belgrade to Zrenjannin."
O, joie, je vais prendre le bus, j'en trépigne d'impatience.

Notre bus arrive à Belgrade sur les 13h30, et je descends du bus pour monter dans celui qui me conduira à Zrenjanin.
Ma place se trouve à côté d'un type avec qui je commence à discuter en anglais. Il est hongrois, originaire de Zrenjanin, vit maintenant à Zagreb en tant qu'interprète anglais-hongrois. Une de ses meilleures potes est linguiste, spécialiste du français, bref, on a des tas de choses à se raconter.

Avant d'arriver à Zrenjanin, j'ai encore vu pour la première fois un mort de ma vie. C'était une fille, super jeune. Sa voiture était complètement défoncée, juste au niveau du restaurant à l'ours. Nous avons dû faire une manoeuvre juste devant la police qui venait l'envelopper dans un sac noir.
Il paraît qu'il y a énormement d'accidents sur cette route.

Enfin, j'ai été accueillie par Stevan, et Mirko qui conduisait sa propre voiture. Me demandez pas qui est Mirko, je le vois tout le temps, et je ne me rappelle jamais d'où lui et Stevan se connaissent. C'est Mirko, c'est tout.

Et voilà comment mon voyage en Sud-Serbie a commencé par deux jours à Zrenjanin.

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