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dimanche, 01 juin 2008

Berliner Nächte

On ne peut pas comprendre toute la magie de Berlin si l'on ne connait pas ses nuits.

La nuit, Berlin se transforme. Les allemands, si calmes et si sérieux pendant la journée, explosent en mille morceaux, et l'Allemand ne connaît pas de limite. La nuit, à Berlin, tout est possible.

Au petit matin, en quittant le parc, nous laissons les bouteilles en verre bien entassées sur l'herbe. D'ici quelques minutes, un des rôdeurs de la nuit à chariot passera les ramasser pour les amener à la consigne et récolter quelques euros. Personne n'oserait rapporter soi-même ses bouteilles à la consigne. C'est le prix d'une nuit blanche à Berlin.
Je vais déposer notre immense sac de déchets près d'une des minuscules poubelles publiques. Pour lui épargner du travail inutile, j'informe le turc qui récolte les bouteilles de verre laissées là qu'il n'a pas besoin d'ouvrir la notre. Nous avons laissé les bouteilles sur l'herbe. Merci bien, me fait le gars.

Deux fêtards se lancent un freezbee d'un trottoir à l'autre de l'avenue. Laissent passer les voitures et le tramway (que nous venons de rater).
Une voiture de police patrouille et passe entre les deux fêtards. "Non, merci, je ne joue pas au freezbee" leur lance-t-il en rigolant.
Les deux continuent leur jeu en pleine avenue, quelque part à Prenzlauerberg.

Nous avons reçu un ballon gonflable en pleine figure. Aucun propriétaire ne se manifestant aux alentours, l'une d'entre nous a décidé de l'adopter.
Deux jeunes s'avancent vers nous alors que nous lisons les horaires du tram, et la nouvelle adoptrice nous intime l'ordre de détaler. Se sont peut-être les propriétaires légitimes, et elle s'est attachée à son ballon, elle refuse de le rendre. Nous nous enfuyons en poussant des cris en français.
Les deux jeunes voulaient juste lire les horaires du tram.

Le tram passe toutes les dix minutes, et est pourtant plein à craquer. Il est quatre heures du matin.
Le groupe se divise à l'arrêt suivant. Nous mettons dix minutes à nous mettre d'accord sur l'itinéraire de métro le plus approprié. Les buveurs de bière déclarent forfait et laissent les dernières bouteilles sur un banc derrière nous en montant dans le métro. Il y aura bien quelqu'un pour les boire. Toutes les places assises sont prises, il n'y a que la moyenne d'âge plus basse qu'à l'ordinaire qui nous dise encore qu'il est bientôt quatre heures et demi du matin, quelque part à la Potsdamer Platz.

Ronaldo regarde sa montre.
"Le bar 25 va ouvrir". Ce bar est tellement mythique, j'attends avec impatience de pouvoir y mettre les pieds.
Non, bof, j'aimerais travailler encore demain, puis on est que trois. La prochaine fois.

La nuit berlinoise se termine et en marchant de la station de RER à chez moi, je vois le soleil se lever entre les arbres. 

Commentaires

Sorée sympa, c'est vrai que ça doit être sympa de vivre ça. Quand tu repasses par la France, faudra qu'on lance la mode. ;)

Écrit par : Pincho | lundi, 02 juin 2008

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