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mercredi, 30 avril 2008

La grammaire générative transformationnelle 2/4

Vous avez bien potassé votre shéma X-bar, alors on va s'attaquer aujourd'hui au plus passionnant : le verbe.
Mmmmm, on va se régaler.
Et comprendre au passage pourquoi cette grammaire générative est "transformationnelle".

Le VP

Vous vous souvenez ce que c'est qu'un VP ?
C'est bien.

Vous vous souvenez du shéma X-bar ?
C'est bien.

Alors on applique le shéma X-bar à un VP :

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pas de panique, j'ai écrit Kompl pour "complément", c'est à dire YP. Mais mettre YP et en dessous NP, ça embrouille. 

Le IP

On va remonter d'un cran dans le shéma. C'est au tour du VP de prendre la place de complément. Et son X, ça sera un I.

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I pour "inflexion".
Alors, à quoi correspond cette inflexion ?

Vous avez sans doute remarqué que pour représenter un VP tout seul, j'ai mis un verbe à l'infinitif.
Pour que le verbe se conjugue, il faut qu'il reçoive un code. Dans le code, on lui dit à quel temps il dit se conjuger, à quelle personne, etc. Et ce code se trouve dans I. 
Le Specificateur du I, c'est le sujet du verbe. Il spécifie le I dans la mesure où il lui rajoute l'information "3ème personne du singulier" par exemple.

Donc, pour résumer :

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Faisons une phrase

Mais si, ça y est, on en est capable. On va prendre une phrase au passé composé. Dans "a fermé", où se trouve le code ?
Et bien dans "a" bien sûr !

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Faisons une deuxième phrase

Mais si le verbe est au présent ?
Alors c'est là que les choses se compliquent. En fait, elles étaient déjà compliquées, sauf que ça passait à peut près inaperçu.

Mais le verbe va devoir bouger. On appelle ça "un mouvement de tête" ("tête" est l'autre nom de X). Une règle du français dit qe X a le droit de se déplacer, mais seulement jusqu' un autre X, et seulement un X qui est situé avant.

Donc ici, le verbe va se déplacer de V à I.
Il a le droit, alors pourquoi pas ?

Sous I, il récupère son code (sa terminaison en quelque sorte).

 

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C'est tout pour aujourd'hui

Aquoi sert ce mouvement me direz-vous ?

Il explique des tas de phénomènes bizarres. Les place des particules dans les négations, les place des pronoms clitiques, du verbe dans les interrogatives, etc, etc.

En allemand (qui est une langue SOV, ou Spec-Koml-X), il sert à expliquer pourquoi le verbe est à la fin dans les subordonnées (il n'y a pas de niveau IP) et en deuxième position dans les  principales.

Vous avez remarqué une petite patte de mouche en dessous de [ferm-] dans le dernier arbre ?
Pour le moment, on oublie. On expliquera ça la prochaine fois.

lundi, 28 avril 2008

La grammaire générative transformationnelle 1/4

Vous l'avez voulue (mais siiii), vous l'avez :
voici le post consacré à tout vous apprendre sur la grammaire générative transformationelle.

On va commencer aujourd'hui par les bases des bases des bases, à savoir (saint) Chomsky et le (sacro-saint) shéma X-bar (ou " X' ", pour nos amis les matheux à qui ça parlera plus).

Qu'est-ce que la grammaire universelle ("Universal Grammar") ?

Il était une fois dans le Massachusett un gars super intelligent, super doué, super trop la classe. Il s'appelait Noam Chomsky.
(Bon, en vrai Noam Chomsky l'a pas inventé tout seule sa grammaire, mais je projette de présenter ça en scénar à Walt Disney, alors y faut ce qu'y faut).

Noam Chomsky a observé des petits nenfants, et il s'est dit que c'était drôlement doué un gosse pour apprendre sa langue maternelle. En six ans, sans se taper de liste de voca et de cours de grammaire, un gosse a assimié la plupart des structures de sa langue. Et puis surtout, vous pouvez mettre un gamin coréen dans une famille de lituaniens, il va apprendre le lituanien comme si de rien n'était, genre que c'est pas héréditaire de savoir parler une langue donnée.
De là, il tire une conclusion : il y a un et UN SEUL méchanisme de langue, et notre cerveau est programmé pour utiliser ce méchanisme dès la naissance. Puis après, il apprend à s'adapter à la structure spécifique de sa langue.
Comme quoi, c'est vachement bien un cerveau.

Chomsky se dit que ça serait drôlement pratique d'arriver à déterminer la structure de base de la langue (pas d'une langue, genre faut mettre un datif à tel endroit dans telle langue, non, universel).

Et donc, il va rechercher à déterminer une grammaire universelle. Qu'il appelle "Universal Grammar" puisque c'est un amerloc.

Plusieurs scientifiques de linguistique du monde entier vont s'intéresser à la grammaire universelle. Un des courants de cette grammaire, celui dans lequel Chomsky va continuer à développer ses théories, cherche à montrer que les liaisons entre les différents mots est générée dans la structure de la langue (si vous n'avez pas encore compris la deuxième partie de la phrase, c'est pas grave). C'est la grammaire générative.

Le shéma X-bar

La grammaire générative s'appuie donc sur l'idée qu'il y a un méchanisme de base très simple, qui donne à lui seul toutes les langues du monde. Juste que les règles d'application changent d'une langue à l'autre.
Ce shéma très simple, d'après Chomsky, c'est ça :

XP --> (Spec) X YP

Oui, avouez qu'on peut difficilement faire plus simple. Mais encore faut-il comprendre ce que ça veut dire.
P, c'est le "Phrase" anglais (qui n'a rien à voir avec le "phrase" français, qui veut dire en anglais "sentence"). En français, on appelle ça aussi Syntagme (un nom bien pour nous simplifier la vie, donc).
Disons donc que P, c'est un groupe de mots X qui forme une unité quelconque. Par exemple "mange une" c'est pas une unité, mais "mange" en est une et "mange une souris" aussi. P peut être un groupe de mots centrés autour d'un nom, genre "la petite souris". Ou autour d'un adjectif : "très méchant". Ou autour d'un verbe : "je suis une vache". Si c'est un nom, ça sera un NP, si c'est un verbe, ça sera un VP, etc, etc...
Et Y ? Et bien Y, c'est un autre X. Par exemple "mange la souris" est un VP, composé d'un Verbe et d'un NP ("la souris").
Et ça peut continuer comme ça... très longtemps.
Quant à Spec, il est optionnel. C'est un truc qui spécifie le X. Vous comprendrez mieux plus tard.

Simple, non ?

Mais en français, on ne peut pas faire n'importe quoi avec ce shéma X-bar. Il y a des règles. Ca rigole pas.

1ère : il y a toujours un sujet dans une phrase. Idiot, mais ça a BEAUCOUP de conséquences (palpitantes en plus). 

2ème :  Le français est une langue de type SVO (on en apprend tous les jours, n'est-ce pas ?).
Ce qui veut dire qu'il ne peut y avoir qu'un ordre des éléments : c'est Spec en premier (ou pas du tout), puis X, puis YP. Comme je l'ai écrit au dessus quoi, mais ça peut vraiment pas bouger. Pas possible.

Et comme moi j'aime bien faire des arbres, voilà ce que ça donne en arbre :

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où vous remarquerez un truc que je vous ai pas encore dit, c'est que le shéma X-bar fonctionne en mode binaire. C'est pour ça d'ailleurs qu'il s'appelle X-bar, puisque la phase intermédiaire se note X'.

dimanche, 27 avril 2008

Tempelhof

Allez, sans mentir, vous êtes POUR ou CONTRE ?

Hein ?

Hein ?

Comment ça "de quoi je parle" ? Mais d'où vous sortez, vous ?

Allez, cours de rattapage, allez lire l'article ici

samedi, 26 avril 2008

Chiko

Manikova est rentrée des Etat-Unis.
Pour nos retrouvailles, on s'offre un petit ciné (et oui, on ne se refuse rien).

Lire l'article ici

Sa Hauteté Connery

Je pars une semaine avec mon cheri dans 2 mois et 30 jours

 
Il était question de savoir si dans telle phrase, le pronom réfléchi "se" devait être interprété comme un COD ou comme une partie intégrante du verbe (on a les débats qu'on peut, hein).
Un étudiant était pour la première solution. Notre jeune chargée de TD pour la deuxième. Intervient un autre étudiant :
"J'ai suivi au premier semestre le cours de M. Connery, et il analyse les pronoms réfléchis comme des COD."
Notre chargée de TD : "Ah, et bien voilà. Nous avons la réponse à notre question." Et passe à autre chose.

Nan mais dites moi que je rêve !!!
Mais quel manque d'esprit critique tout de même ! Qu'est-ce que c'est que cet argument à la gomme : "Connery l'a dit" ?
Zut, je veux dire, Connery c'est pas le saint père, c'est pas parce qu'il a sa théorie qu'on doit dire amen à tout ce qu'il dit.
A croire qu'au sein du département de germanistique de la FU, l'Inquisition vous brûle sur place si vous osez avoir une analyse différente de celle du fort papal Connery.

vendredi, 25 avril 2008

Mangamania : les manga de sport

Il m'a semblé utile de faire une introduction digne de ce nom à cet article.
On méprise bien trop le manga de sport à mon avis.

En fait, je vais me taire et laisser Proust parler à ma place (naaaaan, Proust n'a pas écrit sur les manga de sport, malheureusement pour lui, il ne connaissait pas...).
"J'avais été conduit à relire certain récits d'explorations, de voyages, ces récits m'avaient passionné et j'en faisais l'application dans la vie courante pour me donner plus de courage. Quand des crises m'avaient forcé à rester plusieurs jours et plusieurs nuits de suite non seulement sans dormir, mais sans m'étendre, sans boire et sans manger, au moment où l'épuisement et la soufrance devenaient tels que je me figurais n'en sortir jamais, alors je pensais à tel voyageur jeté sur la grève, empoisonné par des herbes malsaines, grelottant de fièvre dans ses vêtements trempés par l'eau de la mer, et qui pourtant se sentait mieux au bout de deux jours, reprenait au hasard sa route à la recherche d'habitants quelconques qui seraient être des antropophages. Leur exemple me tonifiait, me rendait l'espoir, et j'avais honte d'avoir eu un moment de découragement." Sodome et Gomorrhe
Autre temps, autres moeurs comme qu'on dit, hein. Ben les mangas de sport ont cette capacité à être à la fois proches et loin de moi. C'est pour cela que je les préfère aux mangas un peu fantastico-magiques, avec des esprits planqués dans les radio-réveils ou les plateaux de petits-chevaux. Ici, pas de surnaturel. Souvent quelques coups de la mort qui tue qui font un peu sourire, mais les héros des mangas de sport restent des gens normaux, tout en dépassant quelque chose d'indicible, une limite donnée. C'est un peu un rêve, mais un rêve que l'on peut palper.

SPORTS INDIVIDUELS

Prince of tennis (tennis... sans dec) [5/20]
Prince of tennis est un des manga de sport les plus appréciés de sa catégorie. Je ne comprends pas très bien pourquoi. Le dessin est assez agréable, mais pas très fluide. Et le sénario ne repose que sur une suite inintérompue de matchs. Pas le moindre petit bout d'histoire parallèle pour nous reposer le cerveau. Pas non plus de vrai enjeu. Tout au plus le plaisir de clouer le bec d'un vilain méchant de deuxième année.
Il y a plusieurs manière pour un manga de sport de se positionner par rapport à son héros. Il y a le manga qui nous fait vivre le héros de l'intérieur, on va partager ses doutes, ses revirements, sa joie, etc. Et il y a le manga admiratif qui montre un héro super fort, super doué, et on ouvre grand la bouche pour béer d'admiration tous en coeur. On devinera bien sûr sa tristesse lors de défaites, mais on reste à distance. D'ailleurs, souvent, il y a un personnage secondaire, faire-valoir et admiratif, par les yeux duquel on est invités à observer. C'est le cas ici. La vraie non-héroïne de l'histoire, c'est S, la camarade de classe de Ryoma. Ele est toujours là, et elle ne fait jamais rien.
Je suppose que chacun à ses préférences. Pour moi, c'est clair, un gamin génie froid, irrespectueux et sûr de lui, ça m'énerve. Alors un manga dont le héros m'énerve a peu de chance de passer le seuil des cinq épisodes.
En plus, les deux matchs que j'ai vus n'étaient qu'une succession de copier-coller. Très agaçant.

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Kenko Zenrakei Suieibu Umisho (natation) [11/20]
13 épisodes (visionables sur dailymotion)
Dans le club de natation du lycée Umisho, Amuro, une espèce de folle aux cheveux verts qui a passé sa vie sur un radeau au milieu de l'océan, débarque tout d'un coup.
Le vrai héro de l'histoire, c'est tout de même Kaname, le manager de l'équipe, qui a la phobie de l'eau depuis qu'il a failli mourir attaqué par une sirène. (Si, si.) Kaname se retrouve donc bien sûr entouré d'une horde de filles à grosses poitrines, maillots qui tombent, et qui débattent avec lui de problèmes techniques passionnants tels que "quel est l'angle que dois former ma poitrine trop lourde avec l'eau lors de mon plongeon si je ne veux pas être ralentie ?".
Vous l'aurez compris, il est finalement assez peu question de natation. Encore moins d'entraînement difficile et de spychologie sportive.
L'animé mise tout sur l'humour (un humour... spécial) et fait beaucoup penser à Love Hina, mais avec un côté pervers bien plus accentué. Je n'accroche pas trop au dessin, mais dieu meci, on est très loin du hentai, parce que ça dégénère bien suffisement comme ça.
Pour ma part, au bout des cinq épisodes règlementaires, j'étais un peu excédée. Je rappelle que je suis une fille, et qu'au delà d'un certain seuil les blagues machistes ne m'amusent plus.

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Hajime no Ippo (boxe) [18/20]
26 épisodes (trois saisons, si j'en juge par le générique) et 2 OAV (épisodes visionables sur dailymotion)
Bon. La boxe c'est pas mon truc. Et beurk, le dessin, c'est exactement le genre que j'aime pas. Dans ces cas-là, que faire ? Je serre les dents et je lui dnne cinq épisodes pour me convaincre.
Pari gagné. J'ai tout regardé. Et j'en redemandais. Comme quoi.
De quoi s'agit-il ? Le pauvre petit Ippo vient d'une famille de pêcheur et devient le souffre-douleur dans son école. Un jour, tabassé par des vilains méchants, il tombe dans les pommes dans les bras d'un inconnu, et se réveille dans une salle de boxe, car l'inconnu n'est persnne d'autre que Takamura, un grand grand boxeur. Je vous laisse deviner tout seuls ce qui se passe ensuite.
Je ne suis pas une fan de boxe, mais d'une part le manga apprend à l'apprécier un peu, et d'autre part le manga donne la part belle à l'entraînement et approfondis longuement la question de la force intérieure. Ippo est plutôt dans le genre des sado-maso en ce qui concerne l'entraînement (c'est en général un point commun des manga de sport, mais ici on est dans un des cas extrèmes), mais l'entraînement est comme toujours dans les mangas de sport une introspection, encore plus lorsqu'il s'agit de sports individuels. D'ailleurs, heureusement pour moi que l'accent était mis sur les entraînements, parce que je supportais très mal les matchs. Les visages déformés, les projections de sang et les chairs éclatées, c'est pas pour moi.
Quid des personnages secondaire ? Le manga commence sur un principe que je n'ai jamais vu jusqu'ici, mais intéressant. Au lieu de suivre des adversaires sur la durée, chaque match donne l'occasion de voir l'histoire d'un personnage (l'adversaire du prochain match, donc), ses défauts, la façon dont il va s'entraîner, ses motivations, et finalement comment le match lui apportera beaucoup et lui permettra de vaincre ses défauts (oui, parce que Ippo gagne (presque) tout le temps, c'est un peu lassant, mais c'est comme ça). On a donc des petites histoires et leur petite morale, pendant que Ippo lui aussi évolue, et évolue, et évolue. Non seulement physiquement, mais spychologiquement, et c'est le plus intéressant bien sûr. Mais au bout d'un moment, commencent à se dessiner les personnalités autour de Ippo. D'abord celle de ses adversaires les plus forts (Mashiba l'espèce de zombie spychopathe mériterait vraiment un oscar du meilleur second rôle de toute l'histoire du manga). Mais également celle des autres boxeurs du club de Ippo. J'avoue que ce point là est une vraie réussite, car le sénario parvient ainsi à prendre au passage ce qui fait l'attrait des mangas de sport d'équipe, mais à le compiler à sa sauce.
L'humour fait vraiment mouche dans "Hajime no Ippo". Des bonnes grosses blagues de vestiaires en dessous de la ceinture, à l'image de ses amis du club de boxe, tous des brutaux pervers pas très subtils (certaines scènes de vestiaire sont même assez limite...). Normalement, ce n'est pas trop mon humour préféré, mais là, j'avoue que ça s'intègre bien dans l'histoire, et que j'ai rigolé de bon coeur. Le manga en profite d'ailleurs souvent pour se moquer de lui-même et des codes du manga, et c'est très intelligent de ce point de vue.
En définitive il y a assez peu de mauvais points, le handicap principal restant le dessin, ce qui reste vraiment une question de goût personnel. Ceux qui aiment ce genre devraient être ravis. Mis à part la différence un peu ridicule petit-Ippo-tout-innocent-habillé / transformation-en-Hulk-bodybuildé-torse-nu-sur-le-ring, le dessin est très fluide, on a donc droit à de belles actions, et je n'ai jamais noté de copié-collé énervant dans les matchs.
Evidement un round pourra durer tout un épisode de 20mn (très réaliste donc puisqu'un round dure 3mn). Mais, après tout, si vous voulez voir du vrai, allez plutôt sur Eurosport...

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Subaru (danse classique)
film, sortie en 2009
Je trouvais tout de même étrange qu'il n'existe pas un bon animé de fille en tutu rose fluo dans tout l'univers du manga. Il semblerait bien que non pourtant. Par contre il existe en version papier (et sorti en France également) un manga, Subaru, un manga plutôt loin des tutus roses et de l'ambiance cucul la praline que j'attendais.
Ici, c'est l'histoire d'une jeune fille, qui exprime sa douleur à ses proches par la danse et va petit à petit se faire une place dans l'univers impitoyable de la danse classique professionnelle.
Le manga sera adapté au cinéma. La sortie est prévue en Asie pour 2009. Je n'ai pas encore le courage de lire en ce moment, mais ça promet. Je ne manquerai ce film pour rien au monde (mais quand sortira-t-il en Europe ???).

SPORTS D'EQUIPE

Major (base-ball) [10/20]
86 épisodes sur quatre saisons pour le moment, mais c'est encore en cours (visionables en y mettant du sien sur wat.tv)
Voilà un manga assez sympathique, avec quelques bonnes idées. Le dessin est gentillet, très fluide (c'est un très bon point pour un manga de sport), pas très original mais du genre qui passe partout en toutes circonstances dans les cours de récré. Je n'aime pas trop les histoires de gamins de cinq ans qui sont déjà des génies, mais par contre, j'aime beaucoup que l'on suive un (et même plusieurs) personnage à travers les années. Ici, les aventures du petit Gono commencent lorsqu'il a cinq ans et se poursuivent... longtemps. La très bonne idée est de mettre en parallèle dans les premiers épisodes l'histoire du petit garçon de cinq ans qui rêve de devenir pro et celle de son père, un lanceur proche de la retraite.
Malheureusement, cela ne dure que les quelques premiers épisodes, et l'histoire devient vite d'un niaiseux agaçant, avec des pleurs et des bons sentiments, un petit orphelin, un méchant qui devient gentil, et patati et patata. Si on ajoute à cela que le base-ball n'est quand même pas un sport des plus spectaculaires... ben on finit quand même par s'ennuyer.
Finalement, le sport n'est ici qu'un prétexte, une toile de fond pour bâtir l'histoire. Le gamin aurait aussi bien pu être attiré par le basket ou la couture au crochet. C'est une originalité par rapport à bien des mangas de sport, mais le contrecoup, c'est que si les histoire d'orphelin et les larmes de crocodile c'est pas votre truc, vous n'aurez pas trop de quoi vous rattraper. A voir plutôt pour ceux que les mangas de sport ne passionnent en général pas plus que ça.
Je pense que c'est un bon manga pour des enfants. Même, tant qu'à faire, préférable au gnangnan Olive et Tom.

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Capitaine Tsubasa, ou "Olive et Tom" (foot) [11/20]
Je pense que ce n'est pas vraiment la peine de présenter ce manga, le classique des classiques. Si la qualité d'un manga se mesurait à la capacité de son générique de vous pourir la vie toute une journée, et plusieurs journées d'affilé, Olive et Tom serait sans doute the number one.
J'ai eu la chance de pouvoir voir les premiers épisodes en VO, ce qui a enlevé un peu au niaiseux du doublage français exécrable. Je ne sais vraiment pas où ils ont été piocher leurs dialogues, mais c'est d'une nullité achevée.
Je m'étais toujours refusé jusqu'ici à voir le manga, rien qu'en ayant vu le dessin, beaucoup trop gamin à mon goût. J'accorde cependant les quelques points de plus pour le dessin de la deuxième partie des aventures de Tsubasa (Olivier) et les autres, "Road to 2002", ici le trait devient plus précis, c'est même carrément un changement de style.
En plus du style gamin, l'animé fait tout pour me déplaire. Entre les copier-coller insupportables, les leçons de morales pour gosses de trois ans et les personnages secondaires censés assurer l'humour de la série (je n'ai pas encore étranglé Patty, mais ça ne saurait tarder)... non merci. Il ne manquerait plus pour moi qu'on ne voie que des matchs et pas d'entraînement (les entraînements, je crois que vous avez compris que c'est mon petit faible). Et bien... gagné.
Dans chaque manga de sport, on a une sorte d'équilibre qui se forme dans le sénario entre l'entrainement du sportif et ses déboires (blessures, traumatismes, pertes de confiance). Le choix d'accentuer l'un ou l'autre dépend de la "morale" que le manga cherche à faire passer. Dans un cas, l'importance du travail et de la volonté pour réussir, de l'autre encourager une vie d'équilibre des forces physiques et psychiques. Ici, le manga mise tout sur le second. On assiste bien à quelques entraînements pour la forme, mais le plus important restent les matchs. La victoire est dans ces cas-là toujours du côté de ceux qui ont le meilleur moral, qui savent ne pas baisser les bras devant la défaite. Les blessures innombrables dûes au surentraînement montrent l'importance de trouver un juste milieu. Dans le jeu aussi, l'équilibre est important : les vainqueurs qui jouent comme des bourrins trop violement sont autant du côté des méchants que ceux qui savent prendre une défaite avec le sourire sont du côté des gentils.

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Mila Superstar (volley) [15/20]
101 épisodes
Mila, c'est la Jeanne des allemands. L'animé est sorti lui aussi en France, mais personne ne semble le connaître. Alors que les allemands, eux, ne connaissent pas Jeanne. Ben franchement, c'est nous qui y gagnons.
Mila, c'est une Jeanne poussée à l'extrème. Le dessin est relativement acceptable (moche à côté de Jeanne, mais quand on a survécu à Olive et Tom, on survit à tout), et parvient magnifiquement bien à faire "grandir" ses personnages sans que l'on s'en aperçoive. Le grand retour en arrière final m'a soufflée. Physiquement, plus rien à voir entre la petite fille qui jouait sur la plage et la jeune fille qui joue aux jeux olympiques (oh, non, zut, j'ai spoilé !). Ce que j'entends par poussé à l'extrème, c'est cette espèce de complaisane dans le sado-masochisme. Allez-y entraineur, frappez moi encore avec des balles, je suis à bout de forces, mais j'en redemande, nan, je n'abandonne pas, je souffre mais je suis increuvable. C'était le cas aussi de Ippo, me direz vous. Mais ici, vraiment, entendre autre chose que des hurlements de douleur est parfois rare. Et puis Ippo avait l'humour pour lui. Ici, on est dans un pathétisme poussé à l'extrème, les orphelins ne suffisent plus, il faut des morts, du sang, des gens perturbés par mille et un problèmes attroces. Beaucoup de violence, de haine. Bon, Mila arrive toujours à rendre les méchants gentils. Mais tout de même. Vous pouvez dire adieu à l'humour (et aux personnages agaçants par la même occasion, certe). Mais bon. On dirait que les matchs sont des questions de vie et de mort, les vollayeuses sont sérieuses comme des neurologistes face à un cancer du cerveau. Bref, ça manque un peu de respiration.
Le manga met l'accent sur tous les points qui me plaisent le plus. Je peux donc difficilement dire que j'ai détesté. Et en plus en évitant pas mal de défauts des mangade sport. Que demander de plus ?
Ouais... mais en fait finalement, c'est un peu trop.

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Dear Boys (basket) [18/20]
26 épisodes (visionables sur veoh.com, taper "dears boys EP")
L'animé, c'est bien vrai, a tout pour me plaire.
Le graphisme est un mélange de kawaï dans le pur genre, mais version très réaliste. C'est à dire que si les garçons vous foudroient de leurs beaux yeux verts en amandes (attention, potentiel dangereux pour les petites lycéeennes...), les filles sont également jolies, mais leur tenue de sport ne se transforme pas en tenue affriolante. D'autant qu'une tenue de basket, c'est pas forcement ce qu'il y a de plus sexy. Le mangaka serait paraît-il aussi auteur de hentai, ça ne m'étonne pas plus que ça, mais il a su ne pas mélanger les genre ici, c'est tout à son honneur.
On se trouve dans un lycée, ce qui est assez reposant pour le cerveau, après s'être coltiné des gamins de CE2 aussi forts en foot que des champions du monde. Il n'est pas non plus question de super génies du basket, qui sortent de la brousse et battent tout le monde la première fois qu'ils touchent un ballon. Le manga a aussi son lot d'exploits supra-naturels, mais ça reste dans les limites du raisonnable.
Le héros de l'histoire, Aikawa, est un déjanté total, du genre de ceux qu'on rencontre vraiment dans la vraie vie. Ce n'est ni un pervers notoire, ni un sado-maso du sport. On entend autre chose que des "hin hin" d'effort pendant tout le manga.
Un des grands plus du sénario, qui sinon repose sur les gros shémas classiques des manga de sport, est de faire une belle part aux personnages secondaires. Ils ne se perdent pas dans une masse informe des coéquipiers ou adversaires, mais ont chacun leur personnalité bien marquée (et là, bien sûr, un dessin réaliste où tout le monde n'a pas la même tête, ça aide). J'ai complètement craqué sur Miura, le petit blondinet. Il est trop génial. En fait, c'est plus l'évolution d'une équipe que celle d'un personnage qu'on découvre.
Bon, mais il n'a pas que des points positifs quand même ce manga, si ? Non, non, bien sûr. Premièrement, parce que les mecs tout plein de gros muscles, c'est pas mon truc. Pis j'ai l'impression de sentir leur maillots plein de sueur d'ici, beurk. Mais plus sérieusement, la précision du dessin fait que parfois les mouvements manquent un peu de fluidité, ce qui est sacrément un handicap pour représenter des matchs. Par conséquent, les matchs sont un peu statiques... même s'il y a parfois de belles réussites. En tous cas, moi je suis à fond dans les matchs. Me manque plus que le pop-corn et la cresselle.
Alors que 26 épisodes ? Il y a une suite au manga, "Dear Boys Act II" (que c'est original), mais pas d'anim.
Un autre commentaire : http://thecircezone.free.fr/Thecircezone/fiche/cher.htm

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Attaker Yu, ou "Jeanne et Serge" (volley) [18/20]
58 épisodes
Si jamais y'avais encore quelqu'un dans l'assistance qui l'ignorait : j'adooore Jeanne et Serge !!! (comment ça, personne ?)
Le manga accumule pourtant pas mal des reproches que je fais à son pendant pour garçons, Olive et Tom, on retrouve les copier-coller, les supporters insupportables (Seni est à baffer... désolée pour ceux qui aime les mioches aux grands yeux bleus et aux cheveux blonds comme les blés). On retrouve aussi le principe idiot de la fille qui sort de sa brousse, a apprit à sauter avec les singes et est tout de suite super forte. Le dessin est tout de même franchement plus mature, ne serait-ce que parce que nous avons affaire à des "grandes filles".
Par contre, un bon conseil : ne vous fiez pas aux trois premiers épisodes. Voire, ne les regardez même pas. Je ne sais pas ce que les sénaristes avaient dans la tête, mais ces épisodes n'ont aucune cohérence avec la suite du manga. Jeanne n'aura rien à voir par la suite avec cette espèce de Fifi-Brindacier (d'une force surhumaine et naive à bouffer du foin).
Je ne vais pas parler pour la centième fois de l'entraînement (celui de Jeanne reste pour moi le meilleur : le plus détaillé et ciblé, qui se renouvele sans cesse). Mais ce qui fait l'intérêt de Jeanne, ce sont ses faiblesses. Jeanne accumule les défauts... et les corrige petit à petit. Super attaquante, elle n'arrivera jamais tout à fait à améliorer sa défense ni son endurance et sa concentration, devra sans cesse redoubler d'efforts pour palier à sa petite taille. Et surtout, Jeanne n'arrivera jamais vraiment à accepter de renoncer au reste pour le sport. Ce qui va souvent de soi dans les manga (sont bien japonais ces manga, tiens), l'évidence que ce sport est ce qui compte le plus pour moi dans ma vie, que je suis prêt pour cela à tous les sacrifices, est remis en question ici. On sent bien que dans le fond, le manga pense la même chose, mais il a tout de même le mérite de poser la question. Jeanne est la seule de toutes les héroïnes de manga de sport qui se posera des questions sur son avenir.
Ce n'est d'ailleurs pas la seule à accumuler remises en questions, blessures, défauts. Autour de Jeanne gravitent beaucoup de personnages secondaires que l'on apprend eux aussi à connaître sur le bout des doigts : Peggy, la championne du rattrappage, la trop petite Kibby, Marie et Vera, toutes les deux pleines de talent et qui rivalisent pour la place de lanceuse (on ne saura jamais qui a été choisi, :'( quelle frustration !), Noa qui se voit voler sa place de smatcheuse, M Daïmon (très étrange personnage, extraordinairement antipathique en général, mais par éclairs un très bon entraîneur... je pense que le sénario manque de cohérence sur ce point).
Pour moi, les grandes qualités du manga palient amplement ses nombreux défauts. J'en arrive à passer sur les histoires personnelles (encore de l'orphelin, et des larmes, et des bons sentiments), sur les quelques incohérences de sénario, sur l'humour un peu lourd, sur le dessin pas toujours top.
Un skyblog délirant par une fan pour les fans.

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jeudi, 24 avril 2008

Pensée particulière

Toute la rédaction du Kuhzeitung espère que Winnie, en visite officielle hier à Berlin, a fait bon voyage et est bien rentrée chez elle.

 

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Winnie au check-point pas-Charlie, floutée pour préserver sa vie privée (et pas du tout parce que je sais pas prendre de photos). 

Sonny, un rayon de soleil

Je pars une semaine avec mon cheri dans 2 mois et 30 jours

Un soleil s'est levé sur mon lundi matin.
Elle s'appelle Sunny.

Sunny ressemble comme deux gouttes d'eau à Sonia, mon animatrice préfére du centre de sport. D'où son merveilleux nom de code qui s'est imposé à la première seconde.
Sonny a des cheveux décolorés d'un blond surnaturel, entre le jaune fluo et le jaune-foin-OGM (le blond des cheveux de Sonia est, lui, tout ce qu'il y a de plus naturel et de plus allemand, je tiens à le préciser)..
Mais surtout, Sunny a cette magnifique voix cassée et grave qui rend l'allemand encore plus beau à entendre. Je pourrais rester des heures assise là, hypnotisée par cette voix si chaude.

Les allemands sont des petits rigolos qui s'amusent, comme ça, à vous changer à trois jours de la rentrée les emplois du temps et les intitulés des cours. C'est ainsi que je me suis retrouvée jeudi matin sans cours d'histoire de la linguistique, transformé par un coup de baguette magique en cours sur la dualité de l'enseignement des langues le mardi soir. Comme ça ne m'inspirait pas des masses, j'ai refais un tour sur le catalogue des cours, et j'ai ainsi découvert qu'un nouveau cours était apparu : un Hauptseminar (ce dont j'ai besoin), et son pendant, le Vertiefungseminar, sur l'évolution de la langue allemande depuis le vieux-haut-allemand jusqu'à nos jours.
Bref, que je me suis dit, un bon truc pour moi.
Or, le VS du lundi matin était assuré par cette fameuse Mlle Sunny, chez qui Connery avait essayé de m'envoyer en début d'année.
C'était comme qui dirait sa successeuse officielle en titre.
Pas très émoustillée à l'idée de me retrouver affublée d'une grande perche à lunettes déjà desséchée d'avoir passé ses tendres années au rayon vieux-haut-allemand de la bibliothèque, je me suis convaincue que c'était toujours intéressant d'aller voir un peu ce que vallait cette Mlle Connery II, le retour.

C'est ainsi que lundi matin, j'ai découvert Sunny.
Radioactivant la pièce de ses cheveux Maya-l'abeille, elle bourdonnait autour du tableau noir en tentant d'insuffler un peu d'enthousiasme à la poignée de moutons inexpressifs qui la regardaient, tous la joue appuyée contre leur main et affaissés sur leur bureau, au bord de l'endormissement.
Nous ne sommes qu'une grosse poignée d'élèves, et il est visible que mes camarades ne viennent que forcés et contraits.
Sunny sautille donc désespérément de diphtongues en monophtongaisons, fait des blagues et des flèches dans tous les sens. Le tableau noir fini par ressembler au quartier St Pierre les jours de fête de la musique. Les autres étudiants persistent dans leur inexpressivité. Ils doivent être en plein coma éthylique.

Je sens que ce cours va devenr un passionnant tête à tête avec Sunny.
Sur ce, je vous laisse, je me suis proposée pour un exposé lundi prochain.

mercredi, 23 avril 2008

Alte Nationalgalerie

Alors que Winnie vient déjà d'arriver à Berlin, sur le blog, mon papa et ma maman continuent leur visite.

Lire l'article ici

mardi, 22 avril 2008

Rajoutez de l'aneth à votre cuisine

Pour ceux qui veulent changer du poisson bouilli (car nous partons du principe que nos lecteur sont aussi doués en cuisine que votre reporter préférée, et que le poisson bouilli est tout ce qu'ils savent faire avec un poisson), voici l'option de Lodi, la saumonade (de saumo, ou de merlan, ou de thon, ou de n'importe quoi qui est rangé chez Lidl au rayon "poisson") :
 
Ingrédients :
- 100g de poisson
- 2 grosses c.s. de Quak (carré frais pour les français)
- aneth
- sel
- poivre
 
Vous faite bouillir votre poisson dix minutes (si vous ne savez pas faire bouillir un poisson, je ne peux plus rien pour vous).
Vous écrasez votre poisson (de toutes façons éjà à moitié en lambeaux) à la fourchette.
Vous mélangez avec le Quak.
Vous mettez l'aneth, le sel, le poivre et vous mélangez tout ça.
 
TADAM
Vous avez préparé une délicieuse saumonade qui réjouira vos papilles. 
 
Le plus dur pour adopter cette recette, c'est de se mettre à l'aneth. Pour ma part, je ne savais pas bien quel goût ça avait. Et je repoussais par scrupule cette herbe, qui pour moi était trop connotée.
Tous les lecteurs d'Amélie Nothomb savent bien en effet que l'aneth est l'herbe préférée des héroines enfantines de Nothomb, qu'elle vante pour ses propriétés à faire vomir. C'est quelque chose qui a beaucoup d'importance dans son imaginaire, et pour moi l'aneth avait acquis un caractère un peu malsaint, l'attribut indispensable d'une allégorie de la Boulimie.
 
J'ai donc un peu cassé un mythe hier soir...