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vendredi, 25 avril 2008

Mangamania : les manga de sport

Il m'a semblé utile de faire une introduction digne de ce nom à cet article.
On méprise bien trop le manga de sport à mon avis.

En fait, je vais me taire et laisser Proust parler à ma place (naaaaan, Proust n'a pas écrit sur les manga de sport, malheureusement pour lui, il ne connaissait pas...).
"J'avais été conduit à relire certain récits d'explorations, de voyages, ces récits m'avaient passionné et j'en faisais l'application dans la vie courante pour me donner plus de courage. Quand des crises m'avaient forcé à rester plusieurs jours et plusieurs nuits de suite non seulement sans dormir, mais sans m'étendre, sans boire et sans manger, au moment où l'épuisement et la soufrance devenaient tels que je me figurais n'en sortir jamais, alors je pensais à tel voyageur jeté sur la grève, empoisonné par des herbes malsaines, grelottant de fièvre dans ses vêtements trempés par l'eau de la mer, et qui pourtant se sentait mieux au bout de deux jours, reprenait au hasard sa route à la recherche d'habitants quelconques qui seraient être des antropophages. Leur exemple me tonifiait, me rendait l'espoir, et j'avais honte d'avoir eu un moment de découragement." Sodome et Gomorrhe
Autre temps, autres moeurs comme qu'on dit, hein. Ben les mangas de sport ont cette capacité à être à la fois proches et loin de moi. C'est pour cela que je les préfère aux mangas un peu fantastico-magiques, avec des esprits planqués dans les radio-réveils ou les plateaux de petits-chevaux. Ici, pas de surnaturel. Souvent quelques coups de la mort qui tue qui font un peu sourire, mais les héros des mangas de sport restent des gens normaux, tout en dépassant quelque chose d'indicible, une limite donnée. C'est un peu un rêve, mais un rêve que l'on peut palper.

SPORTS INDIVIDUELS

Prince of tennis (tennis... sans dec) [5/20]
Prince of tennis est un des manga de sport les plus appréciés de sa catégorie. Je ne comprends pas très bien pourquoi. Le dessin est assez agréable, mais pas très fluide. Et le sénario ne repose que sur une suite inintérompue de matchs. Pas le moindre petit bout d'histoire parallèle pour nous reposer le cerveau. Pas non plus de vrai enjeu. Tout au plus le plaisir de clouer le bec d'un vilain méchant de deuxième année.
Il y a plusieurs manière pour un manga de sport de se positionner par rapport à son héros. Il y a le manga qui nous fait vivre le héros de l'intérieur, on va partager ses doutes, ses revirements, sa joie, etc. Et il y a le manga admiratif qui montre un héro super fort, super doué, et on ouvre grand la bouche pour béer d'admiration tous en coeur. On devinera bien sûr sa tristesse lors de défaites, mais on reste à distance. D'ailleurs, souvent, il y a un personnage secondaire, faire-valoir et admiratif, par les yeux duquel on est invités à observer. C'est le cas ici. La vraie non-héroïne de l'histoire, c'est S, la camarade de classe de Ryoma. Ele est toujours là, et elle ne fait jamais rien.
Je suppose que chacun à ses préférences. Pour moi, c'est clair, un gamin génie froid, irrespectueux et sûr de lui, ça m'énerve. Alors un manga dont le héros m'énerve a peu de chance de passer le seuil des cinq épisodes.
En plus, les deux matchs que j'ai vus n'étaient qu'une succession de copier-coller. Très agaçant.

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Kenko Zenrakei Suieibu Umisho (natation) [11/20]
13 épisodes (visionables sur dailymotion)
Dans le club de natation du lycée Umisho, Amuro, une espèce de folle aux cheveux verts qui a passé sa vie sur un radeau au milieu de l'océan, débarque tout d'un coup.
Le vrai héro de l'histoire, c'est tout de même Kaname, le manager de l'équipe, qui a la phobie de l'eau depuis qu'il a failli mourir attaqué par une sirène. (Si, si.) Kaname se retrouve donc bien sûr entouré d'une horde de filles à grosses poitrines, maillots qui tombent, et qui débattent avec lui de problèmes techniques passionnants tels que "quel est l'angle que dois former ma poitrine trop lourde avec l'eau lors de mon plongeon si je ne veux pas être ralentie ?".
Vous l'aurez compris, il est finalement assez peu question de natation. Encore moins d'entraînement difficile et de spychologie sportive.
L'animé mise tout sur l'humour (un humour... spécial) et fait beaucoup penser à Love Hina, mais avec un côté pervers bien plus accentué. Je n'accroche pas trop au dessin, mais dieu meci, on est très loin du hentai, parce que ça dégénère bien suffisement comme ça.
Pour ma part, au bout des cinq épisodes règlementaires, j'étais un peu excédée. Je rappelle que je suis une fille, et qu'au delà d'un certain seuil les blagues machistes ne m'amusent plus.

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Hajime no Ippo (boxe) [18/20]
26 épisodes (trois saisons, si j'en juge par le générique) et 2 OAV (épisodes visionables sur dailymotion)
Bon. La boxe c'est pas mon truc. Et beurk, le dessin, c'est exactement le genre que j'aime pas. Dans ces cas-là, que faire ? Je serre les dents et je lui dnne cinq épisodes pour me convaincre.
Pari gagné. J'ai tout regardé. Et j'en redemandais. Comme quoi.
De quoi s'agit-il ? Le pauvre petit Ippo vient d'une famille de pêcheur et devient le souffre-douleur dans son école. Un jour, tabassé par des vilains méchants, il tombe dans les pommes dans les bras d'un inconnu, et se réveille dans une salle de boxe, car l'inconnu n'est persnne d'autre que Takamura, un grand grand boxeur. Je vous laisse deviner tout seuls ce qui se passe ensuite.
Je ne suis pas une fan de boxe, mais d'une part le manga apprend à l'apprécier un peu, et d'autre part le manga donne la part belle à l'entraînement et approfondis longuement la question de la force intérieure. Ippo est plutôt dans le genre des sado-maso en ce qui concerne l'entraînement (c'est en général un point commun des manga de sport, mais ici on est dans un des cas extrèmes), mais l'entraînement est comme toujours dans les mangas de sport une introspection, encore plus lorsqu'il s'agit de sports individuels. D'ailleurs, heureusement pour moi que l'accent était mis sur les entraînements, parce que je supportais très mal les matchs. Les visages déformés, les projections de sang et les chairs éclatées, c'est pas pour moi.
Quid des personnages secondaire ? Le manga commence sur un principe que je n'ai jamais vu jusqu'ici, mais intéressant. Au lieu de suivre des adversaires sur la durée, chaque match donne l'occasion de voir l'histoire d'un personnage (l'adversaire du prochain match, donc), ses défauts, la façon dont il va s'entraîner, ses motivations, et finalement comment le match lui apportera beaucoup et lui permettra de vaincre ses défauts (oui, parce que Ippo gagne (presque) tout le temps, c'est un peu lassant, mais c'est comme ça). On a donc des petites histoires et leur petite morale, pendant que Ippo lui aussi évolue, et évolue, et évolue. Non seulement physiquement, mais spychologiquement, et c'est le plus intéressant bien sûr. Mais au bout d'un moment, commencent à se dessiner les personnalités autour de Ippo. D'abord celle de ses adversaires les plus forts (Mashiba l'espèce de zombie spychopathe mériterait vraiment un oscar du meilleur second rôle de toute l'histoire du manga). Mais également celle des autres boxeurs du club de Ippo. J'avoue que ce point là est une vraie réussite, car le sénario parvient ainsi à prendre au passage ce qui fait l'attrait des mangas de sport d'équipe, mais à le compiler à sa sauce.
L'humour fait vraiment mouche dans "Hajime no Ippo". Des bonnes grosses blagues de vestiaires en dessous de la ceinture, à l'image de ses amis du club de boxe, tous des brutaux pervers pas très subtils (certaines scènes de vestiaire sont même assez limite...). Normalement, ce n'est pas trop mon humour préféré, mais là, j'avoue que ça s'intègre bien dans l'histoire, et que j'ai rigolé de bon coeur. Le manga en profite d'ailleurs souvent pour se moquer de lui-même et des codes du manga, et c'est très intelligent de ce point de vue.
En définitive il y a assez peu de mauvais points, le handicap principal restant le dessin, ce qui reste vraiment une question de goût personnel. Ceux qui aiment ce genre devraient être ravis. Mis à part la différence un peu ridicule petit-Ippo-tout-innocent-habillé / transformation-en-Hulk-bodybuildé-torse-nu-sur-le-ring, le dessin est très fluide, on a donc droit à de belles actions, et je n'ai jamais noté de copié-collé énervant dans les matchs.
Evidement un round pourra durer tout un épisode de 20mn (très réaliste donc puisqu'un round dure 3mn). Mais, après tout, si vous voulez voir du vrai, allez plutôt sur Eurosport...

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Subaru (danse classique)
film, sortie en 2009
Je trouvais tout de même étrange qu'il n'existe pas un bon animé de fille en tutu rose fluo dans tout l'univers du manga. Il semblerait bien que non pourtant. Par contre il existe en version papier (et sorti en France également) un manga, Subaru, un manga plutôt loin des tutus roses et de l'ambiance cucul la praline que j'attendais.
Ici, c'est l'histoire d'une jeune fille, qui exprime sa douleur à ses proches par la danse et va petit à petit se faire une place dans l'univers impitoyable de la danse classique professionnelle.
Le manga sera adapté au cinéma. La sortie est prévue en Asie pour 2009. Je n'ai pas encore le courage de lire en ce moment, mais ça promet. Je ne manquerai ce film pour rien au monde (mais quand sortira-t-il en Europe ???).

SPORTS D'EQUIPE

Major (base-ball) [10/20]
86 épisodes sur quatre saisons pour le moment, mais c'est encore en cours (visionables en y mettant du sien sur wat.tv)
Voilà un manga assez sympathique, avec quelques bonnes idées. Le dessin est gentillet, très fluide (c'est un très bon point pour un manga de sport), pas très original mais du genre qui passe partout en toutes circonstances dans les cours de récré. Je n'aime pas trop les histoires de gamins de cinq ans qui sont déjà des génies, mais par contre, j'aime beaucoup que l'on suive un (et même plusieurs) personnage à travers les années. Ici, les aventures du petit Gono commencent lorsqu'il a cinq ans et se poursuivent... longtemps. La très bonne idée est de mettre en parallèle dans les premiers épisodes l'histoire du petit garçon de cinq ans qui rêve de devenir pro et celle de son père, un lanceur proche de la retraite.
Malheureusement, cela ne dure que les quelques premiers épisodes, et l'histoire devient vite d'un niaiseux agaçant, avec des pleurs et des bons sentiments, un petit orphelin, un méchant qui devient gentil, et patati et patata. Si on ajoute à cela que le base-ball n'est quand même pas un sport des plus spectaculaires... ben on finit quand même par s'ennuyer.
Finalement, le sport n'est ici qu'un prétexte, une toile de fond pour bâtir l'histoire. Le gamin aurait aussi bien pu être attiré par le basket ou la couture au crochet. C'est une originalité par rapport à bien des mangas de sport, mais le contrecoup, c'est que si les histoire d'orphelin et les larmes de crocodile c'est pas votre truc, vous n'aurez pas trop de quoi vous rattraper. A voir plutôt pour ceux que les mangas de sport ne passionnent en général pas plus que ça.
Je pense que c'est un bon manga pour des enfants. Même, tant qu'à faire, préférable au gnangnan Olive et Tom.

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Capitaine Tsubasa, ou "Olive et Tom" (foot) [11/20]
Je pense que ce n'est pas vraiment la peine de présenter ce manga, le classique des classiques. Si la qualité d'un manga se mesurait à la capacité de son générique de vous pourir la vie toute une journée, et plusieurs journées d'affilé, Olive et Tom serait sans doute the number one.
J'ai eu la chance de pouvoir voir les premiers épisodes en VO, ce qui a enlevé un peu au niaiseux du doublage français exécrable. Je ne sais vraiment pas où ils ont été piocher leurs dialogues, mais c'est d'une nullité achevée.
Je m'étais toujours refusé jusqu'ici à voir le manga, rien qu'en ayant vu le dessin, beaucoup trop gamin à mon goût. J'accorde cependant les quelques points de plus pour le dessin de la deuxième partie des aventures de Tsubasa (Olivier) et les autres, "Road to 2002", ici le trait devient plus précis, c'est même carrément un changement de style.
En plus du style gamin, l'animé fait tout pour me déplaire. Entre les copier-coller insupportables, les leçons de morales pour gosses de trois ans et les personnages secondaires censés assurer l'humour de la série (je n'ai pas encore étranglé Patty, mais ça ne saurait tarder)... non merci. Il ne manquerait plus pour moi qu'on ne voie que des matchs et pas d'entraînement (les entraînements, je crois que vous avez compris que c'est mon petit faible). Et bien... gagné.
Dans chaque manga de sport, on a une sorte d'équilibre qui se forme dans le sénario entre l'entrainement du sportif et ses déboires (blessures, traumatismes, pertes de confiance). Le choix d'accentuer l'un ou l'autre dépend de la "morale" que le manga cherche à faire passer. Dans un cas, l'importance du travail et de la volonté pour réussir, de l'autre encourager une vie d'équilibre des forces physiques et psychiques. Ici, le manga mise tout sur le second. On assiste bien à quelques entraînements pour la forme, mais le plus important restent les matchs. La victoire est dans ces cas-là toujours du côté de ceux qui ont le meilleur moral, qui savent ne pas baisser les bras devant la défaite. Les blessures innombrables dûes au surentraînement montrent l'importance de trouver un juste milieu. Dans le jeu aussi, l'équilibre est important : les vainqueurs qui jouent comme des bourrins trop violement sont autant du côté des méchants que ceux qui savent prendre une défaite avec le sourire sont du côté des gentils.

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Mila Superstar (volley) [15/20]
101 épisodes
Mila, c'est la Jeanne des allemands. L'animé est sorti lui aussi en France, mais personne ne semble le connaître. Alors que les allemands, eux, ne connaissent pas Jeanne. Ben franchement, c'est nous qui y gagnons.
Mila, c'est une Jeanne poussée à l'extrème. Le dessin est relativement acceptable (moche à côté de Jeanne, mais quand on a survécu à Olive et Tom, on survit à tout), et parvient magnifiquement bien à faire "grandir" ses personnages sans que l'on s'en aperçoive. Le grand retour en arrière final m'a soufflée. Physiquement, plus rien à voir entre la petite fille qui jouait sur la plage et la jeune fille qui joue aux jeux olympiques (oh, non, zut, j'ai spoilé !). Ce que j'entends par poussé à l'extrème, c'est cette espèce de complaisane dans le sado-masochisme. Allez-y entraineur, frappez moi encore avec des balles, je suis à bout de forces, mais j'en redemande, nan, je n'abandonne pas, je souffre mais je suis increuvable. C'était le cas aussi de Ippo, me direz vous. Mais ici, vraiment, entendre autre chose que des hurlements de douleur est parfois rare. Et puis Ippo avait l'humour pour lui. Ici, on est dans un pathétisme poussé à l'extrème, les orphelins ne suffisent plus, il faut des morts, du sang, des gens perturbés par mille et un problèmes attroces. Beaucoup de violence, de haine. Bon, Mila arrive toujours à rendre les méchants gentils. Mais tout de même. Vous pouvez dire adieu à l'humour (et aux personnages agaçants par la même occasion, certe). Mais bon. On dirait que les matchs sont des questions de vie et de mort, les vollayeuses sont sérieuses comme des neurologistes face à un cancer du cerveau. Bref, ça manque un peu de respiration.
Le manga met l'accent sur tous les points qui me plaisent le plus. Je peux donc difficilement dire que j'ai détesté. Et en plus en évitant pas mal de défauts des mangade sport. Que demander de plus ?
Ouais... mais en fait finalement, c'est un peu trop.

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Dear Boys (basket) [18/20]
26 épisodes (visionables sur veoh.com, taper "dears boys EP")
L'animé, c'est bien vrai, a tout pour me plaire.
Le graphisme est un mélange de kawaï dans le pur genre, mais version très réaliste. C'est à dire que si les garçons vous foudroient de leurs beaux yeux verts en amandes (attention, potentiel dangereux pour les petites lycéeennes...), les filles sont également jolies, mais leur tenue de sport ne se transforme pas en tenue affriolante. D'autant qu'une tenue de basket, c'est pas forcement ce qu'il y a de plus sexy. Le mangaka serait paraît-il aussi auteur de hentai, ça ne m'étonne pas plus que ça, mais il a su ne pas mélanger les genre ici, c'est tout à son honneur.
On se trouve dans un lycée, ce qui est assez reposant pour le cerveau, après s'être coltiné des gamins de CE2 aussi forts en foot que des champions du monde. Il n'est pas non plus question de super génies du basket, qui sortent de la brousse et battent tout le monde la première fois qu'ils touchent un ballon. Le manga a aussi son lot d'exploits supra-naturels, mais ça reste dans les limites du raisonnable.
Le héros de l'histoire, Aikawa, est un déjanté total, du genre de ceux qu'on rencontre vraiment dans la vraie vie. Ce n'est ni un pervers notoire, ni un sado-maso du sport. On entend autre chose que des "hin hin" d'effort pendant tout le manga.
Un des grands plus du sénario, qui sinon repose sur les gros shémas classiques des manga de sport, est de faire une belle part aux personnages secondaires. Ils ne se perdent pas dans une masse informe des coéquipiers ou adversaires, mais ont chacun leur personnalité bien marquée (et là, bien sûr, un dessin réaliste où tout le monde n'a pas la même tête, ça aide). J'ai complètement craqué sur Miura, le petit blondinet. Il est trop génial. En fait, c'est plus l'évolution d'une équipe que celle d'un personnage qu'on découvre.
Bon, mais il n'a pas que des points positifs quand même ce manga, si ? Non, non, bien sûr. Premièrement, parce que les mecs tout plein de gros muscles, c'est pas mon truc. Pis j'ai l'impression de sentir leur maillots plein de sueur d'ici, beurk. Mais plus sérieusement, la précision du dessin fait que parfois les mouvements manquent un peu de fluidité, ce qui est sacrément un handicap pour représenter des matchs. Par conséquent, les matchs sont un peu statiques... même s'il y a parfois de belles réussites. En tous cas, moi je suis à fond dans les matchs. Me manque plus que le pop-corn et la cresselle.
Alors que 26 épisodes ? Il y a une suite au manga, "Dear Boys Act II" (que c'est original), mais pas d'anim.
Un autre commentaire : http://thecircezone.free.fr/Thecircezone/fiche/cher.htm

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Attaker Yu, ou "Jeanne et Serge" (volley) [18/20]
58 épisodes
Si jamais y'avais encore quelqu'un dans l'assistance qui l'ignorait : j'adooore Jeanne et Serge !!! (comment ça, personne ?)
Le manga accumule pourtant pas mal des reproches que je fais à son pendant pour garçons, Olive et Tom, on retrouve les copier-coller, les supporters insupportables (Seni est à baffer... désolée pour ceux qui aime les mioches aux grands yeux bleus et aux cheveux blonds comme les blés). On retrouve aussi le principe idiot de la fille qui sort de sa brousse, a apprit à sauter avec les singes et est tout de suite super forte. Le dessin est tout de même franchement plus mature, ne serait-ce que parce que nous avons affaire à des "grandes filles".
Par contre, un bon conseil : ne vous fiez pas aux trois premiers épisodes. Voire, ne les regardez même pas. Je ne sais pas ce que les sénaristes avaient dans la tête, mais ces épisodes n'ont aucune cohérence avec la suite du manga. Jeanne n'aura rien à voir par la suite avec cette espèce de Fifi-Brindacier (d'une force surhumaine et naive à bouffer du foin).
Je ne vais pas parler pour la centième fois de l'entraînement (celui de Jeanne reste pour moi le meilleur : le plus détaillé et ciblé, qui se renouvele sans cesse). Mais ce qui fait l'intérêt de Jeanne, ce sont ses faiblesses. Jeanne accumule les défauts... et les corrige petit à petit. Super attaquante, elle n'arrivera jamais tout à fait à améliorer sa défense ni son endurance et sa concentration, devra sans cesse redoubler d'efforts pour palier à sa petite taille. Et surtout, Jeanne n'arrivera jamais vraiment à accepter de renoncer au reste pour le sport. Ce qui va souvent de soi dans les manga (sont bien japonais ces manga, tiens), l'évidence que ce sport est ce qui compte le plus pour moi dans ma vie, que je suis prêt pour cela à tous les sacrifices, est remis en question ici. On sent bien que dans le fond, le manga pense la même chose, mais il a tout de même le mérite de poser la question. Jeanne est la seule de toutes les héroïnes de manga de sport qui se posera des questions sur son avenir.
Ce n'est d'ailleurs pas la seule à accumuler remises en questions, blessures, défauts. Autour de Jeanne gravitent beaucoup de personnages secondaires que l'on apprend eux aussi à connaître sur le bout des doigts : Peggy, la championne du rattrappage, la trop petite Kibby, Marie et Vera, toutes les deux pleines de talent et qui rivalisent pour la place de lanceuse (on ne saura jamais qui a été choisi, :'( quelle frustration !), Noa qui se voit voler sa place de smatcheuse, M Daïmon (très étrange personnage, extraordinairement antipathique en général, mais par éclairs un très bon entraîneur... je pense que le sénario manque de cohérence sur ce point).
Pour moi, les grandes qualités du manga palient amplement ses nombreux défauts. J'en arrive à passer sur les histoires personnelles (encore de l'orphelin, et des larmes, et des bons sentiments), sur les quelques incohérences de sénario, sur l'humour un peu lourd, sur le dessin pas toujours top.
Un skyblog délirant par une fan pour les fans.

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Commentaires

Bien que je n'aime pas du tout le genre, j'ai lu tes avis avec intérêt ... Je me permets juste quelques petites remarques en passant :

Si tu cherches un anime de fille en tutu rose, je te conseille la référence en la matière : Princess Tutu ! Bon, on ne peut pas dire que ce soit un anime de sport, et si tu veux comprendre quelque chose à l'histoire, il est fortement conseillé de faire comme les scénaristes : fumer deux ou trois joints avant de s'attaquer aux épisodes !! Mais il est tout de même très sympa !

Mila Superstar (titre original : Attack No. 1) est connu en France sous le nom "Les Attaquantes". C'est passé au Club Do avec un magnifique générique signé Bernard Minet !!

Pour moi, les meilleurs mangas de sport qui soient sont les génialissimes Hikaru no Go et Yakitate Japan ! Bon, ok, certains diront que le go et la boulangerie ne sont pas des sports, mais qu'importe ! Tout y est : les adversaires, les championnats, les entraînements difficiles, la pression pendant les matchs, les trahisons, etc ... Bref, je les conseille fortement !! ^_^

Écrit par : Raccoon | mercredi, 16 avril 2008

1 - Princess Tutu ! Quel titre prometteur.
C'est dingue, comment j'en ai pas entendu parler ?

2 - Zut, j'ai marqué "Comabttantes", c'est ça ? Quelle étourdie que je suis. En même temps, je l'ai vu en allemand.

3 - Comme je te l'avais promis, j'ai regardé les cinq premiers Hikaru no Go. J'ai tenu cinq épisodes, hein, c'est dire si je t'aime bien...
Et NAN ce n'est pas du sport.
La boulange, ça m'intéresse.

4 - Tiens, ô grand spécialiste, as-tu une référence à me conseiller sur le thème anorexie/boulimie/etc ? Je n'ai rien trouvé, à par du français ("Matière grasse"), mais d'une par je ne le trouve pas sur internet et d'autre part il a une mauvaise critique.

Écrit par : Lodi | mercredi, 16 avril 2008

Je me disais, aussi, que j'ai déjà lu cet article :-)
Jeanne et Serge est ma première référence question mangas, j'avais 5 ans, j'ai adoré (bon, moins que Saint Seiya, mais là, on sort du domaine sportif ;-)). J'ai à nouveau regardé toute la série il y a 2 ans, et je suis assez d'accord avec l'analyse que tu en as faite.
Les autres que tu évoques, je ne les connais pas pour la plupart, ou n'ait jamais été fan.
Une dernière remarque concernant l'humour lourd que tu évoques, ça semble être une marque de fabrique des Japonais, et celui de Jeanne et Serge est loin d'être le pire. Dans un autre genre, je regarde assidûment Bleach (actuel), et là, l'humour est proprement insupportable.

Écrit par : Zeleia | vendredi, 25 avril 2008

Ca humour lourd, je connais. Les japonais sont as toujours très subtils. Mais y'a toute la différence entre l'humour bien placé et l'humour mal placé.
Je suis en trin de reregarder Ippo (trop fan), et là y'a pas un seul trait d'humour que je trouve nul ou mal placé. Evidement, il faut laisser son cerveau au vestiaire avant de commencer, parce que c'est pas fin-fin, mais c'est trop fort...

Écrit par : Lodi | vendredi, 25 avril 2008

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