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lundi, 18 février 2008

Prix littéraires français

Des prix décernés par l'Académie française, on ne retient allez savoir pourquoi en général que Prix du roman de l'Académie française. C'est bien dommage, mais enfin les romans sont plus abordables que les recueils de poésie, c'est pas un scoop non plus. Le prix est assez conséquent, 7000 euros, ce n'est pas négligeable. Les immortels qui décernent ce prix sont au nombre de 40, parmi eux François Cheng (que je n'ai jamais lu, honte à moi), Maurice Druon (que je n'ai jamais lu, mais j'adore déjà), ô joie et bonheur mon coeur se soulève, Michèle Serres et Claude Lévi-Strauss (Clo-Clo, si tu m'entends, je t'aiiiiiiime) et ah comment l'oublier l'innimitable VGE... ainsi que des noms connus mais sans plus.
 
Le prix Goncourt, certainement le NUMBER ONE des prix littéraires français, voulait se démarquer de l'Académie française par trop académique. Il est décerné par les dix membres de l'Académie Goncourt. Ces dix membres bénéficient chacun d'un couvert au restaurant Drouant. Le prix Goncourt ("le" car le plus important, mais il y en a bien d'autres moins connus) est symbolique, de l'ordre de dix euros, mais assure au nominé de voir son roman se vendre comme des petits pains. Parmi les membres du jury, je découvre avec une joie non-dissimulée Michel Tournier et Bernard Pivot, et avec un peu de surprise Didier Decoin. Je connais les autres vaguement de nom mais je n'ai jamais rien lu d'eux.

En marge du prix Goncourt se situe le prix Renaudot. Lui aussi est décerné au restaurant Drouant, et le même jour que son grand frère. Entièrement symbolique, il est censé "réparer les éventuelles injustices du Prix Goncourt". Le jury du Renaudot se compose également de dix personnes, nommées à vie, parmi lesquelles je ne connais que Le Clézio (et "connaître" est en l'occurence un bien grand mot).

Toujours dans l'ombre protectrice/instigatrice/bienveillante du prix Goncourt se situe le Prix Gongourt des lycéens. Comme il fut quand même pas charier avec la sainte littérature, les petits lycéens sont heureusement placés sous la supervision d'un professeur de lettres pour leur montrer la juste voie parmi un choix de douze livres que l'Académie Goncourt a soigneusement préselectionnés. Ouf, nous sommes sauvés...

Le Prix Femina, n'en déplaise à ma prof et comme le disait Miss Ulm, est bien lié au magazine Fémina, anciennement intitulé La vie heureuse (non, non, pas Plus belle la vie) et est décerné à l'hôtel Crillon. Un jury composé de femmes, qui se rebellent contre la phallocratie littéraire ignomigneuse de ces sales bandes de mecs machistes de l'Académie Goncourt. Le jury secompose actuellement de dix personnes, des femmes donc, et ça a l'air de se crêper le chignon là-dedans, c'est super (ah, que c'est beau la solidarité féminine féministe). Parmi elles, je ne connais que Chantal Thomas, et là encore "connaître" est un bien bien grand mot.

L'histoire se répétant dans le monde merveilleux des prix, le même jour que le Prix Fémina (et au même endroit, patati patata...) est décerné le Prix Médicis. Un prix "pas comme les autres", attention, que du nouveau : un jury de dix personnes qui récompense un roman français. Super original donc (mais naaan, je suis méchante). Mais il récompense l'oeuvre d'un jeune auteur faisant preuve d'un ton et d'un style nouveau. Je ne connais aucun des lauréats récents mais j'avoue que ça donne quand même envie d'aller jeter un oeil. Parmi le jury, le seul mais le grand Jean-Pierre Giraudoux (et je connais aussi Alain Robbe-Grillet, mais pourquoi ??? ma mémoire me trahi )

L'histoire se répétant encore et toujours, en marge du prix Fémina s'est créé le Prix Interallié. Les journalistes rassemblés pour attendre les résultats de la délibérations du jury en ont visiblement eu marre d'attendre que ces dames aient fini de se disputer et ont décidé de récompenser un roman écrit par un membre de leur profession. Le jury se compose de dix membres ainsi que du lauréat de l'année précédente. Parmi le jury "fixe" je retrouve... ouh personne, et j'ai beau chercher, non, ça ne sonne même pas familier... Mais ouf, soyons rassurés, parmi les lauréats se trouvent bien BHL et PPDA, tout va bien au royaume du journalisme.
 
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Finalement, l'histoire des prix littéraires est assez intéressante. Tous ne sont qu'une successions de démarcations par rapport à un autre prix, tout étant parti donc de l'Académie française. Mais le Salon avait eu son Salon des refusés, le Baroque son Classicisme et le Classicisme son Romantisme etc etc. C'est comme ça.

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