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vendredi, 08 février 2008

Al Al

Cette note a été écrite hier après-midi, pendant le cours de traduction.
 
J'aurais préféré vous parler aujourd'hui des couches culottes déposées devant ma porte.
C'était la note que je prévoyais pour aujourd'hui. Ca aurait été plus reconnaissant de ma part, et ça aurait pu faire une note plus sympatique.
 
Mais aujourd'hui, je n'ai pas vraiment le coeur à ça.
 
Je ne veux même pas parler de mon partiel de vieux-haut-allemand hier. Chaque jour j'apprenais les déclinaisons, et chaque jour je les oubliais, et je devais recommencer à nouveau. J'ai finalement réussi à être au point pour le jour J. Mais ça na pas marché comme pévu.
En sortant, j'ai décidé de ne pas en parler. Jamais.
 
Je n'avais plus à penser qu'à cet exposé de morpho.
La situation était en elle-même assez irritante. Le professeur, Konfut, n'avait pas paru au cours précédent, une absence qu'il n'a pas pris la peine d'annoncer aux Erasmus qui ne participaient pas à son autre cours. Votre humble narratrice s'est retrouvée seule avec une danoise et une suisse à déplorer de concert une grasse matinée de perdue.
J'aidonc envoyé un e-mail à Konfut, lui demandant si mon exposé était bien maintenu pour la semaine suivante, si je devais compter avec un autre exposé avant le mien (celui qi aurait dû avoir lieu la semaine dernière) et combien de copies je devais prévoir. Réponse laconique de Konfut : "Votre exposé a toujours lieu jeudi prochain." Trois question à la fois, c'était sans doute surestimer ses capacités.
 
"Relations entre morphologie et sémantique", comme sujet d'exposé, n'a pour unique difficulté que son inintérêt profond, peu motiant pour se concentrer plus de 20mn d'affilé sur le sujet.
Mais enfin, j'ai dû m'y résoudre.
 
Pas de délai donc.
J'ai fait 15 photocopies de ma feuille d'exemples à tout hasard, je me suis offert un hamburger-frites pour ma soiée et je me suis tournée et retournée dans mon lit, avant de me réveiller en sursaut à 7h du matin.
 
Je ne m'étais même pas rendue compte que c'était le 7 février.
En allant vérifier sur ma messagerie que je n'avais aucune consigne supplémentaire de Konfut, j'ai découvert un message de Pincho, un lecteur du blog de Winnie (Pincho, si tu lis ces lignes, merci de tout coeur).
J'ai eu un moment d'hésitation.
Combien ?
J'ai recompté.
22. Je n'y avais pas pensé. Le chiffre m'a plu, en fait.
 
Freie Universität.
Je ne sentais plus rien, ni le stress, ni la fatigue, j'avais envie d'être débarassée de cet exposé et de pouvoir enfin respirer. D'être en vacances. D'aller aux Berlinales. De evoir Stevan.
Dans la salle de classe, deux étudiantes avaient déjà installé leur matériel. "Vous faites votre exposé aujourd'hui ? - Oui, Konfut ne 'as pas prévenue ?".
Le cours commence et els deux étudiantes font leur exposé. Ma feuille d'exemples à portée de regard, je me rend compte que l'en-tête manque. On n'aime pas ça en Allemagne. Le cours se poursuit et je me rend compte qu'un de mes exemple est décalé. Que j'ai oublié de numéroter deux chapitres. J'essaye de ne pas paniquer pour si peu, mais déjà je ne me souviens plus de mon introduction et j'ai horriblement peur, et l'exposé suit son cours, et n'en fini plus, puis fini par finir.
"Avez-vous des questions ?" qu'il demande, Konfut. Qu'est-ce que j'en ai faire des questions, ça m'est bien plus qu'égal.
Il reste plus d'une heure de cours et Konfut blablate et blablate, et il ne reste bientôt plus qu'une demi-heure.
"On va continuer avec des exemples, et la semaine prochaine nous ferons l'autre exposé."
 
Je me suis mise à pleurer, je ne pouvais plus m'arrêter.
C'était sûrement juste parce que j'étais nerveuse.
C'était tellement idiot de pleurer pour ça. Le travail est fait, de toutes façons, et ça me permettra de corriger ma feuille d'exemples.
Mais je ne sais pas, j'étais trop fatiguée, j'en avais trop marre.
 
Le cours terminé je suis allée pleurer, la tête dans mon casier.
Je n'avais personne, désespérement personne. Il n'y avait personne pour m'écouter, et même personne avec qui fêter mon anniversaire. 
 
Je me suis ofert un muffin au chocolat.
 
Avant d'aller au cours suivant où j'ai réussi à me calmer un peu.
Je me suis quand même retrouvée avec les doigts couverts de sang. Je m'étais acharnée sur mes lèvres sans m'en rendre compte. Je ne sais plus quoi faire.
 
J'avais prévu d'aller après les cours aux Berlinales.
Mais maintenant je ne sais plus.
 
Aujourd'hui je n'ai pas vraiment le coeur à ça. 

Commentaires

Oh pauvre chatounette.
Courage tu fêteras ton anniversaire à Budapest avec un peu de décalage horaire !

Et on te fera une méga fiesta familiale quand tu rentreras ;)

J'espère que tu es quand même allée aux Berlinades, rien de mieux qu'un petit truc culturel pour se remettre du baume au coeur !

Un gros bisou et un gros câlin --O-- (ceci est un smiley qui ouvre grand les bras)

Écrit par : Winnie | vendredi, 08 février 2008

Ah mais non !!!!!!!!!!!! hou hou ? le facteur es-tu là ????
merde... comment on dit facteur en allemand ?? Hé !! ça fait une semaine maintenant que j'ai envoyé mon petit paquet à la Poste pour qu'il arrive pile-poil pour son anniversaire ... mais qu'est-ce qu'il fout ce facteur ??

C'était justement pour que tu passes ton anniversaire avec un petit bout de nous, là-bas, si loin dans ton pays froid...
HOUPS !! à moins que ça soit le contenu du paquet qui te fasse tant pleurer ... c'est hideux peut-être... un mauvais choix ? ... merde ... font pas grève au moins les facteurs en ce moment ??

Écrit par : Ingrid | samedi, 09 février 2008

Eh beh de rien ma grande, fallait bien que je trouve un moyen de te rendre la pareille pour les deux fois où tu m'as gentiment accueilli chez toi. (malgré le fait que tu venais de faire la lessive de tes petites culottes la deuxième fois mais promis j'ai détourné les yeux ^^)
Sinon, j'espère que ça va mieux et que tu as pu profiter des Berlinales.
Bisous et bon courage pour la suite.

Écrit par : Pincho | dimanche, 10 février 2008

Roooo .... ben keskicepass? En même temps, je dois dire que je comprends tout à fait la journée que tu nous a raconté... Des repères qui ne sont pas (encore!) là et puis faut bien avouer qu'il y a des moments comme ça où rien ne remplace les proches au sein desquels on a évolué.

Reste à tester le fameux slogan : un mars... (ou un mufin pour d'autre originale) et ça repart :)
Bref, si après ton périple à Budapest, tu souhaites passer par ici, fais moi signe! On aurait se goinfrer de Kndelnik et de gulas (car Haluski n'est pas bon ici... :( ) ...

Bisous tchèques...

Écrit par : Jé | dimanche, 10 février 2008

Bouh...c'est pas drôle des journées comme ça!
j'arrive un peu tard pour te remonter le moral mais je te fais plein de bisous quand même!
:-******

Écrit par : Kora | mardi, 12 février 2008

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